samedi 31 juillet 2010

MUSTAPHA 4eme ARRONDISSEMENT D'ALGER

Mustapha est devenue commune indépendante en 1835 par ordonnance du Gouverneur, mais en 1848 Mustapha, commune riche, fut rattaché à la commune d'Alger. Ses 5200 habitants ne cessèrent alors de protester et de présenter des pétitions et des requêtes d'indépendance car ils prétendaient qu'il s'agissait d'une manoeuvre de la commune d'Alger (très endéttée à l'époque) pour récupérer des recettes fiscales faciles. Ils eurent gain de cause le 26 janvier 1871 date à laquelle il y eut la deuxième création d'une commune de Mustapha qui redevint une commune à part entière indépendante d' Alger. La nouvelle commune comprenait : le village d'Isly, l'Agha, le plateau Saulières, le quartier du Pâté, le quartier Julienne et les futurs quartiers de Belcourt et du Hamma, jusqu'au Ruisseau. La commune d'Alger se plaignit alors que son hopital, ses abattoirs, son usine à gaz, ses écoles supérieures,... ne soient pas sur son territoire et que de nombreux habitants, de Mustapha tiraient leurs ressources des installations d'Alger. Il y avait également un grave problème de la propriété communale de l'eau. Un décret présidentiel du 10 avril 1904 rattacha donc, de nouveau Mustapha à la commune d'Alger. La commune  abritera le palais d'été du gouverneur.



Hôpital Mustapha
Village dans la ville, il couvre plus de 15 ha de superficie et atteint presque les 4 000 habitants : malades, 2 300 lits ; personnel attaché à son service, 1 574 hommes ou femmes.
Montrer la réalité du plus grand hôpital d’Algérie : , 15 hectares de bâtiments au coeur de la Capitale, un véritable monument historique fondé en 1854 par les Français.
Mais l'hôpital de Mustapha n'est pas seulement un établissement hospitalier, le plus vaste de l'Afrique du Nord, c'est encore, Alger étant ville universitaire, un hôpital de Faculté disposant, comme tel, de grands services d'enseignement.
Ceux-ci, au nombre de quinze, se répartissent de la manière suivante : clinique médicale, clinique chirurgicale, maladies infectieuses, médecine infantile, chirurgie infantile, thérapeutique médicale, thérapeutique chirurgicale, obstétrique et gynécologie, phtisiologie, urologie, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie, neuropsychiatrie, dermato-syphiligraphie, hygiène et maladies des pays chauds.



L'Institut d'Alger - Mustapha est pour le monde un modèle d'organisation et d'enseignement.
Grâce à un merveilleux effort médico-social , "LE TRACHOME", cette vieille plaie endémique de l'Algérie est désormais en voie de complète résorption.
Le trachome constitue le principal responsable de la cécité. Sur 10.000 aveugles examinés à la clinique ophtalmologique d'Alger 27 % l'étaient du fait du trachome. A ce chiffre important il faut ajouter les borgnes et les malades dont l'acuité visuelle est considérablement réduite.
Les services ophtalmologiques de l'hôpital de Mustapha d'Alger dirigés par le professeur Larmande, reçoivent des malades de toutes origines.



Centre ophtalmologique d'Alger-Mustapha :
C'est un grand immeuble de trois étages qui couvre une surface considérable.
Indépendamment des salles de malades : hommes d'un côté, femmes de l'autre, pavillon des enfants à part, l'hôpital reçoit 40.000 consultations par an.
Le bloc opératoire comprend 8 salles. Indépendamment de deux blocs opératoires importants et isolés, les 6 autres blocs munis d'appareils sanitaires adéquats permettent aussi aux médecins stagiaires de s'exercer sous l'oeil vigilant des maîtres.
L'Institut du Trachome d'Alger-Mustapha comprend un amphithéâtre où ont lieu les cours, les projections cinématographiques. Une bibliothèque nantie uniquement de livres sur les maladies des yeux comprend plusieurs centaines d'ouvrages spécialisés.
Le laboratoire de chimie permet la recherche des vaccins et sérums. Plusieurs appareils servent soit à lyophiliser (dessécher) soit à agrandir (microscope électronique grossissant de 20 à 75.000 fois) soit à expérimenter afin que le trachome recule progressivement et disparaisse pour toujours.



Ecole de Médecine
À partir de 1855, sous l'influence du médecin colonel Bertherand, fut créée la seconde école de médecine et de chirurgie d'Alger.
Les débuts de cette école, simplement préparatoire d'abord, furent des plus modestes. Ainsi, après l’hôpital du Dey à Bab El Oued, le 21 mai 1855, c'est à l'Hôpital de Mustapha que des cours de médecine seront donnés à des étudiants.
Cette école devait rester longtemps militaire, mais peu à peu, civils d'origine et militaires retirés du service actif allaient en fournir les cadres, tandis que les étudiants indigènes commençaient à la fréquenter, juifs surtout.
Deux ans plus tard, le décret du 4 août 1857 instituait une Ecole de médecine à Alger. Douze enseignants se partageaient un local situé au 4 de la rue René Caillé (ruelle perpendiculaire à la rue Bab Azoun).
Mais ce n'est que le 18 janvier 1859 que seront inaugurés à Mustapha les cours officiels, lorsque le conseil municipal d'Alger, par une délibération spéciale, eut voté les crédits nécessaires pour réaliser les dispositions visées par le décret qui donnait à la ville d'Alger, la charge de l'entretien des bâtiments, des dépenses du personnel et du matériel.


mardi 27 juillet 2010

LA LISTE DE MES OUVRAGES DE NOSTALGERIE

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SI VOUS AIMEZ MES TEXTES
VOICI LA LISTE DE MES OUVRAGES
QUI SONT EGALEMENT EN VENTE A MON ADRESSE
HUBERT ZAKINE
54 RUE DARIUS MILHAUD
83000 TOULON
04 94 03 43 63 & 06 03 28 84 70

JERUSALEM LE DERNIER REMPART - 2 -

LE DERNIER OUVRAGE DE HUBERT ZAKINE

JERUSALEM VILLE SYMBOLE

Si j’ai cité Jérusalem, c’est que cette ville représente à mes yeux, le symbole de toutes les craintes et de toutes les ambitions qui hantent ma réflexion. Je l’ai dit précédemment je ne suis qu’un français moyen, un européen moyen ayant une vie moyenne, entouré d’une famille moyenne jouissant moyennement de cette terre, jusqu'à mon souffle dernier qui sera à n’en pas douter, moyen.
Mais je ne peux m’empêcher de faire un rapide retour en arrière sur soixante années passées au milieu des arabes. Natif d’Alger en 1944, je suis issu d’une famille juive chassée pas l’inquisition médiévale espagnole de 1391. Mes ancêtres, dont la plus célèbre étoile, Simon Ben Semah DURAN dit RASHBAZ, figure dans le grand Livre du judaïsme algérien. Depuis cette date, ma famille a vécu dans la casbah d’Alger. Fermez la parenthèse.
J’ai cru bon de citer ces références pour évoquer à présent mes remarques et mon combat pour la sauvegarde de Jérusalem et à travers elle, du monde libre.
Depuis ma plus tendre enfance, les musulmans sont en guerre. Sans doute l’étaient-ils avant ma naissance, avant 39-45 avant 14-18 etc…etc…

Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle fait partie d’un plan de conquête expansionniste des Arabes qui a commencé depuis la nuit des temps (Rappelez vous de Charles Martel, l’Espagne conquise, les Maures, les croisades..) et qui se terminera dans le sang des infidèles à moins qu’un sursaut des nations judéo-chrétiennes ne brandisse la bannière de la révolte. Rappelez-vous le Royaume Arabe Uni tant vanté par Nasser ! Les pays où il faisait bon vivre : le Liban, l’Egypte, la Syrie, la Jordanie, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc sont tous devenus indépendants en perdant tous les enfants de Jésus et d’Abraham contraints de quitter un pays qu’ils aimaient tant. Il n’existe dans aucun pays arabe de place pour ceux qui prient d’autre dieu qu’Allah, tout au plus sont-ils tolérés ou tournent- ils à l’entour du pouvoir comme c’est le cas au Maroc.
Mais pourquoi cette conquête expansionniste du reste du monde ? Pourquoi cette volonté croissante de vouloir peindre le monde aux couleurs de l’Islam ?

