samedi 30 avril 2011

BILLET D' HUMEUR

LE FOOTBALL FRANCAIS MARCHE SUR LA TETE
L'ARTICLE DE MEDIAPART M' A FORGE CETTE REFLEXION
Le politiquement correct a encore frappé!
Il n'y a pas assez de noirs et d'arabes dans le football français, voila ce que les médias, refusant de  voir ce qui crève les yeux sur tous les stades de France, voudraient entendre. Regardez la politique de certains clubs de France (Rennes, Marseille et Paris entre autres) et vous comprendrez que la Fédération Française a raison  de penser avant tout aux équipes de France. Les clubs ont abandonné la politique de  formation (ah, le Nantes de Suaudeau qui a tourné la page des Ouédec, Pédros, et autres Bossis,  pour une politique de l'immédiat résultat). Ils ont également été séduits par la force et la vitesse (sans jugeote car jamais, au grand jamais, le joueur ira aussi  vite que le ballon) alors que l'intelligence est la première force du footballeur! Quelle plus belle démonstration que le jeu de Football Club de Barcelone, véritable science fondée sur l'intelligence du jeu et des joueurs qu'ils soient grands ou petits mais surtout fins techniciens. Quand je vois des joueurs (sic) tenter de jouer à la vitesse grand V alors que leur technique est simplement moyenne (et je suis gentil) je me dis que les clubs français devraient revenir à la   filière sud américaine (à la technique plus fine) plutôt qu'à la filière africaine.
Après le match calamiteux du Réal (gestes inimaginables pour un amoureux du GRAND REAL DES DI STEFANO PUSKAS KOPA GENTO et consorts) je me dis que le F.C.BARCELONE devrait inspirer nombre de clubs en France et dans le monde.
Les stades de nos équipes de jeunes sont le théatre de joutes qui n'ont qu'un lointain rapport avec le football et bien des enfants désertent ce sport gangréné par quelques voyous qui confondent esprit de clocher avec racisme anti- noir, anti-arabe mais aussi anti blanc.

vendredi 29 avril 2011

Le Grand Rabbin de France a-t-il eu raison de condamner le FN ? Par Arnold Lagémi

Dans une interview accordée au Figaro le 1/4, Gilles Bernheim, Grand Rabbin de France, sortant de la réserve habituelle attachée à sa fonction, a tenu des propos sans nuance à l’égard du Front National : « Menace pour les valeurs de la République, les valeurs du Judaïsme sont étrangères à ce qu’est viscéralement le FN. La peur de l’autre et de l’étranger » procèdent « de valeurs contraires au Judaïsme ». Quant aux affirmations de Marine Le Pen, prenant ses distances avec les déclarations de son père à propos de la Shoah et d’Auschwitz, le Grand Rabbin de France a estimé qu’ « elles ne suffisent pas. »
Tout d’abord, on observera que Gilles Bernheim a crée un précédent dans la traditionnelle retenue des chefs du Judaïsme français, faîte de prudence et de « neutralité » officielle au regard de la vie politique et de ses chefs. Sans préjuger de ses informations sur le sujet, il paraît patent que son intervention, qu’on la soutienne ou non signifie que le FN est en mesure de remporter les prochaines échéances électorales.
Plusieurs hypothèses entrent en scène pour expliquer ce geste qui ne manque pas d’audace. Le plus évident serait de soutenir que le Grand Rabbin de France « sait » la dangerosité du FN. Si cela était, il fonderait son opinion sur des données autres que celles dont disposent les électeurs…Dans ce cas, il n’en a pas assez dit ! Il doit compléter.
Autre hypothèse ; il ne croit pas que Marinne Le Pen est sincère quand elle se démarque de son père. S’il fonde son jugement sur sa propre appréciation, c’est franchement insuffisant car Marinne Le Pen peut être sincère, et elle peut avoir changé effectivement. Si son appréciation s’établit sur d’autres références, il doit les citer !
Quelle que soit l’hypothèse retenue, le Grand Rabbin de France, en sortant de sa réserve ajoute à sa fonction celle de « leader politique » et de plus, amorce un processus dangereux où la Communauté juive de France se trouve indirectement impliquée dans le débat politique.
Quoiqu’il en soit, il ne peut s’en tenir là pour de nombreuses raisons dont la plus essentielle réside dans l’obligation qui lui incombe d’expliquer et de motiver de manière plus ample et plus précise les raisons détaillées qui l’ont conduit à jeter l’anathème sur un parti politique dont il n’est pas exclu qu’il tienne prochainement un rôle majeur dans le gouvernement de la France. S’il a estimé devoir s’engager dans le débat politique, il doit assumer sa décision jusque dans ses prolongements les plus imprévus ! Laisser son appréciation en l’état ne serait ni sérieux ni conforme aux intérêts des Juifs de France.

ARNOLD LAGEMI

BAB EL OUED, NOTRE TERRITOIRE

Le pataouète, " ce rameau sur la souche des langues d'oc ", selon l'excellente définition de Gabriel Audisio, continue à forger impétueusement, sur une toile de fond française, sa syntaxe exubérante et son vocabulaire concret empruntant sans complexe ses locutions à l'espagnol - catalan, valencien ou castillan -, aux versions napolitaine et sicilienne de l'italien, au maltais, au provençal, à l'arabe.

En 1956, l'influence spécifiquement française s'est fortement accentuée et le pataouète, tout en demeurant largement ésotérique pour le francaoui (le métropolitain), s'est tout de même rapproché du français naturel, celui qu'on parle en Beauce ou en Touraine. Un certain vent de modernisme a, d'autre part, soufflé sur Bab-el-Oued, dont la population ne cesse de s'accroître (80000 habitants en 1952, 100000 quatre ans plus tard).

Les H. L. M. poussent maintenant comme des champignons sur les terrains vagues et parfois à la place de vieilles maisons rasées. Des voitures de plus en plus nombreuses sillonnent des rues de plus en plus embouteillées.

Mon ami Pedro, sa femme Maria et leurs deux fils, Pépé et Tonio, habitent un logement bien rangé, mais laidement meublé. C'est qu'ils ignorent, Pedro et Maria, les raffinements de la décoration et, au surplus, ils ne s'intéressent guère à l'esthétique des appartements. Si, à Bab-el-Oued, on aime mieux dihors que dedans, c'est qu'on préfère la beauté de la nature à celle des objets. C'est non pas dedans, mais dehors, sur le balcon, que Pedro va boire son bol de café au lait avant de partir pour le travail.

 
Il est caissier dans un restaurant. Son salaire est maigre. Maria, qui va faire ses emplettes au marché des Trois-Horloges, a peu à dépenser et elle marchande dur dans les boutiques, ce qui ne l'empêche pas de tenir, en même temps, de longues conversations avec les commères bavardes du quartier. Les autres familles sont à l'image de celles de Pedro et de Maria. Les citoyens de Bab-el-Oued : petits fonctionnaires, petits commerçants, petits artisans; bref, de petites gens. Un monde les sépare des bourgeois de la rue Michelet.

Pedro, qui se lève tôt, se couche également tôt, mais il réserve certaines heures de ses soirées aux activités musicales et sportives, qui sont multiples à Bab-el-Oued. Accordéoniste, il répète avec les autres membres d'un petit orchestre dans une cave dont les voûtes ne sont pas assez profondes pour étouffer les flonflons, qu'on entend, et de loin, dans la nuit.
Membre du bureau directeur d'une société de joueurs de boules, il passe, parfois, après dîner, " au bureau " pour régler les problèmes de cotisations, de constitution des quadrettes et de calendrier de championnat.
Des lourdes responsabilités lui permettent de tenir bon pendant les mois d'hiver, où le ciel, il pleure la pluie, et d'arriver, avec un moral élevé, au temps chaud, marqué par deux exercices essentiels, la sieste et le bain.

La sieste, explique-t-il, c'est bon avant, pendant et après. Avant, parce que, pendant que je me fais mes additions, je me sens déjà que je dors. Pendant, parce que, pendant le sommeil, les forces de l'homme elles se renforcent. Après, parce que, quand Je saute du lit et que Je mets mon pied chaud sur le parterre froid, le carreau, c'est comme s'il me fait une caresse.


