dimanche 31 octobre 2010

LA PECHE EN ALGERIE D'APRES EDGARD SCOTTI ET JOSEPH PALOMBA

d'après Edgar Scotti- Joseph Palomba
En I830 après l'arrivée des Français, l'Algérie n'a pas de marins, les matelots des capitan-raïs, émirs de la mer , princes de la piraterie sont partis de leurs douars. Exception faite de la rade de Mers-el-Kebir, de la vieille darse turque d'Alger et de quelques anses abritées des vents dominants, il n'y a aucun port tout au long des mille kilomètres de côtes escarpées du littoral algérien.

Des marins, principalement des marins-pêcheurs, originaires de Valence ou de Majorque venus à Beni-Saf, Arzeuw et Oran; de Naples, Ischia.s, Procida, Cetara, Torre-del-Greco, Amalfi, à l'ouest et à l'est d'Alger; Maltais à Philippeville et à BBne, sans oublier plusïeurs Languedociens, Corses et Catalans, avaient un monopole de fait, acquis pour certains avant I830.

A la fin du XIXè siècle, beaucoup de ces pêcheurs étrangers devenus citoyens Français par application des lois de 1886-1888, s'étaient fixés dans des petites villes et des hameaux maritimes, comme Ténés, Cherchell, Bou Haroun, Chïffalo, Courbet-Marine (devenu, la "Calanove") ainsi que dans les populeux quartiers de la Marine à Oran et Alger.
Ils pratiquaient le chalutage sur des balancelles à voiles latines,auxquel--les se substituèrent plus tard des chalutiers à vapeur. C'était le temps de la " pèche aux boeufs" parce qu'ils tiraient deux par deux un filet qu'ils remontaient alternativement. Un peu avant 1930, l'utilisation de panneaux immergés assurant l'ouverture du filet permettait à chaque navire de pêcher individuellement, doublant en fait le nombre des chalutiers en action.La flotte algéroise passait ainsi de 10 à 20 bateaux auxquels il convient d'en ajouter 4 à Ténès, autant à Cherchell et une dizaine de plus petits tirés chaque soir sur la grève à Bou-Haroun. Le doublement du potentiel de pêche réduisant la ressource halieutique de l'étroit plateau continental et afin de protéger les frayères situées à l'ouest d'Alger et à l'est de Bone, l'inspection des pêches interdira l'usage des filets chaluts durant six mois. Cette interdiction fut heureusement ramenée à trois mois du Ier juillet au 30 septembre, et depuis le 1er octobre deviendra pour tout le littoral algérien, le jour de l'ouverture de la pêche au chalut.

Cette mesure, imposait à des pêcheurs ne disposant comme aides à la navigation que d'un compas et d'une sonde à main composée d'un cordage lesté d'une boule de plomb, de mouiller leurs filets dans des profondeurs de 150 à 400 mètres aul-delà de la limite des trois milles marins, dans les eaux internationales.
Ce fut là, pour ces pêcheurs chargés de famille un lourd handicap, car trois mois sans salaire serait pour eux trop préjudiciable. Aussi beaucoup, avec courage obstination et connaissance du fond marin, réussirent à trouver des parcours de traîne au-delà des zones interdites, qu'ils exploiteront à l'ouest d'Alger du large de Guyotviile à Castiglione jusqu'au Chenoua et retour.

Ce nouveau plateau de pêche leur permettra de réaliser de bonnes prises qui s'avérèrent riches de gros merlans, grondins, rascasses, baudroies, limandes, mais surtout de grosses crevettes rouges si appréciées des algérois.
Nous devons signaler que le savoir des maîtres de pêche de chalutier qui entreprirent l'esploitation de ces grands fonds renommés dangereux, sera facilitée par les travaux des scientifiques de la Station de Castiglione ouverte en 1922, où un grand nombre de chercheurs (cités en début de texte) s'appliquèrent aux recherches géologiques de la nature de ces grands fonds, à. sa cartographie ainsi qu'à la biologie marine, tout labeur qui aidera grandement le développement de la pêche au chalut sur nos côtes.

11 est évident que cette émulation sera bénéfique à la génération des jeunes maîtres de pêches assurant la relève des "anciens" et qui seront plus à même de se servir d'une carte marine et profiteront surtout des nouveaux bateaux construits en Algérie agrès la seconde guerre mondiale.
Bateaux d'un type nouveau, modernes,munis d'un puissant moteur diesel, des derniers perfectionnements technologiques en matière de sondeur-enregistreurs- détecteur de poissons, traceur de route, rader, radio, et v.h.t.; ensemble qui changera, l'aspect traditionnel dus chalutier algérois avec ses deux mats qui lui-méme modifié par leur suppression et leur remplacement par un portique arrière. Il est loin le temps du compas et de la boule de plomb !

Signalons aussi que c'est parmi ces hommes dont les aïeux étaient pêcheurs d'éponges et de corail, que se recrutèrent bien des scaphandriers collaborateurs actifs des ingénieurs qui dotèrent l'Algérie des ports modernes adaptés aux besoins de la marine marchande contemporaine. Ports qui jalonnent eneore aujourd'hui le littoral de la côte algérienne de Nemours à la Calle.
Tous ces navires venus du pourtour méditerranéen en Algérie dés I830 ne doivent pas sombrer dans l'oubli. Leur savoir faire s été simplement transmis comme un précieux héritage à ceux qui aujourd'hui, dans ce pays perdurent dans le métier de marin-pécheur, qui fut celui de nos pères !

TEXTE EMPRUNTE SUR  LE SITE DE BERNARD VENIS "ALGER ROI NET"

ALGER SUR MER : COURBET MARINE

Centre créé en 1872.
Doit son nom à Amédée, Prosper, Anatole Courbet (1827-1885) Amiral qui a établi le protectorat sur l'Annam.
Après la venue en 1830 des Français en Algérie, le littoral algérois,attira des marins pêcheurs émigrés, qui par leur travail et leur persévérance en firent des zones de pêches de grandes renommées.
Vers 1914 des balancelles et des tartanes pratiquant la pêche " aux bœufs " bien loin à l'Est d'Alger, les pêcheurs découvriront au large d'une plage, un nouveau parcours de traîne (ou cale) pour leurs filets dont les prises s'avérèrent riches et très abondantes de poissons de fond mais aussi de surface comme les sardines et anchois.
Aussitôt ces heureux pêcheurs baptisèrent ce lieu CALANOVE, qui veut dire en patois napolitain Nouvelle Cale.
Cette appellation persiste encore parmi les autochtones pour désigner la plage de Courbet-Marine. Signalons que le mot Cale était couramment employé par les maîtres de pêches de chalutiers algérois pour décrire un parcours de traîne de leurs filets sur le fond de la mer, ne pas confondre avec la cale, partie la plus basse de l'intérieur d'un navire.
Comme le secret n'existe pas dans la pêche, les pêcheurs de lamparos du port d'Alger, pour la plupart originaire de la petite ville de " Cetara " dans le golfe de Naples, apprirent bien vite la présence en cet endroit, de sardines et surtout d'anchois dont la salaison était leur spécialité. Ils envisagèrent de se rendre sur cette plage pour entreprendre une saison de pêche : et c'est ainsi que venant d'Alger par la mer, les premiers pêcheurs débarquèrent à Courbet-Marine.