Jérusalem est le symbole de la résistance à la barbarie car, ville trois fois sainte, elle est la capitale d’un pays qui résiste depuis 1948 à la poussée des fanatiques de la région, bien qu’elle soit obligée de composer avec deux millions d’Arabes qui vivent en ses murs. Deux millions d’Arabes qui ne supportent cette situation qu’avec l’intime conviction qu’une démographie galopante jouera en leur faveur à plus ou moins longue échéance. Alors pourquoi Jérusalem ? Pourquoi cette microscopique entité qui résiste à tous les vents contraires et, dieu sait s’ils sont contraires, pour donner aux juifs du monde entier une terre, une patrie, un pays qui ne soit pas seulement la halte bienfaisante au cours de l’éternelle errance des enfants d’Abraham?
Tout simplement, car elle symbolise à elle seule toutes les options qui sont en possession de la résistance pour conjurer la déroute occidentale face à la folie meurtrière que nous réserve le monde musulman. Je dis bien le monde musulman car comment séparer le grain de l’ivraie quand on ne distingue pas le bon Islam du mauvais, le gentil du méchant, le savant du prosélyte ?
Que l’Islam balaie devant sa porte et qu’en son sein se dressent, loin des démagogues de circonstance, des hommes et des femmes, adeptes d’une démocratie évidente, quitte à lutter de l’intérieur. Soutenus par les pays qui œuvrent pour l’émancipation politique en refusant que le religieux prenne une place prépondérante et pourquoi ne pas le dire, dictatoriale. Que la controverse apparaisse dans la mentalité musulmane et alors, tout sera possible. Pour lors, le débat est à sens unique, la dictature est reine, la parole est étouffée et les femmes n’ont pas droit au chapitre. Alors, que les pays arabes versent dans le plus obscur des obscurantismes et demeurent cette monstrueuse machine à fabriquer le fanatisme, seule arme des faibles et des illettrés, ce que tout homme sensé rêve de voir disparaître de la planète.
Heureusement, s’élèvent des voix de l’Islam modéré qui rencontrent l’écho nécessaire dans la bourgeoisie mais qui sont mises à l’index et condamnées sans aucune autre forme de procès. Les musulmans doivent se démarquer du fanatisme et lutter avec les démocrates pour porter la voix de la modernité jusqu’aux confins du désert. Alors et alors seulement, tous les hommes de bonne volonté, quelle que soit leur origine, marcheront d’un même pas vers la lumière porteuse de l’espérance en une vie meilleure.

Si Jérusalem est au centre des débats, c’est qu’elle représente l’arbre qui cache la forêt. Mettre le Moyen Orient à feu et à sang pour rayer Israël de la carte, voila l’horrible destin que réservent les fanatiques arabes aux enfants d’Israël, en attendant de conquerir le monde. Le Moyen Orient appartient aux Arabes et à personne d’autre. Et quiconque transgresse cette vérité première transgresse l’ordre établi. Les Nations Unies, ce machin qui mérite, aujourd’hui plus que jamais, ce surnom, doivent s’incliner devant l’Islam, un point c’est tout ! Non mais !
Les maitres du monde futur seront les pays arabes qui détiennent la parole sacrée. Quiconque ne respecte pas la parole du prophète se met hors la loi et démontre son incapacité à définir son propre avenir.
Jérusalem est la proie de toutes les convoitises. Le nouveau Président des Etats-Unis déclare que Jérusalem-Est est une colonie. Mais une colonie de quel pays ? D’Israël ? De la Palestine ? Des Nations Unis ? Ce qui reviendrait à dire que la capitale d’Israël n’existe pas. Les Arabes s’en réjouissent. Si Israël n’a pas de capitale, c’est qu’Israël n’existe pas. Car, il ne faut pas se tromper, avec la chute de Jérusalem, on passera de la capitale d’un d’Etat souverain, reconnu démocratiquement par les grandes nations, à celui d’un ersatz de camp de réfugiés pour rescapés de la Shoah et des pays arabes.
Mais, avec mon petit cerveau d’homme moyennement intelligent, je me pose la question de savoir pourquoi ceux qui dénient le droit d’exister à Israël se s’ont mis en quatre pour adopter une résolution des Nations Unis qui eut la guerre pour conséquence. Une guerre, dès 1948, que les armées arabes déclenchèrent contre le nouvel état hébreu. Etaient-ils donc insensés ces hommes et ces femmes politiques de l’époque pour voter la naissance d’Israël sans mesurer les conséquences d’un tel choix. Bien sur que non mais, il est bien connu que la vérité d’un jour est rarement la vérité du lendemain.
Alors deux poids, deux mesures ou bien, Israël est-il, à présent, considéré comme quantité négligeable dans le concert des nations? Dans le grand concert des nations du monde arabe, sans aucun doute.
La grande bataille de Jérusalem et de toutes les grandes capitales du monde occidental est commencée depuis plus longtemps que certains feignent de croire, la France en tout premier lieu.

A SUIVRE.......