Se taper le bain en bas la mer est un autre plaisir des dieux, surtout si la cérémonie se déroule sur la plage proche du boulevard Guillemin, notre Croisette si Bab-el-Oued ce serait Cannes, autour de l'établissement balnéaire et " festival " portant fièrement le nom de son propriétaire, Padovani. Il ne semble pourtant pas très accueillant, ce rivage : l'eau n'y est guère pure et des oursins aux piquants traîtres se cachent sous les rochers pointus. Si vous aimez vraiment nager, vous feriez mieux d'aller sur d'autres plages, à la Madrague, aux Deux-Moulins, juste là en dessous où il s'arrête l'autobus, à la Pointe-Pescade, fief de Raymond Laquière, président de l'Assemblée algérienne, aux Bains romains, à Sidi-Ferruch, au bout du bout de la baie. Mais si vous voulez être à l'unisson de Bab-el-Oued, vous direz, comme tout le monde, Pado, c'est Pado. Pado immémorial, irremplaçable.
A 18 h 30, l'heure de la " fraîche ", le boulevard Guillemin, avec ses ficus et ses trottoirs étroits, et l'avenue de Bouzaréa, jusqu'à la rampe métallique de l'avenue Durando, deviennent les hauts lieux de Bab-ed-Oued. C'est là, en effet, que la jeunesse retrouve la tradition espagnole du paseo, de l'altière promenade............

jeudi 28 avril 2011

IL ETAIT UNE FOIS BAB EL OUED hubert zakine

CHAPITRE 24
CHAPITRE QUATRIEME
VIE ET MŒURS
LES QUARTIERS

Le « royaume » de Bab El Oued est un quartier d’Alger. Une ville dans la ville, une terre étrangère, exotique, que les « étrangers », c’est ainsi que l’on nomme ici les habitants des autres quartiers, abordent avec un rien d’appréhension envers ces jeunes gens sympathiques mais ô combien exubérants qui ne se déplacent qu’en bande et jonglent avec le verbe haut et le rire tonitruant. Venir s’encanailler dans le ventre des cafés où de jolies espagnoles dévoilent leurs jambes fines et nerveuses au son de flamencos endiablés, passer une soirée dans un de ces bars enfumés où les effluves d’anisette saoulent autant que les mélodies improvisées sur des guitares nostalgiques, c’est un passeport d’intrépidité pour les gens de la haute ville. C’est le droit de se « tartariniser » aux yeux des autres et de flatter sa propre image dans le miroir aux alouettes. C’est également la face cachée de sa propre vie, l’homme qu’il aurait pu devenir si son horizon avait flirté avec Bab El Oued, si ses aïeux avaient adopté le faubourg en posant le pied sur la terre d’Algérie. Bien qu’il n’ait pas, par précaution sans doute, débordé de l’épine dorsale du quartier, il pense en connaître toutes les facettes. Ce qu’il ignore c’est que Bab El Oued ne se reconnaît pas dans l’exclusivité. Il n’est ni italien ni espagnol. Il n’est pas plus juif que maltais. Il n’est pas musulman, corse ou alsacien lorrain. Mais il est tout cela à la fois. La synthèse d’un brassage communautaire qui boit à la source vive de la Grande France. Le but suprême de ces gens venus de tous les horizons est de servir la mère-patrie tout en se servant de ses valeurs républicaines afin de mettre des couleurs à leur existence monochrome. Mais cette unité de vue n’empêche pas les différences et cette volonté de se fondre dans un moule commun français n’interdit pas le désir de nouer des liens plus étroits avec des gens de même origine. Bab El Oued fort de ses cent mille âmes ne peut éviter des regroupements par affinités géographiques ou affectives. Telle famille napolitaine prévient d’autres natifs du sud de l’Italie de la disponibilité d’un appartement et l’immeuble chante bientôt Claudio VILLA ou Beniamino GIGLI. Telle « tribu » israélite s’empare d’une rue et aussitôt les oncles, les tantes, les cousins, les cousines guettent les appartements ou les locaux commerciaux libérés afin que Bab El Oued chante la casbah judéo-arabe par les voix de Lili LABASSI, Line MONTY ou Lili BONICHE. Pareil pour les Espagnols qui rassemblent alentour de la Basseta tout ce que Bab El Oued compte d’hispaniques qui se gargarisent de la voix chaude et sensuelle de Sarita MONTIEL et ne manquent aucun film de Luis MARIANO et Carmen SEVILLA. Ajoutez un amour inconsidéré pour le lieu de naissance, le quartier, la rue, la maison où l’on a ouvert les yeux et passé sa jeunesse que s’éloigner de cinquante mètres de « son chez soi » frôle l’utopie. A Bab El Oued, on est d’une rue, d’un immeuble, voire d’un appartement qui demeure la « propriété » de la famille tant que l’un de ses membres le désire. Cela ne souffre aucune discussion auprès de quiconque. Locataire, le Bab El Ouédien est propriétaire de son logement, de son faubourg, de son café, de son équipe de football, de ses amitiés. Ce sentiment de propriété découle de l’amour viscéral qu’il porte à ce village transformé en « royaume » par ses aïeux.

Plus qu’ailleurs, le faubourg est fier de ses différences. Ses enfants les entretiennent par la macaronade, la tafina ou la paella. Par le bleu de chine, le sarouèle ou la relila. Dans la cuisine comme dans le vêtement, dans la musique comme dans le choix de ses équipes de sports favorites. Le Réal de Madrid affronte l’Inter de Milan, BAHAMONTES dame le pion à GIMONDI, et les antagonismes pacifiques jouent les prolongations entre les fils d’espagnols et d’italiens d’Algérie. Mais ces joutes oratoires disparaissent lorsque s’attaquent aux monstres sacrés étrangers, les représentants français. Le Stade de Reims ou Louison BOBET recueillent alors tous les suffrages. Quant à Robert COHEN, Alphonse HALIMI, Pierre DARMON ou Alfred NAKACHE, leur double appartenance juive et pied noir rallient toute l’Algérie. Au fil des années, les « étrangers » deviennent des français à part entière, « pensent » français et parlent français.
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CHAPITRE QUATRIEME
MŒURS ET TRADITIONS
LES QUARTIERS
LA BASSETA
La basseta naît en même temps que Bab El Oued. Hors la porte de la rivière qui ferme la ville sur l’emplacement futur du lycée Bugeaud, l’immense esplanade du génie et de l’arsenal militaire étend sa main vers la mer jusqu’à la toucher. A quelques lieues, le faubourg subit à chaque automne la colère de l’oued M’Kacel qui dévale furieusement du Frais Vallon emportant sur son passage les baraques des terrassiers valenciens et piémontais qui forment l’essentiel du bataillon des bâtisseurs de Bab El Oued. Des hommes vigoureux qui désirent écrire les plus belles pages de la France en Algérie. Pour cela, ils partent à l’assaut de la « cantère », cette masse claire de pierre bleue qui les ancre définitivement dans le faubourg.
Plus loin, la colline de la Bouzaréah étire sa verdure vers la campagne pour le bonheur des chèvres maltaises. Voilà le décor de la Basseta qui s’enorgueillit d’un lavoir remplacé dans les années 50 par une bibliothèque municipale lorsque l’école de Jules Ferry aura fait son œuvre. Ce lavoir situé au cœur de la place Dutertre, que certains débaptiseront pour rendre hommage à Musette, permet aux lavandières d’économiser un aller-retour à l’oued M’Kacel. Les bras chargés de linge, une corbeille sur l’épaule, une main posée au creux de la taille, dans un geste empli de féminité, la démarche ondoyante, les femmes de la Basseta aguichent les hommes avant de laver, étendre sur le pré et sécher le linge tout en guettant du coin de l’œil le beau garçon qui traîne dans le quartier. La rue Pierre Leroux est célèbre dans tout Alger sous l’appellation de « côte de la Basseta » par le fort pourcentage de dénivellation qui fait le bonheur des amateurs de carrioles, ces voiturettes en bois équipées de roulements à billes mais dépourvues de freins efficaces d’où la dangerosité de véhicule. Les bandes des autres quartiers viennent y tester le courage des plus hardis qui repartent le plus souvent couverts de plaies et de bosses. Si la montée de Sidi Ben Nour fait le délice des gamins, les adultes souvent « chargés comme des bourricots » maudissent cette pente zigzaguante difficile à descendre et inhumaine à escalader.
Place Musette, le cinéma « Rialto » offre à tous un divertissement plus calme, sensé réconcilier adultes et enfants. Mais « Zorro et ses légionnaires », « Hopalong Cassidy » ou « Roy Rogers » déclenchent immanquablement l’enthousiasme d’une jeunesse turbulente qui s’identifie bruyamment aux héros, au grand dam des adultes plus enclins à assister aux séances du soir.
La « Caramoussa », terrain vague où s’ébattent les enfants, deviendra plus tard, le cimetière des mozabites avant le transfert des cercueils au M’zab dont ils sont originaires.
Mais redescendons la Basseta pour rejoindre le cœur du quartier, ses commerces, son groupe scolaire de la rue Camille Douls, son dispensaire, le Centre Villeneuve, construit en 1955 sur le « champ » , cette aire de jeux, à la planéité douteuse qui forma, pourtant, plusieurs générations de footballeurs dont BUADES, SERRANO, ALMODOVAR, TAILLEU, SOLIVERES, MAGLIOZZI…,tous authentiques vedettes du football algérois.

