mercredi 30 novembre 2011

MON AMI D'ALGERIE de Hubert Zakine

MON AMI D’ALGERIE


Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie
Tu partageais mes joies, tu partageais ma vie.
A l’école de la rue, on a grandi ensemble
Sous une même lumière, pour que l’on se ressemble.

 Au square de l’amitié, nous étions des enfants
 A qui l’éternité parlait de nos parents.
 La leçon qui prônait les bons vieux sentiments
 Est entrée dans nos coeurs ouverts aux quatre vents.
 
Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie
De nos mancaouras et de nos jeux de billes
De nos matches de football jusqu’à la nuit tombée
Pour une suprématie entre équipes de quartiers.

    Nous « tapions » l’avenue, la sieste ou la pancha
    Sur un verre d’anisette, nous tapions la khémia.
    D’origine différente ou de même religion,
    Nous étions, tous, enfants d’une même maison.

Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie.
De cette exubérance, de ce grain de folie
Qui grimait en dispute la moindre discussion
Et donnait le fou-rire à chaque réunion.

Des anciennes traditions, nous étions les fidèles.
Le respect des anciens nous était naturel.
Pour l’amour d’une mère, nous aurions tout donner
Comme savent le faire les fils de  Méditerranée.

     Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie.
     Du partage des joies que dispensait la vie
     De cette douce affection qui habitait les coeurs
     Et faisait de l’enfance, le pays du bonheur.

    Elle a muri en nous au soleil de l’été
    Enrichie par le miel de la complicité
    Elle a pris rendez-vous avec l’éternité
    Quand, là-haut dans le ciel, pleurera le passé.

Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie.
De ton patriotisme à la France éblouie
Lorsque tu déployais l’oriflamme de son nom
Pour une fête nationale le long de ton balcon.

    Je me souviens de toi, mon ami d’Algérie
    De cet accent issu des jardins d’Arabie
    Que tu entretenais sans même le savoir
    Jusqu’au jour où quelqu’un te traita de pied noir.

Depuis l’heure fatidique où tu pris le bâteau,
Tu le portes fièrement comme on porte un drapeau.
Quelque soit le pays où tu vis aujourd’hui,
Tu seras, à jamais, mon ami d’Algérie.

Hubert Zakine

                                                         

mardi 29 novembre 2011

COMMENT L'ALGÉRIE FABRIQUE DES CENTENAIRES


Savez-vous que l’on vit plus vieux en Algérie que partout ailleurs dans le monde ?
C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens était particulièrement important.

Ce nombre est même supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie.
Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnaît le problème : ( document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) :
« Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.

Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission.

« Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant-droit » précise la magistrate. « Mais il n’y a pas de contrôle ? » s’étonne un membre de la commission. « En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays. Ce n’est pas évident ! » , souligne-t-elle.

En résumé clair : les algériens bi-nationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite.
Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès. Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs. >>
On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dont 1 milliard pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications :soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence - comme cela se fait en France pour les professions libérales, notamment soit, en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions ( plus compliqué peut-être...Mais après tout pour percevoir la pension rien n'est impossible...surtout pour leurs enfants qui ne manquerons pas d'accompagner leurs vieux .....pour récupérer une partie de la pension due et perçue....normalement)
Alors que le dossier des retraites est au cœur des préoccupations des Français, il serait bon que nos gouvernants se penchent aussi sur cette question......ne pensez vous pas ....

Et qu'en pensent les "braves" syndicats ..... Là, ils n'ont pas réagi ...on ne les a pas entendus .....
Quand on vous dit que les syndicats ...ou les élus responsables nous prennent pour des

C O N S !!! ( notamment nos "super ministres de gauche ou de droite car ce problème ne date pas d'hier ....)

Alors qu'est ce qu'on fait ????

PENSEZ A DIFFUSER LARGEMENT CETTE INFO (vérifiable sur document officiel) SUR LES CENTENAIRES ALGERIENS, C'EST UNE PERFORMANCE A SALUER ......

ENTRE LA HAINE ET L'ESPOIR

entre-haine-espoir
Jean Robin, qui dirige les éditions Tatamis, vient de faire œuvre très utile en publiant un recueil de textes qui devraient être lus par le plus grand nombre.
Ces textes sont la retranscription d’émissions de radio et de télévision diffusées dans le monde musulman.
Les émissions en question sont diffusées dans le monde arabe, en Iran, en Turquie, mais grâce aux antennes satellites, elles sont reçues dans tous les pays du monde occidental.
Elles contribuent à façonner l’esprit de millions de membres des communautés musulmanes d’Europe et d’Amérique du Nord, comme elles façonnent l’esprit de leurs principaux destinataires : les populations vivant dans ce qui s’appelle le dar el Islam – le territoire de l’islam, par rapport auquel nous sommes, nous qui vivons hors du dar el Islam, dans le dar el Harb – le territoire de la guerre.
Et les émissions montrent qu’il s’agit effectivement de guerre : les appels au meurtre et aux assassinats de masse abondent, tout comme les propos antisémites, la haine du monde occidental suinte de chaque syllabe.
Les émissions, comme l’écrit Jean Robin en introduction, ne sont pas le fait de « djihadistes marginaux », elles sont le fait de « personnalités en place qui s’expriment à des heures de grande écoute ».
Après avoir lu les textes, on ne s’étonne plus de l’état de violence chaotique qui règne dans une bonne partie du monde musulman, on discerne mieux la dimension antisémite et religieuse de la haine d’Israël qui rend toute paix négociée impossible. On comprend aussi très clairement le danger qui couve dans les banlieues de nombreuses villes et les émeutes qui éclatent sporadiquement, en banlieue de Paris, de Londres, d’Anvers ou d’autres villes.
On comprend que les dirigeants présents du monde occidental, à la notable exception de Stephen Harper au Canada, pratiquent un aveuglement volontaire consternant qui aura sans aucun doute de très lourdes conséquences.
On enrage en se disant que le livre ne sera pas effectivement lu par le plus grand nombre et fasse l’objet, comme toutes les publications porteuses de lucidité, d’un silence complet de la part des grands médias.
Pour ne pas laisser le lecteur dans un état d’angoisse trop puissant, Jean Robin a inclus dans le livre d’autres textes qui sont aussi des retranscriptions d’émissions, et ces autres textes montrent que des intellectuels et des journalistes musulmans se posent des questions, rejettent le discours hégémonique dans le dar el Islam, et tentent de déchiffrer les impasses dans lesquelles la religion musulmane et ses adeptes se sont fourvoyés depuis des siècles.
Ces autres textes viennent illustrer la formule de mon ami Daniel Pipes, que je reprends aisément à mon compte : « l’islam radical est le problème, l’islam modéré est la solution ».
Mais quand bien même ils occupent une place notable dans le livre, ces textes n’en représentent pas moins des positions très minoritaires aujourd’hui.
L’islam radical est le problème, dirai-je. Et, le livre le montre de manière très explicite, quasiment tout l’horizon de l’islam aujourd’hui est occupé par l’islam radical.
L’islam modéré est sans doute la solution, mais il est pour l’heure tellement minuscule et tellement embryonnaire qu’il est difficile d’imaginer que la solution est en vue.
Jean Robin a fait œuvre très utile en publiant ces textes, disais-je. Il faut l’en remercier, et ajouter que le livre devrait être d’ores et déjà entre toutes les mains.
Article publié sur les4verites.com
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous : © Guy Millière


 

