mardi 30 novembre 2010

HANOUKKAH -HANOUCCA- FETE DES LUMIERES

Hanouka, appelée également « fête des lumières », est une très grande fête pour les adeptes de la religion juive. Considérée comme l’équivalent du Noël chrétien, cette célébration symbolise la résistance spirituelle du judaïsme à l’hellénisation (la soumission au pouvoir grec) forcée.
Selon l’histoire, Hannouca commémore la victoire des Juifs contre les Grecs, au IIème siècle avant J-C.
En effet, à cette époque, les juifs Hasmonéens avaient été assiégés par les grecs Séleucides.
Ces derniers, n’acceptant pas leurs pratiques religieuses, avaient pris possession du Temple de Jérusalem, lieu sacrée du Judaïsme.
Pendant 3 longues années, les juifs ont donc été persécutés par le peuple occupant. Mais le grand prêtre Mattathias, envoyé par Dieu, a monté une résistance avec ses fils, les Hashmonaïm.
Après une lutte acharnée, les juifs réussirent à reprendre possession de leur Temple.

Mais d’où vient le nom de la la fête des lumières ?
On raconte que lorsque les juifs victorieux allumèrent le candélabre (chandelier) – dont le restant d’huile ne permettait que quelques heures de combustion – pour éclairer le Temple, la flamme brûla pendant 8 jours sans s’éteindre. C’est donc en mémoire de cette victoire et de la symbolique de ces 8 jours de lumière offerte par Dieu que fut créée la fête d’Hanoucca.
Les 9 bougies d’Hanoucca
Ainsi, dans toutes les maisons, durant ces 8 jours de décembre, vous pouvez apercevoir la douce lueur des bougies à la tombée de la nuit. Ce sont les familles qui, en l’honneur du combat de leurs ancêtres, illuminent le chandelier à 9 branches afin d’apporter la lumière dans leur demeure.
Les neuf mèches de laine sont trempées dans l’huile d’olive et doivent être allumées tous les soirs pendant au moins ½ heure.
Chacune des bougies a une signification bien précise :
la 1ère bougie représente la Hanoukyia.
La 2ème, la lumière.
La 3ème, le miracle.
La 4ème, Shabath.
La 5ème, l’héroïsme.
La 6ème, la langue hébraïque.
La 7ème, la solidarité juive.
La Huitième, la Paix.
Et la 9ème bougie, le Shamash qui signifie « le serviteur ».
Ce chandelier doit être placé sur le bord des fenêtres afin de faire connaître au plus grand nombre l’histoire de cet épisode héroïque et du miracle lumineux.
Bon Hanoucca à toutes et à tous !

lundi 29 novembre 2010

LE SPORTING CLUB ALGEROIS "LE FAMEUX SPARDEGNA"

Le Sporting Club Alger voit le jour en 1927 sous la présidence de monsieur Gouin. Le club attire immédiatement de nombreux « footeux » car en ce temps là, le football est le sport numéro 1. Cette race de jeunes gens qui pratiquent le sport au grand air trouve là matière à se dépenser sans compter. Habitués à se confronter au cours de rencontres inter quartiers, la jeunesse de Bab El Oued se prend au jeu et très vite, le nombre de candidats à l’équipe fanion dépasse les prévisions les plus optimistes. Tant et si bien qu’une formation réserve voit le jour. La relève est prête.

Club familial par excellence, le SCA évolue dans des couleurs bleues et blanches verticales et ne se déparera plus de ces couleurs jusqu’à l’extinction des feux de l’Algérie française.
Le stade Marcel Cerdan n’existe pas encore et tous les terrains de football font l’affaire. C’est l’époque des « bains des chevaux » qui s’ébrouaient sur la plage du front de mer face à la caserne de la Salpêtrière.
Mais le club du « SPARDEGNA », nom hérité de l’époque héroïque où les espagnols de la basseta représentaient le plus fort contingent des joueurs, s’engage dans le championnat d’Alger. Il débauche, au passage, les copains pour les entrainer dans le sillage de l’amitié sur tous les « tufs » d’Alger.
Ainsi, le « Spardégna » fort de ses attaches familiales, devint le club de Bab El Oued qui, sans faire concurrence aux ténors du football algérois tels l’ASSE, le RUA ou le GSA, réussit dans son entreprise de conquérir le cœur des habitants du faubourg.
La section basket du Sporting Club d’Alger voit le jour en 1942 chez les masculins et en 1943 pour les féminines.
Le premier président fut monsieur Manuel Carratala. Avec ses fils Roger, Fernand et leurs amis d’enfance Pierre Roubaud, Norbert Pappalardo, José Santana, Gaby Mateu et le capitaine entraineur José Babisa, ils allaient former le club phare de Bab El Oued.



L’ASSE, club voisin et néanmoins ami, déclare forfait pendant les années de guerre. N’empêche, les ex-saint-eugénoises Conception Agullo, Régine Fenech, Josette Jorda, auxquelles se joignent les jeunes Suzanne Agullo, Gilda Llader, Jeannine Santana, Huguette Rosello, Laurence Magliozzi, Renée Bijaoui et la championne Arlette Buadès ne peuvent se résoudre à ranger le ballon au vestiaire. Durant deux ans, les filles s’entrainent entre elles en attendant des jours meilleurs.

Mais le goût de la compétition les tenaille. Aussi, l’équipe de basket féminin voit le jour complétant harmonieusement la section masculine.

Le Sporting Club d’Alger grâce aux sections minimes, cadets, juniors, réserves et vétérans devint en quelques années le symbole familial du basket algérois avec plus de 100 licenciés issus du faubourg.






MANUEL CARRATALA

Le Sporting Club Algérois, le fameux spardéna, les « bleu et blanc » de Bab El Oued, des noms qui restent à jamais gravés dans les mémoires des joueurs, supporters et dirigeants du faubourg.


Au-delà, la mémoire du sport d’Algérie s’est perpétuée au sein du Sporting Club Automobile qui a vu le jour à Toulon grâce aux frères Agullo. La mémoire demeure……

YUSUF GENERAL DE FRANCE

 Né en 1808 à l'île d'Elbe, qui était française depuis 1802, il fut pris en 1815 par un corsaire tunisien, sur un bateau qui l'emmenait à Livourne pour y faire ses études.


Les parents de l'enfant Yousouf sont aux ordres de l'Empereur alors que celui-ci après sa première abdication règne sur l'île d'Elbe à l'Est de la Corse. Leur fils Joseph se rend à partir de cette île dans un établissement scolaire de la côte italienne, pour y parfaire son instruction. Sur le trajet maritime, le bateau est attaqué par des corsaires barbaresques. Enlevé l'enfant est mis en vente sur le marché des esclaves où il est acheté pour le compte du Bey de Tunis.