TCHALEFS D'UN ENFANT DE BAB EL OUED

LE GARDE AMOUREUX
A Alger y avait des jardins comme s’il en pleuvait. Tout ça parce que l’impératrice Eugénie elle trouva qui avait trop de soleil et pas assez d’ombre en ce lieu qu’elle découvrait avec son mari, l’Empereur Napoléon III. Y faut dire que Kadour (c’est le nom de notre soleil) y tapait un maximum. Alors, ni une ni deux, Napoléon III, il a dessiné deux grandes trouées pour accueillir les jardins Guillemin à Bab El Oued et le plateau des Glières dans le centre ville. Sans parler des autres jardins et squares qui sont sortis du partout pour que les Algérois y z’attrapent pas un coup de soleil. (132 ans après, y z’ont pris un coup de sirocco ou un coup de pied au cul, si vous préférez !)
A Bab El Oued, les jardins Guillemin, le matin, y se transformaient en stade de foot et l’après midi, y z’étaient réservés aux mamans-tricoteuses et aux mauvaises langues qui s’en donnaient à cœur joie jusqu’à la nuit tombée. Seulement, toute la matinée, une chose elle nous pourrissait la vie. Le garde de la mairie d’Alger y nous empêchait de nous livrer à notre sport favori, le football. Dés qu’on l’apercevait, comme un essaim d’abeilles on disparaissait. Mieux, si y nous en laissait le temps, on jouait, zarmah, les enfants sages comme des images. Sitôt parti, drop ninette, on retapait le match.
Seulement, notre employé municipal, c’était pas un babao et, un jour, y nous a tendu un piège comme dans les films de gangsters. TAN TAN TAN ! Il a fait mine de partir, il a fait le tour de l’immeuble de la rue Eugène Robe et y nous a tapé une olive. Mon ami, jamais on aurait cru qu’un garde y serait aussi sournois ! Si c’est pas malheureux ! Alors qu’on disputait encore une fois le match du siècle !
Le ballon, y nous l’a confisqué. Y nous a tapé l’olive une deuxième fois. Pas assez les jetons qui tapait sur les femmes qu’elles donnaient à téter à leurs bébés ! Mais quand on est des chitanes comme nous autres, on est plein de ressources.
Richard « patte d’éléphant » que les copains y lui avaient donné ce surnom à cause de son pantalon, il a eu une idée de génie. Y s’est dit que, si le garde il était satyre sur les bords de son casque colonial, y devait envoyer sa fatmah pour récupérer le ballon. Jolie et jeune comme elle était, si elle le baratinait un chouïa, le garde il allait fondre comme neige au soleil. Nous autres, à Alger, le soleil on savait plus en quoi faire mais la neige pour en trouver, y fallait aller à Chréa où c’est là que le bon dieu il avait perdu ses babouches. Toujours est-il que la jolie fatmah, si elle lui a pas tapé la danse du ventre style Samia Gamal, elle lui a fait deux sourires, le vieux gardien il y pense encore aujourd’hui. Il lui a même promis de nous laisser jouer le matin sans intervenir mais de le laisser tranquille l’après midi pour taper les jetons tranquillement. C’est ça qu’on appelle l’entente cordiale.

                          FIN

dimanche 25 juillet 2010

LE CHAMP DE MANOEUVRES


Le Champ-de-Manœuvre
Cet endroit s'appelait ainsi car il servait aux manœuvres du personnel des régiments militaires. Il accueillait également les entraînements militaires : exercices de trot, galop, attaque au sabre sur mannequin, saut d’obstacles, leçons d’équitation pour nouvelles recrues.
Dans les années 1920, le carrefour du Champ-de-Manœuvres comprenait essentiellement la rue Sadi-Carnot . Celle-ci commençait à partir du carrefour de l’Agha, en direction d’Hussein-Dey et de Maison-Carrée, en passant par la rue de Lyon . Le terrain militaire du Champ-de- Manœuvres d’une superficie de 25 hectares environ était entièrement libre jusqu’en 1928 date à laquelle la ville d’Alger lança le projet de construction des premières citées HBM appelées plus tard les HLM. Le programme des 650 logements du Champ-de-Manœuvres fut achevé en décembre 1955.
Sur une partie du Champ-de- Manœuvres avaient été installés des manèges de chevaux en bois, des balançoires, des baraques de loteries de vaisselle, des tirs à la carabine. Les cirques Amar, Fedrizzi, Joyat, Zavatta y installaient leurs chapiteaux.
En 1921, le Champ-de-Manœuvres abrita la foire d’exposition d’Alger. Ce lieu était aussi destiné au sport. En effet, des équipes de football des clubs algérois : le Red Star, le RCA (Racing Club Algérois), le Gallia Sport Algérois… venaient y disputer des matches de football.
La ville d’Alger avait aménagé un jardin public face aux rond-point (parallèle à l’hôpital Mustapha). Des massifs de plantes décoratives (bigaradier, bambou, ficus), des fleurs (canna et aubépine) l’ornaient. Le sol était en terre battue de tuf. Un vaste kiosque à musique de polygone multiplans surélevé y avait été installé ainsi que des bancs en bois. Ce square drainait tous les habitants du quartier. Pendant que les enfants jouaient, les adultes faisaient un brin de causette ou écoutaient les concerts de l'orchestre de la société philharmonique, l’Africaine de Mustapha, ou l’Estudiantina, sous la direction d’Henri Siacci, le chef d’orchestre. Le kiosque à musique vibrait au son de la polka, java (masurka), scottish, valse. Des jeux étaient organisés pour les enfants : course en sac, mât de cocagne, jeu de matraquage à l’aveuglette de marmites suspendues et lachers de montgolfières. Les concours de boules n’était pas en reste. Ceux-ci se tenaient à l’extérieur du jardin. L’Association sportive de la boule algéroise (ASBA) avait son siège en face de ce jardin, au 91, rue Sadi-Carnot.
Le rond-point du Champ-de- Manœuvres connaissait une activité fébrile à cause des lignes des tramways de CFRA dont le dépôt était situé rue Sadi-Carnot près de l’Arsenal, où les rames venaient se garer chaque soir. Ce rond-point était même doté d’une gare des CFRA d’où les trains desservant les lignes Alger-Fort de l’eau, Aïn Taya, Larbaâ embarquaient les voyageurs. A côté de la gare des CFRA se dressait la baraque du père Tanzi, sorte de kiosque à journaux.
Un autre type de transport existait aussi : les trams à chevaux des Messageries de Belcourt, descendant à la fois d’omnibus (hippomobiles parisiens du XIXe siècle) et des carricolos de Cagayous. Ces véhicules dans lesquels on entrait par l’arrière étaient dotés d’un couloir central et deux rangées de sièges latéraux parallèles. Ces trams étaient tirés par 3 chevaux attelés en limonière. Mais un cheval de renfort sous la conduite d’un cocher, attendait au bas de la côte de Mustapha chaque véhicule allant vers Belcourt. Il aidait alors l’équipage à gravir la côte jusqu’au rond-point où ce cheval était décroché. Le cocher redescendait ensuite au bas de la côte pour attendre l’arrivée du prochain véhicule.
La tour de l’école de parachutage du Champ-de-Manœuvres se dressait non loin du Foyer civique.
Cette tour servait à l’entraînement des troupes
Le Foyer civique
Il abritait expositions et activités culturelles.   La foire du Trône d’Alger s’y déroula le samedi 2 septembre 1961. Les Chats sauvages, le groupe d'Eddy Mitchell devait s’y produire mais se décommanda à la dernière minute
Néanmoins, les Blackers, rois du rock oranais ainsi qu’un groupe de jazz enflammèrent la scène entre 17h et 23h30. Le Foyer civique (inauguré en 1935) était également le siège d’activités à caractère syndical.

samedi 24 juillet 2010

SI TU ES JUIF, EVIDEMMENT

Pourquoi tu dois vouloir que ta femme soit juive Par Arnold Lagémi

L’âme du foyer, c’est la femme, et si ta femme n’est pas juive, ta maison ne le sera pas davantage.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, afin que le respect des lois juives ne soit pas pour elle une valeur rajoutée mais qu’il s’impose naturellement comme un rempart, une digue, une forteresse.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, afin qu’elle n’observe pas ces lois pour te faire plaisir. Car ce même motif pourrait l’amener à prendre des libertés avec ces mêmes lois.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle ne fasse pas un effort d’imagination à chaque fête mais seulement un effort de mémoire,
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle ne regarde pas ton peuple avec l’admiration d’un regard étranger mais avec les yeux de la fraternité.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’elle n’ait pas seulement la connaissance des lois mais aussi cette intuition de ce qui est bon et pas bon pour les Juifs, qualité dont usait ta grand-mère avec un tel sens de l’excessif qu’elle aurait presque exigé de le vérifier en invitant tout candidat à n’importe quelle élection
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour qu’aux heures d’épreuve ou de grande joie, elle ait ce même soupir entendu dans sa famille, même si elle est anglaise et toi Tunisien !!!
-Tu dois vouloir que ta femme soit Juive, pour que tes enfants soient Juifs comme tes parents et grand parents, sans avoir à se poser de question, ou passer par une procédure de conversion.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, pour que tes enfants n’imaginent pas les gestes rituels mais qu’ils les découvrent en voyant leur mère agir.
-Tu dois vouloir que ta femme soit juive, parce qu’en épousant une femme, tu épouses aussi son histoire et tu veux que l’histoire que connaîtront et vivront tes enfants soit… une histoire juive !
-Tu veux que ta femme soit juive, pour qu’elle soit inquiète quand ton peuple est menacé, joyeuse quand il sort d’une épreuve, non par amour pour toi, mais par amour pour lui.
-Tu veux que ta femme soit juive, au nom de la fidélité que tu dois à ta famille, quand bien même celle-ci s’est détachée de la Tradition, parce qu’au-delà de ce que tu en sais, il y a une part d’éternité et d’histoire qu’elle porte sans le savoir elle-même.
-Tu veux que ta femme soit juive, pour qu’à chaque fête ou réunion traditionnelle, tu n’aies pas à lui demander : « Alors qu’en penses-tu ? »
-Tu veux enfin que ta femme soit juive, parce que, tu es Juif et entends le rester.

vendredi 23 juillet 2010

CHARLES DE GALLAND MAIRE D'ALGER

Ch. de Galland fit ses études au lycée d'Alger où on le retrouve en 1870 comme aspirant répétiteur. Maître auxiliaire, il se rend en 1872 au lycée d'Aix pour y conquérir le diplôme de licencié ès-lettres qui lui ouvre les portes de l'université.
Il rentre alors en Algérie pour occuper, au lycée d'Alger, la chaire de septième, puis est nommé au lycée de Tournon (1874) et à celui de Montauban (1880). Il revient au lycée d'Alger en 1880 pour y occuper la chaire de grammaire jusqu'en 1891. De 1891 à 1902, il dirige le lycée de Ben Aknoun et, de 1902 à 1907, professe au lycée de Mustapha.
En 1907, prématurément, de Galland prend sa retraite. Il devient président de l'association des anciens élèves du lycée d'Alger, cependant que ses concitoyens l'envoient siéger au conseil municipal. Leurs suffrages, exprimés le 10 mars 1908, le portent en tête de la liste élue. En 1910, l'assemblée municipale le choisit comme maire et, en 1912, réélu en tête de liste comme conseiller, ses collègues lui renouvellent, à l'unanimité, son mandat de maire d'Alger qu'il conservera jusqu'en Novembre 1919, date de sa démission.
La Ville lui est redevable d'importantes améliorations et d'embellissements de toutes sortes. C'est à lui, notamment, qu'elle doit la création de ce magnifique jardin du Musée qui fait l'admiration de tous,  LE PARC DE GALLAND
Pendant la guerre, de Galland se dévoua tout particulièrement à ses concitoyens éprouvés. Aussi, sa mort fut un deuil public. La population tout entière tint à rendre hommage à cet homme de bien qui a laissé, le souvenir d'un esprit cultivé et d'un admirateur fervent et éclairé de l'Algérie.

mercredi 21 juillet 2010

LE RUISSEAU DES SINGES

Les Algérois prenaient volontiers pour but d'une promenade dominicale : le Ruisseau des Singes et les Gorges de la Chiffa. Le Ruisseau des Singes ne se trouvait point aux portes d'Alger, et naguère encore une telle promenade revêtait le caractère d'une petite expédition.
Jadis, ces fouillis de végétation étaient le repaire de sangliers, d'hyènes, de chacals, de renards, de lions, même, et de panthères. Par endroits, la roche, à nu, révèle aux géologues sa structure et celle de tout l'Atlas blidéen. Des schistes exfoliés s'effritent.
Au siècle dernier, le Génie militaire employa le canon (pas moins) pour abattre une partie du " Rocher pourri",  la désagrégation du rocher ainsi dénommé constituant un danger pour la circulation.
A partir du Rocher blanc,la route ainsi que la voie ferrée,s'engagent dans les Gorges de La chiffa,profonde entaille entre l'Atlas Blidéen à l'est et le Djebel Mouzaîa(1604m)à l'ouest
Puis voici le Ruisseau des Singes. C'est, à main droite, un ravin aux pentes couvertes d'arbustes, de fourrés. Au fond, limpide, le fameux ruisseau. Depuis très longtemps, des bandes de singes ont élu domicile parmi ces arbustes, dans des anfractuosités du sol. Attirés par les menus aliments qu'on leur distribue, ils dévalent les pentes du ravin, se laissent approcher par les visiteurs, se mêlent à eux familièrement. Leurs expressions, leurs gestes, si près des nôtres, sont amusants et ce spectacle n'est pas le moindre attrait des Gorges de la Chiffa.
Ce sont de petits singes qui ont leur domaine dans les bois des environs et qui ont l'habitude de venir se désaltérer dans le ruisseau. A demi apprivoisés,ils arrivent prés de l'hôtel voisin aux heures des repas,quand les touristes viennent manger et leur offrir quelques friandises. Ils passent pour être voleurs mais ne sont pas méchants. On raconte qu'une touriste qui avait un chapeau orné de cerises factices,s'était fait voler son couvre-chef par un singe,d'un geste ultra rapide. S'installant sur un rocher voisin,il voulut manger les cerises. S'apercevant de la teneur de celles-ci,il ramassa des petits cailloux et les lança sur la dame,doublement étonnée

mardi 20 juillet 2010

EN ALGERIE INTERDICTION DE PRIER DANS LES LIEUX PUBLICS

L'ALGERIE NOUS DONNE L'EXEMPLE.
EST CE QUE NOS DIRIGEANTS LE SUIVRONT?
RIEN N'EST MOINS SUR !
 Le ministre des Affaires religieuses l'a rappelé hier
Interdiction formelle de la prière dans les endroits publics
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Bouabdallah Ghlamallah, vient de relancer l'interdiction de pratiquer la prière, celle du vendredi notamment, en des endroits publics, situés, pour être plus précis, à proximité des mosquées.
Il arrive, en effet, que pendant la prière hebdomadaire du vendredi, plusieurs dizaines de fidèles s'agglutinent à l'extérieur des mosquées pour accomplir leur devoir religieux à même les trottoirs jouxtant les maisons de Dieu.
Ce genre de constat est visible notamment dans les mégapoles du pays, à l'instar d'Alger où les mosquées ne désemplissent pas chaque vendredi. Seulement, ce n'est pas là une raison, insiste le ministre des Affaires religieuses, pour tolérer les rassemblements des fidèles au niveau des endroits environnants aux lieux de culte.
Il a indiqué : «Seul l'intérieur des mosquées est fait pour les prières et si celui-ci est rempli de pratiquants, les autres fidèles n'ont qu'à prier chez eux et non pas dehors». Faut-il juste rappeler que le fait de prier en des lieux publics a toujours été une pratique interdite par la loi en vigueur.
Néanmoins, les autorités ont jusque-là fait preuve de souplesse vis-à-vis de l'application de cette loi. Ghlamallah semble désormais décidé à en finir avec cette souplesse, en faisant valoir l'application de la loi dans toute sa rigueur. C'est du moins ce qu'il a soutenu hier lors d'un point de presse qu'il a animé à Dar El Imam de Mohammadia (El Harrach) où il a présidé la cérémonie de clôture de deux journées d'étude organisées à l'intention des nouveaux imams et morchidate.
Plus de prêche pour les imams qui ont refusé de se lever pour l'hymne national
D'autre part, au sujet des imams qui ont refusé récemment de se lever pour l'hymne national, le ministre des Affaires religieuses dira que ces derniers ne seront pas révoqués de leur fonction d'employés relevant du département dont il est le premier responsable.
Il a précisé que ces derniers ne seront plus autorisés à tenir des prêches pendant la prière du vendredi. Bouabdallah Ghlamallah n’a pas manqué de dénoncer, hier encore, ce comportement s'inscrivant, selon lui, a contrario du respect des sacrifices des martyrs de la Révolution que le ministre a aussi qualifiée comme étant la plus grandiose lutte de libération ayant marqué le siècle dernier.

