lundi 13 février 2012

Plein succès du rassemblement des originaires d'Algérie à Netanya

Organisé dans la cité balnéaire israélienne par l’Amicale de Bab El Oued en Israël, sous l’égide de l’association Moriel, ce rassemblement - qui a regroupé plusieurs centaines de personnes - a marqué avec succès, et pendant une semaine entière, le cinquantenaire de l’exode algérien.

DES RETROUVAILLES "50 ANS APRES" POUR LUC CHERKI
1962-2012 : cinquante ans après, les « pieds-noirs » se sont donc rassemblés à Netanya pour commémorer le grand départ de l’Algérie française qui vit 1,5 million de Français et de harkis – toutes confessions confondues – quitter leur sol natal en direction de l’exil français...

Devant un public chaleureux et passionné venu de tout l’Hexagone comme des quatre coins d’Israël, cette semaine - qui évoquait lors de ses conférence de soirée l’histoire parfois si douloureuse de l’exode algérien et de la difficile intégration des premières années en France - a aussi permis aux participants de découvrir chaque jour, grâce à plusieurs excursions quotidiennes (sur le Golan, à Massada et à la mer Morte, à St Jean d’Acre et Haïfa, puis à Jérusalem, et enfin à Tel-Aviv-Yafo) , les merveilles de l’Israël contemporain, ce « vieux nouveau pays » dont avait parlé en son temps Théodore Herzl…

Histoire et géographie humaines étaient donc au rendez-vous de cette commémoration chaleureuse et presque « intime » - malgré le grand nombre des participants qui se « retrouvaient » - avec six rendez-vous exceptionnels en fin de journées : d’abord une soirée cinématographique autant évocatrice que dramatique sur la fusillade de la rue d’Isly et avec la projection du film exceptionnel de Jean-Pierre Lledo « L’Algérie – Histoires à ne pas dire » ; puis une soirée sur la « Mémoire de l’Algérie chez la seconde génération » en présence de Maitre J-C Bénichou, du Pr Denis Charbit et de Roger Pinto ; suivie par une table ronde d’actualité sur « Israël, l’Europe et le monde arabe » en présence des journalistes Freddy Eitan et Richard Darmon, ainsi que du Dr David Harari, Prix Israël pour son œuvre aux Industries aérospatiales israéliennes. Et enfin deux soirées musicales très rythmées : la première animée par Sadia Moryoussef, puis celle du samedi 11 février au soir, à l’Heikhal Hatarbout, animée par Maurice El Médioni et son trio rythmique, en présence de Luc Cherqui et Paul Sultan dans leur répertoire franco-andalou.
Fait hautement significatif du « sens de l’Histoire » profondément ressenti par les organisateurs de ce rassemblement : au lieu de risquer de se borner à n’évoquer que la nostalgie du passé et de la « terre perdue », cette commémoration était résolument tournée vers l’avenir, justement parce qu’elle a eu lieu en Israël, terre retrouvée du peuple juif !
R.D.

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