lundi 28 novembre 2011

UNE QUESTION D'IDENTITE

Par Charles-Emmanuel Guérin, officier de Sécurité.
Je suis stupéfait de cette capacité qu'ont certains à mélanger et confondre les genres. C’est d’autant plus dangereux aujourd’hui, que nous sommes à l’aube d’une lutte qui va demander une solidarité et une clarification de notre propre identification, de notre appartenance à un groupe.
Certains écrivent que musulman et juif, c'est pareil. Pour d'autres, les juifs sont trop représentés dans les médias et au gouvernement. En réalité, beaucoup ne savent pas ce qu'ils veulent. Ils versent dans la haine du juif, dans l’antisémitisme primaire sans voir où se situe le vrai risque.
Des Français n’aiment pas les juifs. Il y en a « trop à la télévision » et « trop au gouvernement ». Bon. Mais qu’est-ce qui différencie le présentateur juif du présentateur non juif ? L’argent ? Un français catholique peut gagner son salaire et le juif non ? Un élu français vole les contribuables, c’est un voleur. S’il est juif « c’est parce qu’il est juif » ? Un Français réussit dans la vie, développe sa société à l’étranger. C’est un homme d’affaire respectable, il fait rayonner l’image de la France dans le monde entier. Si un juif en fait autant, c’est parce qu’il est juif, qu’il veut conquérir le monde, et faire de l’argent. Il y aurait de quoi rire, si cela n’avait pas nourrit tant de haine et tué tant de gens.
Si un français, laïc ou chrétien, est jugé coupable de harcèlement sexuel ou de viol, c’est un criminel. En aucun cas, ce pourri ne sera associé au reste de la population.
Mais si c'est un juif, alors, certains de mes chers compatriotes se défoulent. C’est parce qu’il est juif. Si, en plus, il est soutenu par « sa » communauté, c’est parce que les juifs se soutiennent – c’est bien connu. Mais, s’il n’est pas soutenu par « sa » communauté, c’est parce que les juifs sont des traitres, c’est bien connu aussi.
Il faut donc comprendre : un bon juif doit être discret, avoir un salaire moyen, et ne pas avoir trop d’ambition, car si, par malchance, il a du talent, il risque de devenir trop visible. Il n’est pas non plus souhaitable qu’il fasse des hautes études, qu’il devienne un spécialiste renommé, chef d’entreprise, militaire. Il doit éviter d’avoir des voisins, ne doit pas trop donner son avis, ne doit certainement pas faire de politique, et il n’a pas le droit d’être fier d’être juif.
Je suis volontaire pour sauver l'identité française, mais l'identité française, ce n’est pas avec une part de racisme. Et aux français qui pensent ainsi je dis : vous vous trompez de menace.
Parlons de l’identité française en danger.
Il suffirait de peu. Beaucoup à gauche, à droite, ou sans idées politiques fixes, sentent la menace islamiste, mais ne la réalisent pas, car elle n’est pas transmise par nos médias. Pour beaucoup, la peur d’une réputation de facho vient stopper net leur envie d’en savoir plus. C’est dommage.
Que le monde musulman soit source d’inquiétude est assez logique. Les terroristes sont quasiment tous musulmans. La méfiance vient d’une causalité cohérente. Même si, pour ne pas stigmatiser les musulmans et leurs pratiques, les bien pensants ont comparé les juifs aux musulmans. Même si les médias aiment associer les « extrémismes » religieux, en confondant chrétiens et musulmans.
Détester l’islam est logique et c’est un droit : il s'agit d’une religion qui n'a de cesse de changer nos traditions, nos habitudes et nos lois.
Si des parlementaires européens ont pu dire que « les attentats suicides sont logiques puisqu'il s'agit d'actions désespérées », je dis que détester l’islam est tout aussi logique, car nous sommes désespérés. Le rejet de l'islam est une saine émotion, un signe de désespoir. Ce ne doit absolument pas être la haine de l’individu musulman, car, naturellement, il peut faire le choix de changer, et de ne pas appliquer le code coranique. Mais le rejet de l’idéologie et du concept islamique est un droit.
En ce qui me concerne, après avoir lu le coran et après avoir lu la Bible, je déclare que le coran est une religion sectaire et haineuse. Je dis aussi : ne me croyez pas, vérifiez par vous-même. Le coran est un livre qui commande une action immédiate, violente, sexiste et sectaire, contrairement à la Bible, qui est un livre relatant les faits historiques. Nuance…
L’islam et son idéologie de conquête s’est immiscé dans notre société. L’idéologie islamique remplace peu à peu nos traditions et nos valeurs. Beaucoup de français laïcs crachent sur l’église et les chrétiens, les mêmes s’offusquent quand on critique l’islam. On entend même certains de nos élus déclarer qu’il n’y a pas « d’identité française » !
Sont-ils devenus fous ?
Comment cela pas d’identité française ? Les Huns, les Francs, les Visigoths, Vercingétorix, Napoléon, la révolution de 1789, nos traditions militaires, l’expression du courage du soldat, du résistant, nos valeurs et notre identité judéo-chrétienne, qu’en font-ils ?
Il y aurait seulement une identité africaine et arabe ? C’est tout de même assez extraordinaire, cette faculté qu’on certains élus ou « intellectuels » à gommer notre histoire.
La journée de la culture noire, c’est bien. La journée de la culture blanche, c’est de l’exclusion. Votre enfant mange halal à la cantine, c’est bien. Vous organisez un rassemblement régional avec cochon grillé, c’est raciste. Critiquer les Américains, c’est bien, c’est même très tendance. Critiquer les Arabes, c’est du racisme et c’est intolérable. Parler des « gros » américains c’est cool. Des gros arabes d’Arabie saoudite, c’est du racisme. Dire que la bouffe américaine est grasse, c’est super, surtout à Paris. Dire que les pâtisseries Arabes sont huileuses, c’est de l’intolérance. Ce qui vient du Maghreb doit forcer notre respect. Mais ce qui vient d’Israël et des USA peut et pour certains, doit, sans même avoir été examiné, être raillé, méprisé.
Les Sith* de forsane-alizza dénoncent la pédophilie qui sévit, parfois, en Occident. « Voilà ce que font les « mécréants », s’écrient les candidats aux soixante douze vierges. Quel détournement. Les musulmans ont le droit coranique à la pédophilie. Mahomet, ce marchand ambulant, a épousé Aïcha alors qu’elle avait 6 ans, et a consommé le mariage avec sa « jeune épouse », alors qu’elle en avait 9 ! En Europe, on condamne les pédophiles. Dans le monde musulman, il ne peut pas y avoir de pédophiles. En islam, si un adulte veut violer une enfant, il n’a qu’à l’épouser. L’enfant n’est alors plus un enfant, et le pédophile peut « consommer » le mariage (c’est à dire violer l’enfant) sans être accusé de quoi que ce soit. C’est cela, l’identité arabe ?
En islam, les hommes ont autorité sur les femmes, parce qu’Allah a décidé que le musulman était meilleur que la musulmane (sur ce point, je suis d’accord : je trouve les musulmanes couvertes étrangement soumises). C’est aussi l’identité arabe ?
Ces musulmans qui se disent si facilement « blessés » par la discrimination, qui se plaignent de ne pas avoir de droits et d’être bafoués, pourquoi quittent-ils des pays où leurs droits, leur identité, leur religion, sont respectés, et pourquoi émigrent-ils, si nombreux ?
Ils se posent en victime, en utilisant des expressions qui résonnent contre notre morale judéo-chrétienne : humiliation, droits bafoués, racisme, islamophobie, intolérance, vexation. Arrêtez-moi si je me trompe, ce sont les droits des Français de souche qui reculent. Les horaires de piscine, le porc interdit dans les cantines (et dans les prisons, mais il ne faut pas dire pourquoi), le retrait des signes ostentatoires chrétiens, la suppression des sapins de Noël, les croix chrétiennes retirées des chambres de certains hôpitaux, la liberté d’expression limitée par l’interdiction de critiquer l’islam, les prières de rue qui bloquent la rue, les modifications des livres scolaires pour ne pas heurter leurs sensibilités, les restrictions imposées aux médecins hommes qui ne peuvent soigner certaines femmes, les subventions d’états offertes à des associations musulmanes…
Que ceux qui veulent ouvrir les yeux, lisent le coran. Ils comprendront pourquoi nous, Européens, Occidentaux, Israéliens, sommes différents d’eux, et pourquoi nos cultures sont totalement incompatibles.
Que l’islam existe est un fait incontournable. L’homme musulman existe, mais il devrait y avoir, en Europe, un devoir d’information envers nos concitoyens laïcs, judéo-chrétiens et musulmans. Un devoir d’information et d’alerte concernant la menace islamiste. Il devrait y avoir un prosélytisme laïc, afin de convertir les musulmans à la liberté de penser, d’agir et de choisir.