dimanche 18 juillet 2010

LA COTE ALGEROSE DE SAINT EUGENE A GUYOTVILLE

Des faubourgs d’Alger jusqu’à  Guyotville 

C’est au début du 20 ème siècle que tout se densifie avec l’existence de Guyotville et le développement de l’agriculture. D’autre part Alger se développe, ce qui favorise l’éclosion de résidences secondaires au bord de l’eau et des villages comme Bains Romains ou Baïnem vont voir le jour.
Toute cette partie de la côte algéroise est constituée d’un plateau rocheux qui surplombe la mer d’une quinzaine de mètres ; dans les anfractuosités de ces rochers des plages de sable apparaissent toutes plus belles les unes que les autres, certaines sont difficiles d’accès et les propriétaires de villas, terrains ou lotissements " les pieds dans l’eau " ont déployé des trésors d’ingéniosité pour ouvrir des passages et faciliter la plaisance en mer pour l’armada de nos célèbres pastéras.
Une route nationale longe maintenant ce littoral et toute la partie cultivée se situe en bordure de route et monte sur le versant des premières collines de la forêt de Baïnem.

St Eugène, Deux Moulins, Pointe Pescade, les Horizons Bleus, Miramar, Bains Romains, Villas Bains, Baïnem, Baïnem falaises, le cap Caxine,  tous ces villages ou lieux dits qui chantent le soleil et sentent l’oursin et l'algue marine, voient leur population considérablement augmenter en période estivale à la grande joie d’une jeunesse qui flirte certes, mais qui nage, plonge, pêche, fait de la voile et de l’aviron tout en profitant des plaisirs que procurent les balades en forêt de Baïnem.
L’eau est belle, transparente et salée, chaude et poissonneuse mais elle reste dangereuse. Les fonds marins sont de toute beauté et certains sont très impressionnants, mais tout ça c’est de la joie avec une pointe de grand frisson.
Cette jeunesse c’est nous, nos aînés ou nos cadets et nous gardons la mémoire du bonheur avec des moments très forts et des lieux mythiques, pour certains ce sera l’îlot de Guyotville ou de Miramar, pour d’autres la bosse du chameau, le rocher des rats ou le grand rocher, pour d’autres encore la plage du tir au pigeon, la plage des algues, la plage de l’archevêché ou la crique.
Les fêtes des villages à la mi-juillet ou à la mi-août ont marqué des générations entières par leur originalité et leur diversité. Des personnages hauts en couleurs, barreurs émérites, plongeurs chevronnés, pêcheurs aux grandes performances, grosses têtes ou sportifs de haut niveau pour employer une expression d’aujourd’hui, resteront dans nos mémoires pour ne plus nous quitter.
Jusqu'à la Pointe des Deux-Moulins, deux kilomètres au-delà, la côte devient encore plus dentelée, hérissée de rochers bruns. A gauche, les pentes ravinées de la Bouzaréah se rapprochent à nouveau, les villas du bord de mer devenant plus élégantes.

Après la Vigie, le Casino apparaît, surplombant la mer, le car tournant brusquement à gauche..
Alors s'amorce la descente vers la Pointe-Pescade, entre la Réserve et la cimenterie Lafarge. Face à la mer s'élève la villa Xuereb, là où vécut Camille Saint-Sens.
Le massif s'est un peu éloigné de la mer, en sentiers sinueux, autrefois parsemé d'anciennes fortifications turques, seul Topanet-Mers-el-Debban ayant subsisté occupé par la Douane.
La longue route en car, une demi heure pour 15 kilomètres, par ce temps de canicule, est égayée, surtout devant les villages de Saint-Eugène et de la Pointe, par quelques hommes en bleu et blanc, des femmes en chemisette et jupe aux genoux, bouffantes, des vieilles et des vieux sous des arbres, des groupes d'enfants turbulents. Mais chacun a préféré se mettre sous l'abri tiède et ventilé dans la maison. Le car traverse la Pointe-Pescade, adossée à la montagne, bâtie en losanges autour de la Place du 14 juillet. Du côté mer, après le cap de la Réserve, s'étale une petite plage arrondie, les Bains Franco ou "port aux mouches", autrefois refuge de pirates.
A partir de la Pointe, à mi-distance entre Alger et Guyotville, la température change brusquement et chacun éprouve les premiers bienfaits d'air plus frais, la ville semblant déjà loin. Les rares maisons de campagne apparaissent et les légumes s'étalent, derrière les rangées de roseaux secs, protégeant des rafales d'ouest. La route serpente entre la mer et les pentes du Sahel.
Après la carrière de pierres de Miramar, le car fonce vers les Bains-Romains et c'est le premier arrêt. La pointe pescade puis c’est la lente montée vers les Horizons Bleus et le café restaurant Valenza Pour se faire une idée de l'importance des Horizons Bleus, il faut savoir qu'au début des années cinquante il y avait un épicier (Argento), un marchand de légumes dont la boutique faisait une quinzaine de mètres carrés (Arezki) et un café (Valenza) et puis......... c'est tout.
Le moteur ronfle à nouveau et deux kilomètres plus loin, voici Baïnem-Falaise, dominée par la tache verte de la forêt de Baïnem. Une route étroite y grimpe, bordée de belles villas, jusqu'au garde forestier.
Deux cent mètres plus loin, la chaussée franchit un petit oued, non loin de la maison de loisirs du Palmarium, qui délimite les communes de Guyotville et de Saint-Eugène.
Et c'est le Cap Caxine et son phare, au bout d'une longue allée droite bordée de plantes, dominant la mer. Du haut de ses 22 mètres, assis sur une bâtisse à un étage, il a un feu portant à 65 milles et guide les bateaux venant d'Espagne ou du Maroc. Ses éclats se réfléchissent la nuit à travers les persiennes donnant sur la mer. Monsieur Tournon Claude le dirige.
Avec les légumes, la vigne fait son apparition sur les coteaux en contre-bas de la forêt, derrière les haies de roseaux ou de diss, et les nombreuses norias font leur bruit métallique répété à l'infini.
Un peu plus loin, c'est l'arrêt de Saint-Cloud, avec les établissements Grisa et son groupe de villas surplombant la mer, Les falaises de calcaire bleu, tranchent avec le bistre des rochers de bord de mer.
Guyotville apparaît alors, au bout de la longue ligne droite qui longe la dentelle des rochers du bord de mer, laissant à gauche le cimetière et ses tombes. Et voici l'entrée du village, l'ancienne gare, la Makanghia, les écoles et enfin l'arrêt face au Monument aux morts. Deux autres arrêts suivront, place Marguerite et Docks. Saoulés par le trajet, les personnes descendent enfin, certains prenant une dernière anisette dans l'un des cafés, éparpillés dans le village.