A l'époque aucune route carrossable ne desservait cette plage, où au début les pêcheurs s'abritèrent dans des baraques de fortune, dépourvues de tout confort que des fonctionnaires français qualifiaient de " gourbis
Fort heureusement, dès la fin de la guerre 14-18, cela changera.
Dépendant administrativement de la commune de Courbet, village situé à 4 kms de la mer, Courbet-Marine désigné auparavant sous le nom de " Port aux Poules ", évoluera.
Courbet était une commune de plein exercice, créée en 1872 par le groupement des villages de Zaatra à 2 kms au Sud et de Zemouri au Nord, détachée de celle de Blad-Guitoune. Ce centre était situé à 16 kms de Ménerville, à 70 kms d'Alger.
En 1900, Courbet-Zemouri-Zaatra s'étendaient sur 5644 hectares en côteaux. En hiver la température était de 5° C au dessus de zéro avec des maxima en été de 35° C.
Ce village prit le nom d'un amiral qui commanda en Chine.
Courbet était desservi par la station de chemin de fer de l'Est Algérien de Blad-Guitoune (Félix-Faure) à 9 kms et à Haussonvilliers par la ligne à voie étroite des chemins de fer sur routes d'Algérie (CFRA) jusqu'au port de Dellys au départ de services maritimes côtiers en direction de l'Est et de l'Ouest.
A 4 kms au Nord Ouest, Port-aux-Poules, hameau maritime qui deviendra " La Calanove ", objet de cet article.
Bien que situées sur les côteaux du littoral, les terres étaient propices à la céréaliculture.
En 1900, un jeune vignoble complanté en Carignan, Cinsaut, Grenache donnait déjà sur 130 hectares, un excellent vin de consommation courante. Cette réussite doit être mise au crédit de ces hommes et ces femmes de la terre, qui en plus animaient et donnaient du travail à une vaste région adossée au massif kabyle dont les cimes enneigées se profilaient au Sud Est.
Nous devons préciser qu'après l'arrivée des français à Alger un grand nombre de marins pêcheurs, presque tous originaires du Mezzogiorno et du littoral napolitain, émigrèrent vers l'Algérie et s'y installeront.
Les causes de ce mouvement migratoire furent diverses. Certains d'entre-eux connaissaient déjà l'Est du littoral de ce pays pour y être venus travailler en saison et revenir chez eux avec le produit de leur pêche. D'autres y furent tentés par la perspective de trouver un meilleur avenir dans ce pays nouveau : ce fut le cas des pêcheurs aux filets " bœufs " originaires de Torredel-Gréco, Ischia, Gaéta, Procida.
Il est incontestable que la mise en œuvre, l'exploitation et le développement de la pêche en Algérie au cours des 132 ans de la souveraineté française, sont dus pour la plus grande part à l'activité des marins pêcheurs italiens qui acquirent avec leurs familles la nationalité française.
La plage de Courbet-Marine, désignée CALANOVE, se trouvait sur la côte Est.Au pied d'un petit promontoire, elle avait une vaste étendue de sable fin mais ouverte au vent du Nord elle était dangereuse d'accès les jours de grand vent. Aussi, les pêcheurs comme ceux de Bou-Haroun, étaient obligés de tirer leurs embarcations à terre pour les mettre à l'abri. Un peu abandonnés au début de leur séjour du fait de manque de route carrossable pour venir jusqu'à eux, cet handicap fut vite remédié par la volonté du Maire de la commune de Courbet dont la plage dépendait administrativement.
A leur début sur cette plage, alors que le transport routier n'avait pas encore vu le jour, les pêcheurs recevaient ce matériel par les " balancelles " venant de leur pays natal pour prendre livraison du produit saisonnier de la pêche et en fixer le prix selon la quantité et surtout la qualité.

• Source :(Extrait partiel) Edgar SCOTTI, Joseph PALOMBA




ALGER SUR MER : BOU HAROUN

1830 - 1962
En 1830, il n'y avait sur ce site dénommé «Haouch ez Zaouia» que des palmiers nains et des fourrés de câpriers. Les lieux étaient inhabités.
Bou-Haroun n'existait pas, la présence de nombreuses koubas maraboutiques dont celle du vénéré «Bou Haroun» située dans un ravin est probablement à l'origine du nom du village. D'abord simple hameau de Téfeschoun, le village est situé entre ce ravin et celui de Sidi-Hassine, plus-connu sous le nom de «Ravin des voleurs».
A cette époque, l'Algérie se trouvait au confluent de plusieurs courants migratoires.
Dès le 6 juin 1831, Ferrer Jéronomo, originaire de Calpé arrive à Bou-Haroun, les hommes viennent seuls, ils s'abritent à côté de leur bateau, dans de pauvres cabanes de roseaux ou de planches ou parfois dans des grottes.
La sécurité s'améliorant les femmes ne tardent pas à les rejoindre, contribuant à l'amélioration de leur confort ménager.
De nombreuses familles originaires d'Espagne continentale et des îles Baléares, notamment de l'île de Minorque éprouvée par une sévère crise économique, arrivent sur la côte.
Bien connu des Italiens du royaume des Deux-Siciles, le littoral voit arriver des émigrants originaires de la région de Naples et des îles de Procida et d'Ischia dont l'économie était complètement ruinée par le séisme de 1883.
Un membre de la famille Ruotolo aurait été le premier à tirer son bateau sur la plage de Bou-Haroun. Il y sera suivi par beaucoup d'autres.
Installés sommairement dans de petites maisons édifiées sur le domaine maritime, peu mobiles, ayant de nombreux enfants et de vieux parents, ces hommes habitués aux caprices de la Méditerranée, à ses redoutables grains accompagnés de grosses pluies orageuses, résistent aux difficiles conditions de vie et de travail sur leurs palangriers.

Première usine
En 1903, la pénurie de sardines sur les côtes bretonnes incite les deux frères Timothée et Jean-Guillaume Ampart à se fixer à Bou-Haroun après avoir apprécié les qualités des marins-pêcheurs d'origine espagnole et italienne.
Connaissant bien leur métier de conserveur et maîtrisant parfaitement les techniques de préparation et d'emboîtage, ils ouvrent en 1909 leur première usine.

Deux hameaux : un seul cœur
Les habitations construites au début du XXe siècle sur la falaise et sur la propriété de M. Guillaume Prats sont plus connues sous le nom de village Prats ou de la Fermette, judicieusement qualifiée par M. Maurice Pons de noyau historique de Bou-Haroun.
Un peu plus bas sur la plage, le hameau maritime abritait des pêcheurs originaires d'Espagne et d'Italie dont la plupart ont opté pour la nationalité française.
Leurs enfants font leur service militaire dans la Marine nationale ou dans l'Armée d'Afrique.
En 1904, soixante dix-huit familles sont encore indûment installées de façon précaire sur la plage. Beaucoup sont pauvres, mais cette pauvreté n'engendre pas la misère. Les hommes travaillent avec acharnement et en dépit de rudes conditions d'existence, «ils tiennent là où d'autres abandonnent». Ils sont alimentés par un puit et par deux sources, dont l'eau est saumâtre dès que les vagues déferlent sur la plage. Le débit de deux sources captées sur la propriété de M. Prats sera dirigé vers le village par une conduite installée sur sa propriété.
M. Prats s'engage par écrit à autoriser sans indemnité la pose ainsi que tous les travaux qui seront entrepris utérieurement pour l'entretien de cette conduite.
Enfin, ils n'ont toujours pas de port et doivent dès trois ou quatre heures du matin pousser leurs palangriers à la mer et le soir les tirer à terre en rentrant dans l'eau glacée jusqu'à la poitrine.
Pour le préfet d'Alger, ces hommes sont à l'origine d'une ressource et d'une industrie de conserveurs salaisonniers. C'est donc au plus vite «qu'il faut les fixer en leur faisant engager leurs capitaux dans la colonie».
En conséquence, trente-huit familles de pêcheurs ayant pris la nationalité française sont installées sur douze hectares expropriés sur les bonnes terres agricoles de M. Chabert-Moreau. Des lots à bâtir sont vendus aux pêcheurs, avec étalement du paiement sur dix ans moyennant un intérêtde 5%.
Vers 1905 et après plus de trente années d'attente, les pêcheurs Bou-Harounais peuvent enfin acheter un terrain sur la falaise pour y construire leur petite maison.
Source : Edgar Scotti Revue P.N.H.A (liens utiles)

Dépêche ministérielle du 22 mars 1856
Ecole préparatoire des Indigènes
Recrutement dans la Marine nationale de marins autochtones en Algérie
A la fin du XIXème siècle les pêcheurs étrangers devenus Français par application des lois de 1886-1888 s'étaient fixés dans des hameaux maritimes comme Bou-Haroun, Chiffalo, Courbet-Marine, ainsi que dans les quartiers de la Marine à Oran et Alger. Après une période difficile, le temps de la pêche aux bœufs appelait ainsi car ils tiraient deux par deux un filet qu'ils remontaient alternativement. Grâce à une législation plus favorable le nombre de chalutiers doubla passant de 10 à 20 à Alger, auxquels il convient d'ajouter 4 à Ténes, autant à Cherchell et une dizaine de plus petit tirés le soir sur la grève à Bou-Haroun. Ces hommes durs au travail reportaient leur espoir sur leurs enfants en leur permettant d'aller à l'école. Après la seconde guerre mondiale des bateaux plus modernes leur permirent d'élargir leur zone de pêche. Les scientifiques apportèrent une contribution non négligeable. Des géologues comme André Rossfelder et ses collaborateurs MM. Jean CAULET et Lucien LECLAIRE établirent avec l'aide efficace de M. Robert LAFFITTE une carte et une note descriptive des fonds du littoral algérien. C'est parmi ces hommes, dont les aïeux étaient pécheurs d'éponge, que se recrutèrent les scaphandriers qui par leur travail, sous la conduite d'ingénieurs, dotèrent l'Algérie de ports modernes, adaptés aux besoins de la marine marchande contemporaine et à ceux des alliés pendant la seconde guerre mondiale. Réquisitionnée en 1939 et en 1942 la flotte des chalutiers apporta se contribution à la victoire finale mais y perdit beaucoup de ses marins et la majeure partie de ses unités coulées à Oran et à Bizerte.
L'œuvre peu connue de ces hommes est encore perceptible aujourd'hui sur les côtes d'Algérie. Leur savoir-faire a été simplement transféré sur les anciens descendants de cette époque pionnière. Pour remettre en mémoire ce monde maritime d'une autre époque, il fallait peut être mettre des mots là où il n'y en avait pas encore.