Le médecin français Lambert prend l'enfant sous sa protection, le fait vivre au harem et lui apprend à écrire la langue française. Il étudie également le Coran ainsi que les langues arabe, turque et espagnole. Il est destiné à être « Mamelouk » soldat-esclave dans la milice du Bey. Son prénom Joseph est transformé en Yousouf.

En raison de ses bonnes dispositions intellectuelles, il est mis à la disposition du trésorier du Bey où il remplit les tâches de secrétariat, bien que l'enfant préfère la vie de combat du mamelouk à celle de scribe.

Dans les opérations punitives, il excelle et reçoit une grave blessure au cours de l'une d'elle. Il est investi à dix-sept ans de la haute dignité de Bey de camp.

Le jeune homme devient un des personnages les plus en vue de la ville. Il fréquente assidûment le représentant de la France et se lie d'amitié avec les fils du Consul, Jules et Ferdinand de Lesseps.

Mais un soir du printemps 1830 sa vie va brutalement changer. Trahissant ses devoirs de mamelouk et de fraternelle amitié qui le lie au Bey Hoceïn, il se prend d'amour pour la fille de ce dernier Keboura. Il mérite la mort par strangulation, décapitation, pendaison ou par le suprême privilège d'être fusillé.

Le Bey juge sa fille non coupable et de ce fait, celle-ci fait savoir à son amoureux qu'il ne l'est pas, non plus et qu'il ne sera pas fusillé.

Il sera autorisé à se retirer du beylicat entouré d'une garde composée d'assassins à la solde du Khaznadar, le trésorier du Bey, qui voulait sa mort.

Les frères de Lesseps apprennent la chose et tiennent Yousouf pour un citoyen français. Ils organisent son évasion au cours d'un guet-apens où il doit être assassiné et le font embarquer sur « l'Adonis », brick du roi de France, qui rallie le 13 juin 1830, la flotte française.

Il rejoint alors l'Armée française en Algérie, participe à la prise d'Alger et à la conquête du pays.

En octobre 1830, le général Clauzel, successeur du maréchal de Bourmont, accepta les services des spahis en majorité d'origine turque, qui, avant l'arrivée des Français, constituaient l'essentiel des troupes montées du Dey d'Alger.

À ces derniers se joignirent des éléments locaux, comme les volontaires à cheval, qui formèrent le corps auxiliaire des chasseurs indigènes, rattachés aux zouaves et chasseurs d'Afrique.

Mais bientôt toutes ces formations disparates furent confiées au célèbre YOUSOUF (ou Yusuf), ce Français de l'île d'Elbe, enlevé par les corsaires barbaresques, élevé à la cour du Bey de Tunis et passé au service de la France en 1830.

Au faîte des honneurs, il retrouve ses parents à qui il répond « Je suis le fils de mes oeuvres et de mon sabre ». Il se rappelle avoir été baptisé, abjure la religion mulsumane pour ce faire catholique et se marier avec Mademoiselle Weyer qui est soeur du maréchal de logis Gustave Weyer, qu'il a décoré pour fait de guerre après la charge d'Isly. Il tenait à reprendre la nationalité française dans laquelle, il était né, et reçut cette qualité en 1839.

Cet intrépide cavalier, qui finira son extraordinaire carrière militaire en 1866 comme Général Commandant la division de Montpellier, rude sabreur et fin politique à la fois, mit ses spahis au premier rang de la cavalerie d'Afrique en les faisant participer à toutes les colonnes sous les ordres d'officiers français et indigènes particulièrement choisis.

Le nom de YOUSOUF est inséparable des premiers exploits des spahis. Il fut le véritable créateur de ce corps d'élite, le forma à son image et lui communiqua cette ardeur héroïque, cet esprit aventureux dont la tradition allait se conserver pendant cent trente-deux ans sur tous les champs de bataille de l'armée française

ZAAF, LEGENDE DU CYCLISME


Abdel-Kader Zaaf est un ancien coureur cycliste algérien (de nationalité française), né le 27 janvier 1917 à Chebli, dans la région de Blida en Algérie et mort le 22 septembre 1986 en Algérie. Il participa quatre fois au Tour de France (1948, 1950, 1951 et 1952), mais n'alla jusqu'à Paris qu'une seule fois, en 1951 où il termina 66ème au classement général. Il n'en fait pas moins partie de ceux qui ont écrit leur nom dans la légende du tour.
À partir de 1935 Abdel-Kader Zaaf figura régulièrement parmi les vainqueurs de courses d'amateurs en Afrique du Nord et en France. En 1942 il devint, avec le Vélo Club Musulman, champion de France sur route pour la première fois et put renouveler ce succès en 1947. En 1946 il devenait champion d'Algérie. Ce succès lui valut en 1948 un contrat professionnel dans l'équipe Volta, puis l'année suivante chez Duralca ; en 1950 et 1951 il faisait partie de l'équipe Terrot-Wolber puis de 1952 à 1955 de l'équipe Terrot-Hutchinson qui lui avait succédé. Comme le Tour de France à l'époque ne se courait pas par équipes de marque mais par équipes nationales et régionales, Zaaf faisait toujours partie d'une des équipes françaises (en 1950, 1951, 1952, par exemple de l'équipe d'Afrique du Nord) puisque l'Algérie était encore française.
Sa fameuse cuite
La 13e étape du Tour de France 1950 a été rendue terrible par une chaleur caniculaire, ce qui rendait le parcours très difficile. Marcel Molinès et Abdel-Kader Zaaf, tous les 2 de l'équipe Afrique du Nord avaient attaqué et avaient pris suffisamment d'avance (jusqu'à 16 minutes) pour aller jusqu'à la victoire qui devait se disputer au sprint. Étant parvenu à lâcher Molinès, Abdel-Kader Zaaf, assoiffé, pris un bidon que lui présenta un spectateur sur le bord de la route. Malheureusement pour lui, ce bidon contenait du vin. Le résultat ne se fit pas attendre, ce fut l'assommoir pour le coureur qui, après s'être désaltéré, et légèrement titubant, reprit son vélo et repartit dans le sens inverse de la course. Marcel Molinès désormais seul poursuivait sa route et atteignit la ligne d'arrivée quatre minutes trente avant le peloton de poursuivants comprenant Stan Ockers et Ferdi Kübler.
Cette histoire fit le bonheur des salles de rédaction, avec pour conséquence qu'il fut invité de nombreuses fois aux critériums qui suivaient le Tour. Encore au début du 21ème siècle, il n'y a aucun commentateur du Tour qui renonce à raconter cette anecdote. Il s'agit d'une version qui a été longtemps colportée mais qui est totalement fausse. La vérité est que Zaaf qui était musulman pratiquant ne buvait pas de vin. A cause de la fatigue, de la chaleur et surtout des amphétamines il a été victime d'un malaise et il s'est écroulé au bord de la route. Des vignerons qui se trouvaient là l'ont adossé contre un platane ( il existe une photo) et comme ils n'avaient pas d'eau sous la main l'on aspergé avec du vin. Zaaf ayant retrouvé ses esprits enfourcha sa bécane et repartit en sens inverse jusqu'à ce qu'il rencontrât la voiture balai. Il sentait épouvantablement la vinasse. D'où la légende. Ce personnage pittoresque devint extrêmement populaire. L'année suivante il termina lanterne rouge du Tour et sut très habilement exploiter cette dernière place qui lui permit d'être invité dans de nombreux critériums d'après-tour.

