vendredi 30 avril 2010

L' ORPHEON ESPAGNOL DE BAB EL OUED

Bab El Oued italien, Bab El Oued juif, Bab El Oued  espagnol.  Bab El Oued c’était avant tout un quartier populaire et populeux ! Un quartier à nul autre pareil. Avec sa fureur, son rire, ses jardins, ses plages (ah Padovani) et là-haut, tout là haut, Notre Dame d’Afrique qui veillait sur ses enfants.
Bab El Oued et ses marchés tonitruants, ses marchants d’habits, ses personnages hauts en couleurs, ses écoles, ses instituteurs et institutrices que chacun et chacune d’entre nous a su garder tout au fond de sa mémoire d’exil, Nelson, place lelièvre, Avenue de la Bouzaréah, le Trianon, le Marignan,la clinique Durando, Sygwalt, je pourrais écrire un livre rien qu’à les nommer (d’ailleurs j’en ai écrit un) ses cliques, l’Orphéon de Bab El Oued que mon ami Henri Agullo m’a conté. Je ne résiste pas au plaisir de vous faire faire  un petit voyage dans le temps.

Il était une fois un homme, Diégo Agullo, qui s’en alla chercher fortune au pays d’Algérie. Venant de sa petite ville d’Elche en Espagne, traînant derrière lui cinq enfants et à ses côtés sa femme, il débarqua un beau matin, dans la capitale Algéroise. Il alla directement à Bab El Oued .
Diégo fils, le roi de la "Spardégna" au travail.
En ce temps là, l’Espagne et l’Italie formaient deux communautés distinctes. Le quartier des Messageries parlait Napolitain, péchait les oublades et chantait la tarentelle alors que la Cantère jouait du flamenco, parlait le Valencien et se spécialisait dans la boulangerie. Mais les deux entités soeurs construisaient le faubourg en faisant sortir de terre de nouveaux immeubles.
Notre homme, Diégo Agullo était amateur de chant et de théatre. Après s’être installé au quartier de la basséta appelée également la Cantère, il alla rejoindre l’Orphéon de Bab El Oued dont le siège se trouvait rue de la Bretonniére. Là, il sut se rendre utile par son dynamisme et sa disponibilité. Tous les dimanches, il tenait la buvette lors des représentations théatrales qui parlaient du pays de Cervantès dont les spectateurs, tous ibériques, avaient la nostalgie. Sa femme l’aidait à vendre cocas, calentitas, montécaos qu’elle fabriquait elle-meme tant et si bien que Diégo Agullo devint une figure de l'Orphéon Espagnol de Bab El Oued.  Jusqu'à sa mort, son fils, prénommé comme son père Diégo,  le seconda avec tant de zèle qu'il postula au poste de président.
Il le demeura jusqu'en 1945 date à laquelle il fut destitué à l’arrivée des réfugiés espagnols qui prirent la place des républicains  pour donner à l’orphéon espagnol un aspect plus politique. Le communisme était à son apogée en Algérie. Le parti  déclinera avec les événements car les espagnols comme les italiens et les juifs devinrent Algérie française et rien d’autre qu’Algérie française.

SOPHIE GAREL "la joie de vivre oranaise"

Sophie Garel (de son vrai nom Lucienne Garcia) est une animatrice de radio et de télévision française, née le 22 avril 1942 à Oran (Algérie) de Rose Martinez et Louis Garcia qui possédait une droguerie-parfumerie rue d’Arzew.


Elle fait ses études au Collège Moderne d’Oran puis au Lycée Savorgnan de Brazza à Alger.
Après avoir fait ses classes à Télé-Oran puis c'est l'indépendance de l'Algérie. elle a dix huit ans
Toulouse puis Marseille l'accueillent  et c’est l’escalade vers les sommets de la profession où son professionnalisme s’affirme en même temps que sa bonne humeur qui ne s'est jamais démentie sur les ondes de Radio monte Carlo, Europe n°1 et RTL (28 ans avec Fabrice, puis les grosses têtes de philippe Bouvard.)
Elle a notamment animé l'émission Atoukado avec Fabrice tout d'abord et ensuite avec Georges Beller, une émission diffusée dans les années 80 sur RTL Télévision et RTL-TVI. Elle a également officié sur RTL avec Fabrice dans diverses émissions dont Les jeux de Fabrice avec Sophie sous le pseudonyme de Mémène.

La télévision la rattrape : TF1, ANTENNE 2, FR3, LA 5, M6 et CANAL + profitent de sa joie de vivre et de son talent.
Jusqu'en juin 2007, elle a été chroniqueuse dans On a tout essayé, la quotidienne de Laurent Ruquier sur France 2. Elle est également chroniqueuse dans On n'a pas tout dit, la nouvelle émission de Laurent Ruquier à la rentrée de septembre 2007.
Elle a aussi représenté le Luxembourg lors du Concours Eurovision de la chanson en 1968 à Londres, en interprétant avec Chris Baldo la chanson Nous vivrons d'amour. Ils étaient alors tous deux animateurs à Radio Luxembourg. La chanson fut classée 11e sur 17, avec un score de 5 points.


Elle fut également la compagne de Jean Yanne

FERRERO : LE COUSCOUS

 En 1907, Jean-Baptiste et Anaïs Ferrero s’installent à Alger et montent un atelier de graine de couscous. En 1953, l’entreprise met au point la première rouleuse mécanique de la graine. Vingt ans plus tard, elle fusionne avec Cauchy et avec Ricci, maison fondée à Blida en 1853, qui avait inventé le procédé de séchage artificiel de la graine. Toutes trois donnent naissance au Groupe Ferico, qui sera racheté plu tard par Panzani.

L'industrie a vite compris l'intérêt qu'elle pourrait tirer de cet engouement. Là encore, les pieds noirs ont donné le la. Fondée en 1853 à Blida (Algérie), la maison Ricci imagine la première de sécher par une ventilation artificielle une graine toujours roulée et tamisée à la main. Créée en 1907 par Jean-Baptiste et Anaïs Ferrero, la maison du même nom met au point, en 1953, la première rouleuse mécanique de la graine. En 1973, les deux entreprises, rejointes par une autre maison d'Algérie, Cauchy, fusionnent et donnent naissance à Ferico. Le groupe produit aujourd'hui dix tonnes de couscous à l'heure, et exporte dans plus de 45 pays. Récemment, les dirigeants de Ferico, pour la première fois depuis 1962, se sont rendus en Algérie où ils espèrent bien exporter un jour. Voilà même que, pour être au goût du jour, l'entreprise a mis sur le marché un couscous au "blé complet biologique".Retour à la case départ ? Selon certains, le couscous serait en effet originaire d'Asie. Pour d'autres il serait né au Soudan après le septième siècle. La majorité des historiens de l'alimentation situent toutefois cette naissance en Afrique du Nord. Des fouilles archéologiques n'y ont-elles pas révélé la présence d'ustensiles de cuisine, datant du IXe siècle et ressemblant fortement aux couscoussiers ?
Une légende voudrait que le nom vienne du bruit, Kousss-Kousss que ferait le pilon en broyant le blé.