vendredi 29 octobre 2010

Lettre ouverte au Vatican de Anne-Marie ANTONIETTI, chrétienne de France

Messieurs,
Vous dites condamner l’acquisition de territoire par la guerre. Et pourquoi ne pas condamner, plutôt, les guerres, déclarées à maintes reprises contre Israël, par ses voisins coalisés pour l’anéantir ? Ces agressions ont abouti à cette acquisition de territoires (qui sont, en fait, le pays des Juifs depuis des millénaires. Il suffit de voir tous les vestiges juifs trouvés, notamment à Jérusalem, et encore dernièrement en Samarie !) Condamnez donc ces agressions, de même que les roquettes tirées, depuis déjà des années sur les villes d’Israël, sans que cela vous choque le moins du monde, vous qui aimez tant la "TERRE SAINTE" !
Vous réclamez "une patrie indépendante et souveraine, pour les Palestiniens". Mais elle existe déjà : 70% de la province Palestine qui devait revenir à Israël "pour reconstituer son foyer national", lui ont déjà été pris, pour créer la Transjordanie, devenue Jordanie, Etat pour les Palestiniens !
Vous parlez des personnes déplacées. Mais la plupart des "Palestiniens" sont partis librement, à l’appel des pays arabes pour ne pas gêner leur guerre d’anéantissement contre l’Etat d’Israël, à peine recréé. Par contre, un million de Juifs chassés des pays arabes,ou qui ont dû fuir à cause de persécutions et de massacres, alors qu’ils avaient souvent, dans ces pays, une présence bien antérieure aux Arabes, cela ne vous gêne pas du tout !
Vous évoquez "la dignité et la stabilité", pour les Palestiniens. Mais pourquoi ne pas saisir l’ONU contre l’Egypte, la Syrie et l’Irak, qui les ont parqués dans des camps, leur refusant toute citoyenneté ? Au Liban, ils sont près de 430.000 sans aucun statut juridique, ni aucun droit !
Vous dénoncez l’utilisation de la Bible pour commettre des injustices. Mais l’utilisation du Coran pour persécuter des Juifs et des Chrétiens, dans les pays musulmans ; les églises, monastères et librairies chrétiennes incendiés ; les millions de chrétiens mis en prison, torturés ou tués au nom de l’Islam… Il est trop dangereux de dénoncer cela ?!!...
Vous parlez de l’exode des chrétiens, dont Israël serait le responsable. Mais beaucoup de ces Arabes Chrétiens sont venus s’installer… en Israël !... en raison de la démocratie et de la liberté dont tous peuvent jouir dans ce pays !
Vous demandez un statut particulier pour Jérusalem. Mais un statut international fut proposé, en 1947, ainsi que la création de deux Etats. Les accords et partages successivement proposés ont toujours été acceptés par les Juifs, puis par Israël, mais toujours refusés par les Arabes, puis par l’"Autorité palestinienne" !
Vous prétendez qu’Israël "occupe des territoires arabes". Mais cette terre fut le pays des Hébreux plusieurs milliers d’années. Puis, durant les 2.000 ans de notre ère, une présence juive y est toujours demeurée. Il est d’ailleurs important de relever, en tant que chrétiens, le rôle dramatique de nos pères, à cet égard… Lorsque les croisés sont arrivés en « Terre Sainte », en l’an 1000, il y avait 300.000 habitants Juifs. Moins de 200 ans plus tard, à la fin des croisades, il restait moins de 1.000 familles juives !…
Peut-être qu’à vos yeux, l’Ancien Testament n’a plus de valeur, pour ce qui est du "peuple élu", et du droit d’Israël à sa terre. Mais le Nouveau Testament ?
Epître de Paul aux Romains, chapitre 11 : " Dieu a-t-Il rejeté Son peuple ? Loin de là ! Car moi aussi, je suis Israélite, de la tribu de Benjamin. DIEU N’A POINT REJETE SON PEUPLE , qu’Il a connu d’avance… ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte…LES DONS ET LES APPELS DE DIEU SONT IRREVOCABLES ."
Et la lettre aux Hébreux : « Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que Lui, Il jura par Lui-même… voulant montrer avec plus d’évidence aux héritiers de la promesse L’IMMUTABILITE DE SA RESOLUTION. Il intervint PAR UN SERMENT, afin que par DEUX CHOSES IMMUABLES dans lesquelles il est impossible que Dieu mente, nous trouvions un puissant encouragement… » (He 6/13s)
Il existe 46 passages de la Bible où il est dit que Dieu a prêté serment de donner cette terre (bien plus étendue que le petit territoire actuel d’Israël !!) aux descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en possession éternelle, par une alliance éternelle !
Si Dieu fait des dons irrévocables, ne cesse de répéter Ses promesses éternelles tout au long de la Bible, puis les révoque, où est le DIEU FIDELE que vous enseignez ? S’Il prend des résolutions avec serment par des "choses immuables, dans lesquelles il est impossible qu’Il mente", puis annule tout… vous faites Dieu menteur !!...
« Je donnerai toutes ces contrés à toi et à ta postérité, et Je tiendrai le serment que J’ai fait à Abraham ton père… » (Gn 26/2-6) "Je te donnerai le pays où tu séjournes en étranger, et après toi, Je le donnerai à tes descendants. Tout le pays de Canaan sera en ta possession, à perpétuité …" (Genèse 35.12)
Si toute l’humanité est devenue le "peuple élu", que signifie ce que Dieu dit sans cesse "Je vous prendrai de tous les pays où vous avez été dispersés, et Je vous ramènerai dans votre pays" ? Où Dieu va-t-Il tous nous ramener ? A Rome, peut-être ? Mais je ne veux pas !

Quant à Jérusalem, notons bien ce qui est écrit dans le Psaume 122 : « Jérusalem, tu es bâtie comme une ville où les parties sont liées ensemble . » Jérusalem est, et restera, la capitale une et indivisible d’Israël, quoi que fassent et disent tous ses ennemis !
Lorsque vous lisez l’APOCALYPSE, cela ne vous gêne-t-il pas de voir, sur le Trône, non un Christ grec, ou un Jésus romain, mais un Jésus-Yeshoua juif, appelé "le Lion de la tribu DE JUDA" et "rejeton DE DAVID" (Ap 5.2-5) ?
Quant à la nouvelle Jérusalem d’Apocalypse, "elle avait douze portes… des noms y étaient écrits, ceux des douze tribus d’Israël … La muraille de la ville avait douze fondements et sur eux les noms des douze apôtres " (vingt-quatre noms juifs !!)
Cela vous gênerait-il pour y entrer ? Mais, ne vous inquiétez pas car, de toute façon, je doute bien que vous entriez, selon ce qui est promis à Abraham, à Isaac, à Jacob et à leurs descendants : "Je maudirai ceux qui vous maudiront." Et Dieu nous prévient aussi qu’Il jugera « les nations… au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé » (Joël chapitre 3)
Ne pensez pas que le rejet et la haine contre Israël resteront impunis ! « qu’ils soient confondus et qu’ils reculent ceux qui haïssent Sion ! Qu’ils soient comme l’herbe des toits, qui sèche avant qu’on l’arrache… » (Psaume 129) « Parce qu’on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir pour que vous soyez la propriété des autres nations… Je parle contre les autres nations… qui se sont donné Mon pays en propriété …. » (Ez 36 et 37) « Parce que tu as dit : les deux pays (Israël et Juda) seront à moi, nous en prendrons possession… Vous vous êtes élevés contre Moi par vos discours… Aussi, tu deviendras une solitude… » (Ez 36)

AIN TEMOUCHENT, LA PATRIE DE SAUVEUR RODRIGUEZ








HISTOIRE DE MOUZAIAVILLE

Histoire de la commune
A 60 km, Mouzaïaville, entre l'oued Mererou et l'oued Guerouddeux, petits affluents de l'oued Chiffa, a été créée le 22 décembre 1846 et constituée en commune le 31/12/56.
Sa population est de 650 habitants". Arrêtons là notre lecture pour compléter ces laconiques informations à l'aide d'extraits de presse fournis par notre adhérente Mme Tarrats.