Chaque année, de 1948 à 1955, Abdel-Kader Zaaf gagna plusieurs étapes dans des circuits et plusieurs courses. 1950 fut sa meilleure année avec au total neuf premières places. Il emporta des victoires entre autres au Tour d'Algérie, au Tour du Maroc, au Tour d'Afrique du Nord, au Circuit de la Côte d'Or et à la Ronde des Champions. Au tour du Luxembourg de1951, il termina l'étape préliminaire à la deuxième place. On le vit aussi au départ du tour de Suisse en 1950, de Paris-Bruxelles en 1951, et en 1952 aux six jours de Dortmund. Il remporta au total 27 victoires.

dimanche 28 novembre 2010

LE MASSACRE DES CHRETIENS EN ORIENT

Lorsque les musulmans crient à "l'islamophobie" sur les terres d'Occident qu'ils ont envahies, pour un minaret, pour une caricature, pour une parole, entre temps, sur leurs terres (conquises par le sabre et les bombes), ils spolient, ils humilient, ils brûlent des lieux de culte, ils pratiquent l'esclavage, ils lapident, ils coupent des têtes et des mains, ils transforment les pierres tombales en latrines, quand ils ne massacrent pas aveuglement des innocents.
Pour commencer, 900.000 juifs ont été chassés, spoliés, souvent rescapés de précédents pogroms et massacres, des terres d'Islam.
Aujourd'hui celles-ci sont vidées de leurs juifs qui souvent étaient là depuis des millénaires comme en Afrique du Nord, bien avant l’arrivée des arabes, comme en Irak, avant l'arrivée des sabreurs de têtes, ou comme en Perse avant la soumission au statut de Dhimmis et d’otages de la politique exterminatrice du régime islamiste, auxquels le pouvoir fait dire ce qui l’arrange.
Cette communauté israélite d'Iran n'est que le résiduel d'ancêtres exterminés aux 3/4 lors que la conquête islamique de ces terres zoroastriennes.
L'Islam, pour commencer, a massacré les Juifs de la péninsule arabique et au fur à mesure de la conquête islamique, les gens du livres ont été convertis de force, massacrés ou soumis.
L'Islam a tué le Judaïsme sur ces "terres" et cela n'a rien à voir avec le conflit qui est imposé à Israël au Proche-Orient : cela dure depuis 14 siècles.

Et c'est maintenant au tour des Chrétiens.
Le cynisme des prélats pendant le dernier synode (lire L'affaire du Synode) et de la communauté musulmane dans son ensemble qui se tait face à ces pogroms organisés et face à la souffrance de ces chrétiens dans les pays arabo-musulmans, est abject.
Les musulmans "modérés" qui, avec courage, tentent de dénoncer cet état de fait se voient immédiatement menacés, sinon éliminés dans le silence absolu de nos bonnes consciences.
On me dira que les principales victimes des attentats islamistes sont les musulmans eux-mêmes en Irak, au Pakistan, ou ailleurs.
Je répondrai : exact, la masse musulmane se tait, à peine si elle condamne, les adeptes de cette idéologie sanguinaire se massacrant entre eux.
Alors, imaginez donc le sort des "infidèles", des "associateurs", ou de ceux qui sont considérés comme des "singes" ou des "porcs", sublimes insultes...
Les Occidentaux se vautrent comme des serpillières - en partie pour le pétrole et pour leurs intérêts - devant ces sans foi ni loi, et font une fixation sur les seuls "palestiniens" et sur Israël qui a le malheur de n'être pas un dhimmi, oubliant toutefois le calvaire des darfouri, des chrétiens du Nigéria, des coptes, ou de tant d'autres qui ont le malheur de ne pas être musulmans et sont chassés ou massacrés allègrement.
Paradoxalement, si l'on peut dire, les seuls chrétiens d'Orient qui sont libres et respectés aujourd'hui, le sont... en Israël !
Même au Liban, ils sont menacés et le seront toujours plus par cette plaie qu'est le "Hezbollah" et son parrain génocidaire.
Demain il n'y aura plus de chrétiens en Orient......... et peut-être même ou presque certainement à l'allure où vont les choses, il n'y aura plus de chrétiens en Occident !
Et cela ne semble gêner personne !!!

Pour nous, pieds-noirs et musulmans fidèles à la France, qui avons subi le terrorisme du FLN pendant 8 ans, cela ne nous apprend rien de nouveau, et nous savons fort bien ce qui attend l'Occident, l'Europe, la France...
Quant aux autres qui ne veulent pas voir la menace... tant pis pour eux, pour leurs femmes et pour leurs enfants.... ils l'auront voulu... et c'est déjà trop tard... à moins d'un miracle !

ORAN PAR MIREILLE ATTIAS - 4 -

LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE ET L'OPERATION TORCH

Le 19 juin 1940, l'armistice est signé entre l'Allemagne et la France. Le 17 juin, Pétain avait formé son gouvernement. L'armistice qui ampute la France de sa capitale et des deux tiers de son territoire lui laisse le contrôle de ses colonies et des protectorats.

Les Français d'Afrique du Nord sont en général solidaires de la politique du Maréchal Pétain. Ils voient en lui le héros de la Grande Guerre. Cette auréole ne manque pas d'aggraver la situation des Juifs d'Afrique du Nord . La population musulmane ne peut que baigner dans l'ambiance ouvertement collaboratrice qui prévaut ici.

C'est de sa libre initiative, sans y être contraint par des pressions allemandes que Vichy promulgue les lois raciales de 1940 et abroge le décret Crémieux. Les lois anti-juives de cette époque sont d'inspiration française. La notion de race est même étendu à certaines catégories de juifs épargnés par les lois de Nuremberg.

