mardi 31 août 2010

LETTRE D'UN AMI ALGEROIS

Cher Hubert, cher Compatriote, cher Ami,
Je me permets de te tutoyer car nos racines communes nous réunissent à travers le sens d'appartenir à la même communauté, celle des Pieds-Noirs fiers de l'être.
Tes 15 talentueux poèmes m'ont profondément émotionné car tu as su trouver les paroles qui ont fait renaître ma mémoire en déchirant mon coeur, et à presque 70 piges, j'ai - comme qui dirait - eu besoin d'un mouchoir, saperlipopette !
Classe 42, j'ai quitté Alger le 1er Juin 62, blessé dans mon âme et dans ma chair car victime du terrorisme FLN le 24 décembre 1959 en pleine rue d'Isly, et en vieillissant mes racines sont toujours plus douloureuses.

Retournant à Alger en 1987 j'ai retrouvé ma ville comme je l'avais laissée mais comme "engourdie", je l'ai sentie "orpheline", orpheline de nous, livrée aux chaouïas qui se sont inventés un glorieux passé et l'ont envahie en la saccageant... au contraire de toi, je n'ai pas eu le courage de monter "chez moi", et c'est tant mieux, j'ai préféré conserver ma mémoire intacte et ne pas revoir ma rue.
L'accueil des nouveaux algérois fut chaleureux, certains pleuraient... ils se disputaient pour m'avoir à leur table, pour m'offrir leur hospitalité... que penser... ?
Rue Géricault, au quartier Nelson, habitait ma meilleure amie, ma seconde soeur, Annie Chicheportiche qui réside maintenant à San-Francisco et que je viens de retrouver à Nice avec une joie immense.
Sur Internet, Dieu merci, j'ai retrouvé la quasi totalité de mes ami(e)s d'Alger et, vivant un peu isolé en Italie près de Venise, une seconde fois déraciné (j'étais prof de Français, d'où mon exode, et puis j'ai trouvé ici la femme de ma vie, et je suis toujours là...), cela me réconforte.

Encore tous mes compliments pour ton talent, et surtout mes remerciements pour m'avoir fait passer quelques heures de douloureuse joie...
Avec toute ma sympathie, bien algéroisement, je reste à l'écoute de ton blog et j'en diffuse l'adresse..
Pierre MATHIEU
Alger - Paris - Trieste

MERCI CHER PIERRE QUI N'EST PAS MON AMI MAIS QUI L'EST QUAND MEME CAR UN MEME DESTIN NOUS RASSEMBLE.
A LA VIE , A LA MORT, COMME ON DISAIT CHEZ NOUS.
     HUBERT ZAKINE



lundi 30 août 2010

LA LANGUE DE CHEZ NOUS AUTRES (H.Z)

GAMATE : une gamate c'est le genre à fuir les coups dangereux parce que ses glaouis y  sont en chocolat.
GANTCHOPATE :cuila qui jouait au foot dans les rues, quand il était trop fort, rien qu'on lui tapait des gantchopates, des croc-en-jambes si vous préférez. La vérité, c'est pas mieux gantchopate.
GANGUI: le gangui c'est le clou à la tête en forme de triangle qui équipait les toupies même qu'on était les champions du monde. Mais le fin du fin, c'était de remplacer le gangui par un vrai clou. Quand on jouait au cercle, on éclatait les toupies comme des grenades au soleil. Le fruit pas la strounga!
GATSE: quand on répondait "mon gatse" en faisant un geste obscène, on savait que l'interlocuteur non valable y parlait de la tota. (Pour la tota, on verra plus tard!)
GAVATCHO : Vincent, c'était le roi des gavatcho! Qué, le roi, l'empereur! Tout chez lui, ça respirait le sale. Les cheveux jamais lavés ni peignés,la morve qui coulait, le pantalon troué j'en passe et des meilleures. Un gavatcho, c'était pas un prince de l'élégance.
GAZOUZE: la limonade pataouète ou de l'eau qui pétille
GIGOT/GIGUASSE : un garçon trop grand c'était un grand gigot  et une fille une  grande giguasse.
Nos mères elles avaient de ces expressions!
GOBIA/GOBIEUX : la gobia c'est la rapacité en plus vorace. Surtout quand il s'agit de manger.  Le gobieux quand y voit une jolie fille, y se tient une de ces gobia, j'vous dis pas! Il a la gobia qui lui sort par les yeux! Ya des gobieuses aussi qu'est ce vous croyez! Et l'égalité des sexes, alors!
A SUIVRE.......

LA MEMOIRE DU FOOTBALL D'AFN

CLIQUER POUR AGRANDIR

vendredi 27 août 2010

HISTOIRE DES JUIFS DE CONSTANTINE

L’Origine de la communauté se confond avec l’Origine des Juifs d'Afrique du Nord. Une partie vient d’Espagne et l’autre vient des tribus berbères converties au judaisme. La partie Berbères est sans doute plus importante ici car Constantine est en pleine Kabylie.
Ils habitaient principalement dans les quartiers juifs aux environs de la Médersa tels que la rue Grand, la rue de France, la rue Thiers, la rue 26e de ligne, la rue Chevalier, la rue des Moyens, l’avenue Forcioli, le quartier du Charah.
1837 Arrivée des Français : les autres communautés juives comme à Alger, qui sont probablement plus récemment arrivés en Algérie, accueillent favorablement les Français. A Constantine la communauté est formés de Judéo-Berbères ou de juifs indigènes , comme on les appelaient. Ils se battent au coté des musulmans contre l'envahisseur Français3,4. Des inspecteurs de l'alliance dresse un sombre tableau moral et matériel des juifs de Constantine malgré un boum démographique 3496 juifs en 1849 et 7186 en 1896. Le grand rabbin Eisenbeth estime que "90 % de la population vit dans la pauvreté, la majorité des familles dans une seule pièce. sur les 127 débits de boisson de Constantine. 48 sont à clientèle juive dont 28 rue de france, la principale artère du ghetto, entretenant oisiveté et misère". les terres de colonisation qui auraient pu diminuer le chomage sont interdites au juifs qui de plus n'ont pas de traditions paysannes, habitués uniquement au conditions citadines. il n'y a que 3 juifs agriculteurs à Constantine. En revanche, il y a de nombreux ateliers de couture. dans les registres d'état civil, Les juifs sont très nombreux a être tailleurs d'habits, les femmes sont couturières
1845/1850 : demandes de naturalisations françaises de certains juifs algériens , il y a Abandon des tribunaux rabbiniques, s’il y a prise de la nationalité française.Il apparaît dans la communauté la volonté d’égalité juridique et de sortie du statut du « dhimi ». Le Décret Crémieux le 24 octobre 1870 naturalise tous les juifs d’Algérie. Le 20 octobre 1943 Séparation entre les deux communautés avec l’abrogation du décret Crémieux pris par le régime de Vichy Les Juifs ne vont retrouver leur statut de citoyen français que vers 1944/45 et sur le plan social, qu’en 1945/50. La séparation d’avec la communauté musulmane s’accentue La mixité existe malgré tout dans le parler arabe,- la musique , - la pratique culinaire.
1870 La petite bourgeoisie et les commerçants quittent le ghetto, comme dans le reste du pays.
1928 La loi loucheur et la construction des Habitations à Bon Marché (H.B.M.) va permettre petit à petit aux fonctionnaires et aux les petits employés juifs d'abandonner le ghetto. L’immense majorité constituant la masse pauvre, reste elle dans ce ghetto.
5 août 1934 : évènement au sein de la communauté juive avec affrontements entre communauté juives et les Musulmans. 25 juifs de Constantine sont tués. Immense émotion dans toute l’Algérie
1940/50 : apparition d’une fraction importante de la communauté juive dans la fonction publique Les Juifs votent à gauche et appartiennent à la SFIO, au front populaire, aux syndicats enseignants, au parti communiste à partir de 35/36 et après en 45/50, à la franc-maçonnerie petit à petit ils vont abandonner leur statut de petits commerçants, vendeurs de tissus, épiciers, artisans et autres..
1954/55 : début de la guerre d’algérie La guerre sépare les communautés d’avantage
20 août 1955 : bombes rue Caraman, au cinéma ABC et mort du neveu de Ferhat Abbas
12 mai 1956 : défense du quartier juif à la fin du ramadan par une cellule du Mossad 5
19 mai 1956 : attentat dans un café juif rue des Cigognes
2 mai 1957 : attentat à la grenade au marché Négrier C’est là que l’on assiste au départ des premiers Juifs, qui vont déménager vers les quartiers européens de St Jean
1958/59 un espoir de courte durée va renaître pour très vite s’orienter vers les premiers départs
22 juin1961 : assassinat de Raymond LEYRIS, place Négrier il habitait 50 rue du Sergent Atlan . Ce fut le signal et le phénomène déclencheur du 2e départ des Juifs de Constantine vers la métropole
Mars 1962 3 mois après accords d’Evian du 19 mars 1962 , les ¾ de la communauté juive vont quitter la ville