DROIT DU SOL ET DROIT DU SANG

La loi française a établi urbi et orbi, comme il se doit pour une loi que personne n'est censé ignorer, qu'on n'entendra plus parler de « droit du sang » mais uniquement de « droit du sol ». Que personne n'en ignore et gare aux récalcitrants !
Tu nais en France, tu es Français. Point, à la ligne. Très bien. Dont acte.
Mais moi, je suis né à Tunis. Et Zidane est né à Marseille. Donc, il est Français. Mais moi, que suis-je dans cette histoire ?
Le droit du sang fait horreur à la Ligue des Droits de l'Homme, à SOS Racisme, au MRAP et à la LICRA. Ils conduisent au tribunal tout coupable de cette infraction à la loi républicaine. Comment se fait-il donc que ces associations permettent à des citoyens français de revendiquer le droit du sang de leur origine ethnique alors que nous sommes devenus tous des citoyens égaux et semblables et que devant la loi il n'y a pas de Kanak ni de Camerounais ni de Gaulois ni d'Antillais ni de Guyanais ni d'Algérien mais seulement des citoyens.
Comment se fait-il que cette loi n'intervienne qu'à l'encontre des seuls autochtones de la vieille Europe ?
Comment se fait-il que le droit du sang est sanctifié quand Ben Bella libère l'Algérie de son million de Français d'Algérie qui avaient construit ce pays parce que Ben Bella considère avec De Gaulle et le peuple français que les Français ne sont pas chez eux en Algérie ?
Comment se fait-il que les Identitaires français deviennent des délinquants quand ils revendiquent pour leur propre terre ce que Karembeu, Aimé Césaire et Ho Chi Minh revendiquent pour la leur ?
Pourquoi le droit du sol est-il obligatoire en Europe et pourquoi le droit du sang est-il légitime pour les autres peuples ?
Pourquoi la France a-t-elle l'obligation de se faire coloniser au nom du droit du sol et pourquoi les colonisateurs de la France ont-ils le droit de revendiquer, même en France, le droit du sang pour eux-mêmes ?
Le droit du sol est un droit permanent, un privilège offert à la misère du monde de s'installer librement en France aux dépens du Gaulois de base qui n'est plus qu'un Tibétain occupé, condamné à se taire.
Le droit du sang est un droit permanent offert aux étrangers qui acceptent de venir en France pour en pomper tous les cadeaux généreusement attribués, comme nulle part au monde et de revendiquer en même temps leur attachement indéfectible à leurs origines, comme par exemple aux musulmans de convertir à Mahomet les gens qui les accueillent.
C'est une obligation que leur fait leur religion, il suffit de le comprendre.
Le droit du sol efface le passé et l’Histoire. Il sert à expliquer aux colonisés d'Europe qu'ils doivent tout à leurs colonisateurs et qu'eux ne leur doivent rien, même pas le respect ni la reconnaissance.
Le droit du sol c'est le droit qu’a un pigeon qui naît dans une écurie de se proclamer cheval. On n'arrête plus le progrès.
Quant à moi, natif de Tunis, j'en ferais plier de rire beaucoup s'il me venait à l'idée de débarquer dans ce charmant pays qu'est la Tunisie en m'y déclarant chez moi.
Du coup, à entendre nos grands champions et leurs admirateurs revendiquer leurdroit du sol ici et leur droit du sang là-bas, je ne sais plus dire, en ce qui me concerne, et au nom de ces deux droits qui me tournent le dos, où est ma vraie patrie. En ai-je une seulement ? Tous ces idéologues confus ont semé lespistes. D'où viens-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ?
Je me demande en conclusion si une patrie n'appartient pas, finalement, à celui qui plante un drapeau quelque part en déclarant qu'il y est chez lui. La loi du plus fort disait La Fontaine.

mercredi 28 avril 2010

LETTRE ECRITE AVEC LA PLUME DU COEUR

UNE LETTRE PARMI D'AUTRES QUI M'A BEAUCOUP TOUCHEE CAR ELLE DEMONTRE QUE LES FILS ET FILLES DE PIEDS NOIRS RESSENTENT LE MEME MALAISE QUE NOUS, LEURS PARENTS.

Bonsoir
Je viens de découvrir votre blog et j' ai écouté vos textes avec une profonde sensation de tristesse. Ma famille était de Mostaganem et j' ai perdu quasiment tout le monde,ce qui fait que personne ne peut me parler du passé. J' étais trop jeune pour me souvenir mais , il y a en moi quelque chose comme un vide, un manque, qui fait que je ne me fixe nulle part. Je ne me sens pas chez moi dans ce pays, pourtant si beau.

Vos textes sont si beaux et ils correspondent tellement à ce que je ressens, qu' ils me permettent de retrouver ce passé qui me manque tant. Merci de tout coeur pour tout ça.
Nous étions les Pareja, , les Montoya,les Miraillès etc...
Bien que je ne vous connaisse pas, je me permets de vous embrasser.

Sincèrement
Brigitte Lefebvre-Flament (née Herit-Pareja)

DORMEZ BRAVES GENS

A LIRE, TOUTE AFFAIRE CESSANTE

Quel secret cachent les 22 euros d’amende ?
On prend vraiment les gens pour des cons.
Comment un ministre, fusse t-il de l’intérieur, peut il se procurer en un temps aussi court le dossier complet du mari d’une conductrice en niqab, par ailleurs totalement anonyme ? Quelques heures auront suffit,pour que le ministre révèle que le mari a « acquis la nationalité française par mariage en 1999, et appartient à la mouvance radicale Tabligh »
Le mouvement Tabligh (ou Tablighi Jamaat), a été fondé en 1926 et appartient à l’école Déobandi (Islam radical). Il a principalement été étudié, décortiqué et expliqué par le Docteur Eva Borreguero, professeur de science politique à l’Université Complutense de Madrid,et visiting Scholar au Centre pour la compréhension entre Chrétiens et Musulmans de l’Université Georgetown de Washington, DC.

Son objectif : soumettre les musulmans à l’Islam le plus strict, et en priorité les musulmans modérés « directement menacés » par la modernisation. Les Tablighs ont pour cela étendu leurs ramifications dans plus de 150 pays en opérant discrètement sous le radar des médias, en trompant la résistance des Etats en évitant toute activité politique. Ils ne sont déclarés nulle part, ne conservent aucune traces de leurs meetings, ne sont pas organisés en groupement au sens associatif du terme, n’ont pas de biens immobiliers autre que leur quartier général en Inde, et pas de comptes en banque. Ils ont infiltré la France dans les années 60 et comptaient, selon Eva Borroguero, environ 100.000 soldats de l’ombre en 2005. Les Tablighs sont considérés par les musulmans modérés comme une menace directe et sérieuse, à l’échelon individuel, à leur intégration. Leur implication dans des affaires de terrorisme est régulièrement évoquée, et contestée. Et le mouvement s’est récemment fait remarquer du public en annonçant son intention d’ériger à Londres la « Méga-Mosquée » la plus grande d’Europe.
Autrement dit, il aura fallu 22 petits euros pour apprendre, de la bouche du ministre de l’intérieur, le nom de cet ennemi de l’intérieur justement. Et encore, c’est sans doute suite à un mot de trop – sur lequel je serais étonné que la presse enquête, que le ministre Hortefeux a lâché cette information redoutable.
Dormez braves gens, tout va bien, tout dort.
DONC LE MINISTRE SAIT...
Et bien entendu, il sait également que le mari Tabligh, n'obéissant qu'à la loi de l’Islam, a quatre femmes. Et douze rejetons ce qui est très peu. ET IL LAISSE FAIRE DEPUIS DES ANNEES !

Pour qu’un dossier aussi anonyme arrive des fins fonds d’un bureau d’allocations familiales de province (et vous savez combien il faut de temps à votre bureau d’allocation familiales pour répondre à vos courriers) sur la table du ministre de l’intérieur en quelques heures, c’est que les dites allocations familiales ont depuis longtemps recensé, classé, documenté, et transmis à leur ministre de tutelle le dossier de milliers ?, de dizaines de milliers ? de polygames sur lesquels les fonctionnaires ont décidé de fermer les yeux. Ne parlons pas des douze enfants et des quatre femmes, ni des milliers ? ou des dizaines de milliers ? d’autres cas similaires dont l’administration tient un décompte précis et détaillé, et payent de votre poche. Ceci étant, ne nous plaignons pas trop. Après tout, les caisses d’allocation familiales et de sécurité sociale sont riches, elles peuvent payer

mardi 27 avril 2010

AUX DEPUT....AINS FRANCAIS

Aux députés français.

Profitez vite de vos mandats pendant encore quelques années (entre 8 et 10 au maximum)
D'ici là, plusieurs facteurs concomitants vous chasseront du pouvoir: la lassitude générale entraînant
une abstention massive, d'une part, la majorité à 18 ans et le ventre de leurs femmes (jusqu'à 4 par bédouin,
le Coran permet) d'autre part, et les élections à venir prendront une couleur VERT ET BLANC.



Au moins, plus de drapeau bleu blanc rouge qui risque de déteindre quand on se torche avec.
Vous serez Bien contents des miettes que vous pourrez ramasser? S'ILS VOUS LE PERMETTENT !
Et vous, qui aurez assisté, péteux ou inconscients, au drame général qui s'organise, vous n'aurez plus qu' à vous convertir,comme le joueur de foot, vous savez, celui qui joue en Allemagne ! Belle image !



Braves députés français, vous avez fait le malheur du pays, mais vous paierez aussi, pas de problèmes.
Et pour la première fois de ma vie - mais grâce au ciel, je ne serai plus le seul - je n'irai plus voter, laissant le champ libre à vos " adversaires " de gauche, qui pourront ainsi parfaire votre sale boulot.


Puisque ruine il doit y avoir, qu'elle arrive le plus vite possible ! Je veux avoir encore quelques années de 14 juillet permanents, avec des autos qui flambent allegro vivace chaque nuit, et des "jeunes" qui crachent leur haine, parce que vous n'aurez pas eu le courage de faire respecter le pays qui vous a pourtant fait confiance.
Allez, au pas, godillots !

STIGMATISATION, VOUS AVEZ DIT STIGMATISATION.

 LORSQU’UNE FEMME PORTE LE VOILE, LES MEDIAS   ET  LA GAUCHE EVOQUENT AUSSITOT LA STIGMATISATION DES MUSULMANS. ALORS QUE SEULS LES CONTREVENANTS SONT MONTRES DU DOIGT.  PAS L’ISLAM.