En mars 1941, le Commissariat aux Affaires Juives est chargé de l'application des lois raciales avec pour mission d'éliminer l'influence juive de tous les domaines de la vie publique. Ces lois visent à l'élimination physique des Juifs autant qu'à l'effacement de l'influence culturelle du judaïsme. Aux yeux des antisémites, il ne s'agit rien de moins que de défendre la race française contre l'invasion juive. Les Juifs algériens perdent leur citoyenneté et ne peuvent plus l'obtenir, à moins d'être titulaires de décorations décernées durant la première Guerre Mondiale.

Les Juifs sont alors exclus des professions d'avocats, de médecins, du domaine des assurances, des transactions immobilières et de l'enseignement, à l'exception des écoles confessionnelles et de celles de l'Alliance Israélite Universelle. En août 1941, le nombre d'étudiants juifs est limité à 3% . Pour le second degré, il est de 7% en 1942-43. Les juifs sont également exclus des Organisations de Jeunesse.

Pour faire face à l'épreuve, sous la direction du rabbin Eisenbeth, dès le 9 janvier 1941 est créé un comité d'études, d'aide et d'assistance. Des écoles privées sont ouvertes pour accueillir les élèves exclus de l'enseignement public. A Oran, André Bénichou, professeur de philosophie, contacte des enseignants juifs et non-juifs. Il demande à son ami Albert Camus d'assurer des cours de français. C'est pendant cette période que le grand écrivain situe " La Peste ".

Le 20 janvier 1942, la solution finale est décidée à la conférence de Wandsee.

Les Juifs d'Algérie font alors connaissance des camps de travail, très efficaces aux yeux des agents de la Gestapo qui les visitent au début de 1942. Il semble même que le Gouverneur Général d'Algérie, Chatel, aurait préparé des étoiles jaunes pour distinguer les juifs désormais voués au programme de la "solution finale".

Face à cette situation, les juifs comprennent vite qu'ils n'ont pas d'autre possibilité que de résister et ils s'organisent aux côtés de la Résistance, née de l'appel du Général de Gaulle. A Oran, un groupe d'universitaires crée un réseau dirigé par les frères Pierre et Roger Carcassonne auxquels se joignent Henri de la Vigerie et le Père Cordier. A la fin de 1942, la Résistance en Algérie est suffisamment forte pour avoir une influence décisive sur le cours de événements. Elle va décider les USA à libérer l'Afrique du Nord.

Depuis août 1942, les Anglais préparent "L'Opération TORCH"; cette opération prévoit d'attaquer les Allemands sur leurs arrières tandis que la Résistance française doit les harceler. Le Commandement des Armées alliées s'installe à Gibraltar, tandis que le Commandement de la Résistance est au domicile du professeur Aboulker, 26 rue Michelet à Alger.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, les résistants sont à leur poste. Si à Alger tout se passe bien, si les pertes y sont minimes, il n'en va pas de même à Oran.

Les Américains, débarqués à Arzew et sur la plage des Andalouses, doivent faire face aux armées vichystes . Les combats sont durs sur la route de la Sénia, sur le Murdjadjo, à St Cloud et à Aïn El Turck. Ce n'est que le 10 novembre 1942 à 11h21 qu'Oran capitule.

La résistance de la ville coûtait 243 morts à la Marine, 94 à l'Armée et 10 à l'Aviation française de Vichy. Les forces terrestres américaines avaient perdu 276 d'entre eux.

Pour beaucoup de Français, l'Algérie d'avant 1939 était une colonie. Le rôle que ce pays fut appelé à jouer après le débarquement, l'importance de la participation des combattants pieds noirs et musulmans aux côtés de leurs camarades évadés de France contribueraient à modifier l'opinion.

Sur l'initiative du Président René Cassin, le 20 octobre 1943, le décret Crémieux est remis en vigueur.

Certains soldats juifs et non juifs sont alors incorporés dans l'armée de de Lattre de Tassigny. Ils y servent dans des régiments de défense antiaérienne ou dans l'infanterie coloniale et débarquent en Corse et à Toulon d'où ils remonteront jusqu'en Allemagne. Les autres partent avec le général Juin pour Monte Cassino où bien des soldats mourront au combat sans distinction de race ou de religion.

On ne peut parler d'Oran et ignorer Mers El Kébir La première forteresse fut construite par les Maures au temps de leur domination en Espagne. Les sultans de Tlemcen y firent bâtir au XVème siècle une petite ville qui, après la chute de Grenade devint un nid de forbans. Occupée par les Portugais, elle tombe le 23 octobre 1505 aux mains des Espagnols, fut détruite plusieurs fois, reconstruite, presque ruinée à nouveau. Le fort actuel date de 1748. Occupée dès le 24 juillet 1830 par le capitaine Leblanc, commandant le brick " Le Dragon ", Mers El Kébir devient une ville française le 14 décembre 1830.

Dès lors son histoire se confond avec celle d'Oran. Toutefois, il n'est pas possible de parler de Mers El Kébir sans évoquer la triste affaire du 3 juillet 1940. Ce jour-là, une escadre britannique se présente devant la ville et somme l'amiral Gensoul, commandant de la flotte de l'Atlantique, soit de rallier, soit de se saborder. La méfiance de Churchill, qui n'avait pas voulu courir le risque de voir la flotte française grossir les forces de ses ennemis, allait causer la mort de 1297 marins français et la perte de trois cuirassés: Le Dunkerque, le Provence et le Bretagne. Seul, le Strasbourg atteindra Toulon le lendemain. Mers El Kébir provoque le retournement instantané de toute la marine française, pro-anglaise à 100% jusque là.

Après la deuxième guerre mondiale, elle devient une base navale très active aux installations souterraines importantes. C'est une petite ville française de 8 000 habitants. Concédée par bail à la France pour une durée de 15 ans, elle est définitivement évacuée en 1968.