Ce devrait être aux musulmans de se convertir pour épouser une européenne de souche, et qu’ils se marient à l’église, puisque c’est ainsi que les non-musulmans doivent faire en terre d’islam. Au lieu de cela, ce sont les non-musulmans qui doivent se convertir, pour épouser un – ou une- musulmane, en terre européenne et chrétienne.
Des musulmans s’offusquent de la stigmatisation, et eux stigmatisent les Français qui n’aiment pas l’islam. Je critique l’islam, alors je suis raciste ? Si des hordes de musulmans déferlent dans les rues et crient Allah Akbar, il ne faut pas les stigmatiser, disent nos élus, nos médias, nos élites et nos intellectuels en cœur ! Des musulmans nous stigmatisent, en nous accusant de racisme et de xénophobie. Des musulmans nous stigmatisent, en imposant la confusion entre race et religion.
Mais nous devons résister. Et pour résister, nous devons tous clamer haut et fort le distinguo entre race et religion. Entre haine d’un concept et haine des individus.
Nous n’avons RIEN en commun avec la culture islamique. Nous sommes culturellement bien plus proches d’Israël et de la culture juive. Nous nous entendons, nous nous comprenons, nous avons un système de valeurs identiques. Rien à voir avec les pays musulmans ni avec l’islam.
J’étais volontaire au Nord d’Israël durant la guerre des missiles de 2006. J’ai effectué plusieurs sorties pendant les bombardements et les chutes de Katiouchas.
Je me souviens des abris souterrains, des gens qui attendaient que cela s’arrête. Je me souviens de la générosité des commerçants. En face, le Hezbollah et les Libanais étaient approvisionnés par l’ONU. Nous, on devait risquer notre vie pour un steak. Il y avait de la solidarité dans les abris. Le commerçant du Kibboutz offrait de l’eau et des cubes de fromage. Non, personne ne voulait dominer le monde. Dans les souterrains, c'était l’entraide.
On m’a demandé : « pourquoi vous ne nous aimez pas en France ? ». J’ai répondu par un mensonge. J’ai dit que ce n’était pas les Français, mais les journalistes et des personnalités au gouvernement.
En Septembre et Octobre 2011, j’étais aux USA. Dans le Massachusetts et le Kentucky. On m’a posé les mêmes questions : « pourquoi vous ne nous aimez pas en France ? ». Le contact, dans le Kentucky, fut assez difficile. Il y avait un sentiment de malaise vis à vis des Français. J’étais gêné. J’ai fait le même mensonge qu’en Israël. J’ai dit : « vous savez, nos médias sont à 95% de gauche, alter-mondialistes, pro-palestiniens, anti-américains et anti-israéliens ». « Les Français savent qu’on leur ment, et savent que les informations qu’on leur donne sont déformées. En fait, les Français vous aiment beaucoup, mais les médias disent le contraire ». Après, ça allait un peu mieux.
J’ai discuté avec des Américains blessés par l’anti-américanisme français.
Dave, ex militaire, officier dans un régiment de l’US Cavalry, me disait que beaucoup d’Américains ont encore un grand-père ayant servi en Normandie ou en France durant la seconde guerre mondiale ; que les enfants et les petits enfants ne comprennent pas, et sont blessés par notre mépris. Ils ne font pas retour en arrière pour modifier l’histoire. Dans leur esprit, il n’y a pas de complot. Il fallait faire la guerre contre le nazisme. Beaucoup furent volontaires. Pas question d’empire du Dollar ou d’industrie de l’armement. Ces soldats étaient volontaires, mus par un esprit fraternel. Qui connaît cela aujourd’hui ?
L’écart s’est creusé entre les Français et nos amis américains. L’écart s’est creusé entre Français. Nous sommes à l’époque du militantisme intégriste et violent.
Comme la plupart des terroristes sont musulmans, et qu’en France il y a plusieurs millions de musulmans, les Français ont peur. Et ils crachent sur ceux qui ne leur font pas peur. Les Israéliens, les Américains.
Pour les premiers, on parle de « riposte disproportionnée ». Pour les seconds, d’« impérialisme ». C’est l’indignation sélective.
La France est en Guadeloupe, à Tahiti, à la Réunion, aux Îles Kerguelen, en Guyane, en Martinique… L'islam a envahi cinquante sept pays. Et ils parlent d’impérialisme américain. Hilarant.
« Nous n’avons rien à faire en Afghanistan » pensent beaucoup de Français. Ah bon ?
Si nous devions subir d’autres attentats islamistes, il est évident que nous serions les premiers à envoyer une expédition anéantir toute menace future et probable. Nous n’hésitons pas, d’ailleurs, à envoyer nos « gars » pour récupérer, dans des pays souverains, nos ressortissants en difficultés. Nous déclarons faire de « l’assistance », ou de « l’appui ». Amusante sémantique, non ?
Chaque taliban neutralisé par nos gars, là bas, est un terroriste que nous n’aurons pas chez nous. Chaque taliban neutralisé par nos gars, là bas, est un instructeur, un idéologue, qui ne fera pas de dégâts chez nous, directement ou indirectement. Chaque islamiste fondamentaliste neutralisé, là bas, est une menace mortelle de moins.
Lorsque le Général Dwight Eisenhower découvrit les victimes des camps de la mort en Europe en 1945, il dit : « Que tout soit enregistré – obtenez les films – trouvez les témoins, parce qu'au cours de l'histoire, il se trouvera un enfant de salaud qui se lèvera et proclamera que cela n'a jamais existé. »
Nier ou remettre en question les attentats islamistes des deux tours ou du Pentagone revient à faire le jeu d’Al-Qaeda et des jihadistes. C’est rendre responsable les Etats-Unis d’Amérique autant que les islamistes. C’est cacher la conquête planétaire musulmane. Rien ne sera épargné aux Américains. Ils n’ont même pas le droit d’être victimes d’attentats islamistes.
Beaucoup se trompent de cible.
Beaucoup de Français et de patriotes se divisent en sous groupes. C’est une erreur. Je sais qu’il est inimaginable, à l’heure actuelle, de proposer une France débarrassée de l’islam. Beaucoup respectent cette religion bien plus que la religion Chrétienne. Pourtant, quiconque lit le coran ne peut plus être « comme avant ». C’est impossible. Ce livre aux commandements intemporels, qui ordonne de ne pas se lier d’amitié avec les mécréants, de tuer les juifs et les chrétiens, de battre « ses » femmes, d’avoir le droit de mentir et de trahir, devrait être considéré comme dangereux. Il devrait y avoir un avertissement sur chaque préface, mettant en garde contre la violence de son contenu.
Si en France, un individu est accusé d’incitation à la haine raciale, qu’il se présente au tribunal avec le coran, et qu’il lise les passages où la mise à mort des juifs, la discrimination religieuse envers les non musulmans, dont les chrétiens, sont ordonnées. Si la discrimination est valable pour les uns, alors, elle l’est pour les autres.
Osez diffuser et faites diffuser le coran, parlez-en autour de vous. Informez vos proches et même les islamophiles. Mettez-les au défi de vous contredire. Il est facile, après la lecture du coran, de faire le lien avec les attentats dans le monde.
Nous sommes une quantité non-négligeable à dénoncer le danger de l’islam, et son incompatibilité avec notre système sociétal. Il est hors de question de stigmatiser les musulmans en tant qu’individus. Il ne s’agit pas d’attaquer l’être humain. Il s’agit de cesser de donner de la force à cette « religion » belliqueuse qui oriente nos semblables vers la haine du juif, vers la haine de soi, et de notre modèle de civilisation.
Il faut un commencement. Il faut se cultiver et s’informer. Faire douter ses amis, sa famille, les mettre au défi. Montrer l’exemple en achetant le coran. Le laisser trainer ici et là. Qu’il suscite la curiosité. En faire débat entre proches.
Que chacun soit le porte parole de la civilisation Européenne. Que nous soyons tous les soutiens d’Israël et non les adversaires mous, solidaires de l’idéologie destructrice islamiste, spectateurs silencieux mais conscients de la partialité médiatique, rendant responsable Israël des maux des musulmans du monde entier. Ne soyons pas les complices lâches de l’OCI et des pays de l’OPEP, dont Israël est l’épine dans le pied.
Ne nous divisons pas, regroupons-nous, soyons efficaces, soyons solidaires.
La menace islamiste est précise et ne se divise pas, elle se multiplie. Si un jour Israël tombe, juste après, ce sera nous.
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