 LORSQUE UN  CATHOLIQUE, UN JUIF OU UN PROTESTANT COMMET UN MEFAIT, PERSONNE N'EVOQUE     LA  STIGMATISATION  DU CATHOLICISME, DU JUDAISME ET DU PROTESTANTISME. 
ALORS POURQUOI PARLER DE STIGMATISATION DES QU’IL S'AGIT DE MUSULMANS ET D’ISLAM. DES QUE LA FRANCE VEUT FAIRE RESPECTER SES LOIS , CERTAINS MUSULMANS SE SENTENT AGRESSES ET LES MEDIAS DE GAUCHE CRIENT AU SCANDALE
NEST CE PAS CELA QUE L'ON APPELLE  MANIPULATION ?
CHEZ MOI ON DISAIT "QUAND ON SE SENT MORVEUX, ON SE MOUCHE"
SEULS LES CONTREVENANTS COURENT DES RISQUES. LES GENS QUI RESPECTENT LA LOI FRANCAISE NE RISQUENT RIEN!
BIGEARD AU SECOURS !

JOSEPH SIRAT "Un caricaturiste oranais"

SIRAT Joseph peintre dessinateur et caricaturiste qui a crée l'école des Beaux-Arts d' Oran dont il fut le Directeur de 1889 à 1902, il avait son atelier rue d'Arzew, a collaboré à plusieurs journaux ,le charivari Oranais et Algérien, le Turco etc...

 Il avait  le même trait de plume et la même inspiration que  le grand Salomon ASSUS. 
"Une grosse tête  sur un corps fluet". A la différence d'Assus, le portrait est ressemblant.   Sirat nous laisse une galerie de portraits des hommes qui ont compté pour la vie politique et publique de l'Oranie.
Le CAOM (Centre des Archives du l'Algérie situé à Aix-en-Provence) est riche en documents, images et microfilms de cette époquea ainsi que le CDHA (Centre de Documentation sur l'Algérie) à Aix.

Sirat a dessiné les 50 personnalités les plus marquantes de l'Oranie et de la métropole dont les grands hommes politiques français : Clémenceau et Jean Jaurès entres autres.
Sirat était sunommé le "d'Artagnan de la palette".   Il sortait toujours coiffé d'un chapeau à larges bords qui mettait en valeur un fin visage barré de "la royale"  et d'un bouc agressif taillé en pointe. Vétu d'une large capeline , il se déplaçait toujours avec une canne, symbole des artistes de l'époque.

LE G.G. "Gouvernement Général d'Alger"

L'immeuble du Gouvernement général, construit en 1929-30, à flanc de colline, sur les plans de l'architecte Jacques Guiauchain, par l'entreprise des frères Perret, couvrait une superficie de plus de 4400 mètres et comportait treize étages sur la rue Berthézène et huit étages sur le boulevard Foch., plus un portique de couronnement ; le tout s'élevant d'un seul bloc à 91 d'alt. Véritable cité administrative, il réunit presque tous les services généraux de la " colonie".

Il abritait entre autres la salle Pierre Bordes, réservée aux concerts et aux conférences et un auditorium pour les émissions publiques de Radio-Alger dont l'émetteur se trouvait aux Eucalyptus. L'ascenseur de la rue Tancrède, permettait d'éviter la montée ou la descente des escaliers de cette rue et de passer rapidement de la rue d'Isly à la rue Berthézène

Au-delà de la rue Berthezène, le boulevard, qui prenait le nom de boulevard Foch, avait fait l'objet d'aménagements particuliers en larges escaliers, en raison de sa forte déclivité et de sa situation au pied du monumental immeuble du Gouvernement général.
En façade, le célèbre Forum, ou place Georges Clémenceau, de 3700 m2 , dallé de marbre, permettait un panorama sur la baie d'Alger et les montagnes de Kabylie.
On passe de la rue Berthezène au forum par un escalier monumental de 26 m de large, de 3 volées de 33 marches chacune.

HENRI, MARIE, ARTHUR FOUQUES DUPARC

Sénateur Maire d’ORAN de 1948 à 1962 doté d’une forte personnalité, d'un dévouement sons borne, aimant cette ville d'Oran où il est né et dont fut le premier magistrat, il consacre sa vie au bien-être de ses concitoyens.
Il acheva la réalisation du Boulevard Front de mer, fit construire le stade d’Oran, fit venir l'eau de Béni-Badel, remplaça les trams et les rails par les trolleys et les autobus urbains.

Né le 27 Juin 1903 à Oran (Algérie)
Décédé le 22 novembre 1976 à Pujo-le-Plan (Landes)
Sénateur d'Oran de 1948 à 1951
Député d'Oran de 1951 à 1955
Secrétaire d'Etat à l'aviation civile du 20 janvier au 23 juin 1955
Henri Fouques Duparc, fils d'un ingénieur, fait ses études au collège des Jésuites de Bollengo, en Italie. En 1925, il s'établit comme assureur à Oran, sa ville natale. Au cours de la guerre, il sert comme pilote dans l'armée de l'air.

Fidèle du général de Gaulle, il implante solidement, dès 1947, le RPF en Oranie. En 1948, Henri Fouques Duparc est élu maire d'Oran, à la suite de la dissolution de la municipalité dirigée par le communiste Nicolas Zannettaci. Conservant son mandat jusqu'à l'indépendance, grâce à une personnalité forte mais douée pour la conciliation, il dote sa ville d'équipements importants. Lors du renouvellement du Conseil de la République, le 7 novembre 1948, il est élu par le premier collège de la circonscription d'Oran, avec 413 voix sur 530 suffrages exprimés. Il s'inscrit, de même que Léon Muscatelli, élu d'Alger, au groupe gaulliste d'Action démocratique et républicaine.
Aux élections législatives du 17 juin 1951, Henri Fouques Duparc, tête de liste RPF, est élu par 32 385 suffrages sur 134 136 exprimés. Sa liste, qui réunit 22,8% des suffrages, emporte l'un des cinq sièges à pourvoir. Un apparentement - l'une des rares dérogations acceptées par le RPF - avait été conclu avec le RGR, le MRP et les indépendants. Il démisionne alors de son mandat de sénateur (11 août) pour siéger au Palais Bourbon. Il fait partie de la Commission de la marine marchande (1951), de la Commission de la presse (1951), de la Commission des boissons (1951-1955), de la Commission des moyens de communication et du tourisme (1952-1955) et de la Commission de la défense nationale (1955).
Il dépose quatre propositions de loi ou de résolution relatives, notamment aux inondations d'Oran et aux invalides et paralysés d'Algérie (1954). Le 9 novembre 1954, il dépose une demande d'interpellation sur les événements d'Afrique du Nord et intervient le 12 pour affirmer "que la première pourvoyeuse du terrorisme en Algérie est la misère" et souhaiter que la politique d'intégration ne soit pas modifiée tout en dénonçant le rôle joué par l'étranger.
A l'occasion du remaniement de son cabinet le 20 janvier 1955, Pierre Mendès France choisit Henri Fouques Duparc comme secrétaire d'Etat à l'aviation civile. Cette nomination est alors présentée par la presse comme une caution gaulliste et "pied noir" au gouvernement.
Durant la législature, il vote pour les lois Marie et Barangé en faveur de l'enseignement privé (21 septembre 1951), se prononce contre la ratification du traité instituant la CECA (13 décembre). Il s'abstient volontairement lors du vote d'investiture d'Antoine Pinay (6 mars 1952), vote pour celle de Joseph Laniel (26 juin 1953) et lui accorde la confiance après Diên-Biên-Phû (13 mai et 12 juin 1954). Il approuve les accords de Genève qui mettent fin aux hostilités en Indochine (23 juillet). Opposé à la Communauté européenne de défense, il vote pour la question préalable dont l'adoption vaut rejet du projet (30 août). Il se prononce en faveur de la ratification des accords de Londres qui mettent un terme à l'occupation de l'Allemagne (12 octobre) et de ceux de Paris qui autorisent son réarmement et son entrée dans l'OTAN (29 décembre). Après la chute du cabinet Mendès France (4 février 1955), il accorde la confiance à Edgar Faure (23 février) et approuve le projet de réforme électorale rétablissant le scrutin d'arrondissement (16 novembre).