CONSTANTINE

Fondée par des commerçants et explorateurs Phéniciens qui la nommèrent Sarim Batim (Ville royale),la ville existait bien avant l'arrivée des Romains et de Massinissa. Son nom berbère ne nous est pas parvenu. A l'époque numide Numidie, elle prendra le nom de Cirta qui signifie ville creusée à pic, nom venant de l'akkadien et du phénicien. Dès la période antique, les Berbères, chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, s’organisèrent en tribus et en confédérations que les Grecs distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures. La langue berbère est le tamazight.
Ce sont les persécutions en Orient, avant et durant l'époque romaine, qui déterminèrent les principales migrations vers l'Afrique du Nord . Elle fut prise par Massinisa, alors roi de Numidie qui en avait fait sa capitale. Refusant le partage de la Numidie en trois royaumes, Jugurtha parvint à isoler Adherbal et entreprit en 112 av-JC le siège de Cirta où s'était réfugié son adversaire soutenu par Rome. La ville tomba après cinq mois.Il est certain que des juifs y vivaient 3 siècles auparavant.
Cette victoire permit à Jugurtha de gouverner la Numidie sans partage et d'éviter ainsi que le royaume légué par Massinissa n'éclate en fiefs insignifiants. Les berbères nomades de Constantine ont adopté le culte de Tanit déesse carthaginoise de la fécondité dont le haut lieu des cérémonies paraît avoir été la colline d'El Hofra (actuel Hôtel Transatlantique).On trouve également trace de nombreux vestiges de la civilisation punique.
Le septième siècle voit arriver des conquérants arabes
Ils dévastent pratiquement la totalité de la ville et prennent son contrôle . Puis arrivent les Omeyyades et les Abbassides en Ifriqiya (Tripolitaine, Tunisie sans les parties désertiques et l'est algérien). La ville et la région passent ensuite sous le contrôle des Aghlabides puis des Fatimides. La période allant du Xe au XIe siècle est pour Constantine une période de quasi autonomie. Du XIe au XIIe siècle, Constantine passe aux mains d'une dynastie originaire de Béjaïa. La période du XIIIe au XVe siècle place Constantine dans la mouvance de Tunis, sous la dynastie des Hafsides.
À partir du XVIe siècle, Constantine passe sous domination turque. En 1568, les partisans des Hafsides massacrèrent les Turcs et expulsèrent leurs séides. Pour ramener l'ordre, le pacha Mohammed dut conduire en personne une expédition contre Constantine. La ville n'osa pas résister et ouvrit ses portes sans combattre. Les Abd el-Moumène, chefs du parti Hafside à Constantine, furent définitivement vaincus par les ouled bencheikh el fegoun qui ont le titre prestigieux de cheikh el-islam. Sidi-Abd-el-Kerim Bencheikh el fegoun arrivé au pouvoir fait alliance avec les Turcs et s'octroie le titre d'emir-er-rekeb. Constantine est alors choisie au XVIe siècle pour être la capitale du Beylik de l'Est. Abd-el-Kerim meurt en 1580 et les Bencheikh el fegoun garderont leur influence et privilèges jusqu'à la seconde expédition de Constantine. Le Siège de Constantine permit aux Français de prendre la ville le13 octobre 1837. Ce fut la dernière grande ville d'Algérie à résister aux français.
Les Grandes dates sont
1837 : une des dernières villes à avoir été prise par les Français, présence de nombreux Italiens, Maltais, Siciliens , Espagnols
1876 : construction du grand hôpital
1881 : 1re école professionnelle pour jeunes filles
1883 : Grands travaux inauguration du lycée d’Aumale arasement du Coudiat, passerelle Perregaux pont d’El Kantara, squares, dont le square Vallée kiosques à musique ascenseurs boulevard de l’Abîme
1901 1935 Émile Morinaud, maire de Constantine, député de Constantine de 1919 à 1942, antisémite, réalisations de grands travaux
1930 inauguration monument aux morts
1933 garage Citroën
1934 Casino
1935 piscine olympique
1937 place de la Brèche et avenue Viviani
La princesse Charlotte de Monaco, mère de Rainier III de Monaco, naquit dans cette ville en 1898

jeudi 26 août 2010

QUELQUES COMMENTAIRES QUI FONT DU BIEN

je vous remercie énormément pour cet exposé extraordinaire qui restera un témoin de l'histoire pour les générations futur, vous êtes un enfant de cette Algérie qui aime sa terre natal  et merci encore frere

Par Anonyme sur L 'ESPLANADE DE BAB EL OUED de Jean Brune à 13:34

JE SUIS DéCUE DE CONNAITRE ce jour, la disparition de Vic Talar .J'ai eu la chance de le rencontrer dans les années 1966 à 70 et je garde précieusement son petit mot de réconfort à mon égard, qu'il m'avait fait parvenir lors de mon opération cardiaque à Paris en fin de 1970.Avec lui j'ai souvent rencontré Enrico et Alain Barrière .j'étais de Yvetot (76)et je m'appelle Brigitte Aubrée.
Par Anonyme sur VIC TALAR "le mentor d'Enrico Macias" le 04/08/10


 Merci pour ces précieuses informations. Dommage que la statue de J.Bertagna n'éxiste plus désormais..
Par Sabrina Djouani sur JEROME BERTAGNA " le maire de Bône " le 28/07/10


Bravo pour ce témoignage
Par Aschkel sur JERUSALEM, LE DERNIER REMPART le 10/07/10


 De tout coeur avec ce " goy " !!! Une autre "goy "
Par mamie chantal sur AMI D'ISRAEL le 08/07/10