MARINO MARINI

                                              MARINO MARINI ET SON QUARTETTE

samedi 26 novembre 2011

UN POEME DE CHEZ NOUS de Hubert Zakine

LA LANGUE DE CHEZ NOUS ÔTRES

C’est une langue belle pour qui voudrait l’apprendre.
Elle enrobe ses mots d’arabe et d’italien
D’espagnol, de maltais, de juif et d’alsacien
Elle est un beau bouquet pour qui sait la comprendre.

    C’est une langue éprise de lumière
    Qui parfume son rire d’olive et de jasmin
    Elle a puisé sa source à la carrière Jaubert
    Et a donné son coeur au jardin Guillemin.

C’est une langue-bonheur où règne l’amitié
Depuis la maternelle à l’université
Elle résonne de tape-cinq et de fraternité
Et tape des bras d’honneur à la fatalité.

    C’est une langue heureuse malgré la pauvreté
    Car la richesse du coeur est la seule monnaie
    Elle hérita de Dieu l’amour de son pays
    Et donna ses enfants pour sauver la patrie.

 Elle est venue d’ailleurs, de Méditerranée
 Elle a pris le meilleur des pays oubliés
 Elle s’est fait un prénom à l’ombre de la France
 Et a chanté en choeur un refrain d’espérance.

    C’est une langue chaude quand souffle le sirocco
    Elle  est fille de Dieu, danseuse de flamenco
    Volcan en éruption, pas toujours puritaine
    Elle est tout feu, tout flamme comme une napolitaine.

Elle a conquis la France, la planète toute entière.
La famille Hernandez à l’autre bout de la terre.
Elle a porté sa voix aux confins du désert
Emportant son accent comme une poignée de terre.

C’est une langue différente de sa soeur provençale
     Mais elle est patriote bien au delà des mots
    Aujourd’hui orpheline de sa terre natale
    Elle cultive son accent sans trêve ni repos.

C’est une langue unique, à nulle autre pareille
Elle chante l’amitié, une main sur le coeur
Dans le froid de l’exil, elle reste notre soleil
En rattachant un peuple à la langue du bonheur.              