Henri Fouques Duparc ne se présente pas aux élections législatives du 2 janvier 1956. Mais, en tant que président du Conseil général d'Oran et de l'Association des maires de l'Oranie, il continue d'exercer une influence politique considérable et soutient les tentatives de réformes du statut de l'Algérie présentées par les gouvernements successifs. Le 10 mai 1957, il est nommé président de la Commission régionale d'Oranie et assure bientôt également la présidence de la Fédération des maires d'Algérie. Tentant de canaliser le mouvement insurrectionnel, Henri Fouques Duparc prend la tête, le 14 mai 1958, du Comité de salut public formé à Oran, où il accueille le général de Gaulle, le 6 juin suivant.
Aux élections du 30 novembre 1958, Henri Fouques Duparc est réélu député dans la 7ème circonscription d'Algérie (Oran
Directeur d'Assurances. M. Fouques Duparc commença ses études au Lycée d'Oran, puis au Collège de Bolingo en Italie pour achever ses humanités à Poitiers.
Breveté pilote aviateur le 25 Janvier 1923 à l’école Nungesser d’Orly et il fut Président de l’aéroclub de l’Oranie en 1934.
Engagé volontaire dans la 1ère armée française, il fait les campagnes de Syrie et de France, puis celles de Chine, de Sardaigne et de Provence. Il fut Lieutenant Colonel de Réserve. Sa brillante tenue devant l'ennemi lui vaudra l'attribution de la Croix de Guerre.
Il est décédé le 22-11-1976 à Pujo-Le-Plan (Landes - France)

lundi 26 avril 2010

EVOLUTION DU BLOG NOSTALGERIE


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dimanche 25 avril 2010

ELIE WIESEL " Jérusalem au coeur "

Elie Wiesel, auteur et activiste mondialement célèbre, Prix Nobel de la Paix, et survivant de l'Holocauste, a écrit une lettre pour exposer son point de vue sur la ville de Jérusalem, sa lettre a été publiée en première page de grands journaux américains. Voici ses paroles telles que publiées dans l'International Herald Tribune, le Washington Post, et le Wall Street Journal en date du 16 avril 2010 et dans le New York Times le 18 avril 2010.
Jérusalem est au-delà des politiques !
C'était inévitable, Jérusalem est de nouveau au centre des débats politiques et les tempêtes internationales. De nouvelles et d’anciennes tensions remontent à la surface, à un rythme inquiétant. Jérusalem ! Dix-sept fois détruite et dix-sept fois reconstruite, elle est toujours au milieu d’affrontements diplomatiques qui pourraient mener à un conflit armé. Ni Athènes, ni Rome n’ont suscité autant de passion.
Pour moi, le Juif que je suis, Jérusalem est au-dessus de la politique. Il est mentionné plus de six cents fois dans la Torah, et pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire juive est écrasante. Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive que celle exprimant notre désir de retourner à Jérusalem. Pour beaucoup de théologiens, c’est l’histoire juive, pour de nombreux poètes, c’est une source d’inspiration. Elle appartient au peuple juif et elle est beaucoup plus qu’une ville, c’est ce qui lie un Juif à un autre d’une manière qui reste difficile à expliquer. Quand un Juif visite Jérusalem pour la première fois, ce n’est pas la première fois, c’est un retour aux sources. La première chanson que j’ai entendue était une berceuse chantée par ma mère à propos de Jérusalem. Sa tristesse et sa joie font partie de notre mémoire collective. Depuis que le roi David s’empara de Jérusalem comme sa capitale, les Juifs ont vécu à l’intérieur de ses murs, et, ils ont subi deux brusques changements : lorsque les envahisseurs romains, leur interdirent l’accès à la ville et, de nouveau, sous l’occupation jordanienne, les Juifs, sans distinction de nationalité se sont vus refuser l’entrée du vieux quartier juif, pour méditer et prier au Mur, le dernier vestige du temple de Salomon. Il est important de se rappeler, que si la Jordanie n’avait pas rejoint l’Egypte et la Syrie dans la guerre contre Israël, la vieille ville de Jérusalem serait encore arabe. De toute évidence, tandis que les Juifs étaient prêts à mourir pour Jérusalem, ils ne tueraient pas pour Jérusalem.
Aujourd’hui, pour la première fois dans l’histoire, les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans, peuvent, sans entrave, vénérer leurs sanctuaires. Contrairement à certains rapports de médias, Juifs, Chrétiens et Musulmans sont autorisés à construire leurs maisons partout dans la ville. La douleur ressentie pour Jérusalem, ne concerne pas l’immobilier, mais la mémoire.
Quelle est la solution ? La pression n’engendrera pas de solution. Y a-t-il une solution ? Il doit y en avoir une ! Et, il y en aura une ! Pourquoi lutter contre le problème le plus complexe et sensible si prématurément ? Pourquoi, avant toute chose, n’est-il pas pris des mesures qui permettront aux communautés israéliennes et palestiniennes de trouver des modalités pour vivre ensemble dans une atmosphère de sécurité ? Pourquoi, ne pas ranger, pour un temps, le plus embarrassant et délicat des problèmes ?
Jérusalem doit rester la capitale spirituelle juive du monde, Jérusalem ne doit pas être un symbole d’angoisse et d’amertume, Jérusalem doit être un symbole de confiance et d’espoir. Comme le maître hassidique Rabbi Nahman de Bratslav l'a dit : "Tous dans ce monde ont un cœur, et le cœur, a lui-même son propre cœur."
Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme ! Elie Wiesel.

L'OPERA D'ALGER une fierté Algéroise

Au début, son édification était prévue par l’administration  sur la place du Gouvernement . Finalement, on préféra l’axe du futur square Bresson prévu pour 1 119 places. La salle de l’opéra est agrandie en 1860 puis en 1871. Elle comptera 1 534 places jusqu’à l’incendie de 1882.
Sur les ruines de la Djenina
L’opéra fut construit sur le terrain d’une ancienne caserne des gardes turcs. Confié à l’entreprise Sarlin, il fut édifié sur  les ruines de la Djenina qui avait été bâtie en 1662 par le pachalik Ismaël. La Djenina s’étendait du centre-ouest de la place du Gouvernement à la rue Djenina. Elle comptait de nombreux bâtiments dont le palais du sultan construit par Salah Raïs, de 1552 à 1556, la mosquée Djamaâ Echchouach, Dar Ahmed : harem du dey Hamed (ex-rue Bruce) assassiné en 1805, les fours et les magasins de la manutention. Le petit jardin (djenan) donna son nom à l’ensemble des constructions. Les pachas d’Alger habitèrent la Djenina jusqu’en 1817. A partir de cette date, Ali Ben Hamed, avant-dernier pacha d’Alger, se retira à La Casbah. En 1845, un incendie ravagea une grande partie de ce quartier.
Sur la façade  deux plaques rappellent, que le poète Regnard fut esclave à Alger de 1678 à 1681et   que Miguel Cervantès y fut captif de 1575 à 1580.
La salle, entièrement rénovée depuis la dernière guerre, dispose d'un aménagement des plus modernes. Au-dessus de la scène, un haut-relief d'André Greck représente Apollon et les Muses.
À dr. de l'Opéra, le Cercle militaire (entrée principale par l'escalier de la rue Corneille) provient de la transformation de deux casernes de janissaires, dont l'une existait déjà en 1595,l'autre fut remaniée en 1728.
On y voit : une terrasse avec de beaux palmiers, une cour mauresque qu'ombragent de grands ficus, la salle des maréchaux que décorent les portaits des gouverneurs et généraux les plus populaires de l'Algérie.
Derrière l'Opéra, un escalier à double volée monte jusqu'au niveau de la place de la Lyre
Parallèlement au boulevard de la République, à l' angle N: E. du square Aristide-Briand, s'amorce la rue Bab Azoun, à arcades construites de 1830 à 1840; c'est une des plus animées et des plus commerçantes.
À g., la rue du Docteur-Charles-Aboulker, bordée de boutiques occupées par petits commerçants ou artisans, passe devant le temple protestant, longe la place de Chartres (marché couvert), dessert de nombreuses et pittoresques boutiques,  aboutit enfin à la place Cardinal Lavigerie.
L’Opéra d’Alger a été inauguré le 29 septembre 1853 en présence du Maréchal Randon. C’est l’œuvre de F. Chassériau et de l’architecte toulonnais Ponsard. Sa réalisation dura trois ans : de mai 1850 à septembre 1853.
Le 10 mai 1865 napoleon III  assista à la représentation de   RIGOLETTO 
Le 19 mai  1882, un incendie détruisit l’opéra d’Alger. Seuls les murs extérieurs furent épargnés. L’architecte Oudot y apporta alors quelques transformations . Il est rouvert en décembre 1883 et devient le théatre impérial . . La scène et les décors de l’arrière-scène sont agrandis par une salle hispano-mauresque dans les sous-sols du marché de la Lyre.  Le nombre de places passe à 2 095. La façade conserve son style et son décor. Taphoureau et Guermonprez donnent une touche plus moderne à la salle en 1936.

samedi 24 avril 2010

LES CENDRES SUR L 'EUROPE

Il y a 65 ans, les cendres des fours crématoires de Pologne recouvraient le ciel d'Europe.
La semaine où les juifs commémore la Shoah ( le 27 Nissan du calendrier hébraïque), d'autres cendres  sortent de terre et recouvrent  l'Europe pendant les obsèques du président polonais.
C"EST UNE COINCIDENCE MAIS AVOUEZ QUE C'EST TROUBLANT! NON?