Histoire ancienne
l'occupation romaine : cette cité fut-elle "ELEPHANTARIA" ? Les rares textes qui font état d'une cité de ce nom, à l'endroit approximatif où se trouve Mouzaïaville, parlent d'une agglomération importante et prospère à destination guerrière et agricole ; elle devait faire partie du "limes" d'alors, c'est à dire de poste avancé vers le sud.
De nombreuses ruines exhumées ont révélé un nombre important d'habitations rurales à usage agricole, et il était fréquent, en visitant certaines fermes françaises des environs, de voir exposés des pierres et des chapiteaux du premier ordre ainsi que des amphores à huile et des meules de moulins.
Le colon NICOLET avait lui-même découvert un bas-relief "plus qu'érotique" dit ce guide de [(1862]], ainsi qu'une statue de Bacchus enfant. Le tout fut déposé au musée d'Alger. On pouvait d'ailleurs visiter les ruines d`EL HADJEB, à moins d'un kilomètre de MOUZAÏA. Alors, était-on bien en présence d'ELEPHANTARIA ?
Les spécialistes de l'histoire de la Maurétanie Césarienne ne sont pas tous d'accord sur le nom exact de cette importante cité. Sa prospérité semble avoir pris fin en 1053 avec l'invasion arabe des BENI HILLAL.
Présence française
800 ans plus tard, le 20 novembre 1830, 6 mois après le débarquement de Sidi-Ferruch, le général CLAUZEL se dirigeant sur Médéa, gravit les pentes du djébel MOUZAIA, piste habituelle à cette époque pour se rendre dans le TITTERI
Vers 1842, un timide essai de colonisation fut tenté, et, sous la protection de la troupe, des émigrants venus de Blida, s'installèrent dans cette "géhenne", car les fièvres des marais eurent vite raison de la vingtaine de pauvres hères...
Après quelques mois de répit, l'administration considéra qu'un essai malheureux ne prouvait pas que la chose fut impossible. Un fossé délimita la nouvelle agglomération et des baraques en bois remplacèrent les tentes militaires.
Le 16/08/1848, le centre passa par décret "territoire civil". Sous la direction du comte Guyot, 1600 hectares accueillirent les premiers colons.
Ils se nommaient parmi d'autres : MIRAVAL, BELLON, ENGEL, KLENN, MEYNET, NICOLET, MASSART, RONCHAUD, RABEY. Ils venaient d'Auvergne, d'Alsace, du Dauphiné et de Franche Comté. Puisse cette évocation inciter un adhérent à fouiller plus avant les archives de la France d'Outre-mer.
Vivant dans des maisons en torchis couvertes de diss, à l'abri d'un fossé d'enceinte, ils étaient alors 72 à affronter les pillards Hadjouths, le climat, la maladie et le manque d'eau potable.
Leur nombre atteignit 350 fin 1849, 578 en 1855, les terres cultivées passaient de 150 à 800 hectares. Cette même année, le grand marché du Sebt (samedi) fut déplacé du Haouch Smara au village.
Cette translation fut bénéfique pour les fermes à cause de la facilité des communications qui permit aux marchands et maraîchers de [[Algérie - Blida)] de fournir aux colons privés d'irrigation, les légumes qu'ils ne pouvaient produire eux-mêmes.
Les indigènes, les Mouzaïa et les Soumata, y apportaient les chèvres, volailles, miel, cire et figues, les bestiaux y étaient conduits par les Hadjouts.
Les registres d'état civil de l'époque contiennent les noms de BAILLY, SCHMITT, RAYMOND, GIRAUD, LIVRE, MORAND, MAGUIN, DIOT, LIEBOGTT, AMILET, PERREAU, GABROT, BERTRAND..
La lère naissance eut lieu le 28 septembre 1848, M. FAIVRE Antoine faisant fonction d'officier de l'état-civil. Ce fut le jeune Auguste, fils de M. BERTRAND Edmond et de son épouse née Marie TRIBES, et le 1er décès enregistré fut celui de Maria KRIR, née en Hollande, et décédée à l'âge de 60 ans.

Les anciens de Mouzaïaville reconnaîtront certainement dans cette énumération, les noms de leurs ancêtres...
Le village s'étoffait donc de jour en jour, et les puits creusés de ci de là ne suffisaient plus à l'alimentation en eau.
La situation empirait tellement que le Préfet d'Alger ordonna la construction d'un canal qui amènerait à la commune les eaux des oueds EL-HAAD et BEN CHAOUCH.
Ce travail fut terminé en [[1851)] et coûta 46 000 F, somme importante pour l'époque.
31/12/1856, érection en commune avec trois sections : El-Affroun, Bou-Roumi-La Chiffa.
1857, construction de la première école et le 22 juin, consécration de l'église St-Athanase.
Dix années de labeur et d'espoir s'écoulèrent jusqu'au matin du 2 janvier 1867. Deux secousses sismiques à 7 h 15 et peu après minuit, réduisirent Mouzaïaville à un tas de ruines faisant cinquante victimes.
En 1869, toute trace du séisme avait été effacée.
En 1871 l'eau infestée causa de nombreux décès rappelant le choléra de 1860 et 1863.
La ténacité des habitants triompha, malgré les tributs payés à la maladie, aux calamités (sauterelles 1859, 62, 74, 82), à la guerre de 1914/18 (44 européens et 15 musulmans tués), la population étant de 850 habitants (guide bleu de 1916). Celle-ci passera de 13 329 habitants en 1948, toutes confessions confondues, à 17 130 en 1954.

jeudi 28 octobre 2010

JERUSALEM LE DERNIER REMPART -9- HZ

LE DERNIER OUVRAGE DE HUBERT ZAKINE

Au cours de ces trente dernières années, le monde arabe a connu une avancée majeure, grâce à deux dirigeants exceptionnels : le président égyptien Anouar El- Sadate et le roi Hussein de Jordanie. Les initiatives des deux premiers ont apporté la paix à leur pays respectifs avec Israël. Ce qui prouve à ceux qui en doutent encore que la paix est possible avec Israël. Le temps est venu d'écouter la proposition du troisième homme, le roi Abdallah d'Arabie saoudite qui propose la paix avec l'ensemble du monde arabe et musulman. Paradoxalement, cela peut s'avérer plus facile qu'avec le seul Etat palestinien.

Mais les chefs d’états se doivent d’ouvrir les yeux sur la situation du Moyen-Orient comme partout ailleurs, avec discernement. “Mettre sur un même plan l'antisémitisme qui vise la destruction d'un peuple et l'islamophobie qui rejette une doctrine totalitaire est une malhonnêteté intellectuelle. C’est exactement ce genre de comparaison qui démontre le politiquement correct que la VERITE doit abattre. L’antisémitisme a coûté au peuple juif deux mille ans de pogromes, d'inquisitions, d'expulsions, de lois discriminatoires, de zones d'habitation interdite, de camps d'extermination. Quant à l'islamophobie, il est le rejet d'une religion de haine, de conquêtes, de "guerres saintes" et du rejet du non musulman, enfin d'un terrorisme aveugle et sanguinaire. Israël est un pays souverain dont le peuple a payé le lourd tribut du sang pour sa liberté. Et rappelez vous que les Empires ont disparu et le peuple Juif persiste !” écrivait Jacques KUPFER

Le petit bout de la lorgnette, si cher à Jacques Martin, n’est plus de mise. L’angélisme est démodé. Le réalisme que certains préconisent, s’appuie sur une volonté de voir un monde largement ouvert dans lequel nous voulons vivre et que nous légueront à nos enfants et petits enfants. Il faut ouvrir grands les yeux! Il faut répandre la parole pour que le monde occidental ne soit pas englouti dans les eaux troubles de l’islamisme. Comment accepter que tout le continent africain, pour n’évoquer que ce continent-là, cherche et souvent trouve refuge dans les nations dites civilisées. Ne serait-il pas plus aisé de leur faire adopter des règles de vie plus en rapport avec leur situation actuelle. La démographie galopante qui a court en Afrique et au Moyen-Orient devient le frein le plus évident du développement de ces pays.

Pourquoi crier au scandale quand on dénonce une vérité première? Pourquoi, sans aller aux extrêmes comme le fit la Chine, ne pas adopter une politique de dénatalité des pays émergeants qui englue toute réforme? Ne doit on pas ressortir des placards le bon vieux planning familial qui connut son heure de gloire dans les années soixante et qui pourrait, dépoussiéré, rendre d’éminents services de nos jours? Est-ce que le monde occidental possède encore les moyens de subvenir aux besoins des pays en voie de développement et de leur natalité galopante? Pourquoi les pays riches ne se penchent-ils pas sur ce problème ô combien épineux. Un homme à l’intelligence moyenne, un quidam du peuple comme moi se pose ces questions. N’est-il pas temps, vous messieurs les politiques savants de vous les poser également? Suis-je bête ou visionnaire à ce point de voir ce qui va nous entraîner tout droit dans le précipice? Suis-je comme je l’ai écrit précédemment, un éternel alarmiste. Peut être, suis-je à côté de la plaque en ne regardant que par le fameux petit bout de la lorgnette ? Sans doute ai-je une mauvaise vue, un regard qui déforme les images angéliques au lieu de les polir afin de les rendre politiquement correctes?