Les boulangeries, les salons de coiffure, les cafés, les places, tout respire l’Espagne. On ignore volontiers la langue française entre adultes que l’on s’efforce pourtant de parler en présence des enfants. L’avenir leur appartient mais le passé colle à la peau.
Le soir, autour d’une musique nostalgique, le « Café de la Butte » déborde d’éclats de vie, de cascades de rires et d’annonces de « ronda1» tandis que le café COLAS propose à ses fidèles consommateurs des samedis soirs voués à la chanson.
Seule entorse à cette main mise hispanique sur le quartier, les épiceries tenues par les mozabites, les « moutchous » , et les marchands ambulants de guimauve, de figues de barbarie ou de cacahuètes en majorité musulmans.
Même si la France sut conquérir les cœurs fiers des habitants de la Cantère, même si les prénoms français de ses enfants dénotaient avec les patronymes valenciens, sévillans ou castillans, même si l’équipe du Stade de Reims remportait tous les suffrages lors des confrontations avec le Réal de Madrid, même si la Marseillaise vibrait à l’ombre de la Basseta, le quartier sut conserver les valeurs des aïeux; rudes au travail, fiers et conquérants, honnêtes et respectueux des lois qui régissent la famille, mi-espagnols, mi-français, ils furent tout à la fois orientaux et européens pour le plus grand bien de la patrie, de leur patrie: la France.
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CHAPITRE QUATRIEME
VIE ET MŒURS
LES QUARTIERS
LA CONSOLATION

Adossée à la colline de Notre Dame D’Afrique, dans son écrin de verdure qui dévale en pente douce vers l’horizon cuirassé d’argent, à quelques encablures de Saint-Eugène, son stade lumineux et ses cimetières endormis, le regard planté sur la Méditerranée, accoudé au boulevard Pitolet et bercé par la musique de la vie, la Consolation s’abreuve à la fontaine de l’amitié, du bon voisinage et des complicités. Complicités multiples nées du partage des joies et des peines qui jalonnent l’existence de ce quartier aux milles origines. Si les enfants de Naples y sont majoritaires, les espagnols, les juifs, les maltais, les arabes et les « français de France », les « pathos » comme on le dit ici, apportent leur contribution à la bonne santé morale du quartier. Au café, les différences s’estompent devant un verre d’anisette, le pataouète devenu langue universelle parle d’amitié et si on ne se comprend pas, les mains ne sont pas faites pour les chiens.

Le cœur et le poumon de la consolation sont réunis en un seul et même endroit: La Cité.
Cette enclave joyeuse qui doit pourtant son nom aux cimetières tout proches et à ce café qui consolait les femmes éplorées, ce village autarcique, cet amphithéâtre de lumière respire la parfaite harmonie avec une philosophie commune qui encourage la richesse du cœur. Comme à Bab El Oued dont elle fait partie intégrante, comme partout ailleurs où la comédia dell’ arte est élevée au rang d’institution, où les engueulades de bonne santé sont fréquentes et sonores les réconciliations, où la vie s’écrit en lettres majuscules, où le rire ne se conçoit que dans l’outrance et la « tonitruance », la pauvreté n’est pas une tare. Même les « sans le sou » sont estimés. Ils le sentent et le ressentent au plus profond d’eux-mêmes. Ici, la solidarité chasse la solitude. Le rire se partage, les larmes aussi. Les paliers à ciel ouvert, passerelles de bon voisinage, offrent l’image d’incessants va et vient pour une laitue empruntée ou un citron remboursé. Tout est prétexte à la complicité et au bavardage. Les enfants s’emparent de l’esplanade pour s’adonner à leurs jeux favoris. Les garçons chassent souvent les fillettes au-delà des escaliers pour des « matches » mémorables, en tous points identiques aux rencontres disputées sur le « tuf » voisin du stade de l’A.S.S.E. L’animation s’endort à l’heure de la sieste pour reprendre de plus belle vers les seize heures. Les deux bancs de marbre qui se font face au centre de l’esplanade, accueillent alors sous un petit arc de triomphe, « le mont blanc », les mères de familles ou les amoureux selon les heures. Un peu plus bas, les vins Jules RICOME qui font face au jardin du même nom, TARGUI, HOGGART et la source LEBLANC abreuvent tout Bab El Oued selon que l’on soit sobre ou « tchitchepoune ». Le ferrailleur ROUSSIER fait le bonheur des « coqs hardis » de la Consolation en récupérant les roulements à billes qui servent à construire des carrioles dévalant à tombeau ouvert sur les pentes du quartier ou de la Basseta.

Des gloires, la Consolation en distingua plus d’un. Qui ne se souvient du drame que vécut le quartier avec la noyade des deux sportifs CROTTE et QUINTANA qui, au retour d’une course de hors-bord à Cap Matifou, furent pris dans la tourmente d’une mer déchaînée. Et ce toréador espagnol, ALBOZ, cafetier enclavé dans les escaliers menant à la plage de l’Eden, qui servait à ses habitués, à la fois des boissons fraîches et des histoires de tauromachie de sa gloire passée en Espagne.

Ce petit coin de paradis, coincé entre la colline et la mer, les yeux posé sur le littoral algérois, de Saint-Eugène au Cap Matifou dont les lumières du soir se confondent avec les innombrables étoiles qui pointillent l’horizon, protégé par la basilique byzantine de Notre Dame d’Afrique, bercé par les roucoulades des vagues mourant sur la grève, restera dans le cœur de ses enfants comme un bonheur à jamais disparu.
Heureusement, la mémoire………………….
A SUIVRE.........

mercredi 27 avril 2011

Jean Paul Gavino et sa fille : French Latino 2011


UN POT POURRI DE JEAN PAUL GAVINO, SA FILLE ET FRENCH LATINO

Le nouveau calendrier 2011 de Force Ouvrière

Les collabos n'ont pas de limites...On s'en souviendra!

Décidément, on ne recule devant rien pour accroître sa représentativité chez les syndicats ! On avait remarqué que la CGT, comme la FSU, surfaient sur les vagues du soutien aux sans-papiers, élément essentiel, comme chacun sait, de la défense des salariés qu'ils sont censés représenter, mais il manquait ce monument que nous vous présentons ci-dessous :le calendrier 2011 proposé par FO métaux du Val de Seine.
Qu'on en juge : destiné à des gens qui vivent en France, qui travaillent en France et dont nul ne devrait connaître la religion (nous ne sommes pas dans une théocratie et chez nous ces affaires-là sont privées) ce calendrier représente trois photos de mosquées, avec au premier plan de l'une d'entre elles trois Belphégor en noir, vision horrifique des femmes donnée à admirer !