vendredi 23 avril 2010

DANIELLE PISTER : " L'OPERA A ORAN DES ORIGINES A 1962 "

Descendante de familles alsacienne, méridionale et espagnole, arrivées, pour certaines, en Algérie en 1839, Danielle Pister est originaire d'Oran où elle demeura jusqu'à l'exode de juin 1962, date à laquelle elle s'installa en Moselle. Elle a fait des études de Lettres à l’Université de Nancy II. Agrégée de Lettres modernes, maître de conférences, elle assure, depuis 2004, les fonctions de directrice du département de Lettres modernes à l'Université Paul-Verlaine à Metz. Elle est également chargée de cours à l'Université de Luxembourg. Ses travaux de recherches portent essentiellement sur la relation entre le domaine religieux et la pensée philosophique au XVIIIème siècle français. Elle a participé à de nombreuses conférences sur la littérature à laquelle elle est arrivée par le biais de l'opéra. Outre ses publications de colloques comme L'image du prêtre dans la littérature classique aux XVIIème et XVIIIème siècles aux éditions Peter Lang de Berne, elle a présenté, dans la revue L'Algérianiste, une étude sur L'Opéra à Oran de 1830 à 1962
Danielle Pister évoquera, tout d'abord, la construction du Casino BASTRANA, en 1844, puis l'histoire de l'Opéra d'Oran, de son érection en 1907 jusqu'à la dernière saison lyrique de 1962 après laquelle l'établissement s'est consacré à la diffusion des musiques arabo-andalouses, et de productions théâtrales en langue arabe. Ce sera l'opéra d'Alger qui renouera ensuite avec les représentations d'opéras. Elle situera l'art lyrique en Algérie dans l'optique de l'histoire du chant français. « Les vrais héros des spectacles d'opéra sont les interprètes et les grands noms de chanteurs français ou francophones qui suffisaient à déplacer les foules... » écrit-elle dans la revue « L'Algérianiste » qui a consacré deux de ses numéros à développer l'histoire lyrique là-bas. José Luccioni, Gaston Micheletti, Léila ben Sedira, José Mallabrera (né à Oran) Lucienne Donat (oranaise elle aussi) Raoul Jobin..., ont chanté à Oran, dans les rôles principaux du répertoire lyrique, de même que Louis Noguera, Andrée Esposito, Georges Liccioni, Robert Massard, la jeune Mady Mesplé... « Le Caïd » d'Ambroise Thomas fut créé à Oran en 1849. Danielle Pister parlera aussi de Camille Saint-Saëns qui fut la seule figure musicale importante de l'Algérie française (elle lui inspirera sa Suite algérienne et son concerto de piano L'Egyptien) le compositeur étant mort à Alger en 1921. L'exposé sera accompagné d'extraits musicaux de cette époque.

Brève Histoire des Espagnols à Oran

En 1509, les Espagnols s'emparent de la ville d'Oran et mis à part un " intermède " turc entre 1708 et 1732, ils en resteront les maîtres jusqu'en 1792 date à laquelle le roi d'Espagne la cède au bey d'Alger.
Durant toute leur occupation, les Espagnols auront à coeur de faire de la cité une ville militaire.
Ainsi le 3 mai 1577, jour de la Sainte Croix, ils construisent le fort de Santa Cruz dominant de 400 mètres la ville d'Oran, sur le mont du Murdjadja.
Laissé ensuite à l'abandon sous la domination ottomane, le fort ne sera restauré qu'en 1854 par les Français.
Depuis il avait recommencé à se dégrader et les habitants avaient pris l'habitude de le démanteler afin de récupérer des matériaux de construction.
L'Espagne collabore à ce projet et va notamment doter le musée d'armes et objets datant de l'époque ibérique de la ville.
Sur la même colline, est située la chapelle consacrée à la Vierge.
En 1847, une épidémie de choléra due à une sécheresse exceptionnelle décimait la population oranaise lorsque l'Evêque de la ville prit la décision d'offrir une procession en l'honneur de la Vierge partant du centre d'Oran pour aboutir en haut de la colline.
La pluie se mit à tomber et l'épidémie fut jugulée. La population reconnaissante construisit une chapelle surmontée de la statue de la procession miraculeuse. Notre Dame de Santa Cruz est devenue ainsi la patronne d'Oran.

Brève Histoire des Juifs à Oran

La présence de Juifs à Oran est attestée pratiquement depuis la fondation de la ville. En 1220, leur communauté est cependant extrêmement réduite. Lorsque les relations entre Chrétiens et Juifs dégénèrent en Espagne, on assiste à une arrivée massive de ces derniers en Afrique du Nord. Cet exode s'intensifie au cours des siècles suivants et atteint son paroxysme en 1492 lorsque Ferdinand et Isabelle d'Espagne décident de chasser tous les Juifs de leur pays.

Le 31 juillet de cette année, 200 000 réfugiés débarquent sur les côtes maghrébines et une grosse partie d'entre eux va s'installer à Oran.

Certains ont emmené leur fortune et tous ont des compétences dans le commerce, les sciences et les technologies. Ils s'imposent rapidement au sommet des classes sociales bien que vivant à l'écart des autres communautés, " gardés " dans leur quartier par des soldats afin qu'ils n'entrent pas en relation avec les Espagnols établis dans la ville.

Le fait que les Juifs d'Oran soient appréciés ne plait pas aux autorités espagnoles et le 31 mars 1668, un ordre d'expulsion est prononcé. Les Juifs ne reviendront à Oran qu'après 1708 lorsque la ville est aux mains des Turcs. Ils peuvent enfin pratiquer ouvertement leur religion. La paix est brisée en 1735 lorsque les Espagnols reviennent et les expulsent à nouveau.

L'arrivée des Français permet leur réintégration.

En 1865, Napoléon III offre la nationalité française aux Juifs et Musulmans. Ce décret est très mal vu des colons et ce n'est que le 24 octobre 1870 que le décret Crémieux va effectivement permettre à 37 000 Juifs d'Algérie de devenir citoyens de France.

Ce décret, basé sur de bonnes intentions va néanmoins empoisonner les relations entre Juifs minoritaires mais devenus Français et les Musulmans largement majoritaires mais considérés comme simples " indigènes ".

La première ligue anti-juive est fondée en 1871 réclamant l'interdiction au vote. Des magasins et des habitations juifs sont saccagés. L'antisémitisme qui ne repose que sur des questions politiques va aller croissant et en 1925 le parti du Docteur Molle prônant l'antijudaïsme l'emporte aux élections. Des croix gammées apparaissent sur les monuments oranais et la crise économique aggrave les tensions.

A l'entrée de la seconde guerre mondiale, le gouvernement de Vichy abroge le décret Crémieux. Les Juifs algériens perdent non seulement leur nationalité française mais sont également exclus des professions libérales et des universités.

Ils s'organisent et rentrent dans la Résistance aux côtés des Français pour aider les Etats-Unis lors du débarquement en Algérie.

En 1943, le décret Crémieux est remis en vigueur.

BREVE HISTOIRE D'ORAN


" Rien n'est plus beau, rien n'est plus significatif pour celui qui aime du même amour l'Afrique et la Méditerranée que de contempler leur union du haut de Santa Cruz.(…)Ce tas de monnaies blanches jetées au hasard, c'est Oran ; cette tache d'encre violette c'est la Méditerranée ; cette poussière d'or sur un miroir d'argent, c'est le sel de la plaine à travers le soleil. "  Jean Grenier