JERUSALEM, LE DERNIER REMPART -11-

LE DERNIER OUVRAGE DE HUBERT ZAKINE

L’ISLAM CONTRE LES ISLAMISTES

L’Islam ne survivra pas à l’islamisme. Tous les jours, en Irak, en Afghanistan, au Yémen, en Indonésie et ailleurs où vivent des musulmans adeptes de l’islamisme radical, le sang rougit les trottoirs des cités. Partout où sévit l’islamisme, quel que soit le nom qu’on lui décerne, ce mouvement, issu de l’Islam, n’engendre que misère et désolation. Terreur et violence sont les maitres mots de ces musulmans radicaux qui se barricadent derrière la religion pour commettre leurs forfaits. Le plus étonnant c’est que le monde ne se mobilise que très peu contre leurs agissements. La déferlante de cette religion conquérante profite de la mansuétude ou de la peur du monde occidental. Mais, et c’est ce qui m’inquiète le plus, où sont les musulmans qui refusent ouvertement l’islam radical ? Ces musulmans modérés qui encourageraient la raison d’entrer en conflit avec les islamistes radicaux sans être, politiquement correct oblige, soupçonné de racisme et entraîneraient, à n’en pas douter, la réaction salutaire des occidentaux ? Où sont tous ces musulmans qui ont envie de vivre tranquillement leur exode momentané ou définitif dans leur nouvelle patrie sans subir les foudres d’un racisme qui ne leur est, sans doute, pas destiné mais vise les tenants d’un Islam fanatique. ? Des islamistes trop voyants, trop encombrants et trop différents du quidam occidental. Qui font peur aussi et surtout!

On ne les voit jamais manifester dans nos villes pour condamner cette armée de fous de Dieu qui défile en occident, en France, en Grande-Bretagne et même aux Etats-Unis en réclamant une autre intifada. Seules quelques personnalités du monde musulman osent se dresser contre ceux qui projettent de conquérir les pays occidentaux de l’intérieur et de remplacer les lois de leurs pays respectifs par la charia. Puisque les européens se laissent envahir par une « armée ennemie » sans se défendre et utiliser tous les moyens qu’ils ont à leur disposition pour éradiquer ce fléau, puisque les pays européens attendent qu’il soit trop tard pour intervenir, bloqués par des lois d’abandon qui ne devraient plus avoir cours de nos jours, puisqu’ils ne semblent pas mesurer le danger qui est à nos portes et croit, chaque jour, un peu plus, -l’Islam étant la religion la plus prolifique de la planète- il ne faut pas s’étonner que 30% des musulmans américains trouvent les attentats suicide nécessaires pour défendre l’Islam soit une population de près de 200 000 personnes qui espèrent voir flotter le drapeau de l’Islam sur la Maison Blanche, symbole du monde libre s’il en est. Vous avez bien lu, 200000 personnes fanatiques, presque une armée, et seulement aux Etats Unis! Il faut que tous les pays civilisés, les pays arabes les premiers, comprennent que le djihad est déjà à l’œuvre en Europe comme en Amérique. Les plus dangereux avancent masqués. En effet, de nombreux dirigeants de l’Islam modéré ont des problèmes avec la justice en raison de leur implication dans plusieurs actions terroristes. Drôle d’Islam modéré !

Les croyances de l’Islam ne nous regardent pas comme ne nous regardent pas les croyances d’autres peuples et d’autres religions mais elles nous regardent, au plus haut point, quand elles touchent aux fondements même de notre civilisation : la liberté de croire, de dire et de penser. La liberté de croire à d’autres dieux qu’Allah. La liberté de croire à d’autres dieux même s’ils sont païens. Et même la liberté de ne pas croire. Cela, les fanatiques religieux de l’Islam ne le tolèrent pas ! C’est une doctrine totalitaire réfutant toute discussion qui s’impose par la force non par le langage. Les musulmans radicaux pensent détenir la science infuse et seule la voix d’Allah leur parle de religion. Comment voulez-vous changer quoi que ce soit si la parole, leur parole et uniquement leur parole, résonne en circuit fermé? Etre musulman sans considérer que la parole du prophète est sacrée et ne souffre la moindre discussion, cela n’existe pas! En Islam, le débat n’existe pas! On naît musulman et l’on meurt musulman. La conversion au paradis d’Allah vers une autre religion est sévèrement condamnée et nul ne s’y risque sous peine de connaître la sentence des hommes. La voix de l’autre religion se perd dans les méandres du temps de l’Islam. Comment le monde peut-il respecter de tels raisonnements qui dépassent l’intelligence? Comment l’obscurantisme s’est-il infiltré dans l’esprit humain pour qu’à ce point, la raison et l’intelligence ont fui les cerveaux de l’Islam?

Les kabyles ont toujours eu d’excellentes relations avec les juifs en général et avec Israël en particulier. J’en veux pour preuve, le leader kabyle de l’Académie berbère, Mohand Arav Bessaoud qui explique : « En voulant aider de nombreux pays arabes contre le petit et vaillant peuple d’Israël, vous portez un rude coup au prestige international de l’Algérie.”

En effet, le sionisme représente l’idéal de résistance à “l’arabo-islamisme” contre lequel lutte la Kabylie. Il incarne pour une bonne part l’un des modèles les plus réussis de lutte contre l’oubli et l’extinction d’une partie du patrimoine de l’humanité. D’autres mondes se sont éteints mais le peuple juif a su résister à toutes les tentatives, et dieu sait s’il y en a eu, d’extermination. Lounès Matoub, le chanteur engagé, qui fut assassiné en 1998 répétait à qui voulait l’entendre: “le peuple kabyle est frère de tous les peuples opprimés, notamment le peuple juif victime de la Shoah”

Fort heureusement, Israël n’est pas considéré par tous les musulmans comme le grand méchant loup que la propagande arabo-islamiste voue aux gémonies. Certains ne peuvent que constater le travail entrepris depuis la création de l’état hébreu, par tous ces hommes et ces femmes qui n’ont qu’un seul et unique but, la sauvegarde de leur pays et la mise en valeur de ce petit mouchoir de terre sorti de nulle part. Quand je vois les rues d’Alger, de Kaboul, d’Alexandrie ou de Bagdad côtoyer la misère, la saleté et la dégradation des lieux, je me dis que les habitants de ces villes qui jadis resplendissaient, feraient mieux de se prendre en mains plutôt que d’attendre une hypothétique intervention de l’état providence. Rendre belles ces villes, cesser de les détruire à coups de bombes et d’attentats-suicide, se mettre au travail ne serait-ce que pour restaurer la propreté, voilà une tache exaltante pour la jeunesse musulmane qui gâche sa vie à courir après des chimères que les arabo-islamistes développent à longueur d’années. Quand se rendront-ils compte que la vie mérite d’être vécue autrement qu’en écoutant les fous d’Allah?
L’Islam politique gangrène la pensée de ces fanatiques qui en viennent à dénier le droit des femmes à posséder un cerveau. Pour Tarik Ramadan, les femmes doivent garder les yeux fixés sur le trottoir. Quand elles sortent de chez elles et, si elles sortent de chez elles! Sous un aspect respectable, Tariq Ramadan est un islamiste pur et dur. Il veut avec ses comparses que l’islam politique, la version européenne des Frères musulmans, infiltre les institutions, la société, les médias, les partis, pour pouvoir les réformer en les islamisant, pour mieux les pervertir et les amener progressivement à accepter une vision fanatique et préhistorique de la religion musulmane. Tarik Ramadan ne peut critiquer les « Frères musulmans », fondée par son grand-père, exportée, entre autres, par son père en Europe et poursuivie aujourd’hui par lui-même et par son frère Hani Ramadan.