Quant au texte, de quoi faire se lever sur leur tête les cheveux des plus tolérants des hommes. Il y a bien -quelle complaisance !- une petite colonne 2011 avec les principaux jours fériés français (fort utiles pour savoir quand on travaille ou pas dans une entreprise) mais la colonne de droite présente la date musulmane (d'une utilité indéniable quand on vit en France), "1432-1433" et dessous la liste des évènements musulmans, écrits en arabe, dans un pays, la France, dont la constitution précise qu'il ne doit y avoir qu'une langue, le français, utilisée sur tout le territoire. Bref, FO fait comme si la Charte des langues minoritaires qui n'a pas été ratifiée par la France, pour raison, précisément, d'inconstitutionnalité, était en application.

Un syndicat qui respecte la République, FO ?
Mais le pire est à venir. Le pire c'est que ce calendrier n'est pas un calendrier, mais "L'horaire des prières de Paris".
 Imagine-t-on une seconde que soit distribué dans n'importe quelle entreprise un calendrier intitulé "Horaire des prières à Notre-Dame de Paris" ?
 Bien évidemment non parce que chacun se sentirait offensé par l'obligation qui lui serait faite de se sentir chrétien sans l'être.
 Or, il y a là un mépris indéniable du travailleur de chez FO métaux de Poissy.
 Ce calendrier laisse supposer que les musulmans sont majoritaires dans l'entreprise mais, surtout, impose à tous, qu'ils soient chrétiens, protestants ou athées cette propagande religieuse, faisant de la discrimination et en même temps du délit de faciès. Comme si on ne pouvait pas être d'origine maghrébine ou africaine et être athée ou chrétien.
En effet, ce calendrier, non seulement est bilingue (on félicitera au passage FO pour les efforts de la centrale pour que les travailleurs étrangers s'intègrent) mais est une apologie de l'islam.

Ce calendrier, qui n'est pas distribué dans une mosquée mais dans une entreprise française, rappelle ce qu'est l'islam, les devoirs du croyant, le mode d'emploi des ablutions rituelles, les piliers de la prière etc. avec ces morceaux d'anthologie qui devraient faire hurler les responsables d'un syndicat qui avaient, jusqu'à présent, été un peu plus laïques et républicains que tous les autres : pour que le ramadan soit valide, il faut "la cessation de l'écoulement du sang menstruel" et, pour le pèlerinage obligatoire, la femme "doit être accompagnée du mahram".
Ainsi donc, sont clairement et sans vergogne, énoncés deux éléments de l'islam incompatibles avec la République parce qu'ils établissent l'infériorité de la femme.
D'abord la superstition qui fait qu'un femme qui a ses règles doit être exclue de la communauté pour un fête importante, superstition qui devrait avoir disparu en 2011 et ensuite que la femme ne peut voyager seule, qu'elle est une éternelle mineure sous la surveillance d'au moins un homme avec lequel elle ne peut avoir de rapports sexuels (mahram) comme son père ou son frère.On passera pour pertes et profits la mention, plus que ridicule dans l'absolu mais surtout dans un calendrier syndical : "ce calendrier contient des versets coraniques et des hadiths du Prophète.
Prière de ne pas jeter ses feuilles et de les brûler".
Depuis trente années, les organisations syndicales courent après l'islam, notamment dans l'automobile. Rappelons-nous, lors des grandes grèves des années 1980, les revendications de la CGT de tapis de prières dans les entreprises, et d'aménagements d'horaires lors du ramadan.
 Dernièrement, lors de l'affaire de la crèche Baby-Loup de Chanteloup-les-Vignes, près de Poissy, la CGT avait soutenu, lors d'élections professionnelles, les amis de la voilée, contre la directrice laïque, Natalia Baleato.
Depuis trente ans la gauche court après l'islam. On l'a vu en 1989, incapable de régler la première affaire de voile dans une école à Creil.
 On a vu, récemment, un élu vert de Grigny sortir un calendrier, dans le même esprit que celui de FO Talbot, mettant les dates musulmanes sur le même plan que les dates de notre calendrier.
Pourtant tout le monde connaît les risques ! Lors de la mission parlementaire sur le voile intégral, présidée par le député communiste André Gerin, le syndicaliste de Force ouvrière Carl Pincemin avait témoigné sur l'emprise des religions, et notamment l'islam, dans les entreprises.
 Il est également intervenu aux assises de Charenton, le 18 décembre, où il s'était étonné de l'absence totale de réaction syndicale, à FO et ailleurs, au lendemain de son audition au Parlement.
Dans ce contexte, FO, au lieu d'aider les ouvriers du secteur Métaux à s'intégrer pour aller vers plus d'assimilation, renforce le communautarisme, le sentiment d'être à part et de devoir l'être pour respecter les règles religieuses, fussent-elles incompatibles avec la République. FO ne défend pas les travailleurs français, FO fait du prosélytisme religieux pour attirer le chaland, FO se vend, FO trahit la France et se tire une balle dans le pied.
C'est d'autant plus cocasse que Force ouvrière, du temps de Marc Blondel hier, et de Jean-Claude Mailly aujourd'hui, est très influencé par l'ancien Parti des Travailleurs, devenu le Parti Ouvrier Indépendant (POI), qui a pris le contrôle de la Libre Pensée, tenue de main de fer par le lambertiste Christian Eyschen, qui se présente comme anti-clérical !
L'anti-cléricalisme de Marc Blondel, à présent président de la Libre Pensée, ne l'a pas empêché de défendre bec et ongles la burqa, lors de la-dite mission parlementaire.

Remarque subsidiaire : les adhérents FO qui liront ce texte et ne demanderont pas de comptes à leur direction sont les complices de ces trahisons laïques, indignes d'une organisation ouvrière.