jeudi 15 juillet 2010

GALOUFA, L'ATTRAPEUR DE CHIENS

On trouve l'origine de ce nom dans le roman de P.Achard "Salaouetches".
C'était le nom propre d'un attrapeur municipal de chiens errants: par extension tous les attrapeurs de chiens ont été surnommés GALOUFA.
Galoufa tirait une charette à bras dans les temps anciens, remplacé par une hippomobile et ensuite par une voiturette.
Galoufa passait la journée à arpenter les rues de la ville et des quartiers à la recherche des chiens errants. sous les quolibets d'une foule d'enfants bruyante et indisciplinée
Lorsqu’il  localisait la bête, Galoufa s’approchait de l’animal à pas de loup, son lasso dissimulé derrière son dos. Il  projetait, alors, son piège sur l’animal en lui enserrant le cou! Un combat de force s’engageait.  L'attrapeur de chiens n'en était pas à son coup d'essai. Il faisait monter sa proie dans la cage après lui avoir passé le manche du lasso autour du cou. Il tirait sur l'espèce de corde à noeud qui lui enserrait le cou pour que l'étranglement oblige le chien à se calmer et reprendre ainsi   son souffle. Le cri des enfants associés aux aboiements faisait de chaque capture une épopée .
 "Galoufa saisissait alors sur le sommet de la voiture un nerf de bœuf terminé par une chaîne de fer qui coulissait par un anneau le long du manche. Il avançait du pas souple, rapide et silencieux du trappeur vers la bête, la rejoignait, courait vers lui avec une brusque et étonnante vélocité, et lui passait autour du cou son arme qui fonctionnait alors comme un lasso de fer et de cuir. La bête étranglée d'un seul coup, se débattait follement en poussant des plaintes inarticulées. Mais l'homme [la] traînait rapidement jusqu'à la voiture, ouvrait l'une des portes-barreaux et, soulevant le chien en l'étranglant de plus en plus, le jetait dans la cage en ayant soin de faire repasser le manche de son lasso à travers les barreaux……….."

mercredi 14 juillet 2010

LA LANGUE DE CHEZ NOUS

DESSUR : Union libre entre l’adverbe « dessus » et la préposition « sur » que le pataouète il a marié comme s’il était une agence matrimoniale.
« Paulo, mets ton pardessus par dessur le pull, tu vas attraper la crève!"
DJAMENEK : La version pataouète de ce mot arabe ça pourrait être « comment tch’étais, comment tc’hes devenu »
DJARB : Oncle Picsou il est djarb au possible.  Radin pour deux sous et même pour trois sous ! C'est normal y s'appelle Picsou.
DERMAH: C’est quand y fait sombre que rien on voit .
« c’est dermah chez toi ! Ouvre un peu la lumière va. C’est ramah ! »
DJENONE : prononcez djnone : Le diable en personne !Qui rouspète sans arrêt, qui crie, qui hurle !
"Spéce de djnone tu vas t’arrêter de crier, ouais ! "
DOBZER: Battre en pataouète ! Donner une tannée, une tléra que toute sa vie çuila qui la reçoit,  y s’en souvient.
ENGANTCHER: S’accrocher au gantcho que nous autres on lançait dans la méditerranée pour pêcher :
« les tchelbas elles se mettent pas de gants pour s’engantcher »
ECHAPPE : Aux billes, aux tchap’s ou aux noyaux, ça lui échappait au moment de lancer. Alors pour pouvoir rejouer, y disait « bonne échappe » avant que son adversaire y crie « pas bonne échappe ». c’est ça qu’on appelait l’échappement libre !
ELESCA: C’est le Banania du pataouète. La publicité concoctée par Sacha Guitry « L’elesca c’est exquis » elle claquait sur tous les murs d’algérie
ENVELOPPEMENT : Nos mères c’était les reines de l’enveloppement et des ventouses. Une vieille serviette chauffée imbibée d’alcool à 90 degré sur la poitrine, et le docteur y restait chez lui.

A SUIVRE......

Lettre ouverte de François Léotard à Ahmadinejad

Monsieur le Président Ahmadinejad,
Franchement, en commençant cette lettre, je n’avais pas envie de vous appeler de cette manière. Ce titre implique en effet un minimum de respect. Je le fais néanmoins parce que c’est vous qui vous exprimez au nom des Iraniens.
Sur les photos, je vous vois devant des foules, des visages, des mains levées. Sans doute peut-on y deviner une forme d’enthousiasme, en tout cas d’adhésion. Nous avons, en Europe, connu ces foules. C’était un mauvais moment pour nous. Une période tragique dont nous continuons a porter la honte et I’angoisse. L’un des peuples les plus cultives du monde, un peuple qui avait élevé à un haut degré la philosophie, la musique, la poésie, la science, un peuple qui avait étonné ses voisins par son rayonnement, avait sombré dans la haine, la folie raciale, I’ignominie.
Des dizaines de millions d’individus ont subi, dans leur chair, leur culture, leur dignité, cette étrange barbarie qui se voulait un ordre nouveau. Ce furent d’abord les propres ressortissants de cet Etat, des Allemands, puis peu à peu les autres, tous les autres… On appela cette folie une guerre mondiale. Mais ce fut surtout une guerre contre ce qu’il y avait d’hu­main en nous. Les livres furent brûlés, les enfants dépor­tés et assassinés, les intelligences brisées. Tout ce qui fai­sait I’honneur de I’homme fut piétiné. Et puis…
Et puis, j’en viens a vous : une partie de l’espèce humaine, le peuple juif, fut destiné à l’enfer. Oh, je vous le concède: une petite partie. Ce n’était ni les plus nombreux ni les plus riches, ni même les plus influents. C’étaient des hommes et des femmes qui avaient porté très longtemps et très loin leur foi, leurs questions sur le monde, sur Dieu, sur la nécessité de vivre ou de souffrir, sur le bonheur d’ai­mer.
Généralement ils fréquentaient les livres. Ils refleurissement beaucoup. Ils ne comprenaient pas bien pour­quoi on ne les aimait pas, pourquoi on les appelait des «sous-hommes », des Untermensch, pourquoi on les considérait comme des insectes… Ils furent pourchassés dans toute I’Europe, pendus, fusilles, brulés…
Vous savez parfaitement tout cela. Mais je I’évoque devant vous pour trois raisons au moins :
La première, c’est que nous (je dis « nous », c’est une façon de parler) n’accepterons pas que ça recommence. Je ne suis pas juif mais les Juifs sont, comme les Perses, mes frères en humanité.
La seconde, c’est qu’ils ont le droit, comme vous, comme moi, d’avoir une patrie. Que ce soit la France ou Israël ne change rien à I’affaire.
La troisième raison ne vous plaira pas. Mais tant pis : ce qu’ils apportent au monde (et probablement c’est cela que vous voulez rayer de la carte), c’est une conception de I’homme et de son destin, qui a enrichi plusieurs siècles de civilisation, et qui fait honneur au peuple juif comme I’Etat d’Israël.
Monsieur le Président, vous avez le droit d’être natio­naliste. Vous avez le droit d’être fier de I’histoire du peuple perse. Vous avez le droit d’être croyant et de prier le Dieu « clément et miséricordieux », comme il est dit au début de chaque sourate du Coran. Vous pensez avoir le droit de voiler les femmes, de torturer les oppo­sants, d’emprisonner les journalistes qui vous contredi­sent, de condamner à mort des enfants mineurs, de persécuter vos minorités. Mais vous n’avez pas le droit de porter sur Israël le regard trouble, imbécile et hai­neux qui accompagne vos discours. Car il me semble que vous haïssez dans cet Etat la libre parole, la diversité des partis, le rôle de l’opposition, I’indépendance de la justice, la recherche universitaire et sans doute aussi… le courage. C’est-à-dire tout ce que nous som­mes en droit d’admirer.
Les hommes qui ont organisé la réunion de Wannsee ou fut décidé l’anéantissement des Juifs d’Europe sont tous morts aujourd’hui. Naturellement, comme chacun d’entre nous, vous suivrez ce destin.
Je souhaite seulement que pour vous-même, pour le peuple perse, pour les jeunes enfants d’Iran ou d’Israël qui vous survivront, il ne vienne à personne l’envie d’al­ler cracher sur votre tombe.
François Léotard.