Lucien took Larry Holmes the distance. Holmes hit Lucien with shots that would have put a lot of other guys down. But Lucien never went down. Holmes was fighting him in front of his hometown crowd and wanted to give the fans a knockout. Lucien never went down. He hung in there till the end. Larry Holmes was bigger than him in every way. Holmes weighed more, was taller, and had a longer reach. But with all the advantages in Holmes' favor, Lucien went the distance like Rocky.
Par Anonyme sur LUCIEN RODRIGUEZ, le "lourd-léger" avant l'heure le 21/06/10


Bonjour Hubert, Merci pour votre blog ! je fais une recherche historique sur Alger années 1950 à 1960 concernant les publications communautaires; quels étaient les titres de journaux principaux dans lesquels les bans de mariage juif étaient en général publiés ? Par avance merci pour votre réponse ! Carole
Par Anonyme sur SADY REBOT "papa poule de la T.V. français le 16/06/10


Pas de problèmes. Il faudrait une armée d'écrivains et de blogueurs pour rendre hommage à ces "repères" de notre histoire... Je vais tourner encore les pages de votre site, on y atterrit de temps en temps pour lire des belles choses; l'histoire de la sieste du côté de bab el oued est super! Bonne continuation et bravo pour ce que vous faites pour entretenir la mémoire. Youssef du groupe Yafil
Par youssef sur SAUL DURAND dit MOUZINO "la musique d'hier et d'au... le 11/06/10


Hubert , vous êtes un poète ! Personne n ' a parlé comme vous de notre pays perdu ... Continuez à nous enchanter . Merci Chantal
Par mamie chantal sur QUELQUES REFLEXIONS SUR LE TEMPS PASSE ET L'AMITIE... le 10/06/10


Bravo pour cette analyse très juste.
Par expat-spb sur Alan M Dershowitz, professeur à la Harvard Law Sch... le 06/06/10


 Merci pour tous ces clins d ' oeil de bonheur !!
Par mamie chantal sur YAHOLELE ALBERTO STAIFFI le 26/05/10


Bonjour, savez-vous si des archives de mariages des années 1950 ont pu être onservées ou sauvées ? Par avance merci pour votre réponse, J. Pratt
Par Anonyme sur LES SYNAGOGUES D'ALGER le 25/05/10


Bonjour, Très honoré que, dans la publication relative à Alain Fabiani, mon Ami et extraordinaire joueur de volley des années 80, vous ayez repris le texte de mon site. Cordialement. Pierre Coquand
Par Pierre COQUAND sur LE VOLLEY BALL DES PIEDS NOIRS "Alain, Fred, Laure... le 23/05/10


Très bonne idée. retrouver l'Algérie dans son ensemble - social, culturel, cultuel, musical -, c'est un peu une plongée dans une eau trouble mais avec un masque purificateur. Merci
Par Claude Sicsic sur NOUVELLE APPROCHE DU BLOG NOSTALGERIE le 20/05/10


Je suis une femme, je suis née dans la maison où enrico macias a grandi à constantine et précisemment la casbah vers la prefecture, je suis musulmane, j'ai grandi dans une famille qui a vécu longtemps avec les juifs pendant le colonialisme français en algérie. Je voudrai dire que c'est injuste d'interdire enrico macias fils de constantine et toute sa culture et coutume de visiter son pays natal, vivre son enfance et sa jeunesse la meilleure période de vie chez toute personne je trouve ça injuste car elle est où la différence entre sarkozi et enrico ils sont tous les deux juifs. Du fond du coeur je vous souhaite longue vie monsieur macias et un jour vous pourrez retourner dans votre ville natale ne serait-ce pas une nuit.
Par Anonyme sur ENRICO MACIAS "l'enfant de Constantine" le 18/05/10

 QUE SOMMES NOUS SANS NOTRE PASSE? LE PASSE, CE SONT NOS PARENTS ET TOUS NOS DISPARUS, LES GENS QUE L'ON A AIMES, NOS SOUVENIRS D ENFANCE! ALORS VIVE LE PRESENT MAIS N'OUBLIONS PAS LE PASSE.
Par hubert zakine sur LETTRE ECRITE AVEC LA PLUME DU COEUR le 18/05/10


Merci à vous tous. j'ai les larmes aux yeux en vous lisant. C 'est vrai qu'il ne faut pas vivre dans le passé, mais sans lui, nous sommes des arbres sans racine et nous ne pouvons pas vivre. amicalement brigitte
Par brigitte sur LETTRE ECRITE AVEC LA PLUME DU COEUR le 18/05/10


Quel régal d ' entendre Robert Castel ! Malheureusement c ' est terminé , on ne la trouve plus ! Aidez - nous en essayant de récuperer au moins l ' enregistrement ... Merci infiniment Chantal
Par mamie chantal sur ROBERT CASTEL RACONTE BAB EL OUED le 18/05/10


Merci infiniment pour tous ces détails ! J 'ai tant utilisé ces tramways et trolleybus pour aller de la Pointe à mon lycée ...J ai appris plein de choses . Merci beaucoup et on en demande encore  Amicalement Chantal
Par mamie chantal sur LES TRANSPORTS ALGEROIS le 18/05/10


algérien d'après l'indépendance et fan du vieil Alger. je trouve votre collection magnifique, à couper le souffle. mille merci.
Par yazid sur * QUELQUES PHOTOS DE NOTRE EPOQUE le 10/05/10


Dieu seul le sait, peut etre en téléphonant à la SACEM !
Par hubert zakine sur EDDY MARNAY- le parolier de la chanson francaise -... le 04/05/10


elle est très bien cette lettre et surtout la nouvelle présentation plus claires les couleurs continues à enjoliver ce magnifique site Josette
Par Anonyme sur DROIT DU SOL ET DROIT DU SANG le 30/04/10


Pour sur il écrit bien Hubert. Brigitte si tu vas sur face book tu pourra trouver bon nombre de groupe pieds noirs et tu pourra avoir des amis. Tu as Union Rapatriés. J'ai ouvert un groupe Pieds Noirs Recettes et tchache. Alors bienvenue à toi. Rassures toi j'ai ma famille Pieds Noirs et pour autant je ne me sens pas chez moi ici. Bises Brigitte ET Hubert, continues à écrire. MERCI (JULIA ANTOINE)
Par Anonyme sur LETTRE ECRITE AVEC LA PLUME DU COEUR le 30/04/10

DEUX POIDS DEUX MESURES (à suivre)

PETITE QUESTION INNOCENTE
POURQUOI LA FRANCE MET TANT DE ZELE POUR EXPULSER DES ROMS (QUI SONT TOUT DE MEME DES EUROPEENS) ET TANT DE LAXISME DEVANT  L'IMMIGRATION CLANDESTINE QUI EST ESSENTIELLEMENT  AFRICAINE ET MAGHREBINE?

mercredi 25 août 2010

une pierre dans le jardin de la DESINFORMATION.

SAN FRANCISCO ?
ATHENES ?
SHANGAI ?
LE CAP ?
BERLIN ?
TORONTO ?
SEVILLE ?
MIAMI ?
TEL AVIV ?
PEKIN ?
NICE ?
LOS ANGELES ?
Vous  n'y êtes du tout !  Il s'agit de GAZA la ville martyre.
Grace au ciel,  cette ville n'est pas aussi martyre que les journalistes européens et particulièrement FRANCAIS voudraient bien nous le faire croire.
MAIS COMME L'A DIT LE SLOGAN DE PARIS MATCH  :
 "LE POIDS DES MOTS, LE CHOC DES PHOTOS"

dimanche 22 août 2010

LA CONSTRUCTION D'ALGER

REMARQUABLE TRAVAIL REALISE PAR GUY SIMON-LABORDE

Date  Bâti et autres



1830 présence de 8000 habitations et immeubles
1830 présence de 103 mosquées
1830 Présence d'une dizaines de Synagogues
1830 7 grandes casernes des Janissaires
1830 150 fontaines et 60 cafés maures
1830 Première Mairie rue Socgemah au N°9 (Hotel Bacri)
1830 Premier Maire : Ahmed Bouderbah avec M Brugière comme commissaire du Roi
1830 Premier Théatre rue des consuls


1831 Liaisons maritimes entre Toulon et Alger par des bateaux militaires
1831 Arrivée à Alger de Charles Branthome qui sera le 1er Maire d'Alger


1832 Jardin d'Essai 580ha) directeur A, Hardy
1832 La Cie Maritime Bazin effectue en Mai un premier voyage sur Alger


1833 Jardin Marengo
1833 27/XI Arrété ministériel ordonne le classement dans la grande voirie des rues de la Marine, Bab-el-
Oued et Bab-Azoun plus rue de Chartres et des Consuls


1835 Commune de Mustapha séparée d'Alger, Maire: le baron de la Vollée
1835 Embryon d'une bibliothèque Nationale Impasse du soleil quartier de la Marine
1835 Création de l'ancien collège (36 élèves) rue des 3 couleurs et Jénina


1837 Hôtel de la tour du Pin deviendra Hôtel de la Régence 1ère maison
européenne de la place du Gouvernement
1837 Place Bresson/Briand plantation de muriers
1837 Projet de créer une nouvelle place :Place de Chartres pour y installer un Marché
1837 Construction de la façade de la Grande Mosquée
1837 Théatre tranféré rue de l'indépendance


1838 Berbrugger fonde la Bibliothèque Nationale d'ALGER siège ancienne caserne des Janissaires
1838 Berbrugger fonde le Musée d'Alger
1838 construction de l'immeuble "le café d'Apollon" Pl du Gouvernement
1838 31/10 le nom d'Algérie apparait pour la première fois, adopté par Antoine Schneider ministre de la Guerre en 1939
1838 ancien collège transféré rue Bab Azoun
1838 Aux quatre nations Manufacture de vêtement 5 rue Bab-el-Oued
1838 Rétablissement du Diocèse d'Alger le 25 aout par le roi Louis Philippe et le pape Grégoire XVI


1839 Mairie tranférée rue Porte Neuve au N°120
1839 Place de Chartres (marché couvert) Percement rue Randon et destruction de synagogues
1839 39 arcades construites sur 800m rue Bab Azoun


1841 Maritime : Cie Bazin service tri mensuel le "Pharamond" et le "Tage" vapeur à aubes (48 heures)
1841 Place du Gouvernement (démolition de 420 vieilles maisons)
1841 Plantation d'orangers place du gouvernement


1842 Maritime: service quotidien et régulier: Cie Gle de Navigation à Vapeur
1842 Apparition du télégraphe


1844 Rue de l'Aqueduc devient rue d'Isly
1844 peu d'immeubles rue d'Isly
1844 Plantation de bellombras place du gouvernement


1845 Schéma général de voirie et d'alignement
1845 28/10 inauguration de la statue du duc d'Orléans œuvre de bronze de Marchetti (8 tonnes, 5 m )
1845 1846 La première Poste rue Jean Bart
1845 1860 Cathédrale Saint Philippe sur ancienne Mosquée, place Malakoff


1847 1865 première église St Augustin (angle rue Waisse et Constantine)
1847 Maritime : Cie Touache devenue "Mixte" en 48, vapeurs à hélices


1848 Bibliothèque Nationale déplacée angle rue des Lotophages et rue Bélisaire
1848 Commune de Mustapha rattaché à Alger
1848 Ancien Collège transformé en Lycée
1848 12 novembre devient territoire Français (3 départements)
1848 Première vague de peuplement (émigrants de Métropole)
1848 Plantation d'un peuplier au centre de la place du gouvernement


1850 Mairie transférée rue du Vieux Palais
1850 Théatre tranféré rue du Soudan (agrandi et embelli)
1850 Grand Séminaire à Kouba


1851 Maritime: arrivée de la Cie de Navigation Marocaine
1851 Grands immeubles en haut tournants Rovigo
1851 Création de la Banque de l'Algérie le 4/08; le 1/11 en activité 5 Bd de la République


1852 Arrivée des 500 condannés politique (coup d'état de 1851) dirigés sur Birkadem
1852 Statue de Bugeaud déplacée en 1927 pour faciliter la circulation
1852 20/05 projet de banques du Crédit Foncier et agricole de l' Algérie 8 Bd de la République
1852 22/09 Institution d'une Caisse d'Epargne et de Prévoyance Alger
1852 Premiers becs de gaz pour l'éclairage des rues. (1868 pour Blida)
1852 Prison Barberousse


1853 29/09 inauguration de l'Opéra constructeur Sarun (incendie en 73 reconstruite à l'identique)
1853 Aqueduc du Télemly
1853 Plantation de platanes place du gouvernement


1854 Nouvelles installation Hôpital Mustapha


1855/1865 Synagogue (avec harmonium) place Randon dite du Grand Rabbin Bloch inaugurée le 19/sept/1865
1855/1860 Grand Séminaire de Kouba


1856 Maritime: Arrivée de la Cie de Navigation Mixte (CMN)


1857 Rampe reliant les quais à la ville
1857 ancien collège transféré partie nord du square Bresson


1858 1872 Notre Dame d'Afrique


1860 La Poste Rue Bab-Azoun
1860 Première pierre du Bd de la République (Bd de l'Impératrice Eugénie)


1860/1866 Construction des voutes supportant le Bd Car not et de la République (350 magasins et logements)
1860 Petit Séminaire de Saint Eugène


1861 Maritime: Arrivée de la Cie Gle Transatlantique (Transat ou CGT)
1861 Ets Louis Billiard, machines agricoles, Bd Baudin


1862 Bibliothèque Nationale déplacée dans l'ancien Palais de Mustapha Pacha (derrière la cathédrale)
1862 Blason: nouvelles armes d'Alger
1862 Instauration d'un marché aux bestiaux à Maison Carré
1862 Début construction du nouveau lycée (Lycée Bugeaud)
1862 Il ne reste plus que 47 mosquées


1863 Création de l'école normale (montée Mustapha) transféré à Bouzaréah


1864 1869 Deux formes de radoub
1864 1878 Quartier Liberté Mairie rue de la Liberté


1865/1890 Nombreuses villas à Mustapha et à El-Biar
1865 Maritime: Arrivée de la Sté Gle des Transport Maritime (SGTM)
1865 Ecole normale d'Instuteurs à Mustaphe supérieur
1865 La gare et les voies ferrées


1868 CFA Alger-Blida
1868 Nouveau lycée Bugeaud en activité (au delà de la rue Bab-el-Oued)
1868 Horlogerie Jules Lachaud, successeur Brachet, N°2 rue d'Isly


1869 Bibliothèque Nationale : nouvel administrateur Oscar Mac Carthy


1870 Eglise Saint Bonaventure à Mustapha
1870 construction du Bd Amiral Pierre qui longe la mer


1871 Commune de Mustapha de nouveau autonome décret du 26 janvier 1871


1874 Commune de Mustapha séparée d'Alger, Premier Maire : Barberet
1874 Nommé Maire : Adolphe Blasselle


1876 Le Palais de Justice 10 rue de Constantine
1876/1878 Eglise Saint Augustin au 10 de Constantine


1878 Inauguration du Cercle Militaire Place Bresson
1878 Grande Synagogue édifiée rue Scipion


1880 Pavillon de l'exposition des Beaux Arts
1880 Léon Rénier fonde l'école qui deviendra Faculté des Lettres
1880/1881 Ecole Nationale des Beaux Arts d'Alger , quartier de la Marine ,déplacée en1954


1881 Nommé Maire : Guillemin


1883 Mairie transférée Bd de la République (jusqu'en 1935)
1883 Réouverture de l'Opéra suite incendie


1885 Inauguration du Palais de Justice rue de Constantine


1887 30 mars Monument classé: Porte de l' Arsenal
1887 Inauguration de la statue du Gal Margueritte à Kouba


1888 Transfert à La Bouzaréah de l'Ecole Normale d'Instituteur de Mustapha supéeur


1889 Orphelinat pour jeunes filles (deviendra Hôtel St Georges en 1927)
1889 1893 Palais consulaire
1889 Palais des Assemblées
1889 Siège de la Banque de l'Algérie


1890 Plantation de ficus place du gouvernement
1890 Huilerie St Georges Avenue des Muriers à Mustapha


1891/1892 Bâtiment du XIX ° corps d'armée place Bugeaud
1891 Bibliothèque Nationale Nouvel Administrateur : Emile Maupas


1892 Premier réseau de tramway TA


1893 Démolition des remparts de l'ancienne ville turque (bd La ferrière)


1894 Bâtiment de l' Institut Pasteur
1894 1896 Construction de l'Eglise Saint Charles


1895/1892 Allongement de la jetée Est (100m) ouverture d'une passe


1897 Installation du Musée des Antiquités Musée Stéphane Gsell(agrandi en 1903)


1898 Lotissement " Bernard"


1899 rue d'Isly bordée de terrains vagues
1899 Elargissement de la jetée Nord


1900/1910 66 rues nouvelles furent crées
1900/1914 Les Galeries de France au 23 rue d'Isly
1900 Ecole de Commerce
1900 Ecole normale d'Instuteurs à Bouzaréah


1901 Démolition de la Porte d'Isly
1901 Immeuble Duret coin place Bugeaud et Généreaux Morris(frise en terre cuite du sculpteur Fourquet)
1901 Construction de grands immeubles de 5 étages rue d'Isly
1901 Immeuble rue d'Isly autour d'une galerie couverte divisé en 4 immeubles


1903 Hotel-Restaurant "Excelsior"
1903 Construction du bâtiment de "la ligue" (qui deviendra le lycée Delacroix en 1908)


1904 Agrandissement du port vers le sud jetée 300m, mole 200m
1904 Hôtel Excelsior
1904 Commune de Mustapha réunie définitivement à la ville d'Alger décret du 4 avril 1904
1904/1905 La Medersa - la Thaâlibiyya ( rue Marengo)
1904 Grand magasin des deux Magots rue Bab-Azoun


1905 Institut d'Etudes Agricoles
1905 17 février Monument classé: Porte du Penon
1905 Rampe Chassériau
1905 L'Algérie est entièrement traversée par le réseau ferrée
1905/1907 Immeuble à l'angle des rues du Languedoc et Drouillet (fresque du peintre Antoni)
1905/1907 Immeuble à l'angle des rues Horace Vernet et Elie de Beaumont


1906 Hôtel de la Place pour le Génie Militaire
1906 La dépêche Algérienne Bd Laférierre
1906 1912 Nouvelle Préfecture Bd Carnot
1906 Immeuble rue Jean Macé
1906 1925 Nombreux immeubles (quartier Michelet jusqu'à Bd Victor Hugo et Télemly)


1907 Villa Abd-el-Tif


1908 Rampe Poirel
1908 Lycée Delacroix
1908 Le Port Rétrécissement à 175m de la passe allongement de 50m jetée sud


1909 Halles Centrales pour la ville d'Alger
1909 construction de la nouvelle église Anglicane à Mustapha sup,


1888/1909 Création de l'Université d'Alger 2 rue Michelet (deuxième de France)
1909 Ouverture de la Route Moutonnière, elle devient la RN 5
1909 Jardin botanique en patio de la fac


1910 Nommé Maire : Charles de Galland
1910 /1911 Palais des Délégations financières plus tard Assemblée Algérienne Bd Carnot
1910 /1919 Villa "Dar Beïda" à El-Biar pour M. Luciani
1910 /1919 Villa "Les Amandiers" au Bd Bru à M. Joseph Warot
1910 Institut Pasteur (Face Jardin d'Essai) (avec annexe à Kouba œuvre de Léon Claro)
1910 Naufrage du Général Chanzy aux Baléares (12 février)
1910 construction du Casino au N°9 de la rue d'Isly


1911 Aéro-Club au 23 Bd Carnot


1912 Fin des travaux sur le port
1912 Escalier passerelle d'accès du bd Carnot au vieux port
1912 Construction du théâtre de l'Alhambra rue d'Isly ; incendie en 1935


1913 Hôtel des Postes "La Grande Poste"


1914 Brasserie de l'Alhambra
1914 Galeries de France rue d'Isly


1914/1918 Hôpital du Dey devient Maillot
1914 Au Bon Marché (place Bugeaud)


1916 Bibliothèque Nationale : nouvel Administrateur Gabriel Esquier
1916 Sté des Allumettes Caussemille, Roche et Cie (Atelier) rue Caussemille


1916/1919 Palais d'été Résidence du Gouverneur Général


1920/1930 Quartier de l'Oriental (Debussy) et quartier Lafférière sud (ossature béton)
1920/1930 Quartier de l'Oriental (Debussy) et quartier Lafférière sud (ossature métallique)


1921 Aéroport de Maison Blanche (1ère tranche)
1921/ 29 septembre Monument classé: Villa Abd-el-Tif


1922/1935 Jardin d'Essai : Sculpture "La France" Devant le Musée des Beaux-Arts,face à la méditerranée .Statue dans le musée de l'école de Saint-Cyr (Coëtquidan), bronze érigé initialement en 1935 à Alger La France
Réalisée par Antoine Bourdelle en 1925. Elle devait être érigée pour commémorer l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1917. Finalement la statue fut dressée à Alger en 1935. Dynamitée par l'O.A.S. en 1961, rapportée en 1962 et restaurée aux frais de la famille Bourdelle, elle a été offerte aux Ecoles en 1967.