LA MEMOIRE DU FOOTBALL D'A.F.N. hubert zakine






OM AVEC "FANFAN" MERCURIO EN BAS A DROITE





le RUA

LE SCUEB "TOMBEUR" DU STADE DE REIMS

mardi 26 avril 2011

LES AILES BLANCHES D'ALGER DE ROSALIND FERRARA

CHAPITRE 7
CHANT IV
HYMNE A LA RICHESSE DE MES ORIGINES EN DO MAJEUR SUR LE CLAVIER DE MON COEUR D’ENFANT…
Bien avant cette question contemporaine, notre histoire, semble-t-il, reposait déjà sur ce fondement même de la multiplicité de nos origines, ne sommes-nous pas en définitive, issus de cette culture de mixité bien avant l’heure ?
 Avant-gardistes sans le savoir, cet entrecroisement de peuples, venus de divers continents ainsi que sa cohabitation avec des autochtones ou de précédents habitants du pays, n’a-t-il pas contribué à notre intrinsèque richesse multiculturelle, et dans ces conditions, à ce que nous fûmes : tous des indigènes, puisque à partir de 1832, l’Algérie nous a vu naître sur son sol, de génération en génération, jusqu’en 1962, donc, des natifs de ce pays !
Le droit du sol ?...Vieille notion française. A moins de procéder, et encore, comme le firent dans certaines régions du monde certains dictateurs de bien triste mémoire, le droit du sang n’est-il pas souvent utopique et destructeur pour ne pas dire exterminateur ?
Mais laissez-moi rêver…
Nous étions les habitants d'un monde, du monde ! Porte ouverte sur le bonheur, irrésistible appel vers un ailleurs plein de fraîcheur, vers cet enchantement, cet envoûtement irrépressible qui me faisait aimer danser, virevolter, chanter, et rire ! Et maintenant nostalgie de cette succession d’états d’âmes, tous les sentiments d’une enfance merveilleuse et avant d’être, par vous, vouée aux gémonies, d'un unique idéal, celui de s'abandonner à toute la joie de vivre et de l’exprimer!
Souvenirs si vifs, si fidèles à mon pays d’origine ! La rupture, à l'instar d'un flash, les a gravés à jamais dans ma mémoire. Je voudrais vous dire combien je sens en moi, à travers ma peine, les trames profondes dont je fus tissée, grâce à mes multiples origines La petite fille aux étincelants élans, en fut consciente très tôt. Quel extraordinaire, quel inestimable trésor était sien avant sa déportation et celle de ses parents !
Et voici que je suis conviée de nouveau à toutes les légèretés d’être, au royaume de tous les divertissements, jeux, farces et fameuses cabrioles ! Loin des grands tourments et des malheurs, de l'injuste ostracisme à nous réservés !
Je retrouve mon école de la rue Dupuch, mes petites camarades de classe, françaises et musulmanes. Voici que j’entends la cour de récréation qui claironne, sautille, et crie bruyamment, la sonnette stridente, marquant l’interruption momentanée du jeu, pour notre retour en classe, où penchées sur nos pupitres, nous préparerons, silencieusement, nos pathétiques avenirs…
Voici que des bouffées d’air entrent à nouveau dans mon coeur d’enfant par toutes les fenêtres de la vie ! Le soleil me fait signe. Il y a quelque chose d'émouvant dans le regard de la petite fille que je suis, un grand point d’interrogation tout doré, tout doux…s’assombrissant soudain, sous le coup d’une sorte de révélation passagère : venant troubler la quiétude de l’air, une mouche aux yeux d’or l'insinue dans son subtil bruissement.
Rosalind, tout enfant qu'elle fût, ne soupçonnait-elle pas, déjà, à la teneur de l’atmosphère ambiante qu’à l’âge où l’on rêve encore, elle débarquerait ici, sur la terre métropolitaine. Eut-elle l'étrange pressentiment que, croyant encore à la continuité du bonheur, elle se heurterait à un odieux bouleversement de sa destinée.
Plus tard, chaque fois qu'il lui fallait, depuis la catastrophe, indiquer son lieu de naissance, elle découvrait, étonnée, toute l’incongruité de sa provenance et de ses origines. Dès lors, elle sentait bien qu’elle n’était pas une petite fille comme les autres mais acculée au silence et au secret, redoutant d’évoquer ce passé haïssable et honni, ce qui n'aurait pas manqué de lui valoir quelque réflexion acerbe, sinon haineuse sur « la barbarie de ses vies antérieures »…
D’instinct, elle taisait ce passé et le gardait aux tréfonds de son coeur dans une silencieuse désolation. Mais les humiliations pleuvent : pour quels crimes et délits inavouables et inconnus devions-nous payer ?….

Et la jeune Rosalind de onze ans, âge auquel elle débarqua à Marseille, pensait qu’au fond elle n’avait pas vraiment droit au sol quel qu'il fût. Ses seules "prérogatives" consistaient à se taire, à s’adapter sans broncher, face aux terribles insinuations, planant comme autant d’épées de Damoclès audessus de sa tête, avec pour bruit de fond charmant : « tous ces gens de làbas», formule consacrée. Nous étions loin d'être les bienvenus et d'être défendus par quelque associations pour SDF. Même certaines personnes ecclésiastiques nous fermaient des portes.
On avait fait un peu le même coup aux Vietnamiens-Français quelque temps auparavant mais depuis les coeurs s'étaient encore durcis : « ne viennent-ils pas prendre « ces étrangers-français si on veut ! » la part du gâteau à laquelle ils prétendent, de plus, ils sont prioritaires pour ci ou pour ça…comme ci ou comme ça. Oui c’est bien cela, ils sont venus nous coloniser encore et encore, mais à quoi prétendent-ils donc ces immigrés là ?... " Alors, je vous le dis là, aujourd’hui, ici et maintenant, Françaises et Français, chers concitoyens, du haut de mes cinquante-quatre années à me taire ! « BASTA ! BASTA !....................... »
Et cela me fait un bien fou de vous le jeter à la figure, sachez le une fois pour toutes ! Ouf ! Comme cela m’apaise !
Car, J’ACCUSE !
De nous avoir non seulement bannis, mais surtout, de nous avoir, derechef rejetés une deuxième fois ! En méprisant nos devenirs, jusqu’en 2007, et même à l’instant où j’écris ces lignes : preuve du « très élevé autisme » des Etats et du peuple (si reconnaissants…pour certains, omettant les autres…). Il est trop facile de se donner bonne conscience en se penchant sur le sort des immigrés et de leur famille ! Mais, de ce point de vue," sachez que vous ne détenez pas « le monopole du coeur…"».
Et, d'un autre point de vue, "Caïn, qu'as-tu fait de ton frère ? " Chassé par toi du sol natal, accueilli sur une terre que tu te charges de lui faire sentir comme étrangère, n'est-il pas cependant ton plus proche prochain ?
La connaissance qu'ont de nous les Français métropolitains me paraît fort restreinte. Si ce n'était ainsi, ils sauraient qu’ils ne sont pas les seuls à avoir apprécié en leur temps ceux avec qui nous vivions, et que, de ce fait, nous n’étions pas plus racistes qu’eux. Qui donc se permettait de désigner leurs semblables par des sobriquets tels que" ritals" ou "macaronis", pour les Italiens, "frites" pour les Belges, "choucroutes" pour d'autres ?… J'en passe et des meilleurs...
Je suis sincèrement ravie de ce que la jeune génération française se préoccupe du sort des immigrés de souche quelle qu’elle soit.
Mais je vous prie de graver dans vos esprits oublieux que « les pieds-noirs » que vous le vouliez ou non sont des Français qui ont combattu et donné leur sang pour que vive la FRANCE !!!!
Pourriez-vous m’expliquer, ce qui nous vaut, encore aujourd’hui, d’être voués au malheur de l’oubli ? Ne sont-ce pas là, des traits particulièrement caractéristiques d'une lâcheté avérée ?...
Symphonie inachevée !... : j’en ai le do majeur, mais non le dédommagement moral ou à tout le moins matériel... gagnés à la sueur du front de mes parents, et notamment de mon grand-père, ces biens confisqués n'étaient pourtant pas des biens volés, loin de là : ils avaient, d'ores et déjà produit des fruits, contribuant ainsi à la prospérité du sol qui les avait vu prospérer !
Quel exercice difficile que d’écrire, de mettre en mots ces fulminations et ces cris arrachés par la douleur. Seront-ils entendus ? Je l’espère et j'espère aussi qu'ils ne seront pas sans déranger certains d’entre-vous. Je veux mettre devant vous la question "Pieds noirs" sous forme d'une vivante et personnelleproblématique. Il faut qu'enfin vous mesuriez vos responsabilités à notre égard vous qui n’avez rien fait pour nous ou si peu. Il me faut, à mon tour, éclairer vos lanternes, et dénoncer, tout particulièrement et sans appel, la trahison de Monsieur De Gaulle (je suis allée l'applaudir lors de sa venue en 1958, j’avais donc six ans sur la place du forum à Alger) ! Je l’ai vu brandir ses grands bras pour nous faire croire qu’il nous avait compris, et tout le monde l’a cru.
C’était un jour merveilleux, une foule immense et intensément confiante l’accueillait.
Comment a-t-il pu nous trahir de la façon la plus ignoble qui soit ?
J'en appelle à la Justice divine immanente : Dieu seul peut lui demander raison et expiation jusque dans la mort de ses fautes irréparables.
Quant à moi, petite Rosalind de onze ans, je ne lui pardonne pas !
 A SUIVRE

NAPOLEON III EN ALGERIE

Le 23 août 1860, Napoléon III, l’Impératrice et le Prince impérial, âgé de quatre ans, quittent Paris pour visiter non seulement Nice et la Savoie, acquis tout récemment, mais aussi une partie de l’Algérie. Pour la première fois dans l’histoire de la France, un souverain va se rendre dans l’une de ses possessions d’outre-mer. Alger est alors une ville de 40 000 à 50 000 habitants dont le caractère cosmopolite frappe beaucoup les visiteurs. Car, à côté de la vieille ville musulmane, une ville européenne est en cours d’édification. Elle comprend notamment une préfecture, une cathédrale, un théâtre, un lycée, une école de médecine et de pharmacie, et même une usine à gaz. Le 17 septembre au matin, l’une et l’autre sont réveillées par les musiques militaires. L’Empereur arrive. Les troupes sont très vite déployées.