Ces pays qui se voulaient indépendants mais qui sont toujours dans l’incapacité de pratiquer l’autosuffisance nourricière. Une autosuffisance qui leur permettrait de vivre pleinement leur autodétermination et nous permettrait de nous dédouaner de cette repentance, encore une folie de nos savants politiques, qui tente de culpabiliser les nations qui apportent pourtant la preuve de leur gloire passée. Car, si la colonisation était une plaie aussi grave que certains le prétendent, pour quelle raison obscure les pauvres bougres de ces pays anciennement colonisés, se rueraient-ils dans ces anciens pays colonisateurs? (les répétitions sont volontaires. L’auteur utilise la langue française apprise sur les bancs de l’école de Bab El Oued. Sans doute loin de celle de Rousseau et Verlaine mais qui n’a pas peur de la vérité!) Pourquoi cherchent-ils à revenir en arrière dans les bras d’un monde colonisateur qui les torturait, les brimait, les broyait ? Pour s’en apercevoir, il suffit, parfois, de tendre l’oreille et d’écouter les vieux africains et les vieux arabes parler du temps jadis avec des sanglots dans la voix et des larmes dans les yeux.

Pour interrompre le funeste manège de la misère humaine, ne faudrait-il pas réunir les chefs d’états (le G 20 par exemple) avec comme seule et unique consigne l’entente des peuples? La plus forte dissuasion serait, alors, instaurée avec une mise au banc des accusés par l’ensemble de la Communauté Internationale ceux qui refuseraient de s’y plier. Je sais bien que l’utopie habite mes rêves mais je préfère imaginer ce destin plutôt que d’envisager des pays en guerre et le chaos qui les attend. Et nous attend!

Les Arabes étendent leurs mains sur le monde dans un esprit de conquête dé-civilisatrice. Leur ambition s’inscrit sur un chemin parsemé de larmes et de sang. Quiconque entrave l’expansionnisme de l’Islam devient un danger qu’il faut éradiquer de la planète. Seul Allah détient la vérité et les fidèles musulmans suivent ses écrits et ses préceptes à la lettre. Au besoin, ils les interprètent sans vergogne, sûrs de la véracité de leurs commentaires qui ne souffrent aucune discussion. Le Musulman religieux, inconditionnel et intransigeant, ne débat pas, il avance dans le ventre mou du monde occidental, se mouvant ailleurs comme chez lui, secondé par le communisme international qui se réveillera trop tard comme ce fut le cas dans tous les combats qu’il a menés. Allez parler de l’amitié des peuples et du partage des richesses aux vieux communistes disparus qui furent chassés “manu militari” des pays alors qu’ils avaient pourtant “mis la main à la pâte” dans leur guerre de libération
 
A SUIVRE.........

ANDRE MALLARME DE LA BOUZAREAH

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 6 août 1877 à Bouzaréa (Alger).
Décédé le 8 avril 1966 à Paris (6ème)
Député d'Alger de 1924 à 1939.
Sénateur d'Alger de 1939 à 1945.
Sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics du 19 au 23 juillet 1926.
Sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics du 3 novembre 1929 au 21 février 1930.
Ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones du 2 mars au 13 décembre 1930 et du 9 février au 8 novembre 1934.
Ministre de l'Education nationale du 8 novembre 1934 au 1er juin 1935.
Né dans une famille strasbourgeoise venue s'installer en Algérie après la perte de l'Alsace et de la Lorraine, il a été professeur à la faculté de droit d'Alger et avocat à la cour d'appel de cette ville. Il fut aussi chargé de conférence de droit international à Paris puis chargé de cours à Lille.
Conseiller général, il fut élu député d'Alger sur la liste d'union des républicains de gauche le 25 mai 1924, au second tour de scrutin, par 23.561 voix sur 41.585 votants. Il fut réélu dans la 2e circonscription d'Alger : en 1928, au second tour de scrutin, par 6.404 voix 7.481 votants; en 1932, au premier tour, par 5.435 voix sur 10.418 votants et en 1936, au premier tour, par 5.968 voix sur 11.725 votants.
Il se fit inscrire d'abord au groupe républicain socialiste et socialiste français et ensuite à celui de la gauche radicale, dont il devint président.
Président de la commission d'Alsace-Lorraine, il fit partie de diverses autres commissions et notamment de celles de la législation civile et criminelle ; de l'enseignement et des beaux-arts ; des affaires étrangères ; de l'Algérie, des colonies et des protectorats.
Il déposa de multiples rapports, principalement un rapport sur le projet de loi portant ratification du décret du 30 mai 1924 déclarant applicables dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, diverses dispositions législatives de droit français relatives à l'enseignement supérieur public et un rapport sur le projet de loi ayant trait à la nationalité.
Il fut l'auteur d'une proposition de loi tendant à modifier l'article 2 de la loi du 11 avril 1924 relative au contingent annuel de croix de chevalier de la Légion d'honneur destinées à récompenser les services rendus par les maires des communes de France et d'Algérie en fonctions et par ceux restés en fonctions après le 1er août 1914.
Il devint sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics (ports, marine marchande et pêche) dans le 2e cabinet Herriot, du 19 au 23 juillet 1926.
Il prit part, en qualité de député, à la discussion sur les services d'Alsace et de Lorraine lors de l'examen du projet de loi portant fixation du budget général de l'exercice 1927. Sous-secrétaire d'Etat aux Travaux publics du 3 novembre 1929 au 21 février 1930 dans le 1er cabinet Tardieu, il fut ensuite ministre des P.T.T. du 2 mars au 13 décembre 1930 dans le 2e cabinet Tardieu et, du 9 février au 8 novembre 1934, dans le cabinet Doumergue.
Il devint ministre de l'Education nationale dans le cabinet Flandin, du 8 novembre 1934 au 1er juin 1935.
Au cours de la discussion du budget général de l'exercice 1935, ses interventions se rapportèrent à l'aide aux étudiants étrangers, aux bourses nationales et à diverses questions intéressant l'éducation nationale.
En qualité de député, il demanda à interpeller sur la situation agricole, notamment au sujet des entraves rigoureuses et arbitraires pesant sur le labeur des cultivateurs d'Algérie européens et indigènes et se fit entendre dans la discussion d'un projet de loi relatif à l'amortissement différé des prêts consentis par les caisses de crédit agricole. Elu sénateur d'Alger le 8 juin 1939, au premier tour de scrutin, par 201 voix contre 188 à Duroux, sur 404 votants, il ne s'inscrivit à aucun groupe.
Il fut membre de diverses commissions et, principalement, de celles de l'Algérie ; de l'enseignement ; de la législation civile et criminelle.
Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota pour les pouvoirs constituants demandés par le maréchal Pétain.
André Mallarmé a publié plusieurs études de droit international, notamment sur les questions d'arbitrage, ainsi que de nombreux ouvrages tels que : Les conseils locaux algériens et L'organisation gouvernementale de l'Algérie.
Il était officier de l'Instruction publique et commandeur du Mérite maritime.

Le 10 juillet 1940, André Mallarmé se prononce en faveur du projet de loi constitutionnelle. En décembre de la même année, il proteste contre le projet de la mairie d'Alger de débaptiser le boulevard de la République, soulignant que la disparition du mot « République » pourrait être interprétée de manière tendancieuse, et propose une autre rue pour recevoir le nom du maréchal Pétain.
En 1941, il est appelé au Conseil national et accepte sa nomination. Ce choix, il l'explique deux ans plus tard, par son désir de s'opposer directement à un gouvernement dont il n'approuve pas tous les actes.
En 1943, André Mallarmé est pressenti pour siéger à l'Assemblée consultative d'Alger mais l'ancien professeur de droit administratif et constitutionnel refuse de faire partie d'une assemblée « composée et dotée à son gré par un gouvernement de fait » et « qui ne peut justifier d'aucun mandat du peuple même indirect ». Une peine d'internement de quinze mois sanctionne ses propos.
A la Libération, il se retire de la vie politique.