1922 Création d'une direction des Antiquités


1923 Eglise de Kouba (construction du Dôme)
1923 Fabrique de pianos, 12 rue Dumont-d'Urville pour M Colin Paul
1923 Nombreux immeubles de la rue Michelet
1923/1924 Villla "Torrès" à Mustapha (Entreprise Bernard frères et Cie)


1924 Groupe Scolaire Chemin Yusuf pour garçons
1924 Stade Lapergue à Saint Eugène (Entreprise Bernard)
1924 Immeuble d'habitation et Commercial rue Berthezène pour Mr Bonduelle
1924 Groupe Scolaire rue Bar nave pour les filles


1925 Dock frigorifique (entreprise Louis Grasset)
1925 Atelier et remise pour la Cie des Chemins de fer PLM (Entreprise Bernard frères)
1925 Parc De Galland
1925 Nombreux immeubles du Télemly


1925/1927 Immeuble (transformation d'un moulin) pour MM Grima Frères
1925 Nombreux immeubles du boulevard Victor Hugo


1925/1929 Construction de la Gare Maritime (mole El-Djefna)


1926/1928 Usine pour M Cardinal Maurice industriel à Hussein Dey (entreprise Ritter et Scotto)
1926 Hôtel Saint Georges,
1926 Caserne d'Orléans, Stand de tir de 50m


1927 Réservoir pour la ville d'ALGER (10000M3)
1927 Immeuble Lafont Bd Saint Saens (avec entreprise Hennebique)
1927 Immeuble d'habitation "Bon Accueil" Bd Sain Saens (entreprise Louis Grasset)
1927 Lotissement " Guiauchain-Vinson"
1927 Bâtiment d'Activité pour MM Thibaut et Cie (courtier en vins)
1927 26 avril Monument classé: Villa Mahieddine
1927 13 XI 1927 - Monument aux morts "Le Pavois" sculpteurs: Paul Landowski et Charles Bigonet
1927/1932 Minoterie Narbonne à Hussein-Dey (entreprise Louis Grasset)
1927/1941 Immeuble pour "la construction moderne" rue Serpaggi et 13 rue Jean-Macé
1927/1930 le garage Vinson 136-140 rue Sadi Carnot (avec entreprise Hennebique

1928/1929 Immeuble Garcia rue de Constantine (avec entreprise Hennebique)
1928 Lotissement " Trottier"
1928 Externat Notre Dame d'Afrique (chapelle)Bd Sait Saens (surélévation en 1947)
1928 Immeuble d' habitation rue Borely-la-Sapie à Mrs Amoros et Gaba (entreprise Louis Mathoux)


1929/1931 Ecole de garçons Charles Lutaud (Surélévayion en 1949/51
1929/1931 Ecole de garçons du Champ de Manœuvres
1929/1932 La Maison de l'Agriculture
1929/1934 Le Palais du Gouvernement GG
1929/1930 Musée National des Beaux Arts (à coté de la villa Abd-el-Tif)
1929 Fabrique de meubles pour M Mazella, 6 Av Malakoff et rue Thuilliert (entreprise Spaini)
1929 Immeuble de rapport au Groupe Baudin, bd Baudin,passage St Frères et Kaouki et rue Charras
1929 Immeuble d'habitation pour la Cie Urbaine et Foncière , rue Michelet
1929 Travaux dans l'Université (Entreprise Louis Grasset)
1929 Conservatoire de musique Bd Laférrière et rue Berthézène
1929 Musée des Antiquités et d'Art musulman (Stephane Gsell) au parc De Galland
1929 Abattoir d'Alger au Ruisseau
1929/1931 Magasin des chaussures "Raoul"10 rue d'Isly


1930 Usine à gaz, Quartier du Hamma (entreprise Lebon)
1930/1934 Bureaux du Gouvernement Général (12 étages, 600 bureaux)
1930 Casino-Hôtel Aletti (Jacques, Louis, Robert aletti )
1930 Musée du Bardo inauguration
1930 Hôtel rue de Tanger , Bd Bugeaud , et rue Généraux Morris
1930 24 novembre Monument classé : Citadelle du fort l'Empereur
1930 Premier plan d'ensemble
1930 Immeuble d'habitation au 10 rue Berthezène
1930 Inauguration deu Casino-Hôtel Aletti à Jacques, Robert et Louis Aletti
1930 Piscines du Stade Municipal
1930 Entrée du Stade Municipal
1930 Centenaire de la puissance coloniale
1930 La cité Sainte Corinne
1930 HLM du Ruisseau
1930 La cité du Clos Salembier
1930 17/08 Extension de la ville vers Le Hamma (plan d'aménagement)


1931 Immeuble d'habitation Bd de Champagne pour MM Gay et Canaccini
1931 Lotissement " Badjarah"
1931 Immeuble d'habitation pour la Construction Moderne rues Edith Cavell et Montalember
1931 Immeuble de rapport pour MM Laver nhe et Sabadini rue Clauzel
1931/ 1933 Hotel d'Angleterre Angle Bd Bugeaud et rue Généraux-Morris
1931/ 1933 Eglise Ste Anne près du lycée Fromentin à La Redoute


1932 Immeuble d'habitation bd Edgard-Quinet pour M Duheur
1932 Immeuble d'habitation (MM Petit,Thiedey et Delorme)
1932 Immeuble d'habitation Av Malakoff pour M Trape
1932 1933 Immeuble d'habitation Bd Saint Simon et Sainte Beuve
1933 Lotissement " Tramoy de l'Aubeypie"
1933 Lotissement " Fash Ouchaia"
1933 Lotissement " Michel"
1933/1952 Le Yacht Club (modifié en 1952) Entreprise Perret
1933 1939 Pavillon des Tuberculeux à Hopital Mustapha


1934/ 1937 Reconstruction du Marché Clauzel rue Clauzel
1934/ 1937 Esplanade du Maréchal Foch ( Forum) ( Entreprise Perret)
1934 Lotissement "Navarre"
1934 Lotissement " Bois-Ramel"
1934 Construction de la capitainerie du port
1934/ 1951 Hôtel de ville Nouvelle Mairie (9 étages 7 ascenseurs, façade 91 m ) sur le Bd Carnot


1935 Maison des Etudiants
1935 Lotissement " Nouvel-Ambert"
1935 Lotissement "Mermet-Davaux"
1935 /1936 Foyer Civique; Quartier du Champ de manœuvre entièrement construit en 15 ans Bas reliefs de Georges Béguet et Paul Belmondo
1935 Boulevard Laferrière
1935 1941 L'esplanade du Maréchal Foch (Le Forum)
1935 Salle Bordes en activité


1936 Lotissement " Juanèda"
1936 Lotissement " Cret Ouchaia"
1936/ 1937 Dispensaire (Hopital Barbier-Hugo) Bd de Flandre,rue de Picardie (modifié en 46/48)


1937 Lotissement " Cité Musulmane"
1937 Pharmacie Degueurce-Léonardon rue Barnave


1938 Caserne française des Gardes Mobiles (qui deviendra le Ministère de la Défense


1939 Construction d'une halle aux poissons et d'un bâtiment à coté


1942 Maritime : Naufrage du "Lamoricière" lancé en 1912


1943 Lotissement "Maia"
1943 1944 La radio Alger (306m) passe de la rue Berthezène au 10 de la rue Hoche avec 3 studios


1944 Création du lycée Fromentin en place de l'Hôtel Le Splendid
1944 Centre d'acceuil "Icosium" (institut Goethe)


1945 Tunnel des facultés Projet


1947 Création de l' EGA regroupe Lebon et Cie (siége rue Denfert Rochereau, face à l'Empire)
1947/ 1952 Villa Clairbois Docteur André Blondeau