Le port est loin d’avoir l’ampleur qu’il acquerra après l’ouverture du canal de Suez. La jetée, longue de deux cents mètres qui relie la terre ferme au Penon, n’isole qu’un bassin de trois hectares. La liaison entre le port et la ville est mal assurée : c’est sur une grève que le couple impérial touche le sol africain et qu’il est reçu par les autorités civiles et militaires. Après que leur calèche ait emprunté une pente douce située plus au sud, l’Empereur et l’Impératrice abordent la ville par la place Bresson, où s’élève le théâtre. La foule les acclame. Ils rencontrent des notables indigènes, caïds, aghas, ainsi qu’une délégation kabyle – fait significatif, la Kabylie, depuis 1857, est, en principe, pacifiée. Ensuite, la voiture emprunte la rue Bab-Azoun – c’est alors le centre d’Alger – parvient à la place du Gouvernement, toute proche de la cathédrale, où le couple impérial est reçu par l’évêque, Mgr Pavy. Puis, il se rend au Palais d’hiver, bâtiment contigu, où lui est présenté un hôte de marque, le bey de Tunis. Le lendemain, l’Empereur effectue une promenade à pied dans la Casbah ; puis il visite le reste de la ville, en attelage à la Daumont, mais en roulant lentement, ce qui permet à la population de l’approcher et de lui parler.

L’après-midi du 18 septembre, second acte de la visite des souverains : l’inauguration du boulevard de l’Impératrice, belle avenue, longue de près de deux kilomètres. De plus vastes projets ont été conçus : aménager des quais sur le port, édifier entre ceux-ci et le boulevard toute une série d’entrepôts. Alger sera ainsi dotée « d’un dock immense et d’une superbe promenade, d’une large terrasse supportée par une haie de hautes arcades, dont chacune sera un magasin, et une double rampe assurera la liaison entre le port et la ville ».

Le 19, se déroule la partie militaire d’un trop court séjour. C’est d’abord, à Maison-Carrée, une fantasia organisée par le général Yusuf, une charge de cavaliers jonglant avec leurs armes et les déchargeant en passant devant l’Empereur. « Ce n’est pas un peuple, c’est une armée ! » dit-il. L’après-midi, les troupes –goums aussi bien qu’unités plus classiques – sont passées en revue sur le champ de Manœuvres, entre Alger et Maison-Carrée, par l’Empereur et par le bey. Dans la soirée, le dîner est servi dans la cour du lycée, une ancienne caserne de janissaires située rue Bab-Azoun.

Napoléon III y prononce un discours qui comporte, comme disent, de nos jours, les journalistes, une « petite phrase » très importante. L’Algérie, dit-il, « n’est pas une colonie ordinaire, mais un royaume arabe ». Terme qui n’est pas une nouveauté – il est apparu dans une brochure de 1834, et il est familier au duc d’Aumale – mais dont l’emploi, par l’Empereur, n’en aura pas moins un grand retentissement.

Après le dîner, le cortège se rend directement au port, tandis qu’un feu d’artifice est tiré depuis les hauteurs de la Casbah.

Napoléon s’intéresse à l’Algérie depuis longtemps. Il se tient informé de tout ce qui la concerne non seulement par les rapports des hauts fonctionnaires et des généraux, mais aussi par des voies parallèles, par des conseillers privés, notamment par Thomas-Ismaïl Urbain, métis de la Guyane converti à l’islam et époux d’une musulmane. Toutes les lettres, toutes les notes parvenues aux Tuileries lui montrent que deux graves problèmes, au moins, se posent en Algérie.

Tout d’abord, celui des relations entre certains musulmans et certains Européens. En 1860, les civils européens sont peut-être 150 000. Ils ne seront que 200 000 en 1870. En grande majorité, ils résident dans les villes de la côte, où ils sont artisans, commerçants, pêcheurs, employés, fonctionnaires. Ceux qui demandent une concession de terres ne constituent qu’une minorité. Et, au sein de celle-ci, on discerne deux catégories.

D’une part, les vrais « colons », qui consacrent leur vie, souvent héroïquement, au défrichement et à l’assainissement des terres. Dans la Mitidja, autour de Boufarik et de Blida, ils réalisent une œuvre admirable. Il en est de même dans la plaine du Chéliff, et, près d’Oran, dans celle de la Senia. Toutefois, le champ d’action de ces colons, qui exécutent loyalement le cahier des charges ne représente que 1/7e des terres attribuées à des Européens au titre de la colonisation. Quant aux 6/7e, ils ont été remis à une autre catégorie d’Européens : les spéculateurs.

L’administration leur a d’abord distribué des terres qui appartenaient au beylick, en 1830, c’est-à-dire à l’Etat turc. Ce qui ne lésait personne. Mais on leur a également attribué des terres enlevées aux musulmans par l’administration au moyen de procédures dites de « cantonnement des tribus ». On avançait, pour les justifier, que les indigènes, n’usant que de méthodes archaïques, ne cultivaient ces terres que très mal ; que certaines tribus disposaient de territoires trop vastes pour elles ; que le progrès économique exigeait que l’administration en attribue une partie à des Européens et « cantonne » leurs propriétaires indigènes sur le reste… Or, les spéculateurs ne cultivent pas eux-mêmes les terres qui leur ont été concédées. Ils éludent les clauses du cahier des charges. Ils ne modernisent nullement l’agriculture. Ils attendent que le prix des terres se soit élevé pour les revendre, ou bien ils les louent à des paysans indigènes, et perçoivent des loyers. Les militaires des Bureaux arabes, très proches de leurs administrés, estiment que l’on s’achemine vers une situation dangereuse ; que l’on est en train de pousser les musulmans à la révolte.

Autre problème de l’Algérie de 1860 : une vive opposition de certains civils européens et de certains militaires. Les immigrés français ne sont pas, en général, très favorables au régime impérial.

Ce qui constitue une première cause d’opposition à l’armée. Certes, lorsque celle-ci doit réprimer une révolte indigène, elle le fait sans faiblesse. Mais elle sait comprendre les musulmans, et les attirer à elle. En 1860, il existe dans l’armée d’Afrique des unités et des sous-officiers indigènes. Et les officiers d’origine métropolitaine, surtout ceux des Bureaux arabes, se trouvent en conflit, généralement, avec l’opinion dominante chez les civils européens. Ceux-ci ont obtenu, en 1858, que l’administration du pays soit désormais à direction civile, qu’elle relève d’un ministère de l’Algérie installé à Paris. Et, de 1858 à 1860, cette administration a continué à porter atteinte à la propriété foncière musulmane.

Napoléon III a profité de son bref séjour à Alger pour vérifier les informations qui lui ont été fournies discrètement. Aussi, moins de deux mois après son retour à Paris, le 10 novembre, le ministère de l’Algérie est supprimé, l’administration du pays est remise aux militaires ; le maréchal Pélissier est nommé gouverneur général. Il reçoit des directives très nettes : arrêter le cantonnement des indigènes. La propriété des terres de ceux-ci est d’ailleurs solennellement confirmée par le sénatus-consulte du 22 avril 1863.

Or, Pélissier et son successeur, Mac-Mahon, n’appliquent que très mal les directives impériales. Résultat, au printemps 1864 : la révolte de la Kabylie des Babos, la partie du massif située à l’est de la vallée de la Soummam. Il faut y envoyer 5 000 hommes d’infanterie ; puis, l’année suivante, 10 000. Alors, en dépit de sérieuses difficultés de santé, l’Empereur décide d’aller enquêter personnellement en Algérie. Il part, laissant la régence à l’Impératrice.