mercredi 27 octobre 2010

LES ORIGINES JUIVES DE CHE GUEVARA

Certains le perçoivent comme un assassin fanatique qui, au nom de très discutables convictions, tua des centaines de personnes. D’autres le considèrent comme un glorieux héros, défenseur des faibles et des opprimés, un personnage romantique qui charme les jeunes du monde entier en occupant une place de choix sur leurs T-shirts. Mais qui était-il en réalité, ce révolutionnaire sud-américain qui atteignit le pouvoir à Cuba et mourut en terre étrangère, objet, avant et après sa mort, d’un amour inconditionné de la part de ses admirateurs et de grand mépris de la part de ses ennemis ?
Après seulement quarante ans depuis le décès du Che, les agences de renseignement des deux ex-grands blocs ont ouvert leurs archives en dévoilant la véritable identité du mythe de la révolution cubaine. Les documents dé classifiés tout récemment nous laissent pénétrer en  profondeur dans la personnalité et l’œuvre d’Ernesto dit «Che » Guevara. Il y est question de la découverte de son appartenance au peuple juif et de son attachement, pendant les quelques années qui lui restaient à vivre, à son peuple et à sa terre. En 1964, lorsque sa mère, Célia, sentant la mort s’approcher et tenaillée par les remords (elle décéda en mai 1965), révéla à son fils l’histoire si longtemps cachée de sa famille. Célia naquit en 1908 à Buenos-Aires au sein d’une famille juive sioniste pratiquante, issue de l’immigration russe. On la nomma Célia en souvenir d’une tante tuée pendant un pogrom. Jusqu’à l’âge de 18 ans Célia Sharon crût dans le milieu fermé du quartier juif de la capitale argentine, recevant une éducation très respectueuse des traditions. A 18 ans elle quitta sa famille pour pouvoir se marier avec un catholique argentin, le médecin Ernesto Guevara Linch, en renonçant ainsi pour toujours à sa judéité et même à son patronyme Sharon . Un an après elle mit au monde Ernesto..L’éducation du Che et de ses frères et sœurs ne pouvait rendre  lointainement imaginable l’idée d’avoir des racines israélites. Célia  occulta habilement et obstinément ses origines, sans en dire mot non plus à son propre mari. Cependant, peu de temps avant son trépas, elle décida d’en parler à son fils Ernesto. Celui-ci apprit avec stupeur qu’il était juif selon la Torah, étant donné que sa mère était juive, et que dans le vieux monde il avait des cousins germains. Des cousins juifs comme lui ! Célia savait que son frère Samuel, de 18 ans son aîné, fervent sioniste, avait quitté la Russie et émigré en Israël (connue encore sous le nom de Palestine ).Les confidences de sa mère bouleversèrent complètement l’esprit du Che, qui, jusqu’alors, ne s’était jamais intéressé ni à la culture hébraïque ni à Israël. Il commença à étudier avec acharnement tous les textes sacrés, tous les livres ayant trait au judaïsme, il plongea corps et âme dans toute la documentation qu’il parvint à se procurer.
Dans les années 60 que le Che ressentit une intense nécessité d’acquérir des éléments plus forts afin de se lier physiquement à la Terre de ses aïeuls. Il se rendit en Egypte, la République Arabe Unie ,où il passa une semaine jusqu’au 24 février. Le 1er mars il réapparut dans la Vallée du Nil, faisant durer deux semaines son séjour en Egypte. Oui, mais où précisément ? Où M. Ernesto Che Guevara, Ministre Cubain et Président de la Banque Nationale de Cuba se trouvait-il exactement dans la semaine intermédiaire, entre le 24 février et le 1er mars ? Ce n’est que tout récemment, en 2007, que la CIA a divulgué le contenu ultra secret de certains dossiers concernant le célèbre révolutionnaire, d’où il en ressort ce qui suit : le 24 février, Guevara quitta l’Egypte et s’embarqua vers Chypre d’où il atteignit Israël. Ce fut la première fois de sa vie qu’il foula le sol de ses ancêtres. Il y arriva incognito dans le seul but d’y rencontrer et d’y établir des relations personnelles et politiques avec la famille de son oncle Samuel. Il découvrit l’existence d’un cousin germain ayant le même âge. Il ne perdit pas de temps et alla aussitôt à Tel-Aviv  pour y rencontrer le mystérieux cousin : il s’agissait du Général Ariel Sharon, commandant de la Première Division Blindée de Tsahal !  Il n’y a pas très longtemps le journal israélien Maariv a publié un reportage affirmant que l’Argentin Ernesto Che Guevara et l’ex Premier Ministre israélien Sharon étaient cousins germains et qu’ils se rencontraient secrètement très souvent. Célia de la Serna était « enfait une juive russe ayant fui les pogroms, son nom était Sheinerman, sœur cadette de Shmuël Sheinerman, père de Ariel Sharon, émigré en Palestine au début du vingtième siècle ». Ce n’est qu’en 1965, juste avant de mourir, que Célia expliqua au Che son étroit lien familial avec Ariel Sharon . Le Che se rendit en Israël sous fausse identité, y prit contact avec son célèbre parent et s’inscrivit dans un instittut supérieur d’études rabbiniques.

HISTOIRE ANCIENNE DE BLIDA

BLIDA entourée d’orangeraies et de rosiers était appelée « Ourida » (la petite rose).
Située dans la verdoyante Mitidja, elle embaume de tous les rosiers qui fleurissent dans la ville.
Comme on n'a pas trouvé de ruines romaines dans les environs, on s'accorde généralement à dire que les Romains n'ont jamais occupé Blida. Il n'est cependant pas impossible que les vestiges de leur passage aient disparu, par suite des transformations provoquées dans la topographie de la région, par des séismes violents ou des inondations.
Quoi qu'il en soit, aucune agglomération n'existait à l'emplacement actuel de la ville ou dans ses environs immédiats, lorsque vers 1519, un homme pieux qui avait longuement voyagé dans les pays de l'Islam, notamment en Andalousie (Espagne), vint se fixer au confluent de l’oued du ravin des grenades. L'Ermitage de Sidi Ahmed El-Kebir, bientôt entouré d'une Zaouia ne tarde pas à devenir un lieu de pélerinage fréquenté par de nombreux croyants attirés par les enseignements du saint et par la renommée de ses vertus.
Vers 1533, après la capitulation du royaume de Grenade, des milliers de Maures chassés d’Espagne redevenue chrétienne passent en Algérie. L’un de ces groupes s’installe sur la rive droite de Chabâat ar Romman.
Le Pacha Kheir Eddine leur accorde sa protection et fait construire à leur intention une mosquée (en bordure de la placeClémenceau), un bain (qui existe toujours dans les quartier d’El Djoun) et un four à pain.

Ces établissements deviennent le noyau d’une petite ville nommée « El Boulaîda ».
Le marabout qui, après avoir découvert et détourné les belles eaux de la montagne de l'Atlas, a, avec les concours de l'aide des Maures Andalous qui fusionnèrent avec les tribus locales, introduit dans la région la technique de l'irrigation, la culture arboricole, plantation des premiers orangers et la broderie du cuir. Sidi Ahmed El Kebir mourut vers 1540 à l'âge de 70 ans et se trouve enterré dans sa Zaouia.
Période turque
Lors de la conquête ottomane, la ville devient un lieu de repos et de détente pour les seigneurs locaux enrichis et les souverains turcs d’Alger. La multiplication des maisons closes en fait aussi un site de plaisirs pour les janissaires et les Reïs d'Alger, une sorte de Capoue musulmane. Ainsi l'avait on surnommée Qahba, la prostituée.
Il n'y eut longtemps qu'une rue commerçante et cette rue offrait un tableau plein de vie et d'originalité. C'était un long berceau de vigne, sous lequel causent, fument ou trafiquent une quantité de gens qui semblaient n'avoir pas autre chose à faire, en ce monde, que se promener, boire le café et passer le temps.
La ville n'a pas été épargnée par les maux d'alors : la Peste Noire y fait des ravages en 1817, laissant dans les rues chaque jour plus de soixante dix cadavres pendant toute l'année...
Le tremblement de terre de mars 1825 transforme la ville en un champ de ruines et ensevelit la moitié de la population de Blida : près de trois mille personnes y trouvent la mort. ; elle est reconstruite par les survivants sur un nouveau site Cette ville de 5 000 à 6 000 habitants était un dédale de petites ruelles étroites et sinueuses, tandis que l'accès à la ville se faisait à partir de six portes éxistantes :
Présence française
Dès 1830, l’Armée française occupe la ville et en 1838 deux camps sont créées pour surveiller la ville et ses environs : le camp supérieur et le camp inférieur. Ils sont devenus depuis, les faubourgs de Joinville et de Montpensier
La ville de Blida fut érigée en commune le 13 avril 1848 et comprenait alors quatre sections : Joinville, Dalmatie, Montpensier et Beni-Méred (qui sera érigée en commune en 1873)
Bien qu'elle ait subit le 2 mars 1867, un nouveau tremblement de terre, elle n'a cessé de prospérer.
Faisant tomber ses murailles, elle s'est agrandie de tous côtés.
Un jour, Blida n'eut plus rien d'arabe et redevint une ville de garnison moderne tirée au cordeau, sur les débris de l'ancienne ville arabe dont il reste peu de traces, la Nouvelle Blida fit oublier l'ancienne.
Les français qui s'installèrent, construisirent des rues magnifiques et des places de tout premier ordre, notamment la Rue d'Alger, la Rue Parmentier, la Rue Koulougli... On notera au passage l'importance du quartier juif, où a pu se développer un commerce dynamique, et la beauté des jardins de rose et de jasmin aménagés autour de la ville.
Sur la Place de Lavigerie s'élévait l'Eglise Saint-Charles dont le bourdon de 2 000 kg fut baptisé en 1873 par le Cardinal Lavigerie.
Autre gloire de Blida, le Bois Sacré près du faubourg Bizot planté d'oliviers séculaires, à l'ombre desquels s'éléve la Koubba de Sidi Yakous Chérif, Saint personnage qui vivait au XVIe siècle.

mardi 26 octobre 2010

REFLEXIONS D'ELIE WIESEL SUR JERUSALEM EN 2001

Juif résidant aux Etats-Unis, je me suis longtemps interdit d'intervenir dans les débats intérieurs de l'Etat d'Israël. Ne partageant pas ses tragédies, n'étant pas exposé aux dangers qui menacent sa population et peut-être même son existence, je ne m'arroge pas le droit de le conseiller sur les moyens de les surmonter. Ayant vécu ce que j'ai vécu et écrit ce que j'ai écrit, je crois que mon devoir moral est simplement et inévitablement de l'aider, dans la mesure du possible, à atteindre le bonheur et la stabilité sans entraîner le malheur autour de lui. Et de l'aimer dans la joie aussi bien que dans la tristesse. Par-delà les frontières, je considère son destin comme étant mien puisque ma mémoire est liée à son histoire. Quant à sa politique, elle me concerne, certes, mais indirectement. Ses exercices électoraux m'intéressent, ses bévues m'embarrassent, mais n'étant pas citoyen israélien, je n'y participe pas. J'éprouve de la sympathie pour tel politicien et des réserves pour tel autre, mais cela est mon affaire privée; je n'en parle pas.