1948 Gare Maritime avec l'Entreprise Perret
1948 Ouverture de l'av du 8 novembre (Palais consulaire vers amiral Pierre)
1948 Bibliothèque Nationale : dernier Administrateur Germaine Lebel
1948 Lotissement "Panorama"
1948 Percement du tunnel des facultés 118m x 18m
1948 Gare Maritime avec l'Entreprise Perret (Travaux au nouveau môle du bassin du vieux port)
1948 Utilisation des trolleybus VCR et VA3


1949 Kiosque à musique Place Coquillat, rue Polignac et rue de Lyon
1949 Lotissement "Mon repos"
1949 Lotissement "Delbays"
1949 Lotissement "Djenan El Mabrouk"
1949 Agrandissement de la Capitainerie du port


1950 Calvaire de Kouba
1950 /1951 Ecole Hotelière à Ben Aknoun commune d'El-Biar
1950/ 1951 Cité universitaire à Ben Aknoun commune d'El-Biar
1950 /1953 HLM Hélène Boucher
1950 2 Immeubles HLM au Champ de Manœuvres

1951 Lotissement "Jolie vue"
1951 Inauguration de la stue de Jeanne d'Arc sculpteur: Halbout du Tanney
1951/ 1952 Maison Tosi à Bouzaréah


1952 Musée Savorgnan de Brazza à Alger
1952 Immeuble-pont Burdeau construit dans un vallon
1952 grands immeubles au Champ de manoeuvre
1952 EGA Immeuble bureaux au Télemly
1952/ 1956 Foyer Universitaire
1952/ 1953 Villa pour le Directeur de la Caisse des Marchés de l'Etat (Entreprise Humbert) Hauts-monts d'Hydra
1952 inauguration du passage souterrain sous la rue Michelet (boutiques de luxe)
1952 /1953 Maison Fernand Aboulker à El-Biar


1953 Nommé Maire : Jacques Chevalier
1953 1954 Diar-el-Mahçoul cité de la promesse (1550 logements sur 12ha en 365 jours)
1953 Inauguration du Bd Maréchal Lattre de Tassigny le 28 mars
1953 Lotissement "Pacé"
1953 18 Avril Inauguration du Marché Barnave (angle Barnave et Meissonier)
1953/ 1954 Maison Monnoyer à Hydra
1953/ 1955 Maison Daniel Aboulker à El-Biar, terrasse Saint Raphaël
1953/ 1954 Diar-es-Saada cité du bonheur 730 logements en novembre


1954 Hôtel du Trésor quartier la Marine
1954 Résidence du Petit Hydra, Immeuble Shell
1954 Ecole actuelle Nationale des Beaux Arts d'Alger dans les jardins du parc Gatliff
1954 Cité "Le Patrimoine Algérois" sur les hauteurs de Hussein-Dey à Kouba, Projet de Charles Lévy.
1954 /1956 Première exploitation du gisement de gaz d' Hassi R'mel
1954 /1958 Bibliothèque Nationale des Tagarins (en face du Stade Leclerc)


1955/ 1957 Aéro-Habitat
1955 1956 Le Rectorat d'Alger
1955 1956 Cité "la montagne" à Maison-Carrée 2000 logements
1955 1957 Cité Climat de France 5000 logements sur 25ha
1955 1957 Cité des Eucalyptus à Bab-el-Oued (700 logements)
1955 Cité Léon-Roches à Bab-el-Oued (1200 logements)
?? Cité "la concorde" à Birmandreis 1064 logements (1961?)
?? Cité "Beauséjour" à Birmandreis
?? Cité "Lavigerie" à Kouba
?? Cité " les Asphodèles" à Ben Aknoun
?? Cité "Mahiédine" avec groupe scolaire rue Fontaine-Bleue
?? Cité"Perez" 94 logements à Bab-el-Oued
1955 Achèvement du programme de 650 logements au Champ de Manoeuvre par l'Office Public
1955 Cité première Urgence à Maison Carrée
1955 1956 maison de la radio et TV au 21 Bd Bru
1956 1961 Le Sacré cœur
1956 Téléphérique à Diar el Mahçoul- Le Hamma en février
1956 1957 Premiere exploitation du gisement de Pétrole de Edjelé et de Hassi Messaoud
1956 1958 Cité de transit "Djenan-el-Hassan
1956 1957 Maison Bernou à El-Biar
1956 1962 Magasins du Bon Marché(rue d'Isly et Mogador)+ immeuble de bureaux au dessus de 7 étages
1956 25 décembre 1ère émission de TV


1957 1959 Institut d'Etude Nucléaire Bd De Lattre de Tassigny (1° tranche) 2° tranche en 1963,
1957 1959 Ensemble de logement "carrières Jaubert" Bab-el-Oued
1957 1962 Cité Henri Sellier à Hydra (800 logements)
1957 1958 Cité des Annassers (24000 logements) (partiellement réalisé)
1957 1958 Cité Diar Echems
1957 1959 Maison Kasdarly à El-Biar


1958 1959 Cité des Dunes
1958 1960 2 Immeubles des Ponts et Chaussées 3 étages route Moutonnière rue de Draguignan
1958 12 mai inauguration de la Nouvelle Bibliothèque Nationale
1958 Pose de grillage dans les trolleys et tramway


1959 Décret du 19 février constituant "Le grand Alger"
1959 Administrateur Général avec Conseil Municipal de 75 memebres élus le 19 avril, installé le 30
1959 Omar Mohamed Bouarouba Président du Conseil Municipal
1959 1961 Maison Saur à Ben-Aknoun
1959 Cité"Les Jasmin" au Clos Salembier
1959 Premier timbre aux armoiries d'ALGER
1959 Logements économiques à Birmandreis ( 650 logements type "LOGECO" de 45,5m2 en moy
1959 1965 Résidence de l'Ambassadeur de France à Alger
1959 1960 Immeuble HLM rue Zaatcha


1960 Renouvellement du Président du Conseil Municipal Charles Corbin nommé le 24 février
1960 Fin de l'exploitation des tramways
1960 Villa "Lehalle" au Paradou
1960 Premier tir à Régane
1960 1961 Pillage Grande Synagogue Bloch et ajonction d'un minaret pour la transformer en la mosquee Ibn-Fares. Après 1962 il n'existe plus aucune synagogue .
1961 Cité " Vinci" nouveaux immeubles
1961 Cité "la concorde" à Birmandreis
1961 Stéle de Albert Camus à Tipaza (graveur Louis Benisti)

ADDITIF les hotels ci-dessous existaient avant 1907
EXCELSIOR Bd Laférrière
DE LA REGENCE Place du Gouvernement
DE L'OASIS 9 Bd de la République
DES ETRANGERS 1 Rue Dumont-d'Urville
TERMINUS Place de la République
D'EUROPE Bd Carnot
MODERNE 1 Rue de la Liberté
ROYAL-HOTEL 10 Bd de la République
DE NICE Rue de la Liberté
NOUVEL HOTEL DU PALMIER 6 Rue Arago
DE L'OPERA Place de la République
DE LA POSTE 6 Rue Ledru-Rollin
DE PARIS Rue Ledru-Rollin
DES FAMILLES 1 Rue Colbert
DE MADRID 4 Rue de la Marine
DES BAINS 31 Rue de Chartres
SAINT GEORGE
CONTINENTAL
D'ORIENT
SPLENDID-HOTEL
ALEXANDRA (ex KIRSCH)
ORIENTAL
BEAUSEJOUR
GRAND HOTEL
DE L'OLIVAGE
VICTORIA