Le 1er mai 1865, l’Aigle, le yacht impérial, quitte Marseille. Il arrive à Alger le lendemain matin. On y a beaucoup travaillé, depuis 1860. Les grands projets ont été réalisés. Il n’y a plus de grève pour accueillir l’Empereur, mais un quai. Le boulevard de l’Impératrice est achevé, ainsi qu’en contrebas de hautes arcades, dont chacune constitue l’entrée d’un magasin. Deux rampes d’accès, accessibles aux voitures, conduisent en ville. Il y a une gare, la ligne Alger-Blida venant d’être ouverte, et les travaux de celle qui doit conduire à Oran étant commencés. Peu après son arrivée, l’Empereur lance une proclamation aux Européens : « Traitez les Arabes, au milieu desquels vous devez vivre, comme des compatriotes. » Le 4 mai, il visite les environs d’Alger : Cheragas, Staouëli, Sidi-Ferruch, la Pointe-Pascade, Saint-Eugène. Le 5, il prononce un discours à l’intention des musulmans. Il reçoit des notables auxquels il parle de « royaume arabe », de « peuple arabe ». Il se promène dans la ville, soit à pied, soit en voiture, toujours l’objet de la curiosité et de la sympathie générales. Il inspecte différents établissements. Du 6 au 8 mai, il visite la Mitidja. Le 9, il déclare au cours d’une conversation privée qu’il faut « cantonner les Européens, et non les indigènes ». Puis, il effectue un voyage qui le conduit en train d’Alger à Blida, puis en voiture jusqu’à Médéa. De retour à Alger, il embarque pour Oran, où il est reçu le 14 mai. Il pousse jusqu’à Sidi Bel-Abbès. Puis, il gagne Mostaganem, Relizane, revient à Oran, rentre à Alger parmer. De là, il se rend en Kabylie, où l’on se bat. Il visite la Djurdjura, Tizi-Ouzou, Fort-Napoléon. Rentré à Alger, il embarque pour Philippeville le 27 mai, gagne Constantine, où il réside dans le palais construit pour le dernier bey et devenu l’hôtel de la Division. Il atteint Batna, au pied des Aurès. Le 30 mai, il est à Biskra ; le 2 juin, à Lambèse, dont les ruines romaines l’intéressent beaucoup. Il manifeste le désir que soient retrouvés les tracés des voies romaines partant de la ville. Le 6, il reçoit à Bône un prince tunisien ; le 7, il passe les troupes en revue à Bougie, et c’est le retour. Le 9, l’Aigle aborde à Toulon.

L’Empereur et sa suite ont parcouru en voiture plus de 3 000 kilomètres. Tout le voyage a comporté un horaire très chargé, une alternance de séances de travail, notamment dans les Conseils généraux, et de prises de contact personnelles, tant avec des civils qu’avec des militaires, tant avec des Européens qu’avec des musulmans.

De retour à Paris, Napoléon écrit à Mac-Mahon et réaffirme que l’Algérie est « un royaume arabe, une colonie européenne, un camp français » ; qu’il faut rapprocher au maximum musulmans et Européens, ces derniers dépositaires d’une civilisation techniquement supérieure, devant être guides et initiateurs ; qu’il faut susciter chez les musulmans une mutation lente, en multipliant et en développant les contacts. Napoléon III agit. Toute une série de mesures prises en 1865 tendent à défendre la propriété foncière indigène. Le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 ouvre la citoyenneté française aux musulmans, avec le droit de vote, à condition qu’ils renoncent au statut coranique, disposition qui restera en vigueur jusqu’en 1946. Un décret permet aux musulmans de participer à la gestion des communes françaises de plein exercice, et désormais les conseillers généraux indigènes ne seront plus nommés, mais élus. Enfin, la création d’écoles « arabes-françaises », sur le modèle de celles du département d’Alger, est décidée dans ceux de Constantine et d’Oran.

Napoléon III songe à donner à l’Algérie une constitution. Il la fait préparer. Il commence à faire entrer dans les faits une politique cohérente qui devrait conduire à la création d’un Etat algérien lié à la France par la communauté du souverain, par une « union personnelle », comme bientôt la Grande-Bretagne et le Canada, l’Autriche et la Hongrie. Politique dont les racines profondes se trouvent moins dans le goût de l’Empereur pour le principe des nationalités que dans l’étude réaliste du problème. Si l’on veut conserver l’Algérie, il faut ou bien y faire immigrer des Européens très nombreux – Mac-Mahon en souhaiterait au moins 600 000 – ou bien se concilier les musulmans. Or, l’immigration en Algérie est très faible, d’une part, parce que la France est un pays où la natalité est en baisse, et d’autre part, parce que les Espagnols et les Italiens émigrent ailleurs : en Amérique, en Tunisie ou tout simplement en France métropolitaine. Il apparaît donc clairement qu’il faut se concilier les musulmans. Comme on ne peut les assimiler, à cause de leur religion et de tout ce qui en découle – les éléments juridiques, « socio-culturels » - il convient de se les associer. Telle apparaît la clé de la politique dite du « royaume arabe », qui sera brisée net par le désastre de 1870.

Au cours des derniers mois du second Empire, la gauche républicaine, à laquelle les Français d’Algérie accordent en majorité leurs suffrages, a manifesté son profond désaccord avec la politique algérienne de Napoléon III. Après la chute de celui-ci, parvenue au pouvoir, elle ne tarde pas à en prendre le contre-pied. C’est, tout d’abord, la naturalisation collective de tous les Européens d’Algérie d’origine étrangère, et de tous les israélites, alors que les musulmans se trouvent soumis à un régime discriminatoire, avec le code de l’Indigénat. Puis, c’est la suppression des 36 écoles « arabes-françaises » qui constituaient un « pont » entre les deux communautés.

Enfin, la loi de 1873 facilite la cession des terres indigènes aux Européens en rendant applicable l’article 815 du Code civil, ce qui permet d’acheter une part indivise et de demander ensuite le partage. En vingt ans, la propriété indigène recule de 1/5e dans le Constantinois ; des 2/5e en Oranie ; des 3/10e dans l’Algérois. Evolution qui entraîne, en 1881, l’insurrection du Sud-Oranais.

Thomas-Ismaïl Urbain écrit l’année suivante : « Loin de progresser, nous avons perdu énormément de terrain depuis douze ans. Les musulmans s’éloignent de plus en plus de nous, et attendent, avec la résignation des fatalistes, l’heure de la vengeance. Nous payerons tôt ou tard les fautes que nous commettons et celles qui suivront forcément. » Cependant, les années passent, et Napoléon III connaît une revanche posthume, grâce à deux hommes politiques au jugement objectif. Plus Jules Ferry étudie le problème algérien, plus il retrouve les idées et même les formules de Napoléon III. Dans son grand discours du 28 juillet 1885, il prend position contre la politique de dépossession et de « cantonnement » de l’indigène. Et le 26 mai 1893, le sénateur Isaac fait, au Sénat, l’éloge de la politique de Napoléon III.

Revanche posthume pour celui-ci, d’autant plus éclatante que Ferry et Isaac avaient été, l’un et l’autre, de purs républicains sous le second Empire.

Article de René Pillorget, paru dans le n°633 de la revue Historia

Les fameuses frontières de 1967 par Alain Legaret

Tous ceux qui s’occupent de vouloir fixer des limites à l’Etat d’Israël pour lui coller un état palestinien qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre, utilisent un jour ou l’autre l’expression qui présente l’état palestinien dans « les frontières de 1967 ».
Remarquez que la phrase n’est jamais finie. Les frontières de 1967 oui, mais de quel pays au juste ?
La méthode est malhonnête parce qu’elle laisse entendre q’un état palestinien existait avant 1967 et qu’il a été occupé par Israël, faisant de l’Etat juif une puissance impérialiste et colonialiste d’un état souverain.
Or si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu’en 1967, les frontières étaient entre Israël, et ses voisins la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie. D’Etat palestinien, il n’y en avait point. Mais comme c’est Israël qu’on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs.
Ce que l’on appelle couramment aujourd’hui les « territoires palestiniens occupés », ont été curieusement appelés « territoires palestiniens occupés » que depuis qu’Israël les a conquis à l’Egypte et à la Jordanie lors de la guerre des six jours en 1967.
Pourquoi n’étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?
Pourquoi n’étaient-ils pas considérés occupés ?
Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour y trouver sa réponse. Et apparemment, ce manuel fait fürher, dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d’Israël pour mieux le trahir.
Aujourd’hui, dans une interview de Mahmoud Abbas , président illégitime des Palestiniens puisque son mandat de président s’est terminé en 2009, que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d’être reconnu par la communauté internationale tant qu’il peut nuire à Israël, le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l’accusation d’Israël.
Il pose la question suivante : « vous comptez obtenir, en septembre, à l’assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».
Le Figaro, parle de l’Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un état qui n’a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d’occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l’imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabiliser l’Etat Juif, fait du révisionniste et transforme l’histoire.
La faute n’est pas tant à faire porter par les seuls journalistes-propagandistes. La responsabilité de donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d’Israël revient aussi aux politiques qui côtoient et se font interviewer par ces mêmes organes de presse, leur donnant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.
Israël est une fois de plus diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.
Publié le vendredi, avril 22, 2011