Ce comportement me vaut parfois lettres ouvertes et articles acerbes de la part de journalistes et intellectuels de gauche; ils m'en veulent de ne pas protester chaque fois que la police ou l'armée israélienne agissent avec excès envers des Palestiniens civils ou armés. Je ne réponds que rarement. Mes critiques ont leur conception de l'éthique sociale et individuelle et moi la mienne. Moi je leur accorde le droit de critiquer, mais eux nient le mien de m'abstenir.

Mais aujourd'hui, il s'agit de Jérusalem, ce qui est différent. Son sort affecte non seulement les Israéliens, mais aussi les Juifs comme moi en diaspora. Le fait que je n'habite pas Jérusalem est secondaire; Jérusalem m'habite. A jamais indissociable de ma judéité, elle reste au centre de mes engagements et de mes rêves.

Pour moi, Jérusalem se situe à un niveau plus haut que la politique. Plus de 600 fois mentionnée dans la Bible, Jérusalem est ancrée dans la tradition juive dont elle représente l'âme collective et le repère national. Existe-t-il une religion ou une histoire où Jérusalem joue un rôle plus continu et occupe une place plus exaltée? C'est elle qui nous lie les uns aux autres. Aucune prière n'est plus belle, ni plus nostalgique que celle qui évoque sa splendeur passée et le souvenir accablant de sa destruction.

Un souvenir personnel: lorsque j'y vins pour la première fois, j'eus l'impression que ce n'était pas la première fois. Et depuis, chaque fois que j'y vais, c'est toujours la première fois. Ce que j'y éprouve, je ne le ressens nulle part ailleurs. Un sentiment de retour à la maison de mes ancêtres. Le roi David et Jérémie m'y attendent.

Et pourtant. Maintenant, dans les milieux politiques, on parle d'un plan selon lequel la majeure partie de la Vieille Ville de Jérusalem tomberait sous la souveraineté palestinienne. Le mont du Temple, sous lequel se trouvent les vestiges du temple de Salomon et de celui d'Hérode, appartiendrait désormais au nouvel Etat palestinien.

Que les musulmans tiennent à conserver un lien privilégié avec cette ville à nulle autre pareille, on peut le comprendre. Bien que son nom ne figure point dans le Coran, elle est la troisième cité sainte de leur religion. Mais pour les juifs, elle reste la première. Mieux: elle est la seule. Pourquoi les Palestiniens ne seraient-ils pas satisfaits de garder le contrôle de leurs lieux saints, comme les chrétiens auraient droit au contrôle des leurs?

Comment peut-on oublier que, de 1948 à 1967, pendant que la Vieille Ville était occupée par la Jordanie, les juifs n'avaient pas accès au mur des Lamentations, malgré l'accord signé entre les deux gouvernements? A l'époque, les Palestiniens ne revendiquaient pas un Etat pour eux et ne mentionnaient jamais Jérusalem. Je défie quiconque de me prouver le contraire.

Pourquoi les Palestiniens s'obstinent-ils soudain à conquérir Jérusalem comme capitale, mettant en danger toutes les négociations internationales autour des accords d'Oslo? Est-ce pour remplacer au moment voulu l'Egypte et l'Arabie saoudite dans la position de leadership du monde arabe tout entier?

Yasser Arafat, pourtant aimé de certains officiels à Washington, a réussi à choquer les chefs de la diplomatie américaine lorsque, à Camp David, en juillet dernier, en repoussant les concessions ultra généreuses d'Ehoud Barak, il déclarait qu'il n'y a jamais eu de temple juif à Jérusalem. Ignorance surprenante? Possible. Mais on aurait tort de ne pas envisager cette déclaration sous son angle politique. Autrement dit: lorsque Arafat exige la Vieille Ville de Jérusalem pour en faire sa capitale, il prive en fait le peuple juif de sa légitimité sur la cité de David et son droit sur son passé historique.

On nous dit: si Israël a fait des concessions sans précédent, y compris sur Jérusalem, c'est pour la bonne cause. C'est pour la paix. Argument qui ne manque pas de poids. La paix est la plus noble des aspirations; elle mérite qu'on lui sacrifie ce qui nous est le plus précieux. Je veux bien. Ce précepte semble sage et généreux. Mais est-il applicable à toutes les situations? Peut-on dire: "La paix à n'importe quel prix", toujours? L'accord infâme de Munich n'était-il pas motivé chez les Anglais et les Français par un désir naïf de sauver la paix du monde? Si céder des territoires semblerait, dans certaines conditions, concevable car politiquement pragmatique sinon impératif, peut-on en dire autant d'un plan qui entraînerait le renoncement à l'Histoire ou sa mutilation?

En clair: y a-t-il un historien ou un archéologue qui nierait la présence juive trois fois millénaire au mont du Temple? Mais alors, de quel droit Arafat le revendique-t-il? Et pourquoi le président Clinton, pourtant ami d'Israël, lui donne-t-il son appui? Mais alors, aussi, de quel droit le premier ministre israélien Ehoud Barak se soumettrait-il à ses pressions? Et l'Histoire, pour lui, c'est quoi? Un slogan de propagande, et rien d'autre? Un procédé de relations publiques? Mais, pour mes frères en Israël, ôter la dimension historique de Jérusalem et d'Israël, n'est-ce pas nier leur droit d'y résider et d'y bâtir leurs foyers?

On me demandera: et la paix, là-dedans? Je continue à y croire de tout mon coeur. Mais je me méfie de tout ce qui me rappelle la tentative malheureuse des années 1930 connue sous le nom d'apaisement, car nous nous souvenons de ses conséquences. Donner la Vieille Ville de Jérusalem à Arafat et ses terroristes, n'est-ce pas les rassurer dans leur voie et, à la limite, les récompenser?

Les Palestiniens insistent aussi sur le "droit de retour" de plus de 3 millions de réfugiés. Là-dessus, Israël est uni dans son refus. Les pacifistes les plus fervents, dont les grands écrivains Amos Oz, A.B. Yeoshua et David Grossman, s'y opposent publiquement. Et vigoureusement. La solution d'un retour massif est impensable. Amener 3 millions de Palestiniens en Israël signifie son suicide physique, ce qu'aucun Israélien de bonne foi ne peut admettre.

Dans le même ordre d'idées, ne peut-on pas dire qu'amputer Jérusalem de sa partie historique équivaudrait pour de nombreux juifs à une sorte de suicide moral?

Lorsque, en 1967, le jeune colonel parachutiste Motta Gur s'écria dans son téléphone de campagne: "Le mont du Temple est entre nos mains", le pays tout entier se mit à pleurer. Allons-nous maintenant pleurer son abandon?

Je le dis avec tristesse: ayant vu sur l'écran les visages tordus de haine des jeunes Palestiniens durant l'Intifada II, ayant entendu les discours enflammés de leurs dirigeants, ayant étudié les manuels scolaires publiés en 2000 sous l'Autorité palestinienne, il m'est aujourd'hui plus difficile de croire en la volonté de paix chez les Palestiniens. Pour leurs militants, Israël représente une offense permanente. Ils ne veulent pas d'un Israël amoindri, il ne veulent pas d'un Israël tout court. C'est aussi simple que cela.

Et pourtant. Puisque toutes les options semblent avoir été épuisées, la paix reste notre unique rêve: des deux côtés, la violence et la guerre ont rempli trop de cimetières. Cela ne peut pas et ne doit pas durer.

Je le dis en tant que juif qui aime Israël: les Palestiniens sont des êtres humains. Ils ont le droit de vivre librement, dignement, sans peur ni honte. Et il incombe au monde et à Israël de tout essayer pour les y aider sans leur faire perdre la face.