La première déclaration des droits de l’être humain fut celle de Cyrus le Grand, roi de Perse au VIème siècle avant J.C.
--“ je n’ai autorisé personne à malmener le peuple et à détruire la ville. J’ai ordonné que toute maison reste indemne, que les biens de personne ne soient pillés. J’ai ordonné que chacun reste libre dans l’adoration de ses dieux. J’ai ordonné que chacun soit libre dans sa pensée.”

Cette déclaration devrait figurer sur la déclaration primaire du président de la république d’Iran, ex-Perse, Mahmoud Ahmadinejad. Mais autre temps, autres mœurs.

A SUIVRE.......

samedi 27 novembre 2010

EMILHENCO UNE VOIX DE LA-BAS

EMILHENCO.

Quand on sait que son pseudonyme est formé de son prénom et de son nom, il n'est pas difficile d'en retrouver les véritables... Du type méditerranéen très marqué, il a les cheveux aile de corbeau, des yeux de velours et d'épais sourcils se rejoignant curieusement, indice d'un tempérament jaloux et exclusif.

C'est le cinquième enfant de sa famille, ayant trois soeurs et un frère. C'est avec lui, plus âgé que lui, qu'il est venu à Paris, il y a dix ans. Il a toujours été fou de musique et, quand il a fait comprendre qu'il voulait entreprendre quelque chose dans cette voie, son père ne fut pas emballé, tandis que sa mère l'encouragea...
Emilhenco a d'abord longuement étudié la musique tout en gagnant sa vie comme guitariste. Puis, il a commencé à écrire quelques chansons, de la musique de films, de télévision ( " Démons et merveilles ", générique) et quelques courts métrages documentaires. Ensuite, il a donné des cours de guitare, suivant une méthode qu'il avait créée pour les jeunes et qui permet, à la fin, d'entamer l'harmonie, la fugue et le contrepoint.
Ses tout premiers débuts se firent au Georges V et à la Salle Pleyel, dans un petit groupe. Puis il est resté uniquement compositeur jusqu'à son entrée aux disques Philips. Il additionne alors tournées, télévisions et galas...
Le premier disque d'Emilhenco est composé de quatre titres aux noms très évocateurs : " J'ai envie de vivre " - " C'est sans regret " - " Prisonnier de l'Amour " - " J'ai tant cherché ".
Son passage à Bobino fit connaître ses chansons délicatement sentimentales et mélancoliques.
Interprète, EMILE s’accompagne sur scène à la guitare, son amie de toujours. De nombreuses tournées et galas l’ont conduit avec succès dans toute la France et le Canada.
Vedette exclusive de Radio MONTE CARLO , il a participé à de nombreux festivals internationaux, tels que : ORPHEE D’OR (Bulgarie), VARADERO (Cuba), SOPOT (Pologne), etc...
Il a composé des centaines d’instrumentaux exportés dans 44 pays, réalisé des musiques de films : LES BAISERS (Claude Berry), COCO LA FLEUR, MAMITO ( Christian Lara), FLICS DE CHOC...
Toujours dans le cadre de la Musique, EMILE a créé son studio d’enregistrement fréquenté par les STARS du Show business, ainsi que sa maison d’édition.


LA MEMOIRE DU FOOTBALL D'AFN








vendredi 26 novembre 2010

MON PAYS L'ALGERIE - ALBERTO STAÏFFI


ALBERTO STAIFFI POUR LA NOSTALGIE

GUSTAVE LAGER UN HEROS FRANCAIS D'ALGERIE

Fils d'industriels, Gustave Lager est né le 30 mars 1913 à Alger. Bachelier, il entre à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1931. Sous-lieutenant à sa sortie de l'Ecole, il sert au 3e Régiment de Zouaves à Constantine (Algérie) pendant six ans avant d'obtenir, après des demandes réitérées, un stage d'observateur aérien.

Observateur stagiaire à l'Escadrille saharienne n° 591 en mars 1939, le lieutenant Lager passe officiellement dans l'Armée de l'Air en juin 1939 et est affecté au Groupe Aérien d'Observation n° 585 à Sétif. Après un stage à l'Ecole de pilotage de Melun d'août à décembre 1939, il retourne en Afrique du nord à l'Ecole de pilotage de Meknès (Maroc) où il est promu capitaine. Devant être envoyé en juin 1940 au Centre d'instruction de Toulouse, il passe par Casablanca où il entend l'appel du 18 juin.

N'acceptant pas la défaite, le capitaine Lager refuse de retourner en métropole et décide, avec quelques camarades, de poursuivre le combat. Le 30 juin, ils rejoignent Gibraltar à bord de trois Glenn Martin dont un, avec à son bord le capitaine de Vendeuvre, le lieutenant Berger et les sous-lieutenants Jochaud du Plessix et Weill, est abattu par la DCA espagnole. L’appareil de Gustave Lager, dans lequel se trouvent également Pierre Aubertin et Pierre de Saint-Péreuse, se pose sans encombre à Gibraltar.

Arrivé en Angleterre le 13 juillet, Gustave Lager s'engage immédiatement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et est affecté au Groupe mixte de combat n° 1 (GMC 1). Il fait partie de l'expédition de Dakar visant à rallier l'AOF à la France libre puis, après l'échec de l'opération, il débarque au Cameroun le 8 octobre 1940. Il prend part avec le GMC 1 à la campagne du Gabon en novembre 1940.

Affecté au Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB1) comme pilote observateur, il est cité à l'ordre de l'armée pour les opérations de Koufra en appui de la Colonne Leclerc en février 1941. Il participe ensuite activement à la campagne d'Abyssinie de fin mars à juillet 1941. Le 13 mai 1941, lors de l'attaque sur Gondar, son équipage abat un chasseur italien CR 42 et il reçoit une seconde citation.

Au sein du Groupe de bombardement Lorraine dès novembre 1941, le capitaine Lager prend part à la campagne de Libye comme commandant de la 1ère escadrille du Groupe. Entre le 27 décembre 1941 et le 15 janvier 1942, avec son équipage composé du mitrailleur Edmond Jean et du navigateur Raymond Pétain, il effectue 19 missions, obtenant d'importants résultats.