lundi 12 juillet 2010

VIVA ESPANA

LES PETITS SONT CHAMPIONS DU MONDE
Enfin, la vérité est sortie des stades sud-africains! Les mastodontes, les sprinters, les colosses aux pieds d’argile se sont inclinés face aux « PETITS » espagnols.
Quel soulagement, cette démonstration de l’intelligence qui veut qu’un ballon ira toujours plus vite qu’un joueur, fut-il le plus rapide et que faire courir ses adversaires est moins fatigant que courir soi-même après le même ballon.
Le grand monsieur que fut Pierre Ponsetti, éducateur de premier ordre qui fut en son temps un joueur de l’équipe tricolore nous disait cette vérité première
« Tant que le ballon est dans les pieds de ton équipe,  l’adversaire ne marquera jamais de but. » Et il nous apprenait à conserver le ballon par petites passes. L’école de Johan Cruyff ne préconisait pas d’autre jeu. A son époque, les joueurs de Hollande, Ajax et Feyenoord nous régalaient.
Autres temps, autres moeurs, la finale fut hélas une succession d’agressions néerlandaises sur les « Petits » espagnols. On comprend pourquoi le divin hollandais avait fait des ibériques ses favoris.
Une fois n’est pas coutume : David a vaincu Goliath.
Merci aux Iniesta, Xavi, Pedro, Xavi Alonso, Fabrégas, sans oublier Pujol, Piqué, Casillas, Ramos etc.....
Au nom de tous les amoureux du football que certains ont bafoué, (suivez mon regard)
MERCI ET VIVA ESPANA

dimanche 11 juillet 2010

LES MENSONGES DU HAMAS

Dans sa chronique dans le quotidien égyptien Al-Yousuf Rooz, datée du 29 juin 2010, Mohammed Hamadi a donné des statistiques prises sur un site internet montrant que le Hamas, malgré tous les discours au sujet d'un siège sur la bande de Gaza, et contrairement aux affirmations selon lesquelles l'Egypte joue un rôle en affamant le peuple palestinien, prouvent qu'il n'y a pas de pénurie, que de nombreux biens sont disponibles, que l'offre est supérieure à la demande - et que par conséquent, que produire des volailles et de la viande de bœuf revient à meilleur marché qu'en Egypte.
Il a conclu que la vie en état de siège à Gaza est plus facile que celle en Egypte, et que le peuple se satisfait d'un tel siège.
Extraits traduits de l'article:
Le Hamas s'est "tourné vers la résistance en ligne et vers les médias"
«Après que le mouvement du Hamas ait abandonné la véritable résistance, il se tourne désormais vers la résistance en ligne et vers les médias. L'un des nombreux sites du Hamas a publié un important rapport comparant les prix des marchandises et des produits en Egypte et dans la bande de Gaza.
«Le rapport indique que :
Un kilo de pastèque à Gaza vaut moins d'une lire égyptienne, tandis qu'en Égypte, il en coûte plus de deux lires, un kilo de tomates à Gaza vaut moins d'une demi-lire, tandis qu'en Égypte il coûte 1,5 lire, un kilo de pommes de terre à Gaza vaut une demi-lire, tandis qu'en Égypte il coûte deux lires, un kilo d'oignons dans la bande de Gaza vaut une lire, tandis qu'en Egypte un kilo d'oignons est de 1,5 lires, un kilo d'ail dans la bande de Gaza est de 10 lires, tandis qu'en Egypte, il est de 15 lires.
«Un kilo de poulet en Egypte est de 20 lires, et dans la bande de Gaza il coûte seulement 10 lires.
Le prix moyen d'un kilo de viande bovine en Egypte est de 60 lires - alors que dans la bande de Gaza "assiégée" il ne vaut que cinq lires. Un plateau d'oeufs en Egypte est de 19 lires, tandis que dans la bande de Gaza, il est à seulement 10 lires. "
Cette comparaison des prix entre l'Egypte et Gaza, qui est "assiégée" depuis trois ans, comme on dit, montre que la vie "en état de siège" est moins chère, plus pratique et plus facile ...

"Alors de quel siège parlent-ils?
 Est-ce le siège qui provoque la baisse des tarifs? Et de quelle façon les biens et marchandises circulent-ils à profusion, malgré ce siège?
"Ces questions ne sont jamais posées et le 'Hamas n'apporte aucune réponse à cet état de fait, mais ils s'adressent à tous les partisans du Hamas en Egypte qui ne se gênent pour dire que l'Egypte a trahi la cause palestinienne et affame le peuple palestinien sans défense sous "le siège oppressif" de Gaza.
"Si la vie est ainsi dans la bande de Gaza "assiégée", alors le peuple égyptien, qui a été soumis a des envolées de prix phénoménales et qui consacre une partie de ses maigres revenus pour sauver les habitants "assiégés" de Gaza, qu'ils (les Egyptiens) prient donc Allah pour qu'Il les frappe, eux aussi, d'un siège qui permettra une baisse des prix et ainsi donnera la possibilité à chaque citoyen lambda d'acheter des oeufs, de la viande et de la volaille comme peuvent le faire les habitants de Gaza! "
Al-Yousuf Rooz, Mohammed Hamadi