Hubert Zakine


vendredi 25 novembre 2011

HORIZONS BLEUS de Hubert Zakine

........................ Derrière nous, la bande de babaos, elle suit tant bien que mal en ahanant à qui mieux-mieux sauf Bernard qui personnalise à lui tout seul l'endurance physique.  En gymnastique à l'école, on  le voit que de dos. C'est notre Mimoun à nous. Ma petite sirène, déjà elle repose sur le rocher plat et nous autres, on se débat avec les quarantièmes rugissants. A bout de souffle, j'atteins la terre promise où m'accueille, suprême récompense, le sourire de Colette. Dans un dernier effort, je me hisse sur le rocher. Zarmah! Je fais cuilà qu'il est pas fatigué! Tellement je suis bon comédien, si j'me voyais dans une glace, j'me croirais! Au moment où je m'apprête à lui sortir le baratin que j'avais apprivoisé pour Carmen, Luc qui semble avoir compris mon intérêt pour sa cousine y  me coupe mon élan en m'apostrophant avec un sourire narquois au coin de ses lèvres de baboin:

--" Tu sais pourquoi Colette elle a voulu venir cette année au cabanon?"
Qu'est-ce qui m'énerve çuilà avec sa tête de tchic-tchic à trois faces.
--" Ya r'mar que tch'es! Hier encore j'la connaissais pas! Et tu veux qu'je saches pourquoi  elle est venue cette année? » 
 Mais ce bâtard de la cuisse gauche même pas y se démonte. Au contraire, ses yeux, sa bouche, ses oreilles y jubilent. Je suis sur, y va me sortir la nouvelle qui va me démolir, me couper en morceaux, la tête d'un côté et le cœur à l'opposé. Y bave de plaisir ce coulo et moi j'attends l'épée de Damoclès qui va me niquer le moral.
--" Parce que son fiancé, il a un cabanon aux Bains Romains!"
Instantanément, je redeviens zombi. L'envie de me noyer, elle me tape le coup de la séduction. Mais la vérité, c'est difficile de se noyer quand on sait nager! Ce rocher, en plus, il est tellement fréquenté que j'arrive même pas à me concentrer sur mon malheur. Pourtant, par moment, je me sens sur une île déserte. Robinson Crusoë c'est moi! Allez! Y faut que je me ressaisisse! Ma mère, toujours elle dit : " Tant qu'il y a de la vie, y'a d'l'espoir!" 
D'abord, où il est ce fiancé qu'je le dobze? Ch'uis sur qu'il est vilain qu'il en peut plus! Quand y va voir comme je suis beau et tout et tout, y va déclarer forfait. A savoir même  si y va pas partir pour une terre lointaine? Exilé volontaite y va devenir! Raïeb! J'ai jamais voulu ça mais à la guerre comme à la guerre, hein!
--" C'est vrai que tch'as un fiancé qui t'attend à Bains-Romains?"
Purée, mon cœur y s'prend pour Big Ben! Alger y sonne les douze coups de midi à dix heures moins le quart.
--" Fiancé? Tu es fou! je connais un garçon qui nage avec moi aux Groupes Laïques et ses parents ont un cabanon à Bains Romains, c'est tout!"
--" Mais tu marches avec lui ou non?"
Ma bouche elle se demande encore comment elle a eu le courage de lui poser une question aussi indiscrète et aussi lourde de conséquences. Quant à mes oreilles, à cet instant, elles seraient truch, je serais le plus heureux des babaos de la planète. Qu'on aille vite me chercher des boules Quies et qu'on me les enfonce dans les oreilles comme elle fait ma mère avec les cotons imbibés d'huile chaude quand je toussote un chouïa et qu'elle me croit à l'article de la mort.
--" Un peu!"
Sidéré, je reste. Le zombi, y meurt une deuxième fois! Qué, un peu! Ou elle marche ou elle marche pas! Qué ça veut dire un peu. Elle fait quand même pas dix mètres et elle l'envoie chez sa mère, quand même? Purée, cette journée, ces vacances, j'en ai marre! Le karse y va me pourrir la vie comme ça jusqu'à ma mort ou quoi? Qué j'ai fait au Bon Dieu pour qu'il m'en veuille à ce point. Amman, pourtant, j'ai fait tous mes devoirs avant de venir au cabanon. Et aussi, j'ai tapé une année scolaire carabinée même que mon maître il a recompté dix sept mille fois mes notes avant de me féliciter tellement il était surpris. Aouah! Comme il a dit le poète, y'a pas d'amour heureux! Deux filles dans la même journée, je perds! Carmen et Colette. Qui dit mieux! Une corde pour me pendre, voilà c'qui me faut. La pauvre, ma mère! Toute la peine qu'elle va se taper. Et aussi c'est de sa faute! Pourquoi elle a pas donné naissance à un mélange de Robert Taylor et de Steward Granger? Beau et musclé comme un dieu j'aurais été! Ba!Ba!Ba! Toutes les filles j'aurais tombé! Et c'est pas ce petit nageur des Groupes Laïques qui aurait pu jouer dans la cour des seigneurs. Deux calbotes, une botcha et j'aurais emporté Colette sur "La Perle Noire". Ma mère elle aurait pu écrire comme dans le film : " Tous mes fils étaient vaillants" ! Tan tan tan!
Total, elle va écrire :" Mon fils c'est le roi des badjej! La honte à la figure, y me fait!"
--"Et comment y s'appelle? Tarzan?" je questionne méchamment.
--" Bobby!"
Bobby? Qu'est ce que c'est qu'ce genre? Zarmah, il est américain! Bobby! Total y doit s'appeler Antoine ou Raymond! Yen a, j’vous jure !
Luc, gomme arabique comme  pas deux, y rajoute une couche:
--" Quand c'est qu'on va  voir Bobby?" y lance faussement innocent.
--" Demain le Bon Dieu il est grand!"  elle répond sa cousine que, mon ami, elle a été élevée à bonne école. Parce que les femmes d'ici, toujours elles lâchaient cette phrase quand elles refusaient de prendre une décision immédiatement. Les hommes eux, ils utilisaient cette expression quand la flemme elle les empêchait de lever le petit doigt. Alors y remettaient au lendemain ce qu'y pouvaient faire le jour même.
Peut-être que Colette elle meurt d'impatience de revoir ce Bobby de malheur mais elle feint l'indifférence pour pas que j'me suicide aujourd'hui. Mainant, peut- être mon charme oriental il a déjà fait des ravages. A saoir! A peine je me remonte le moral que Colette elle se rétracte pas!
--" Remarque! On peut y aller cet après midi!"
Elle souffle le chaud et le froid comme une grande courtisane qui jongle avec ses prétendants. Purée de comédienne! Toujours est-il que "la flèche brisée" décochée au moment où je m'attendais le moins, elle m'atteint en plein cœur. James Stewart même pas y vient à mon secours.. Mais aouah, seul avec mes tourments, je reste.
Pour ajouter, y me faut m'encourager à regagner la plage qu'elle me paraît à des milliers de kilomètres tellement ch'uis mort de fatigue et d'énervement. Allez va! J'me jette à l'eau comme un sac de pommes de terre. Je nage à la dégouttée en espérant rencontrer deux ou trois crocodiles affamés mais à part ceux qui habillent les polos Lacoste, des bestioles de ce genre y'en a pas bezef dans notre Méditerranée. C'est bien ma chance!
A SUIVRE....................