Au total, il a alors effectué 49 missions lorsqu'il est affecté, en mars 1942, à l'Etat-major des FAFL à Beyrouth. Promu commandant en juin 1942, Gustave Lager est muté à la base aérienne de Rayak au Liban. En janvier 1943, il est nommé commandant de l'air aux Somalis (Djibouti) avant de rejoindre, en mars 1943, le Bataillon de l'Air n° 2 à Rayak

En juillet 1944, après une formation de 10 mois sur bombardier au Maroc, le commandant Lager rejoint à Oran, la 33e Escadre de bombardement comme commandant en second du Groupe de bombardement moyen 2/52 "Franche-Comté". Il prend part à la campagne de Sardaigne puis à la campagne de France.

Le 19 août son appareil est touché par la DCA lors d'une attaque sur les côtes françaises de Provence. Ayant sauté en parachute, il tombe en mer et ne rejoint la côte qu'au prix de longs efforts. Fait prisonnier, il est incarcéré dans un fort de Toulon où il contribue à obtenir la reddition de la garnison de 400 hommes qui se rend aux Alliés au moment de la libération de la ville. En novembre 1944, il prend le commandement du Groupe "Franche-Comté" jusqu'à la fin de la guerre qu'il termine avec le grade de lieutenant-colonel.

Il commande ensuite le Centre d'instruction sur B 26 (bombardiers) de Djedeida en Tunisie jusqu'en mars 1946 avant de poursuivre sa carrière militaire. Il commande notamment la 62e Escadre (1947-1949), avant de servir en Indochine (1949-1950) puis en Allemagne (1951-1954). Colonel en 1954, Gustave Lager commande le Groupe Aérien Tactique n° 1 en Algérie pendant quelques mois avant d'être affecté à la Base école d'Avord. En 1959, il commande la Zone aérienne d'Outremer n° 3 à Tananarive. Général de brigade en février 1962, il commande l'Ecole technique de l'armée de l'air et la Base 721 à Rochefort (Charente-maritime) puis il est nommé, deux ans plus tard, assistant spécial du commandant en chef des Forces alliées Sud-Europe. Il prend sa retraite militaire en 1966.

Gustave Lager est décédé le 2 octobre 1995 à Paris.

ROUIBA -IMAGES DU BONHEUR-









jeudi 25 novembre 2010

Addio Signora - Carlo Buti w/Translation



POUR MES AMIS ITALIENS DE BAB EL OUED

Les derniers jours d’Alger-en-France

Pour mon grand-père Messaoud dont les os blanchissent en terre algérienne

L’été soixante-deux fut décisif. C’était à prendre ou à laisser.
À prendre ses cliques et ses claques. À laisser pour compte. En fait, c’était seulement à laisser. On l’avait tellement dit et répété les derniers temps ce slogan à la mode qu’on en avait la bouche écorchée, alors « la valise ou le cercueil » on le murmurait la mort dans l’âme. Et chacun, dans le coin de sa maison encore un peu à lui, la bouclait sans mot dire. Et certains en maudissant celui qui, disaient-ils, avait tout fait pour les ruiner. L’Algérie, il leur a dôné, jurait avec l’accent de Bône (qui sera désormais Anaba) ce vieux cordonnier maltais, lui qui n’avait pas grand chose à perdre mais qui y tenait plus qu’à la prunelle de ses yeux gris, le général à la mords-moi-le, il leur a tout dôné, pitain de Manon, et il achevait de trancher dans le cuir.

Cet été-là, on voyait maints commerçants tirer le rideau de fer en baissant les bras. Eh quoi, m’sieur Cassoba, vous aussi vous partez ? persiflaient les voisins. Eh quoi, madame Portella ? Et toi, Costa, que le fils il est à l’O.A.S. ? Et vous aussi, m’sieur Chicheportiche, vous partez ? Non, non, qué va, ils répondaient, on part (quitter le pays à cette heure c’était s’exposer au représailles des ultras), on part … en vacances en métropole, les bras encombrés de valises et de multiples paquets ficelés, à croire qu’ils y avaient fourré presque toute leur boutique.

Et puis, lorsqu’on connut la date de l’Indépendance, alors tous les bras, tous les masques tombèrent. Ce fut la ruée vers les docks et, pour les fortunés, les mieux pistonnés, vers l’aérodrome de Maison-Blanche (qui s’appelle depuis Dar-el-Beida). Mme Baudouin, seule, veuve et vieille, s’accrochait à mes parents, je ne vous quitte pas, si vous partez je pars. Qui le paquebot, qui l’avion, et ces pêcheurs dans leurs chalutiers, ou sur de ridicules pasteras à fond plat, gagneraient, inch’Allah ! la côte d’Alicante où trente mille des nôtres repeupleraient la ville au pied de la colline espagnole. Oui, ils sont partis, en fermant au verrou la porte de leur appartement, avec un dernier regard sur le buffet d’acajou acheté sur catalogue chez Lévitan, le lustre en cristal qui venait de chez Taourel, rue d’Isly, le piano livré par Paul Colin, rue Dumont-d’Urville, enfin rien que des belles pièces intransportables. Ils ont soigneusement repoussé les persiennes, rapport au soleil qui brûle la tapisserie si on le laisse entrer, et baissé les stores de Vidal et Manégat, en pleine déconfiture, La Istor ! Ils ont mis la clé dans leur poche, on ne sait jamais, et ils sont partis avec le linge, les draps, la vaisselle et les photos de famille. Et nous avec la mézouza qu’on a décrochée de la porte d’entrée. Ceux qui avaient des voitures les ont laissées sur le port, avec la clé de contact au tableau de bord, c’était à prendre tout de suite et à emporter. Mais Ahmed, le marchand de légumes, ou Chérif, qui est wattman aux C.F.R.A., leur disait : « Vous êtes mabouls ! pourquoi que vous partez ? – Allez, en avant fissa, qu’ils répondaient, on va pas discuter asteure ! … »

Nous l’avons tous connu, tous vu et vécu dans notre chair, cet homme languissant sur les docks, coincé entre ses valises, escomptant la fuite d’un bateau de la Compagnie Mixte ou de la Transat, voire un des beaux cargos de m’sieur Schiaffino, l’une des bonnes fortunes du pays naufragé. Tournant le dos définitivement à la ville qu’explosions et taillades avaient habillée de sept ans de malheur. Et le soleil avait déjà fait un tour complet dans le ciel, immuablement indifférent à la prostration de l’homme qui sentait la douleur franchir le mur de ses entrailles et monter en larmes jusqu’à ses yeux, quand le charivari de l’embarquement le ravit à l’Histoire, lui faisant rejoindre le troupeau ahanant sur le quais. La tomate à l’horizon explosait dans sa tête, ruisselant de tous côtés sur son front hirsute de veille et de cendre. « Maman, maman, je maudis le sang qui a coulé sur ma tête », se lamentait-il et il ajoutait en arabe Ah’ladarbaba ! que s’écroule la maison de mon père ! À son flanc, le vieux Maltais n’arrêtait pas de jurer : « Il leur a dôné, la mort de ses os, p’tain de sa mère au Général à la mords-moi-le, qui leur a tout dôné ! »