Le site d'Oran fut occupé dès la préhistoire comme le confirment les fouilles entreprises dans les grottes avoisinantes. Vers le deuxième millénaire avant JC, les Phéniciens y fondent des établissements commerciaux et par la suite ce sont les Romains qui occupent la région. Ils en font une des plus riches contrées agricoles de leur Empire grâce à la mise en oeuvre d'un système d'irrigation. C'est ainsi que fut fondé " Portus Divini ". La situation géographique du site avait été déterminante dans le choix de l'implantation : présence de sources d'eau, accès à la mer, possibilités de défense, ...
La ville s'éteindra cependant suite aux invasions successives des Vandales en 455 et des Arabes en 645. Il faut attendre 903 pour que des marchands arabes venus d'Andalousie réoccupent le site. Ils y construisent quelques habitations et entrepôts afin d'établir des relations commerciales avec les Nomades du Sahara.
La ville porte alors le nom de Wharan et ne possède pas son propre port. C'est Mers El Kebir qui jouera ce rôle jusqu'en 1846.
La ville s'enrichit de manière fulgurante et est tout aussi rapidement l'objet de convoitises. Les Fatimides, dynastie chiite, les Almovarides, dynastie berbère installée en Espagne et en Afrique du Nord et les Merinides, également Berbères vont tour à tour s'en emparer.
Ces troubles n'empêchent pas Oran de prendre de l'extension et de s'enrichir grâce aux relations commerciales qu'elle entretient avec des villes comme Marseille, Gênes ou Venise. Ses épices, ses laines et ses tissus sont fort appréciés des Européens.
L'opulence dans laquelle vivent les Oranais entraîne inévitablement un relâchement des moeurs ; corruption et décadence s'installent dans la ville en même temps que pirates et forbans.
C'est ainsi qu'en 1509, les Espagnols s'emparent de la ville. C'est le début de deux siècles d'occupation hispanique.
Ils fortifient la ville et construisent le fort de Santa Cruz qui domine la ville.
Les Turcs commandés par Bou Chlahem assiègent et prennent Oran en 1708 mais cette occupation est de courte durée et les Espagnols en redeviennent maîtres en 1732.
Lorsque le tremblement de terre de 1790 détruit une grande partie de la ville, le roi d'Espagne se désintéresse de cette ville qui lui coûte plus qu'elle ne rapporte. Il la cède le 6 mars 1792 au Bey d'Alger. Oran devient la capitale jusqu'en janvier 1831 lorsque les Français entrent en vainqueur dans Oran et que, après plusieurs années de troubles Abd El Kader se soumet à Louis Philippe.
Les Français restaurent la ville et distribuent des terres pour attirer des colons européens.
Oran devient une ville cosmopolite et chaque communauté reçoit un surnom (Espagnols = escargots ; Juifs = piments ; Musulmans = melons ; …) Bien qu'il n'y eut que très peu de mariages interraciaux, aucun véritable problème n'existe alors à cause de cette promiscuité.



Cette entente est brisée en 1865 lorsque Napoléon III autorise la nationalisation française et le décret Crémieux de 1870 aggrave la situation. Les Juifs deviennent une menace électorale pour les Musulmans. La première ligue anti-juive est créée. Ces représailles ne cesseront de s'amplifier et à la veille de la seconde guerre mondiale, les Juifs perdent la nationalité française.
Cependant beaucoup de Juifs entreront dans la résistance et aideront les Français à préparer le débarquement américain en Algérie.
Le 5 juillet 1962, Oran devient algérienne.
De nos jours, elle est la seconde ville du pays et jouit d'une excellente réputation en tant que ville universitaire et industrielle.

jeudi 22 avril 2010

LA MEMOIRE DU FOOTBALL D'AFN -à suivre -






TCHALEFS D UN ENFANT DE BAB EL OUED - à suivre -

LA MOUSTACHE DE TONY PERKINS

Alger, sans ses terrasses ouvertes sur la mer, c’était pas Alger. Et Bab El Oued sans ses balcons, coincé entre la blanche casbah et le bleu d’un ciel à nul autre pareil, il aurait pas le même attrait ni le même état d’esprit. Ce serait pas le Bab El Oued qu’on regrette tant.

Y faut dire que la vie au grand air, et même au grand courant d’air, les enfants de Bab El Oued y pouvaient pas s’en passer. Ma mère, elle a jamais aimé vivre en France et particulièrement dans la région parisienne parce que les gens, jamais y z’aéraient leur appartement. « Ca sent le renfermé », elle disait ! Et elle avait raison.

Nous autres, on aimait le courant d’air de l’amitié qui soufflait et ricochait sur les murs pour s’envoler vers le pays où le rire il est roi.

En été, les balcons y devenaient des salles à manger où le voisin y se régalait rien qu’à l’odeur du persil arabe, du kemoun et l’anis étoilée. Souvent, à l’abri d’un rideau de soleil, les hommes y prolongeaient les plaisanteries du café et les femmes, tout en servant leur progéniture, elles continuaient les discussions entamées sur le chemin du marché. L’après midi ou plutôt aussitôt le repas terminé, Azrine y pouvait venir, le quartier y se tapait une sieste carabinée bien calé dans les chaises longues. Pendant que Blanchette, l’arroseur des rues y rafraichissait le quartier, c’était la grande digestion organisée. Le soir, le balcon y servait à prendre le frais bien sûr mais surtout à prendre la température du quartier. Rien qu’on parlait, même si on avait rien à dire. Et surtout si on n’avait rien à dire pour pouvoir raconter des « tchalefs » et rire à gorge déployée. Les enfants y s’envoyaient des illustrés par le système à poulies et à cordes qu’y z’avaient mis au point pour pas descendre toutes les cinq minutes. Ingénieux comme des intelligents, y donnaient l’impression à leurs parents d’être des Einstein en devenir. Les hommes, affalés dans leur chaise longue, y profitaient du spectacle son et lumière de la rue sous une voute céleste constellée d’étoiles. Ba ba ba, mon phrasé, on dirait du Balzac. Honoré, il aurait pas fait mieux !

On entendait les rires fuser à tous propos et aussi les moqueries car pour les pieds noirs, l’ironie c’était une seconde nature. C’était à celui qui critiquait le copain parce que son équipe de football elle avait pris la tannée le dimanche précédent, parce qu’il était coiffé à la bol de loubia ou qu’il était fartasse des cheveux, qu’il avait fait la raie comme le tournant Rovigo, celle qui racontait sa dernière mésaventure au marché ou qui racontait à qui voulait l’entendre que le marchand de poissons, il avait des sardines qu’elles sentaient pas la rose tellement qu’elles étaient toutes pourries !

Jusqu’au coucher du chef de famille, le balcon y vivait à mort.

Un jour qui faisait pas nuit comme elle dit la Palice, j’ai voulu encore plus ressembler à Tony Perkins que d’habitude, zarmah, c’était mon sosie. Alors je me suis rasé la moustache mesquinette qui barrait mon beau visage angélique. Le duvet y me pourrissait la vie et un jour ça m’a pris comme une envie de faire pipi. Attention les yeux. Toutes les filles, j’allais les tomber, rubis sur l’ongle. J’imaginais les petites du jardin Guillemin faire la chaine pour me séduire et tout, et tout ! ba ba ba Gary Cooper, il avait qu’à bien se tenir.

Seulement, une fois coupée la moustache, plus moyen de la recoller. Tain de tête que ça me faisait ! La honte ! Bou ! Comment j’allais sortir pour taper un match ou pour taper un bain à Padovani ? Et comment j’allais faire pour taper le « paséo » avenue de la Bouzaréah pour mater les filles qui faisaient que « andar et venir » rien que pour se faire draguer par les garçons ? Avec ma nouvelle « tête de pipe », mieux, j’me jette au Kassour où toutes les eaux usées de Bab El Oued elles rejoignaient la mer. Mon ami Boisis, zbarlalah, y vient me siffler pour que je descende. Moi, je sors au balcon en prenant bien soin de mettre les mains devant ma bouche et devant ma moustache qu’elle était plus là. Boisis y comprend pas pourquoi je veux pas le rejoindre en bas la rue. Son frère ainé, son appartement il est juste en face de mon balcon. Alors, y monte chez son frère, y dit bonjour à sa belle soeur et y sort à la fenêtre. J’enlève ma main de devant ma bouche. Et là, ce coulo, il attrape un fou-rire comme si y regardait un film de Jerry Lewis. On dirait qu’il a vu la Joconde sans cheveux ou Yul Brynner chevelu. Y rigole, y se tape le cul par terre, tellement y me reconnait plus, ce batard !Tant que ça je suis vilain ? Et plus, y rigole et plus j’ai envie de l’étrangler. Reusement que c’est les vacances et que l’école elle est finie ou sinon, je prends le maquis pour taper cao ! Quand il a fini de se fendre la pêche (si j’avais le temps, je vous demanderais de m’expliquer ce qu’elle vient faire la pêche dans ma réflexion) Boisis que la bande elle surnomme Bouzouz, sans se démonter, entre deux fous rires, y m’annonce que, quand le quartier y va le savoir, y va en faire des gorges chaudes, nous z’autres on dit se bidonner. Rien d’autre il a trouvé pour me remonter le moral, ce faux-frère, ce calamar farci. Surtout que c’était sur son insistance que je me suis enlaidi en me rasant la moustache. Zarmah, Tony Perkins !

L’après midi, tous les amis y z’ont défilé sur le balcon du frère de Bouzouz et c’était à celui qui rirait le plus fort et le plus longtemps. Malgré les amis qui se sont évertués à me faire descendre à la rue, j’ai tenu bon durant dix jours à supporter les sarcasmes et les fous rires des couillons de la lune qui se cassaient le ventre de rigolade.

Le temps de faire repousser cette maudite moustache, je suis redescendu en bas la rue, beau comme un soleil, oublieux qu’un jour, un babao y m’avait pris pour Anthony Perkins.

Je dédie ce texte à mes amis Richard Zekri et Roland Boisis. Y sauront pourquoi!