jeudi 24 novembre 2011

Israël soigne les cœurs des enfants palestiniens

L'information est restée discrète. Cependant il faut ici, préciser que le Figaro n'a pas fait silence et a même, dans le titre de son article, dit l'essentiel, à savoir
« Des enfants de Gaza opérés en Israël de malformations du cœur ».
Il s'agissait pour l'Association « un cœur pour la paix » de co-financer des interventions médicales sur de très jeunes enfants de Gaza atteints de malformations cardiaques très lourdes et dont la mort était certaine. Cette Association a fait un travail qu'il faut saluer car les médecins israéliens de l'hôpital Hadassa à Jérusalem ont pu de cette manière opérer et sauver quatre cents petits enfants de moins d'un an.
Bien-sur, les médias arabes et pro-palestiniens se garderont bien de parler de ce sauvetage qui vient quelque peu contredire les accusations de vols d'organes sur des enfants palestiniens par les méchants sionistes, buveurs de sang.
De plus, le silence régnera en maitre sur le refus des pays de la région, de prendre en charge ces opérations et donc de sauver ces enfants.
Imaginons un instant que ces enfants aient été des petits juifs israéliens et que Gaza regorge de médecins qualifiés pour ce type de pathologie lourde : pensez-vous qu'ils auraient accepté de sauver ces enfants ? La réponse est évidemment négative.
Et savez-vous pourquoi ?
Parce que les cœurs sont vivants à Jérusalem, en Israël et que là-bas du coté de Gaza, ils sont bouchés par la haine des Juifs et de l'Occident.
En réalité, sauver les cœurs est bien la mission d'Israël.
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Rachel Franco pour www.Dreuz.info