Cela s'applique encore plus aux Arabes qui résident en Israël: citoyens, leurs droits civiques doivent être mieux protégés. Alors, ils ne seront pas tentés par les démons de la double loyauté.

Quant au problème de Jérusalem, ne vaudrait-il pas mieux de régler les crises et les urgences dans une ambiance de confiance et de respect mutuels, tout en remettant le sort de Jérusalem à plus tard? Entre-temps, des ponts humains pourraient être construits entre les deux communautés: visites réciproques d'écoliers, lycéens, étudiants; échanges réguliers entre instituteurs, musiciens, écrivains, chercheurs, artistes, industriels, journalistes. Et plus tard, mettons dans vingt ans, leurs enfants seront mieux équipés pour aborder la plus brûlante des questions: Jérusalem.

Et tous comprendront mieux que leurs parents et grands-parents pourquoi l'âme juive porte en elle la blessure et l'amour d'une ville sans laquelle elle se sentirait mutilée, et dont les clés sont protégées par notre mémoire.

Elie Wiesel est écrivain, il a obtenu le prix Nobel de la paix en 1986.
© Elie Wiesel, 2001.
Article paru dans LE MONDE du 18 janvier

ROUIBA LE PAYS DES MAHONNAIS




L'Histoire de Rouïba est intensément liée à la conquête de l'Algérie et, à la mise en valeur de la plaine de la Mitidja.
Le 11 août 1853, sous Napoléon III, le Conseil du Gouvernement se pencha sur le projet de fondation d'un centre, sur la route d'Alger-Dellys, à l'embranchement du chemin d'Aïn-Taya, où le Génie militaire venait de mettre en service un puits artésien.
Dès 1845, sur le futur territoire de la commune de Rouïba, quelques concessions de 100 à 150 ha avaient été offertes ou vendues à des Européens.
En 1852, huit fermes existaient.
Le 30 septembre 1853 est publié le décret suivant :
- Article I : Il est créé dans l'arrondissement d'Alger, sur la route Alger-Dellys, un centre de population de 22 fermes, qui prendra le nom de Rouïba.
- Article Il : Le territoire agricole à affecter à ce nouveau centre, conformément au plan ci-annexé, est de 585 ha 85 a 20 ca.
Fait au Palais des Tuileries, le 30 septembre 1853.Signé NAPOLÉON
Si l'origine de ce nom ne laisse aucun doute, sa traduction, par contre, ne fait pas l'unanimité
Ce pourrait être une déformation de " petite forêt " ou de " la descente » ou " petit ruisseau ", ou encore " broussaille ".
Nous avons une preuve formelle à ce sujet, c'est le reportage d'un journaliste du journal 1' " AKBAR " qui, en 1853, s'était rendu sur les lieux et déclarait :
" Dans cet immense désert, je n'ai rencontré que deux habitations dans un océan de broussailles "." A cet espèced'abandon, j'ajoute un sentiment de tristesse et solitude angoissant."Aussi, ce ne fut que début mars 1854, qu'eut lieu l'adjudication de 22 concessions qui furent remises officiellement à leurs propriétaires, à la fin de ce mois.

Familles de pionniers
Qui furent ces 22 familles de pionniers qui, à la sueur de leur front, au péril de leur vie, guettés autant par la malaria, le paludisme et le choléra, que par les pillards, fondèrent Rouïba?
Pour la grande majorité d'entre eux, ils étaient originaires des Iles Baléares, plus précisément de Mahon, et avaient été retenus suite aux très bons résultats obtenus par leurs compatriotes de Fort-del'Eau, qui, dès 1849, s'étaient lancés dans la culture maraîchère.

1882-1905: Ecole Pratique d'Agriculture à ROUIBA:
L'Enseignement agricole en Algérie n'a commencé à prendre essor qu'en 1881 avec la création de l'école pratique d'Agriculture de Rouiba qui est l'ancêtre de L'Institut Agricole d’Algérie qui deviendra L'Institut National Supérieur Agronomique d'Alger .
L'école pratique d'Agriculture de Rouiba était située au carrefour formé par les routes Boufarik . Dar-El-Beida . Boudouaou (ex. L'Alma) d'une part, et Rouiba L'Arbatach (ex. Fondouk) d'une autre part.

1905-1920: Ecole D'Agriculture Algérienne:
Le Directeur de L'école pratique d'Agriculture de Rouiba ayant manifesté l'intention de cesser ses fonctions , Le Dr. L. Trabut et R. Marrés seront à l'origine de la création , en 1905 , de L'école d'Agriculture Algérienne à El-Harrach (ex. Maison carrée) sur le plateau de Hassan Badi (ex.Belfort).
Les débuts de l’école d’agriculture Algérienne ont été modestes
En 1914, lors de la première guerre mondiale, l’école a du fermer ses portes par manque d’enseignants.
Durant la période 1905-1914, cette école a disposé son enseignement à 120 élèves qui étaient destinés principalement au développement de l’agriculture coloniale.
A sa réouverture en 1919, on assiste à une ère de prospérité de l’école d’Agriculture Algérienne par réorganisation de ses enseignants , l’élévation du niveau du concours d’entrée, la création de nouvelles chaires qui n’existaient pas auparavant, l’agrandissement des bâtiments d’internat et la construction des laboratoires.

1920-1946 : L’institut agricole d’Algérie :
A l’achèvement du programme de développement de l’école d’agriculture algérienne, l’établissement devient par arrêté du gouverneur général du 28 février 1921, l’Institut Agricole d’Algérie.
Le niveau de son enseignement permet de délivrer un diplôme d’ingénieur de l’Institut Agricole d’Algérie il est à rappeler que par arrêté ministériel du 14 Avril 1960, Le titre d’ingénieur agricole a été attribué aux titulaires du diplôme d’ingénieur de l’institut Agricole d’Algérie.
Le 14 Novembre 1945, L’institut Agricole d’Algérie reçoit avec ses étudiants en cours d’études en [(1942]]. Ceux recrutés à la suite de divers concours d’entrée aux grandes écoles.

1946-1961 : Ecole Nationale d’Agriculture :
A la fin de la deuxième guerre mondiale, la loi du 22 mai 1946 assimile l’institut agricole aux écoles nationales d’agriculture françaises en sanctionnant les études par l’attribution du diplôme d’ingénieur agricole.
Le programme de construction et d’aménagement de l’école a été poursuivi jusqu’en 1961. La surface couverte a au moins doublé par rapport à 1945. Les bâtiments disposés tout d’abord de part et d’autre de l’allée centrale, ont peu à peu gagné des voies latérales. Les domaines de l’école s’étendaient sur 212 hectares dont prés de 25 étaient occupés par les installations centrales de l’école proprement dite et par les parcelles affectées aux différents laboratoires(le centre de recherches Agronomiques d’Algérie avec le laboratoire d’Agriculture avaient leurs terrains).

En 1961, L’école Nationale d’agriculture devient par le décret du 20 juin 1961 l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique d’Alger .
Appelée à délivrer le diplôme d’ingénieur agronome .
A la fin de l’année universitaire 1960-1961, les étudiants de l’Ecole Nationale supérieure Agronomique ont été transférés vers les "Grandes Ecoles" françaises d’agriculture, la plupart des enseignants de l’école ont rejoint les établissements français d’enseignement et de recherche.
Commune de plein exercise
Rouïba était inclus dans l'ancienne commune de La Rassauta qui comprenait Fort-del'Eau son chef-lieu, ainsi que les hameaux d'Aïn-Taya, Matifou et Aïn-Beida (Suffren).
Le 22 août 1861, Rouïba fut érigé en commune de plein exercice.
Petit à petit, le village s'équipe.
En 1869 fut bâtie la mairie, et en 1876, l'église dont la construction a été entièrement financée par les familles européennes
En 1906, ce fût le marché couvert, servant aussi de salle des fêtes et de sport.
En 1906 fut érigée la poste qui, jusqu'alors, se trouvait à l'intérieur de la mairie.
Dès 1887, Rouïba eut son école communale, avec 3 classes.
En 1923 fut inauguré le Monument aux morts financé par une souscription publique. Rouïba, comme bien d'autres communes d'Algérie, avait payé un lourd tribut lors de la guerre 14-18, 105 de ses enfants donnèrent leur vie à la patrie.
Les Associations
Dès 1930, un jardin publique d'une superficie de 10 ha, allait embellir le petit village.
Rouïba eut sa première équipe de football en 1918, L'Etoile Sportive de Rouïba qui, en 1920, prit le nom de " Rouïba Sports" Une section de boxe, gymnastique, un groupe théâtral, "Les Gaietés Rouïbéennes" et une fanfare, vinrent compléter les activités de cette association.
Parallèlement, une société de musique : " Les Amis de Rouïba ", un club cycliste,: " La Roue d'Or Rouïbéenne ", une association de boule, " L'Amicale Boule Rouïbéenne ", tout ceci avait vu le jour à la même époque.