Et grimpe que je te grimpe sur la passerelle en ployant sous les valises et les ballots pleins à craquer de tout ce que la main du dernier quart d’heure avait pu rafler. Au loin, la bibliothèque de l’Université allumait ses feux de décomposition. « Comme un vaisseau ancré sur la colline », telle la décrivait, lyrique, notre professeur importé de métropole, ce frangaoui venu dispenser le verbe salvateur, telle la culture de France qui avait ici jeté l’ancre de 1830 à 1962. Mais le destin des vaisseaux est toujours d’appareiller et de prendre le large. Et maintenant le dernier bastion de la culture d’importation qui avait tant séduit et tant rassemblé ce n’était plus, dans l’incendie du couchant, que le vaisseau fantôme.

Et m’sieur Choukroun posa son lourd fardeau avec toute la vaisselle dans un coin de la cale, fragile et précieux, pensez, il y avait même ce délicieux service à thé en porcelaine de Chine que toute famille parvenue se devait d’avoir à Alger, oh ! non pas pour s’en servir, mais comme ornement de salon. H’bouba ! glapissait la grosse Cheltiel en s’écrasant contre lui dans la bousculade. Me cago la mar ! lançait en écho le boulanger Ferrer qui franchissait à son tour la coupée. La famille Grosoli priait au pied du hublot, Aïe Madonna ! les meilleures glaces de Bab-el-Oued, et les cassates et l’inénarrable créponné au citron, tout a fondu au soleil. Et grimpe que je te grimpe, et pousse que je te pousse, et la ruée sur les chaises longues, quel campement, ma mère ! Quelle smala ! Pire que d’Abd-el-Kader, et cette fois le duc d’Aumale, répétait à l’infini le vieux Maltais, il leur a tout dôné, ce falampo. La grande Zorra, naadine babek, sanglotait en hurlant m’sieur Zénathi. Le Grand Con…nétable, eh ! va tla prendre, la figa tahuela ! Ainsi juraient-ils tous dans leur langue d’origine, tous ceux qui étaient en train de devenir, sans même le savoir, des « rapatriés ».

Puis ce fut l’ébranlement des cubes immaculés sur la darse, Alger-la-Blanche, comme on chantait, le cheval du duc d’Orléans s’effondrant sur la place du Gouvernement, Bugeaud avec sa casquette jeté à bas devant la caserne Pélissier, et Viviani perdant sa tête de bronze qui roulerait du square Laferrière jusqu’au Mauritania – mais bien fait pour lui, qui avait naguère déclaré au Parlement : « L’antisémitisme est la meilleure forme de lutte des classes », quelle pourriture ce Viviani ! Toute l’Algérie française pressée au bastingage voyait glisser pour la dernière fois les beaux immeubles alignés du boulevard Amiral-Pierre, l’ultime défilé des arcades et le dernier mouchoir tendu au cimetière de Saint-Eugène, le chrétien et le juif côte à côte, où les tombes ne seraient plus lavées ni fleuries, et, pire que tout, les morts abandonnés, et puis l’effritement du cap Matifou, l’effacement de la carte…

La Méditerranée à traverser, ce n’était pas la mer à boire. Malgré le chahut du golfe du Lion qui secouait toujours, c’était naguère encore la fête. Passer et repasser d’un bord à l’autre était la vocation saisonnière des Algérois, et puis les fonctionnaires avaient le voyage payé tous les deux ans. La ville de Vichy était notre port d’attache et le salut du foie colonial, et ceux qui avaient du mal à suivre à l’école allaient passer le baccalauréat à Cusset, parce que c’était plus facile. Mais l’été soixante-deux la traversée n’était qu’aigreurs et larmes. On eût dit les Hébreux traversant la mer Rouge sans Moïse ni colonne protectrice, mais avec les herbes amères tant qu’on voulait.

Les voilà donc sillonnant la France, mère des Armes, des Arts et des Bobards, dans les trains surchauffés, qui vers tel cousin qui, plus avisé, avait déménagé de la rue Marengo une année plus tôt, qui vers ses parents du Poitou dont les ancêtres avaient plaqué marais, cages à poules et cancrelats au début du siècle pour défricher Boufarik – et c’était si dur qu’on l’appelait chez nous « Bouf’des briques ». Et ces musulmans des harkas qui auraient droit aussi, de Bou-Louris au Douar-Nenez, à être des « pieds-noirs ». Et tous les gens du Sud, les Djelfaouis et les Bou-Saadis, gagneraient cette Alsace désertée en 1870 sous la botte prussienne, mais maintenant Strasbourg comptait la meilleure Yéchiva de toute la France. À Paris, enfin, les Juifs du Maghreb viendraient réchauffer les chants de synagogue d’une voix plus pleine et plus modulée, assurant la relève rue des Rosiers ou rue Richer.

Voilà en route cette nouvelle diaspora peuplant telle île du Rhône ou tel îlot de Sarcelles, cette errance d’une mosaïque de peuples et de races sur le sol métropolitain, ces gens qui seront alors montrés du doigt et désignés comme différents, à cause de l’accent, la faconde, le folklore de synthèse, couscous-merguez, se constituant peu à peu en groupe homogène ou en peuple, en oubliant les cloisonnements, les rivalités de clan, de douar, de quartier, les affrontements d’une longue histoire. Oran pardonne à Alger ses airs supérieurs, et Constantine – à cause du pont suspendu – consent à rabattre de sa morgue. Les gens du Sud cessent désormais d’être des Mozabites. Et la France applaudit, en chantant la naissance d’une nouvelle nation qui inonde ses provinces de sève ardente et féconde. Et puis, et puis tout est inscrit dans l’Histoire et dans le Petit Larousse et Enrico Macias – qui est autant Gaston Ghrenassia de Constantine que Patrick Bruel est Maurice Benguigui le Tlemcénien – n’en finit pas de chanter comme elles sont jolies les filles de not’ pays… Bon, mais la plage effacée, il convient désormais de tourner la page.

Albert Bensoussan