 TONY PERKINS A BAB EL OUED


FIN

mercredi 21 avril 2010

BRAVO A BERTRAND DELANOE

Paris, quai Branly. Inauguration de l’Esplanade David Ben Gourion.

Par Patrick Granville. (15/4/2010).

Face à l’élégance architecturale du Musée du quai Branly, lieu où se côtoient les Arts d’Afrique, d’Asie d’Océanie, et d’Amérique, là où dialoguent les Cultures, sur les bords de Seine, une très belle promenade bucolique située entre la Dame de Fer et la passerelle de Billy vient d’être baptisée : Esplanade David Ben Gourion.

En ce matin du 15 avril 2010, au cours d’une cérémonie à l’initiative de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, et digne d’entrer dans son histoire, cette esplanade a été inaugurée par SE Simon Pères, Président de l’État d’Israël, et Rachida Dati, Maire du VIIe arrondissement et Députée au Parlement Européen. Dans un discours préliminaire, on retiendra qu’en acceptant de recevoir Shimon Pères et de donner, à cette esplanade, le nom du fondateur de l’État d’Israël, Rachida Dati a grandement honoré le VIIe arrondissement. Son discours inaugural s’est achevé par une jolie parabole qui reliait la Seine - bordant le Musée du quai Branly et témoin des Arts et de la Culture des quatre Continents -, au fleuve du Jourdain bordant Israël, bassin devenu État, à l’origine des Arts et Cultures de LA civilisation.

Pour Bertrand Delanoë, Maire de Paris donner le nom de David Ben Gourion à cette esplanade, c’est faire rentrer un homme et un symbole dans le coeur de Paris et des Parisiens. Honorer David Ben Gourion, c’est reconnaître : un grand homme d’État, un visionnaire intelligent, une personnalité engagée pour atteindre un but, un créateur d’État pour le peuple Juif, un artisan de l’État d’Israël qui a combattu pour l’existence de cet État.

Puis le Maire de Paris, de déclarer sous les applaudissements des invités :

« On me fait beaucoup de reproches dans le moment que nous vivons, mais vous me connaissez assez pour savoir que, non seulement, je ne m'excuse pas, j'assume et je revendique -c'est pour cela que j'ai tenu à cette esplanade- et revendique la légitimité du combat de Ben Gourion, et la légitimité de l’existence de l'État d'Israël ».[Ndlr : Attention Désinfo. Cette phrase a été tronquée par les dépêches de l’AFP.]

Puis d’ajouter qu’Israël a droit à un état, à combattre pour la vie de son état. Et, si Ben Gourion était un chef de guerre, fondateur de l’armée de Tsahal, c’était pour que son état puisse vivre en paix et se défendre contre ses ennemis. En déclarant « la paix plutôt que les territoires », la vraie victoire de Ben Gourion, créateur du parti travailliste israélien, sera de faire la Paix avec ses voisins.

À quelques centaines de mètres de l’esplanade, le Maire de Paris a rappelé qu’à l’inauguration de la Place Habib Bourguiba, le président de la Tunisie de l’époque, avait reconnu l’existence de l’État d’Israël avec un état palestinien à ses côtés. Puis de conclure que dans le Néguev, la bibliothèque du Kibboutz Ben Gourion abrite 20 000 livres dont une édition originale de Platon en grec. Et, cette preuve de grande culture chez David Ben Gourion atteste qu’il existe bien un chemin qui passe par la culture et qui conduit à la grandeur des peuples.

Shimon Pères, Président de l’État d’Israël s’est montré très ému de cette inauguration et de l’honneur fait à un homme extraordinaire dans une ville où il fait bon voter (démocratie), où il est agréable de se promener librement, une ville qui, dit-il par la richesse de sa Culture et de ses Arts, appelle à nous élever.

Les valeurs humaines: Liberté-Égalité-Fraternité dit-il, sont nées à Paris et de rappeler une conversation vécue par lui entre le général De Gaulle et David Ben Gourion.

[Un jour, De Gaulle avait demandé à Ben Gourion quel était le rêve d’Avenir de l’État d’Israël, est-ce encore plus d’eau, plus de collines, plus de terres ? Et Ben Gourion de répondre non, mon rêve secret est une immigration massive juive… De Gaulle assez surpris par cette réponse demanda pourquoi, mais n’êtes-vous pas l'un des plus grands dirigeant de ce XXe Siècle ? Et Ben Gourion d’expliquer avec intelligence que la taille de l’homme se mesure à la grandeur des combats de sa vie.]

Ben Gourion a combattu sans relâche toute sa vie. Il voulait faire revenir les Juifs dans l’Histoire. Ses disputes avec d’autres israéliens respectables sont célèbres. Il disait qu’il valait mieux un petit état en paix qu’un grand état en guerre. C’est sur le respect de sa base morale, biblique que le peuple Juif s’est construit. La base morale étant l’analyse d’une situation réelle sans mensonge. Prudent, courageux, et visionnaire Ben Gourion a créé un état d’abord dans sa tête ou dans ses pensées.

Et Shimon Pères d’ajouter : Ben Gourion s’est réellement trouvé en 1948, à la tête d’un état qui n’existait pas. Il a dirigé un pays qui n’était pas né. Il était à la tête d’un peuple, en guerre, qui n’était pas accepté sur sa terre par les pays arabes. Dans de telles conditions, l’homme qui ne croit pas aux miracles n’est pas réaliste.
Puis de rectifier l’information donnée par le Maire de Paris que Ben Gourion n’était pas le créateur du parti travailliste (socialisme) mais que les vrais créateurs étaient les prophètes AMOS et ISAÏE.
Pour le prophète Amos, les riches se moquent du petit peuple et l’exploite. Quant au prophète Isaïe, il a défini la paix de la plus belle manière qui soit : « qu’ils transforment les épées en pioches et ils connaîtront la paix ! ». Contre Marx et Lénine, Ben Gourion leur reprochait leur ignorance des textes de base de la Bible.

Et de conclure en rappelant les très bonnes relations et les petites anecdotes truculentes qui liaient la France de : De Gaulle, de Georges Pompidou et de Maurice Couve de Murville, avec l’état d’Israël de Ben Gourion. En ajoutant que par sa culture et son état d’esprit, le peuple français se trouve être très proche du peuple israélien. Il n’oubliera jamais que la France en fournissant des armes, au jeune état d’Israël, pour se défendre, lui a permis d’être sauvé.
Puis le président de l’État d’Israël a rappelé qu’il a rencontré A. Malraux lequel lui avait confié son souhait à s’enrôler dans l’armée de Tsahal… s’il avait eu quelques années de moins ! Que sa rencontre avec Yves Montant s’était matérialisée en une demande pour venir chanter en Israël et de rencontrer des intellectuels qui ont pris conscience qu’ils ont un rôle à jouer pour la défense du Monde.

Et d’achever son discours en remerciant Bertrand Delanoë et pour l’unanimité du Conseil de Paris pour cette inauguration.
"Merci au nom de mon peuple, merci au nom de mon pays. Et avant de dévoiler la plaque baptisant cette esplanade, d’ajouter : Désormais si proche de la place H. Bourguiba, je compte sur lui pour dire au peuple arabe de mettre fin à la guerre, et de dire OUI à la Paix". © Patrick Granville.


MARCEL BIGEARD "un patriote visionnaire"

CE N'EST PAS RECENT MAIS HELAS PLUS QUE JAMAIS D'ACTUALITE

Constitution européenne
Ce texte, j’ai voté contre, parce qu’à mes yeux il ne répond pas à l’attente des citoyens de l’Union
européenne. Je revois Chirac et Schröder, se tenant la main, se congratulant d’être les leaders de l’Europe. Or la France et l’Allemagne étaient malades. L’association de deux malades n’a jamais donné la santé !
Turquie
Pour moi, la Turquie est le prochain enjeu majeur de l’islamisme. La Turquie est une puissance en partie
européenne, qui souhaite s’intégrer très rapidement à la construction politique qui lie vingt cinq États du Vieux Continent.
La Turquie, le rêve inespéré de tout islamiste. À contaminer de toute urgence ! Les grandes manoeuvres ont
d’ailleurs déjà commencé. On le sait, le parti au pouvoir à Ankara se définit comme « islamiste modéré ». Je ne vois pas très bien en quoi consiste un islamisme qui serait « modéré », mais enfin passons.
La Turquie, c’est le cheval de Troie du fondamentalisme pour tenir l’Europe sous sa coupe, pour faire peser
sur notre continent une épée de Damoclès tellement efficace que les Européens préféreront une assimilation, lente et sournoise, à un combat qui ne semble plus à leur hauteur. Voilà pourquoi je m’oppose résolument, totalement, absolument à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne et même à l’ouverture de négociations allant dans ce sens.
Parlons en, des « négociations » !
J’aimerais que l’on m’explique comment « négocier » avec un pays qui se refuse à reconnaître officiellement
l’un des États membres de l’organisation dans laquelle il aspire à entrer. Je veux parler de Chypre, bien
évidemment. Comment négocier avec un État qui se refuse tout aussi obstinément à reconnaître ses
responsabilités dans le génocide qui décima les Arméniens en 1915 ? Et comment négocier avec un pays qui, le plus officiellement du monde, déclare qu’il entend rejeter l’héritage laïc d’Atatürk, le fondateur de la Turquie moderne, pour lui substituer une constitution fondamentaliste ? Quand on me dit que la Turquie est « mûre » pour rejoindre l’Europe, cela me fait bondir.
L’Europe, je le crains, paiera très cher son aveuglement. Il est temps, grand temps d’arrêter de jouer avec le
feu. Et plus largement, prenons toutes les mesures d’urgence pour arrêter ce cancer de l’islamisme qui gangrène le monde.