ADDITIF Les restaurants et Brasseries-restaurants ci-dessous existaient avant 1907


GRUBER 7 Bd de la République
LONDON-HOUSE (dépend de l'OASIS) 9 Bd de la République
EXCELSIOR (à l'hôtel de ce nom) Bd Laférièrre
TERMINUS ( à l'hôtel de ce nom) Bd Carnot
DE NICE Place de la République
JAUMON Rue Dumont-d'Urville


Brasseries
DU PHENIX
DE L'ETOILE
DE LA POSTE
SUISSE
LORRAINE
TANTONVILLE Place de la République
GLACIER Place de la République
DE BORDEAUX Place du Gouvernement
D'APOLLON Place du Gouvernement



vendredi 20 août 2010

TCHALEFS D'UN ENFANT DE BAB EL OUED

(3eme rang en partant du haut et 4eme en partant de la droite).
L’appendicite de Gozlan Il est des garçons qui aiment désobéir à leurs parents ou à leurs maîtres pour le simple plaisir de désobéir. Pour faire le rebelle, zarmah, comme James Dean dans la « fureur de vivre ». Gozlan, lui, y désobéissait pas. Y déconnait un maximum parce que c’était sa nature. A l’école Rochambeau, chez papa Aïach ou chez madame Castellani, y pouvait pas s’empêcher de faire le clown. C’est lui qu’il avait teint à sa manière des chaussures noires en blanc qui devinrent multicolores un jour de pluie ou qui apportait en classe un gros marteau en caoutchouc qu’il faisait mine de fracasser sur la tète de ses camarades de classe.

Il avait toutes sortes d’astuces pour « taper cao » ou entrer « à ouf » au cinéma, au stade ou à Padovani sans payer. Il habitait face à « la grande brasserie » où il passait son temps à « lever » le flipper pour gagner des parties avant de faire « tilt ». ou de mettre des mouchoirs à l’intérieur des buts du ping-foot pour que la balle soit empêchée de tomber dans son réceptacle. Pour draguer les filles, il faisait mine d’attraper une crampe dans l’eau afin de s’agripper à elle et lui toucher les tétés et il n’hésitait pas à feindre l’insolation dans la chaîne et entrer au stade pour recevoir les premiers soins. En fait, c’était le roi du « sminfin coufin », du « zbérote » et du « zarmah ». C’était un cinéma à lui tout seul ! Connu comme un loup blanc, il était repéré dans tous les cafés qui présentaient une khémia « maousse » et délicieuse. Dès que les patrons l’apercevaient, ils planquaient les assiettes. C’était même pas un « goulafre », il s’amusait simplement à doubler les tenanciers des comptoirs. Gozlan, un matin il a pas envie d’aller à l’école. Y veut taper cao, faire manqua oura ou s’il était un enfant sage qui se fait la raie dans les cheveux tous les matins ou qui se met de la gomina, on dirait qu’il avait envie de faire l’école buissonnière. Seulement, Gozlan y fait rien comme tout le monde. Y se rappelle qu’il y a deux mois, y s’est fait opérer de l’appendicite. Ni une ni deux, ni même trois, en classe y fait mine d’avoir une éventration. (Ca c’est un mot à lui !) Y se tord de douleur, y se plaint, il en fait des tonnes tant et si bien que le maître, debdebbah, totalement dépassé par les événements, y lui demande de rentrer chez lui. Vous me croyez si vous voulez mais Gozlan, il a tapé cao trois jours de suite sans le moindre mot. Zarmah on allait le voir sur son lit de souffrance total, y passait son temps au jardin Guillemin !Quand il est revenu à l’école, le maitre il a été aux petits soins avec lui, l’exonérant de toute corvée et de toute interrogation écrite ou parlée. Ca risquait de le fatiguer . Yaré Gozlan !

ALGER..... TOUJOURS ET ENCORE


Un peu d'histoire... pour découvrir ce qu'était Alger.... Il y a fort longtemps...
Alger, El-Djazaïr.
Le nom français, ALGER, tire son origine des premières transcriptions de EL DJAZAIR par les navigateurs Catalan, pisans et génois qui commerçaient avec le pays. Les plus anciens documents cartographiques connus, sur lesquels figure une transcription d'EL DJAZAIR sont : Une carte du 13e siècle conservée à Gènes, et une carte pisane de la bibliothèque Nationale de Paris datant des années 1300. Ces deux cartes portent deux dénominations différentes : ALGUER (forme catalane) et ALGEZIRA. C'est dès le 14e siècle que l'on trouve à partir des documents de la même provenance la forme actuelle d'Alger que l'on prononçait d'ailleurs ALDJÈRE. Ce nom figure déjà sur la célèbre carte catalane, dite de Charles X en 1375. [ D'après René Léspes - revue Africaine n°67 - 1926.
Alger du temps de la Régence était une cité pittoresque à l'excès, et toute ramassée et si blanche !
Le port se creusait entre les îlots d'où El Djazaïr (devenu Alger) tira son nom. Sur les plus important, une grosse tour ronde, munie d'un fanal, occupait la place de l'ancien Penon. "Cette épine plantée au coeur des Algériens", d'où Kheir-ed-Dine eut tant de peine à chasser les Espagnols en 1529. Bâties sur des rochers à pic contre lesquels déferlait les vagues, les mosquées trempaient leurs pieds dans l'eau. Puis, en forme de voile de perroquet s'amincissant par le haut, les maisons s'étageaient les unes au-dessus des autres, toutes cubiques, comme les loges d'un amphithéatre, et par-dessus leur masse immaculée, au sommet de la voie, s'élevait l'ensemble de murs d'édifices qu'on nomme la Citadelle, ou Kasbah, et qui ont pris la couleur modérée d'un gateau de miel.
La beauté du site rehaussée par une éclatante verdure, la vivacité des contrastes, l'aspect de tant de choses inconnues, tout contribuait alors, comme aujourd'hui, à un effet instantané et magnifique.
En 1806, les maisons étaient tellement sérrées les unes contre les autres que la ville fut comparée à une pomme de pin, urbanisme éminemment propice à développer les épidémies orientales. Une seule rue digne de ce nom, rendue plus étroite encore par le concours d'une population musulmane, juive, chrétienne, barriolée de tant de peaux différentes et de costumes hétéroclites, au milieu d'une confusion de cheveaux, de mulets, d'âne et de chameaux, traversait ce labyryinthe du nord au sud pour aboutir aux deux portes principales de Bab El Oued et de Bab Azoun, percées dans les murailles.
Cette partie de l'agglomération devient le quartier des affaires. Une grande rue commerçante se développe, allant de la porte Bab El Oued à la porte Bab Azoun. C'est la zone des Souks, assez proche du Palais de la Jenina. Alger fut largement rebâtie après le tremblement de terre de 1716 et qui s'étend à 3200 mètres de remparts avec cinq portes qui l'enferment. Les faubourgs constituent la campagne avec de belles villas enfouies dans un cadre de verdure et de vastes jardins. La ville haute constitue la vraie ville avec ses nombreuses maisons, ses mosquées, ses zaouias et ses rues étroites et raides.