MARIE-TOI DANS TA RUE, MON FILS! de Hubert Zakine

La nouvelle du décès de la mère de Jacky enfonça la maison Benaim dans le recueillement. Cette femme issue des jardins d’Arabie s’en était allée aux pays des yeux perdus quelques mois auparavant sans que la nouvelle ne parvienne au sud de la France. Elle avait clos ses paupières comme elle avait refermé ses persiennes avant de quitter son appartement de Bab El Oued. Sans un mot. Elle avait regardé une dernière fois ses fils avant de sombrer dans la solitude éternelle. Cette femme, cette   mère issue de la casbah judéo-arabe, quartier parfumé d’Orient et d’Occident, de kemoun et d’anisette, monde disparu aux confins du désert et de la France, cette exilée du cœur et de l’amour avait refusé l’autre décor, l’autre supplice, l’autre dénuement. Le voisinage exubérant de là-bas, sa famille adoptée, ses sœurs de palier l’avaient abandonnée pour se perdre elles-mêmes dans les méandres de l’exode. Le départ refoule parfois des larmes salées mais l’exil récupère toujours le chagrin. Un chagrin qui endeuilla la maison cannoise embourbée dans les réminiscences d’autrefois.
--«  C’est pas malheureux! Même pas on était au courant. Comme des sauvages, on vit dans ce pays. Tiassardo, De Gaulle! »
--«  Laisses De Gaulle où il est, va! Rien son nom y va nous porter la schkoumoune! »
--« Que le Bon D…. y nous en préserve! Laïstarna! »
Le parler de la casbah avait encore de beaux jours devant lui dans la maison des Benaïm.
Le séjour des « parisiens » tirait à sa fin. Certains évoquaient déjà un deuxième « rapatriement »
--«  Purée, Azrine y vient, je descends vivre au soleil. Ma parole, regardez, on dirait qu’on est à Alger! »
--«  En plus, c’est tellement petit, que même si on veut pas se voir, tous les jours on se rencontre. Comme chez nous! » insista Richard.
Jacky et Victor, plus réalistes parlaient de travail, de situation, de famille à suivre ou à mener vers le salut. Mais tous se promettaient de s’installer un jour au bord de la grande bleue.
*****
Il restait trois jours à Richard pour parler de Carmen à ses amis. Jusqu’alors, il éludait les questions sur les filles de Cannes « qui tombaient comme des mouches » devant son regard de velours. Jusqu’alors, il attendait le retour de sa belle partie en vacances dans l’Andalousie, terre originelle de sa famille avant le grand départ pour « l’eldorado algérien ». A présent, elle était là et Paulo, comme à son habitude, bavait devant la beauté sauvage de cette fille alors que Roland s’étonnait de l’amour qu’elle semblait porter à son ami.
--«  Bardah! Tu vas pas me dire qu’elle est amoureuse de toi? Ou alors, tu lui as crevé les yeux pour pas qu’elle voit comment tch’es vilain! »
--«  Tu lui as donné le compte, j’espère? » renchérit Victor la malice en bataille.
--«  Le comp-te de sa mère! » martela Paulo, le rire plissant son regard de fouine.
Seul, Jacky demeura muet. Plus discret que ses amis, il se contenta de prendre le bras de Richard et l’entraîna à l’écart.
--«  Oh! Tch’es pas amoureux d’elle, j’espère? »
Devant l’acquiescement de Richard, Jacky chuchota en se penchant vers lui:
--« Bou! Tch’es devenu fou ou quoi? A ce point, la France elle t’a niqué le moral que tu déconnes à ce point? Raïben, ta mère! Après l’exode, elle croyait avoir tout subi! »
--«  Attends! A t’écouter, je commets le mal absolu! »
 ---«  Ah bon, mainant tu sors les mots de l’armoire! Qué, mal absolu! Aujourd’hui, nous autres, les jeunes, on a une priorité absolue, tu vois, moi aussi, je sors les mots de l’armoire, cette priorité c’est de perpétuer l’œuvre de nos ancêtres malgré la dispersion. Si on se met avec des filles qu’elles sont pas de chez nous, alors adieu veaux, vaches, cochons. Y reste plus rien de ce qu’y nous ont enseigné, nos parents. »
--« Oh les babaos! Vous tapez les messes basses! Vous intriguez, maint’nant! Disez-nous tout! ». Victor avait rejoint ses amis mais en s’approchant d’eux, il avait compris le sérieux de la discussion que Richard conclut en invitant tout le monde à débattre de ce problème le soir venu. L’instant présent réclamait la pancha dans la mer.
*****
Carmen les avait rejoint à la plage municipale, la peau dorée et craquante comme les cacahuètes grillées du square Bresson. Sa jeunesse triomphante exposait sa beauté aux caprices des Dieux et les cinq amis la couvait des yeux.
--«  C’est vrai qu’elle est magnifique! » admira Jacky.
Roland matait tout ce qui bougeait et plus particulièrement les jolies filles, estimant leurs mensurations avec Victor et Paulo.
--«  Putain de couche qu’ils se payent! Y sont restés babaos, hein! ».
--«  Non! Là, y z’ont quinze ans mais ne crois pas, des fois, y plongent dans la nostalgie et c’est difficile de les faire revenir! Y morflent comme tout le monde! ».
Richard aimait ses amis comme des frères et s’il ne faisait aucune différence entre eux, il n’en demeurait pas moins que la présence de Jacky, en ce moment délicat de sa jeune existence, lui était précieuse.
Carmen s’entretenait avec les trois Stooges comme les avait surnommés Richard qui les écoutait rire à gorge déployée. Il aimait ce naturel qui les habitait en quelque lieu que ce soit, devant les reines ou les misérables, à Alger, à Cannes ou à Paris. De temps à autre, l’un d’entre eux quittait la conversation pour jeter un regard complice vers les deux sérieux de la bande. L’affection de l’amitié se lisait à livre ouvert et les pages écrites de l’autre côté de la Méditerranée, qui jamais, ne semblaient devoir s’effacer. «  Quel gâchis! » pensa Richard en songeant à tous ces instants abandonnés sur les quais de la ville blanche, à toutes ces années futures effacées de la carte du tendre, à cet arbre de vie en commun dont les branches en s’écartant de l’amitié s’affaiblirent et s’affaibliraient encore et toujours, de plus en plus. Comme la vie lui parût tout à coup dérisoire et la destinée dépendante de la politique des hommes. Le sentiment d’être un déraciné ne lui apparût jamais davantage qu’en cet instant suspendu entre le bonheur de côtoyer ses amis d’enfance et la tristesse d’en être séparé à nouveau et pour longtemps.
--« Le monde moderne ignore le libre arbitre » conclut-il.
--«  Qu’est-ce que vous pensez de notre relation à Richard et à moi, vous qui êtes ses amis? » interrogea, fausse ingénue, Carmen.
--« Joker! » se défendit Paulo soulevant le tollé de ses camarades.
--«  Qué, joker! Tu te crois à la Grande Brasserie ou quoi? Allez, parles! »
--«  Et pourquoi moi, çà va pas non! D’abord, j’ai l’oreille fine mais pas la langue pendue comme toi! »
--«  Oh! Qué j’t’ai fait que tu t’attaques à moi, l’artaille? » s’étonna Victor qui n’avait rien demandé à personne.
Roland, lui, y restait dans son petit coin pensant sans trop y croire qu’il passerait inaperçu. Jacky le rattrapa au vol:
-«  Roland! Larzeze! Dis nous un peu c’que tu penses! »
--«  Moi, je sais que c’est pas encore la période des vendanges, alors si vous voulez bien me lâcher la grappe, j’en serai fort aise, quand la bise fût venue! » plaisanta t-il.
--«  Ouais, en un mot comme en cent, vous êtes des gamates. Dire que je vous avais décrit auprès de Carmen comme des musclés de la tête et des jambes. Total, une bande de cadavres vous faites! Même pas honte, vous avez? » ironisa Richard qui ne pût contenir son envie de rire.
--« Tch’as honte, toi? » questionna Victor à l’adresse de Paulo l’air faussement innocent.
--«  Pas du tout! Et toi? »
--«  Que nenni! » poursuivit Roland en éclaboussant la plage de son rire tonitruant, célèbre dans tout Bab El Oued.
 A SUIVRE.................