KOUBA LA VILLE DE FERNAND SASTRE

Il est vrai que pour les Algérois, Kouba était un havre de paix et de villégiature.
Kouba titre son nom du mot "Koubba" qui signifie coupole, dôme.
Hadj Pacha, qui exerça l'intérim du commandement de la Régence, avait bâti, en 1545, une mosquée surmontée d'une coupole (Koubba). Cette mosquée était située non loin de l'emplacement de l'Eglise actuelle, et avait été transformée en Chapelle lors de la création du Grand Séminaire. Elle fut démolie, plus tard, lorsqu'on dût procéder à la construction de l'Eglise.
L'origine de Kouba se rattache aux premiers mois de la conquête.
Pour couvrir la Capitale, on établit aux environs d'Alger, deux camps retranchés, dont un fut Kouba, l'autre Dély-Ibrahim (1831). Ces deux camps donnaient accès à la Mitidja : l'un par l'oued Kerma ; l'autre, par Douéra.
On accédait à Kouba, non pas par la partie basse longeant la mer ; mais par les sommets, par Mustapha-Supérieur, par l'actuel Ravin de la Femme Sauvage, pour aboutir au village indigène, appelé aujourd'hui le "Vieux Kouba".
Sur l'emplacement de ce village indigène, près du camp retranché, on construisit un nouveau village, et on y installa vingt-trois familles allemandes (1832). Ces émigrants étaient au Havre et devaient se rendre en Amérique mais une circonstance fortuite les fit diriger sur Alger.
Les travaux préliminaires de ce village furent commencés en 1832. Chaque famille reçut environ quatre hectares de terre, des semences, des outils, des vivres et même de l'argent. Cette tentative n'eut aucun résultat favorable ; presque toutes les concessions attribuées furent abandonnées.
En 1835, l'Administration combla ces vides en donnant ces terres délaissées à des colons français qui avaient déjà fait de la colonisation dans la Mitidja où ils avaient été dépouillés par les indigènes. Ces nouveaux arrivants, trouvant à Kouba la sécurité et un village bien construit, se mirent au travail avec ardeur.
Ce furent ces derniers qui plantèrent les premiers cépages de vigne du Roussillonnais. Les résultats furent excellents et ils trouvèrent de nombreux imitateurs.
Quelques Français d'origine avaient acheté de vastes concessions.L 'un d'eux, homme d'initiative en matière de colonisation, avait loti ses terres et les avait louées, dans de bonnes conditions, à des Mahonais, gens de vie sobre, accoutumés aux travaux de la terre et durs à la peine.
Le succès devait couronner cette tentative. I1 y avait à Kouba, en 1844, sur un territoire un peu plus étendu qu'il ne l'est aujourd'hui, une quarantaine de fermes.
Kouba fut érigée en commune de plein exercice le 31 décembre 1836.
La première école fut créée, au Vieux Kouba, en 1841.
En 1848, le général Cavaignac céda à Monseigneur Pavy, deuxième Evêque d'Alger, les terrains occupés par une partie du camp, pour y créer son Séminaire.
En 1851, une maison du village fut aménagée en Eglise ; Monseigneur Pavy en fit la bénédiction solennelle le 9 novembre de la même année.
En 1890, Monseigneur Lavigerie céda une partie de la propriété du Séminaire à la Commune de Kouba, pour la construction de nouvelles habitations et c'est sur partie de ces terrains qu'a été édifiée l'Eglise actuelle St Vincent de Paul qui fut inaugurée le 3 avril 1892.

Un village charmant
Kouba est placé en avant de l'Atlas dont il est séparé par la riche plaine de la Mitidja, planté sur un des derniers mamelons des collines du Sahel, à 127 mètres d'élévation.
Il occupe le centre du golfe que ferment à droite, le cap Matifou et, à gauche, la ville d'Alger.
Par devant, des pentes douces, parsemées de villas et ombragées d'arbres toujours verts, descendent vers le rivage. Au delà, c'est l'immense étendue d'une mer bleue, sillonée de navires, le ciel profond de l'Afrique, le large cercle d'horizon où ils se confondent dans le même azur, et derrière lequel les yeux et le coeur cherchent le rivage de la Mère Patrie.
Kouba est certainement un des plus beaux villages du département d'Alger. Reprenons ce qui disait Emile Gaudet en 1931: "La vue s'étend sur la merveilleuse baie d'Alger dont le panorama est véritablement admirable, sur la plaine de la Mitidja et sur les montagnes de Tell.
Les environs sont charmants : ce ne sont que vignobles, cultures maraîchères, jardins particuliers fleuris et embaumés. On peut, par des sentiers couverts et de nombreuses routes, se diriger vers les jolis centre environnants : Birmandreis, Birkadem, le Gué de Constantine, Maison-Carrée et Hussein-Dey.
Le climat y est excellent, dépourvu d'humidité et très recherché, pendant la saison chaude, par les Algérois, Kouba peut également rivaliser, pour la saison d'hiver, avec les plus fameuses stations hivernales.
En raison des nombreux avantages signalés ci-dessus, Kouba, par sa situation, son panorama, ses abords merveilleux, pouvait prétendre à devenir un centre climatique et touristique de premier ordre, bien fait pour captiver l'attention et la sympathie tant des Français d'Algérie que des nombreux étrangers qui viennent, chaque année, visiter nos régions.
Kouba possède des vignobles importants dont les vins sont très réputés. Un commerce important de primeurs y est fait".
De nombreuses sociétés étaient implantés à Kouba.
Allumaf (allumettes) Latraf et Cablas pour les cables, les boîtes métalliques J.J. Carnaud, la fonderie Becarel, la Tuilerie Coste, la poterie Mosti et la briquetterie de l'ancien maire Caraillol. Le chateau d'eau, réservoir d'eau d'Alger était voyant mais fondamental.
La ville de Kouba comptait 1339 habitants en 1878. Lors du dernier recensement de 1954 diffusé en 1958, la population était de 20749 habitants. Elle devait atteindre 25 000 âmes en 1962.
Devenue le 8è arrondissement du Grand Alger, la ville s'était agrandie et modernisée. Le développement le plus spectaculaire s'effectua du côté Sud-Est dans la partie dite du Bois de chez Sastre avec la construction du lotissement Ben Omar, du nouveau Lycée de jeunes filles, de la cité Nobleterre.

Sports et loisirs
Début août, chaque année, on venait de loin assister à la fête du village, place de l'Olivier.
La maison Ruggieri y faisait un feu d'artifice avec sujets articulés réputé dans toute l'Algérie, sur les marches de l'Eglise.
Régulièrement, le palmier proche prenait feu et par temps humide, plusieurs fusées faisaient Tchouffa.
Une grande fête foraine animait ces journées.
Deux grands cinémas Le Rex (fondé dès 1930) et l'Elite présentaient les dernières productions.
On notera avec amusement deux clubs ayant pour but de faire connaître le bien vivre à Kouba le TPLG (Tout Pour La Gueule) et le club des 13 organisant bals et fastueux repas.

De nombreux sports faisaient le renom du village. En boxe, il faut citer Mario Giner en coq ou Khellil en poids léger.
Le Concours Martini en jeu national était certainement le plus grand concours de boules d'AFN. 1 200 quadrettes animaient cette manifestation organisée par M. Ballester dépositaire local de Martini.
Le basket avait été fondé à Kouba dans les années 37 par Mr Barthelet instituteur. Avec l'aide des paras de l'armée de l'air proche possédant une belle équipe Kouba se fera un nom grâce à l'action de Peres et surtout son équipe féminine avec en pilier Odette Aureille future épouse Spaggia.
Quant au foot, dès 1927 un groupe de copains s'entrainent sur le stade du vieux Kouba qui ressemble plus à un champs labouré. Il s'agit de Vincent Rami, Louis Ramis, Edmond Brizzi, Georges Camera, Albert Hansberger, Adolphe Di Bert. Ils créérent le FCK (le Football Club Koubéen). Le pharmacien Narbonne (délégué financier aux Assemblées Algériennes) dans les années 40 transforma le FCK en ASK (Association Sportive de Kouba) afin d'y regrouper plusieurs disciplines. C'est au sein de l'ASK que Fernand Sastre, fils de Kouba, fera ses premières armes, accompagnant des équipes, secrétariat, déplacements... Il y découvrira ce qu'est un club, véritable service public vis à vis des jeunes.
Secrétaire du club, Monsieur Jouve se dévouera sans compter. Un grand joueur marquera Kouba : Loulou Martinache qui sera sélectionné pour les J.O. en tant que goal. Signalons son frère surdoué en toutes disciplines, sportives et artistiques.