Islamisme

Oui c’est sérieux ! Très sérieux même, car le voile n’est qu’une étape, la première, pour imposer à la France,
comme à tous les pays occidentaux, des conceptions qui sont radicalement étrangères à notre identité, à notre histoire et à notre culture.
On commence par le voile puis on risque de finir par accepter que certaines femmes adultères soient
lapidées. À ce rythme on tolérera un jour la polygamie et, pourquoi pas, l’excision ! Eh bien, je prends le pari qu’en France, d’ici quelques années, les idolâtres du politiquement correct feront passer pour un acte de racisme insupportable le fait de refuser à des musulmans français ou vivant en France de s’adresser à des tribunaux religieux, appliquant un droit à la fois moyenâgeux et inhumain.

Immigration

Si un immigré a, bien entendu, des droits, il a aussi des devoirs et l’immigré qui ne veut pas s’intégrer à la
culture de son pays d’accueil ne fait que scier la branche sur laquelle, pourtant, il veut s’asseoir. Je reviens sur ma consternation le soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, lorsque j’ai vu une cohorte de jeunes des banlieues, issus de l’immigration maghrébine, brandir et agiter fièrement, place de la République, devant le couple Chirac, des drapeaux algérien et marocain.
Je reviens sur cet événement car cette image, en quelque sorte, résume tout. L’oubli du patriotisme et la
disparition de l’identité française. Le danger que fait peser sur l’avenir de notre pays le refus de s’intégrer de
millions d’immigrés, ou de leur progéniture. La perte de prestige moral d’une fonction dont le titulaire devrait
pourtant être au dessus de tout soupçon. Et aussi, bien sûr, la confusion des valeurs dans un pays qui va à vau l’eau, que plus rien ne structure de manière cohérente, qui semble ne plus avoir d’avenir en tant que nation.
Je reviens également sur l’ascendant que prend, chaque jour un peu plus, l’islam dans notre pays, mais
surtout l’islamisme. Qui aurait pu prévoir cela dans ma jeunesse ? Qui aurait imaginé le bouleversement de notre nation ? La nation est, pour moi, une idée essentielle, fondatrice dans la vie en commun d’un pays. On bâtit un État à partir d’un sentiment national, partagé par les habitants du pays considéré.

Terrorisme islamiste

Arrêtons-nous encore sur le problème du terrorisme islamiste : L’Europe, l’Europe des 25, croit être une
forteresse imprenable, tellement bien défendue qu’aucun danger ne peut la menacer. Elle est fière de sa
puissance économique, de sa richesse, du niveau de vie de ses habitants, de ses institutions politiques, des
démocraties qui fonctionnent plutôt bien, même si évidemment beaucoup de choses sont perfectibles.
Eh bien l’Europe, ce colosse aux pieds d’argile, ce « tigre de papier » comme diraient les Chinois, se
trompe. Elle est en guerre, déjà, mais elle ne veut pas le voir, elle ne veut pas le savoir. Elle se croit protégée,
prémunie contre toute attaque et refuse de se confronter à la réalité des faits.
Or cette réalité, c’est qu’elle est encerclée, infiltrée. Une guerre sournoise de subversion souterraine
s’insinue un peu plus chaque jour. Pour ne pas en être conscient, il faudrait être aveugle ou stupide. Faut-il
rappeler le nombre de réseaux islamistes qui trouvent en Europe des bases arrière accueillantes et
complaisantes ? J’en ai déjà parlé dans certains chapitres précédents. Et si j’aborde à nouveau ce thème en fin de livre, c’est pour bien insister sur l’ampleur de ce danger car j’ai souvent l’impression que les Français ne veulent pas y prêter attention. Un peu la politique de l’autruche : on ne veut pas regarder en face, la menace qui plane.

Repentance

La France est la risée du monde entier. Et parmi nos attitudes, pour le moins discutables, parmi les
nombreuses « repentances », comme on jargonne aujourd’hui, la plus récente vaut le détour.
C’était à Madagascar, un pays que je connais bien pour y avoir vécu lorsque je commandais les forces
françaises de l’océan Indien. En visite officielle dans ce pays, en juillet 2005, Chirac a présenté les excuses de la France pour la répression musclée de l’insurrection de 1947, répression que je me refuse à qualifier de
« massacres ». Cela donnait, dans le texte : « Il faut évoquer les pages sombres de notre histoire commune et
avoir conscience du caractère inacceptable des répressions engendrées par les dérives du système colonial. »
Mais pourquoi aller se coucher comme ça, alors que tout le monde sait qu’il s’agissait d’une autre époque ?
Pourquoi éprouver le besoin de se repentir, quand les autres ne le font pas, quand les autres, de plus, ne l’exigent pas et comprennent mieux la situation que nous ne la comprenons nous mêmes ?

La réponse du président malgache Ravalomanana en est la meilleure preuve : « C’est du passé. Je suis né
en 1949, et non en 1947. Je pense à l’avenir. Ce n’est pas une source de blocage pour travailler ensemble".

Réagir
Alors, la France est elle prête à l’affrontement ?
J’ai bien peur que non. Et cela pour plusieurs raisons. La toute première, c’est que la France n’est plus une
société homogène et structurée. Le corps social du pays n’est plus sain. Qu’est ce qu’un corps social sain ? Une population qui sait conserver la mémoire du passé et des combats collectifs qui ont été menés. Ce n’est plus le cas de notre pays. La transmission ne se fait plus et les commémorations les plus solennelles font plutôt rire qu’autre chose.
Qu’il s’agisse de la fête nationale, le 14 Juillet, ou du souvenir des deux guerres mondiales, le 11 novembre
et le 8 mai, de la guerre d’Indochine, ou de celle d’Algérie, de moins en moins de Français se sentent concernés. Je souhaite vivre encore dans une société française fière de ses racines et de sa spécificité. Et ce n’est pas une question de couleur de peau. C’est une question d’état d’esprit, d’attitude. Aujourd’hui, défendre l’identité française vous fait souvent suspecter d’être un suppôt du Front national, ce qui n’est absolument pas le cas en ce qui me concerne. J’ai du respect pour un Le Pen, tout comme pour Arlette Laguillier parce que tous deux sont adeptes de ma devise « Être et durer » !

La seule protection réellement efficace qui vaille, c’est de sortir la France de son inertie, de sa surdité et de
son aveuglement. Je ne cesse de l’écrire tout au long de ces pages, la France est entrée dans un processus de déliquescence. J’ai l’impression tenace que, si le cours des choses ne change pas radicalement, le pays va à sa perte. Qu’il est en voie de désagrégation et que ce n’est pas son identité seule qui est menacée, mais bel et bien jusqu’à son existence. Et je le répète, sans craindre de lasser le lecteur, la France va traverser une crise très profonde, à la fois politique, économique et surtout, morale.
C’est donc à un réarmement moral du pays que je veux appeler en rédigeant ces pages, afin de conjurer la
menace qui risque de nous engloutir corps et biens. Je pourrais, sur les affaires, rédiger des livres entiers.

Mais en résumé, que faut il retenir de ce constat ? Tout simplement que, pour sortir la France de sa
torpeur, l’une des toutes premières conditions est de restaurer la morale publique dans le pays.
Morale publique sans laquelle rien ne peut être fait de durable, car les Français n’ont plus confiance dans les
hommes qui les gouvernent actuellement. Ils les prennent pour des margoulins et croient que ces responsables politiques pensent d’abord à eux, avant de se soucier du bien commun et du sort de leurs concitoyens. Nos dirigeants doivent être des gens propres, irréprochables, ce ne sera qu’à cette seule condition qu’on pourra au moins les écouter et les prendre au sérieux.
La démission est allée trop loin, dans tous les domaines, pour que la France n’ait pas besoin d’un choc
salvateur, susceptible de lui permettre de retrouver sa vraie vocation.
« Nous sommes dans la merde, mais ce n’est pas une raison pour la remuer. »

[ Marcel Bigeard ]