lundi 25 avril 2011

IMAGES DE TLEMCEN
















LE DICO PATAOUETE / LA LETTRE -M-

Ma fiii, ma fille, sur le mode exclamatoire : Aïe, aïe, aïe ma fiii! Mais qu'est-ce t'y as fait là?
Ma parole expression venant appuyer une exclamation indignée : mais y me prend pour un tchoutche, ma parole!
Maboule de l'arabe mahboul, fou : personne dérangée, inconsciente : il est complètement maboule çui-là
Macache de l'arabe makache : rien, pas moyen, non
Macaronade grande platée de macaroni, généralement en sauce tomate
Madame Hallèle,madame Hallah illustre inconnue : consiste à s'adresser à cette dame pour obtenir quelque chose : Tu veux des bli-blis roses? Ti as qu'à aller chez madame Hallèle!
Maga ougat's de l'italien magari et casso, sexe masculin : il ne manquait plus que ça!
Mahia anisette : boisson apéritive à base d'anis, toujours accompagnée de kémia; plus généralement : apéritif
Mahonnaise soubressade de gros format, originaire de Mahon, sur l'île de Minorque, 2ème île de l'archipel des Baléares
Mahousse gros; plus précisément, nom que l'on donnait aux noyaux d'abricots de très grande taille (rares!)
Main de fatma symbole de foi musulmane se présentant sous la forme d'une main stylisée dont l'index, le médius et l'annulaire sont joints et tendus alors que le pouce et l'auriculaire sont courbés en sens opposés et vers l'extérieur
Makroud en arabe maqroud : pâtisserie à base de semoule, fourrée à la pâte de dattes et frite puis trempée dans du miel
Makse masque
Malle arabe avoir le cul comme une malle arabe : avoir de grosses fesses
Mamamia de l'italien mamma mia, maman! : accompagne une expression de désolation, de regret
Manadge de l'italien managgia! équivalent de notre "purée!" : malédiction
Manadge et qui demmourt de l'italien managgia! équivalent de notre "purée!" : malédiction étendue aux morts
Manarf de l'arabe man 2araf : je ne sais pas
Mancaora de l'italien mancare ora, rater l'heure : faire l'école buissonnière; équivalent de taper caoue
Mange ... ta main et garde l'autre pour demain : réponse obtenue quand on disait avoir faim et que ce n'était pas l'heure du repas
Manger le manger : tout ce qui constitue un repas
Mangiacague de l'italien mangiare, manger et cagare, déféquer, se dit d'une personne qui n'a rien de plus pressé, sitôt un repas fini, que de courir aux toilettes : personne qui ne sait pas apprécier les bonnes choses qu'on lui sert
Manman maman
Manque inadéquation; faute de goût, allure vestimentaire étrange : agarde-le çuilà aec son costard à la manque
Manque encore toujours
Mantécao pâtisserie se présentant sous la forme d'une petite sphère aplatie dessous et ornée d'une pincée de cannelle au sommet
Maquereau poisson; malin; coquin
Marbré poisson de Méditerranée
Marchand d'zabits chiffonnier itinérant
Marcher avec sortir avec un garçon ou une fille, fréquenter, flirter
Maricòn de l'espagnol : homosexuel, coulo
Mariposa de l'espagnol mariposa, papillon : efféminé, homosexuel
Mariquita mal fagotée; mouche du coche; gâte-sauce; efféminé : homosexuel
Marmite sexe féminin au sens de virginité : il m'a cassé la marmite
Marronner (faire) enrager, chambrer
Masbah de l'arabe sabbah, le matin : exclamation contre une bévue pratiquée dès le matin : masbah! À peine il arrive que déjà y me fait une connerie
Mata de l'argot français mater, épier, surveiller : faire la mata, le guet; utilisé avec zalabia pour critiquer une personne atteinte de strabisme divergent : il a un œil qui fait la mata et l'aut' qui tape les zalabias
Matarèse l'une des plages célèbres de Bab-el-oued, à côté de Padovani
Matchio espèce de criquet aptère, de couleur verte avec deux longues antennes et un gros abdomen annelé se terminant par deux pointes
Matsiade de l'italien masso, derrière : fessée, tournée, raclée donnée par les parents
Mauresque littéralement femme maure; façon de lancer la toupie en l'air, à l'horizontale, et de la rattraper dans la paume de la main; anisette à la menthe
Méchoui mouton rôti à la broche
Mélia marque de cigarettes
Melon fruit oblong à pépins, à chair de couleur jaune pâle, presque blanche et très juteux : désigne toujours le melon jaune d'Espagne : à ne pas confondre avec le cantaloup de forme sphérique à chair orangée, ni avec la pastèque appelée aussi melon d'eau et dont la chair est rouge
Merguez de l'arabe mirqaz : sorte de saucisse très fine de couleur rouge foncé, de la taille d'une chipolata, mais exclusivement à base de mouton et d'épices
Mesloute crève-la-faim
Mettre la rince donner une seconde correction à quelqu'un : hier je lui ai bombé la guérite et ce matin, je lui ai mis la rince pour qu'y comprend bien ça que j'ai dit
Méva savate, pantoufle,chaussures d'été. 
Michkinoune de l'arabe miskine : pauvre petit
Mimosa sauvage l'une des nombreuses espèces d'acacias possédant la même inflorescence que le mimosa quoiqu'avec des fleurs plus grosses mais ayant le même parfum, et dont les branches sont armées de longues et fortes épines blanches à pointe noire qui servaient de pique-olive
Mira de l'espagnol mirar, regarder : mot de dérision utilisé uniquement par les filles envers une prétentieuse : mira celle-là qu'elle se croit pas une reine
Miskine de l'arabe : pauvre, malheureux, malchanceux : y avait qu'une oiture dans la rue, et c'est lui qui la pris en dessur, miskine.
Miskinette, mesquinette de l'arabe miskine : pauvre petite
Mitche-mitche moitié-moitié
Mitches faire des mitches : partager équitablement quelque chose entre plusieurs personnes
Moins cinq presque : il a glissé sur le rocher et moins cinq y tombe sur les oursins!
Moitié fou jeu de mots sur le nom de Cap Matifou
Molard gros crachat
Monter le boeuf se mettre en rogne
Monter un œil mettre un œil au beurre noir, le pocher
Mora sorte de jeu de pierre et ciseaux qui se joue uniquement avec les mains et dont les termes sont : pigeon, trikétramblo, quatro, chicuenta, six mora, setti, otto, novi, totalarga suivi du hurlement marca en cas de victoire (merci à Roland Bacri)
Mort de tes osses (la) malédiction
Mouchou-mouche couci-couça, comme-ci comme-ça; se dit aussi d'un benêt pas très vif du ciboulot
Mouloud fête musulmane
Mouloudia club de football d'Alger
Mouna brioche traditionnelle de la période de Pâques; expectative, indécision : oh! dé, qu'est-ce t'y attends, la mouna?
Moutchatchou de l'espagnol muchacho : petit enfant
Moutchou épicier généralement originaire du M'zab
Moyen de moyenner possibilité d'obtenir un avantage, une faveur ou de faire quelque chose : tu crois qu'avec elle y'a moyen de moyenner?
Mozabite habitant du M'zab; épicier généralement originaire de cette région, plus communément appelé moutchou
Mulet poisson de méditerranée
A SUIVRE LA LETTRE N