jeudi 16 février 2012

LE DICTIONNAIRE PATAOUETE de Hubert Zakine

VATERES : Water (closed) c’était trop zarmah avec l’accent anglais. Nous autres, on préférait l’accent pied noir ou pataouète, (comme tu veux tu choises) pour désigner les toilettes. Le "W" on aimait pas! Même mon oncle William, on l’appelait tonton Villiam, c’est pour dire !
Y : Sans ce I grec, le pataouète y peut pas parler. Y peut écrire un roman, y peut jouer au football mais y peut pas « tchortchorer ». Y remplace il, y se met partout où y a pas lieu qu’il y soit ; y sert à rien mais le pied noir y meure si y peut pas le mettre partout où y veut.
Ce Y grec il est devenu un I pataouète. Celui qui a rien compris, y m’écrit, y recevra une paracha avec plein des I grec et des I Pataouète.
YARASLAH : YARASLAH, c’était le bon temps ! Le mot typique du nostalgique que toutes les larmes de son corps y pleure. Quand vous parlez du temps jadis, vous soupirez en lâchant un YARASLAH long comme le bras, et votre interlocuteur il a compris : y pleure avec vous !
YARE YARE : Toujours ce mot arabe, on le bis pour se faire mieux comprendre quand le « parote » qu’on a en face de soi, il est tellement tête en l’air que c’est rien de le dire ! Tout il oublie!
--Yaré, yaré ! un pois chiche à la place du cerveau, il a ton fils !
YINDES : C’est un os de poulet à rompre entre deux convives (chof, convive ! Zarmah, je suis un littéraire !) Ensuite, chacun y devient « ralah ». Rien qu’y se demandent, l’un à l’autre, de se passer le sel, le poivre, la niora, l’assiette de remchet, le vin s’il est tchitchepoune ou n’importe quoi pourvu que le « ralah » y dise « merci yindès » en réceptionnant le sel, le poivre and so on. Sauf si le deuxième joueur, en passant le sel, le poivre and so no, il oublie pas de dire "j'y pense" (et puis j'oublie il a dit l'autre).  Et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'un des deux, y morde la poussière. Cuila qui a le plus de patience y gagne une montre en bois.

A SUIVRE...............

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire