lundi 31 octobre 2011

LOUIS ARMSTRONG/DANNY KAYE DU FILM "FIVE PENNIES"

                                                     UNE DES MEILLEURES VERSIONS
                                                WHEN THE SAINTS GO MARCHING IN

La calentita de Pierre Emile Bisbal de Bab El Oued

Il est sorti de la boulangerie en poussant son cri. Il porte sur son épaule gauche une grande plaque noire retirée à l’instant du four. Pour éviter de se brûler il a posé un morceau de sac de jute, plusieurs fois replié sur lui-même, qui couvre la base du cou et descend vers le bras. Sa main droite aussi est enroulée dans une étoffe car elle maintien l’équilibre du tout. Il s’accroupit au niveau d’un piétement de bois formé de deux tréteaux reliés par deux larges longes de cuir brun. D’un coup d’épaule il glisse la plaque sur l’ensemble de bois. Sur un coté du support, des feuilles de papier blanc sont pendues à un grand clou. De l’autre coté, sur une petite étagère branlante tenue par une vis papillon, sont posées une salière confectionnée dans une boite de lait pour bébé et une poivrière issue d’un bricolage identique. Seuls le nombre de trous dans les couvercles diffère. Sa charge en sécurité, le porteur se débarrasse du sac plié sur son cou et le tissu qui protégeait sa main devient une sorte de tablier qu’il coince dans la ceinture de son pantalon de boulanger. Il pousse de nouveau son cri «Calentita caliente ! Calentita caliente ! ». Cette fois il accompagne son appel lancé à pleine gorge en frappant le rebord du plateau avec une spatule de fer au manche de bois éclaté et réparé par de minutieux entrelacs de fil de fer. C’est un claquement sec, plein de caractère semblable au bruit des talons des danseuses espagnoles. Un profane pourrait s’étonner que le vendeur, ayant déjà devant lui plus de clients que de parts qu’il pourra tirer de sa production, lance quand même le cri destiné à prévenir le chaland. Tout cela fait partie du rituel de la dégustation de la calentita. Rien ne doit être rajouté, mais rien ne doit être soustrait.
La cérémonie peut enfin commencer. Penché au dessus de la plaque, avec une précision de géomètre et une habilité de chirurgien le vendeur entreprend la découpe des parts. En premier dans le sens de la longueur par un geste long et appuyé, puis dans la largeur, le coude plié en équerre. Chaque fois qu’il atteint un bord, avant de recommencer un nouveau trait, il frappe fermement son couteau contre le rebord, pour le reprendre bien en main. La farine de pois chiches est cuite parfaitement. On le perçoit à la façon dont la lame pénètre cette sorte de flan compact et au fait qu’elle ressorte sans la moindre trace de pâte. D’un geste nerveux du poignet le vendeur a glissé la spatule sous la première part puis en deux raclements du fond de la plaque il sort une portion. Dans sa masse la calentita est d’une belle couleur légèrement jaune paille.

En surface sa robe se pare d’auréoles plus ou moins foncées allant du jaune soutenu au brun franc. Toutes ces indices prouvent la maîtrise du temps de cuisson. En échange d’une pièce de vingt centimes (Je parle en anciens francs d’avant les nouveaux francs qui précédèrent l’Euro !) il sert un beau et lourd parallélépipède de calentita soigneusement déposé sur une feuille de papier blanc. Sel et poivre assaisonnent le morceau suivant les désirs de chacun. Le support en papier, bien trop mince pour préserver de la chaleur, oblige parfois à faire glisser alternativement la portion de la main droite vers la main gauche. Cette jonglerie improvisée peut se terminer par une chute qui déclenche rire et quolibets de clients qui patientent encore pour être servis.
Pour détacher la première bouchée on mord précautionneusement. Si l’on sent que c’est encore trop chaud il vaut mieux ne pas finir son geste et laisser les traces de ses incisives dans la pâte, plutôt que de subir une brûlure tenace. Quand la bonne température est atteinte, le plaisir commence. Le sel et le poivre déposés à la surface jouent parfaitement leur rôle d’avant-garde et excitent vos papilles. La bouchée devient immédiatement onctueuse, soyeuse comme une purée. Alors, graduellement, s’exprime le caractère du pois chiche. Sur la langue c’est une saveur un peu cuivrée proche de celui de la noisette mais sans le coté sucré. On doit en profiter immédiatement car elle s’évapore rapidement. Quand on a la chance d’avoir un angle on profite d’un mince et plat cordon de pâte qui a grillé en escaladant les rebords du plat de fer. Son craquement sous la dent est un petit délice supplémentaire.
Pour le pois chiche la calentita est un bon moyen de s’exprimer totalement. Dans les autres plats ou il est convié, ce légume sec participe à la réussite de l’ensemble sans pouvoir sortir véritablement du lot. Même dans les différentes salades ou purées dont il est l’acteur principal, il est un peu chahuté par les autres ingrédients et les huiles qui servent à relever ces préparations.
Comme sa sœur la Socca ou les panisses ses cousins, la calentita est une fille de la Méditerranée et elle connaît ses enfants. Elle est simple et efficace. Elle va à l’essentiel, elle calme la faim. Comme tous ceux qui pratiquent la vraie générosité, la calentita a du tact. Elle sait qu’elle est un plat de pauvre, mais pour ménager la susceptibilité de celui qu’elle nourrit, elle prend des allures de gâteau.
Voila, c’est fini, la plaque est vide et vous n’êtes pas servi. « J’ai une autre plaque au four » a promis le vendeur. « Dix minutes, pas plus ». Vous me permettez un conseil ? Attendez, ça vaut le coup !

L'automne arabe est arrivé, par Franz-Olivier Giesbert

Tout ça pour ça ! C'est le cri du coeur qui vient à l'esprit après le gâchis des révolutions arabes, quand des républiques pseudo-islamiques sont en train de remplacer une à une les dictatures vermoulues et corrompues, abattues dans la joie au début de l'année.
A l'époque, nous avions titré : "Le spectre islamiste" et nous avions un peu honte, comme si nous avions gâché la fête avec notre pessimisme aronien. Depuis longtemps, en effet, l'Histoire nous a appris à nous méfier : les victimes d'hier sont souvent les bourreaux de demain.
En l'espèce, les islamistes, naguère opprimés par les tyrans locaux, sont en passe de ramasser partout la mise du printemps arabe. Certes, ce ne sont pas forcément les pires d'entre eux, autrement dit les plus intégristes, qui prennent l'avantage.
Mais ce sont quand même des religieux, qui entendent désormais imposer leur loi.
Les amateurs de vin n'ont qu'à bien se tenir. Les femmes aussi, derrière leurs voiles et les yeux baissés.
En Tunisie, c'est le parti Ennahda, expert en noyautage et disposant de moyens considérables, qui a remporté les élections.
En Egypte, où les Frères musulmans, bien organisés, semblent avoir le vent en poupe, l'armée n'hésite pas à massacrer les coptes quand ils osent manifester.
En Libye, qui sort de la longue nuit kadhafienne, Moustafa Abdeljelil, président du Conseil national de transition, a déclaré froidement : "En tant que pays islamique, nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violerait la charia est nulle et non avenue."
Après le printemps, il y a toujours l'automne. Reste à espérer que ces pays n'entrent pas ensuite dans un hiver décennal...

dimanche 30 octobre 2011

Si vous dites « la France aux Français… »

Si vous dites :
« l’Algérie aux Algériens », vous êtes un défenseur des droits de l’homme.
« La Tunisie aux Tunisiens », vous avez tout compris du printemps arabe.
« L’Egypte aux Egyptiens », tout le monde vous approuve.
« La Libye aux Libyens », vous croyez en l’islam modéré.
et « l’Afrique aux Africains », vous êtes un anti-colonialiste.
Mais surtout, ne dites pas « la France aux Français », parce que là, vous êtes un raciste, le MRAP et SOS Racisme vous poursuivront en justice.
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

IMAGES D'ORANIE

SAIDA

AIN TEMOUCHENT

TIARET
MERS EL KEBIR

MASCARA

MOSTAGANEM

ORAN
SIDI BEL ABBES

BENI SAF

COLLO

Pierre-André Taguieff : préface au livre de Jacques Tarnero, «Le Nom de trop. Israël illégitime?»-

En plaçant la formation et la circulation du grand récit sur l’illégitimité d’Israël au centre de ses analyses, Jacques Tarnero va à l’essentiel. Il plonge avec vaillance au cœur des ténèbres idéologiques de notre temps.
Depuis le début des années 1970, un discours unique sur Israël s’est en effet installé dans l’espace médiatique mondialisé autour d’un dogme ainsi formulable : l’État hébreu est un État en trop.
Ce discours anti-israélien ou « antisioniste » tranche sur les autres formes de xénophobie en ce qu’il nie le droit à l’existence d’Israël. Il faut être clair sur la question : la négation du droit à l’existence d’Israël, donc la négation du droit du peuple juif à vivre comme tout peuple dans un État-nation souverain, constitue une action de guerre symbolique.
Celle-ci implique d’isoler l’État d’Israël sur tous les plans, en organisant notamment contre lui un boycott généralisé. Elle va de pair avec la diabolisation de l’État juif, traité comme l’incarnation du mal, par une mise en accusation permanente de la politique israélienne fondée sur trois bases de réduction : le racisme (nazisme ou apartheid), la criminalité centrée sur le meurtre d’enfants palestiniens (ou musulmans) et le complot permanent contre les nations voisines, voire contre l’Islam. La délégitimation de l’État juif est ordonnée à la réalisation d’un objectif : éliminer l’État-intrus.
Nous avons assisté avec effarement, aux lendemains de la guerre des Six-Jours, à l’imprégnation croissante de l’opinion mondiale par un « antisionisme » forgé, avant même la création de l’État d’Israël, dans les milieux de l’islamisme radical égyptien, au point de jonction entre les Frères musulmans et le « Grand Mufti » de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, qui avait déclaré la guerre aux Juifs dès la fin des années 1920, avant de collaborer avec l’Allemagne nazie. La guerre contre les Juifs s’est transformée après 1948 en une guerre contre le « sionisme mondial » et Israël.
On entend de plus en plus souvent des appels à « rayer Israël de la carte ». Tarnero revient sur les principales étapes de cette démonisation d’Israël qui, délivrant une autorisation d’éliminer le « cancer sioniste », a fini par fabriquer un équivalent de la « Solution finale de la question juive ». La destruction d’Israël est devenue le nouvel objectif.
La réalisation de cet objectif constitue la « solution » de la nouvelle « question juive », résultat de l’islamisation du discours antisioniste, mêlant les arguments de type nationaliste ou ethno-nationaliste aux thèmes politico-religieux du fondamentalisme musulman.
Le programme « antisioniste », considéré dans ses formulations radicales, a un objectif explicite : « purifier » ou « nettoyer » la Palestine de la « présence sioniste » ou « juive », considérée comme une « invasion » qui souille une terre palestinienne ou arabe (pour les nationalistes) ou une terre d’Islam (pour les islamistes).
Ce qui est le plus inquiétant, c’est que ce désir d’anéantissement d’un État-nation semble inquiéter de moins en moins les acteurs politiques et les milieux médiatiques. La haine totale d’Israël fait désormais partie du paysage idéologique mondial.L’observateur engagé qu’est Tarnero montre avec sa fougue convaincante, en multipliant les analyses d’exemples, que l’idéologie « antisioniste » ne saurait se réduire à une critique de la politique israélienne.
Elle constitue un puissant mode de délégitimation de l’État juif et prépare les esprits à accepter sa destruction par tous les moyens. L’antisionisme radical fonctionne comme un mythe mobilisateur en même temps que comme une religion séculière, promettant le salut à ceux qui adhèrent à ses dogmes. Stade suprême du politiquement et de l’éthiquement correct, il assure un confort intellectuel et moral maximal à ceux qui s’affirment « propalestiniens ».
Dotés d’une bonne conscience inébranlable, ces derniers se sont installés dans le camp du Bien. Ils parlent la langue « antisioniste », avec ses slogans et ses clichés, imperméables aux arguments susceptibles d’ébranler leur conformisme idéologique. Ils savent que ce conformisme leur garantit l’accès aux médias, donc aux instruments les plus efficaces de l’endoctrinement et de la propagande.Face aux membres majoritaires du parti du Bien, le réfractaire Tarnero nous fait partager ses interrogations, ses inquiétudes et ses refus minoritaires, il s’indigne avec force qu’on puisse aujourd’hui impunément nazifier les Israéliens et plus largement les Juifs, montrant qu’une indignation sincère et éclairée n’a rien à voir avec l’indignation de pacotille des donneurs de leçons professionnels, inévitablement « antisionistes ».
Il faut lire son livre comme une méthode de désendoctrinement. Et saluer son courage, car il en faut beaucoup pour défendre Israël contre ses calomniateurs innombrables et sans scrupules.

samedi 29 octobre 2011

IL ETAIT UNE FOIS BAB EL OUED de hubert zakine -46-

UNE COULEUR=UN OUVRAGE
CHAPITRE CINQUIEMEVIE QUOTIDIENNE
LE SPORT
LA BOXE






La boxe recrute aux abords des places publiques et des cafés où les rixes sont monnaie courante. Le vainqueur de ces affrontements « entre hommes » est immédiatement repéré par des organisateurs véreux venus souvent de métropole qui voient dans ce peuple fort en gueule et en poings matière à gagner de l’argent facile. Les jeunes hommes s’engagent volontiers dans des défis lancés à la ronde par une  ancienne gloire du noble art lors de douteuses manifestations sportives. Une manière comme une autre de gagner son titre de boxeur « professionnel ». La misère reste malgré tout le vecteur premier de l’engagement de cette jeunesse dans un sport qui n’a rien d’un aimable divertissement comme l’est le football.

C’est en 1949 que la municipalité d’Alger rendra hommage aux sportifs en inaugurant le stade Marcel CERDAN dont le buste de bronze signé André GRECK accueille les spectateurs de rencontres de football, de moto-ball, de hand-ball, de basket- ball et bien entendu, de boxe. Dans cette dernière discipline y combattent, à tout seigneur, tout honneur, Alphonse HALIMI le puncheur, Chérif HAMIA le styliste, ( ah, ces matches HALIMI-HAMIA au stade Marcel CERDAN ! ) KOUÏDRI, Albert YVEL, et beaucoup  d’autres qui comblent d’aise les amateurs de noble art.
ALBERT YVEL
Albert YVEL, enfant de Bab El Oued, décroche son premier titre européen des poids lourds contre l’Espagnol Paco BUENO sur la scène du Majestic puis conserve sa couronne en 1947 au stade de Saint-Eugène contre l’Italien TONTINI,  au milieu d’une cohue indescriptible. Le boulevard Pitolet et l’avenue Malakoff résonnent encore de cette liesse populaire qui déferla sur la ville ce jour-là. Alphonse HALIMI, apprenti-tailleur à la Consolation, rangera définitivement ses aiguilles d’apiéceur et ses pelotes d’épingles pour entrer dans le professionnalisme qui lui vaudra de décrocher le titre de champion du monde des poids coqs contre l’italien Mario D’AGATA.

La boxe se produit tous les dimanches matin au cinéma « Majestic » devant pas moins de trois mille personnes dans d’homériques galas amateurs et professionnels jusqu’à l’heure de la sacro-sainte anisette que l’on déguste au « Café Riche ».
La boxe de Bab El Oued survivra à l’exode par la carrière exceptionnelle de l’un de ses fils né Place Lelièvre, Louis ACARIES, champion d’Europe des poids moyens. A la fin de sa carrière, il s’associera à son frère Michel dans la promotion de la boxe en France en organisant de prestigieux galas qui conduiront ses « poulains » au titre suprême.
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LE CATCH
André SAADA, enfant d’El Kettani et Charly FALZON, enfant du Ruisseau demeurent dans l’esprit des gens de Bab El Oued fils du faubourg. Après avoir fait leurs premières armes dans la lutte gréco-romaine, ils « émigrèrent » tous deux, au pays du catch, sport, à l’époque, moins confidentiel. C’est au stade Marcel CERDAN qu’ils disputèrent leurs premiers championnats organisés par « papa » FALZON dont la famille, elle aussi, émigra à la Consolation.
Les anciens se souviennent de ces galas dont la vedette était également un enfant du pays, le fantasque champion du monde René BEN CHEMOUL.
André SAADA, surnommé le voltigeur en raison de ses aptitudes physiques, se targue d’un titre honorifique de champion du monde décroché en métropole où sa carrière prit sa véritable dimension. Quant au populaire Charly, il  disputa son plus grand combat contre le belgo-suisse GERBER auquel il donna une correction à une époque où les catcheurs ne lésinaient pas sur les « calbotes » , les « botchas » et autres « schkobes ».
Plus tard, « l’Ange Blanc », « le Bourreau de Béthune » et autres personnages masqués firent des galas à Alger mais le charme était rompu. André SAADA et Charly FALZON avaient raccroché.
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LE CYCLISME



HUBERT FERRER (à gauche) avec les grands BOBET et COPPI
Dans un pays où le beau temps s’installe à demeure dés le mois de mars, les activités de plein air foisonnent. La promenade, le « andar et venir » tiré du fameux paséo espagnol envahit l’avenue de la Bouzaréah, s’enroule autour des Trois Horloges et repart de plus belle vers le jardin Guillemin. Ainsi se déroule les fins d’après midi cadencées par les œillades des garçons et des filles. Mais, comme dit la chanson, trois kilomètres à pied, ça use les souliers. Aussi, la bicyclette entre t-elle dans la danse. Les premiers disciples louent de vieilles bécanes chez GUERCY, LEGRAS ou CANTO afin de se « dérouiller le dérailleur » puis, l’expérience aidant, ils achètent le vélo de leurs rêves. Les plus doués s’inscrivent au Cercle Cycliste de Bab El Oued, le réputé C.C.B.E.O ou à l’Etoile Cycliste de Bab El Oued et entament une carrière qui, espèrent-ils, les mènera jusqu’au Tour de France. Mais pour l’instant, ils se contentent de disputer les courses régionales organisées par les quotidiens d’Algérie afin d’inscrire leurs noms sur les tablettes des recruteurs métropolitains. Quant aux autres, la plus grande partie, plus modestement, ils inventent avant l’heure le cyclo tourisme sur la superbe corniche algéroise.
Les critériums et surtout le Tour d’Algérie situe les sociétaires du C.C.B.E.O. et de l’E.B.E.O. par rapport aux stars du cyclisme mondial et les supporters se pressent aux arrivées qui voient André DARRIGADE régler au sprint tous ses adversaires.
La star du cyclisme de Bab El Oued se nomme Hubert FERRER retenu à plusieurs reprises dans une des formations sélectionnées pour disputer la grande boucle.
Ses compagnons pieds noirs ou musulmans défendent fièrement leur chance, inscrivant au passage leurs noms au palmarès de classements annexes comme le plus combatif, le plus aimable ou le plus malchanceux. Ils se nomment MASSIP, LEGRAS, GUERCY, ZELASCO et l’inimitable ZAAF.
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A l’instar de Louis ACARIES, Alain FABIANI, William AYACHE et Frank ESPOSITO dans leurs disciplines respectives, Richard VIRENQUE fera briller l’Afrique du Nord toute entière dans la dernière décennie du XX éme siècle. Il sera le meilleur coureur français et le chouchou du public qui l’ovationnera tout au long de sa carrière.
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A SUIVRE...............

vendredi 28 octobre 2011

LE DESTIN FABULEUX DE LEON JUDA BEN DURAN " SIEUR DURAND D'ALGER" de Hubert Zakine

UNE COULEUR=UN OUVRAGE
N°7
Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau Dey plongea son nez dans les dossiers importants de la Régence. Il conforta son autorité en imposant ses hommes à la tête de l'armée et de la milice, chassa quelques dignitaires parasites proches de son prédécesseur et examina la liste des possibles prétendants au titre de Chef de la Nation Juive.
Une dette restée impayée par la République française auprès du consortium BACRI-BUSNACH et concédée par les deux israélites à MUSTAPHA PACHA en règlement de créances dues à la Régence joua un rôle très important dans la nomination de David DURAN

Le Pacha d'EL DJEZAIR convoqua le nouveau "moqqadem " et Joseph COHEN-BACRI pour leur signifier sa ferme intention de récupérer cette somme d'argent, emprunt dont "le vieux" prétendait qu'il représentait un prêt personnel, hors du cadre des affaires traitées avec la Régence turque.
Devant l'opiniâtre refus du maître de la maison BACRI de concéder le moindre remboursement de cette créance, AHMED BEN ALI fut à deux doigts de commettre l'irréparable en prononçant une sentence de mort à l'adresse de celui que la communauté appelait, avec une crainte teintée d'affection, "le vieux"

Heureusement, David DURAN, toutes passions éteintes, intercéda en faveur de son coreligionnaire afin de surseoir à la sanction suprême.

--"Trop de sang juif a coulé ces derniers jours, Monseigneur ! Donnez--moi le temps de le convaincre. Je lui ferai entendre la voix de la raison et, s'il le faut, la parole de l'Eternel !"
--" Pourquoi te préoccuper de la maison BACRI ? Vous êtes les pires ennemis.....
-- "Non ! Monseigneur ! Il s'agit, entre nous d'une guerre commerciale pas de bataille rangée. Même dans les moments les plus difficiles, nous n'avons jamais oublié que nous sommes, tous, enfants de MOÏSE. Alors, Monseigneur, si vous désirez avoir à vos cotés un véritable Chef de la Nation Israélite, donnez -m'en le pouvoir !"
En interpellant de la sorte le Maître d'EL DJEZAIR qui avait imposé sa loi par le fer et le feu, David DURAN fut saisi d'effroi. Comment avait-il eu le courage de sa véhémence et de son courroux ? ? Lui, homme pondéré comme le sont tous les érudits, comment s'était-il mû, l'espace d'un instant, en un tribun aux belles envolées lyriques et à l'autorité affirmée ?Dans le silence pesant qui s'installa, il se persuada que les paroles du coeur valaient toutes les guerres et que les mots ne tuaient que les idées
.
Tel un inquisiteur impitoyable, AHMED BEN ALI, dévisagea, du haut de sa grandeur, David DURAN. Sans dire un mot, il fit rédiger un ordre d'emprisonnement de Jacob et Joseph COHEN BACRI, charge pour le Chef de la Nation Israélite d'en assurer la garde dans sa "djénan" et de persuader la maison BACRI de la nécessité impérieuse d'acquitter la dette de deux millions de francs au Trésor de la Régence.

Cette marque de défiance de la part du nouveau Dey d'EL DJEZAIR contraria "le vieux" qui n'accepta que très modérément "l'hospitalité" des DURAN, considérant sa condition d'otage très humiliante.

Aussi en conserva t-il une rancune tenace envers son geôlier de circonstance qui venait de le supplanter au poste envié d'interlocuteur privilégié du pouvoir.
Par opposition, cette nomination, imposée aux trois éminentes personnalités israélites élues par le conseil représentatif de la communauté, donna des ailes au nouveau "moqqadem" qui s'appuya sur la confiance offerte par le Dey pour proposer un chapelet de réformes au Comité Rabbinique et à l'assemblée des notables.
L'influence de la religion dans la vie de tous les jours ankylosait toute initiative émergeant des sentiers battus et conditionnait le comportement des enfants d'ISRAEL.
Les décisions se devaient d'être approuvées et cosignées par les deux tiers de l'assemblée constituante regroupant les notables de la ville, riches marchands et grands voyageurs devant l'Eternel, avec pour fâcheuse conséquence d'être souvent absents lors des délibérations.
Aussi, les semblants de réformes proposées par les tenants du changement se heurtaient à l'attente prolongée du retour des "enfants prodigues" et jaunissaient à l'ombre d'un tiroir poussiéreux avant d'être sacrifiés sur l'autel de l'oubli.

David DURAN n'avait que faire de cette inertie. Par son action, il entendait apporter au quartier de la hara, des aides financières permettant d'y chasser l'insalubrité, première cause de mortalité épidémiologique. Promesse d'un avenir conforme à la condition de "dhimmi" oubliée par les "Pachas" successifs mais réclamée à corps et à cris par la communauté.Sortir le juif de l'inhumaine persécution de ne pouvoir prétendre à autre chose que la servilité ou la mort, lui offrir une espérance au bout de son horizon de larmes et de sang, lui laisser entrevoir une vie meilleure pour ses enfants, tel était le dessein de David DURAN. Prévenir plutôt que guérir, telle était sa devise. C'était, hélas, sans compter avec la soif de revanche des frères BACRI. De leur prison dorée, à mille lieues de BARBEROUSSE, impitoyable maison d'internement située sur les hauteurs de la "Kasbah" à l'orée du massif de la BOUZAREAH, les "internés" dressèrent un plan de reconquête du pouvoir. Grâce à l'emprise de leur consortium sur le marché international, dont les dividendes rejaillissaient sur une grande partie de l'aristocratie israélite et ottomane, ils déstabilisèrent le "protégé du Dey" par personnes interposées.
Accusé d'user et d'abuser de ses prérogatives pour éliminer ses concurrents sur le marché encombré du commerce intérieur, David DURAN bût le calice jusqu'à la lie en apprenant qu'une demande de révocation signée par tous les membres du Conseil Hébraïque avait été adressée à AHMED BEN ALI.
En homme avisé, le Sultan d'EL DJEZAIR trancha en faveur des contestataires, sacrifiant David DURAN sur l'autel de la raison d'état et le comptoir de la finance.
Le clan BACRI reprît, alors, les rênes de la communauté contre la promesse d'honorer la dette qui courait depuis 1797, au grand dam de tous ceux qui avaient appuyé les initiatives du Chef de la Nation Juive, destitué le 20 JUILLET 1806.

David DURAN, toute amertume rentrée, trouva le réconfort auprès des siens. De résidence surveillée, sa "djenan" respira, à nouveau, le bon air de la liberté. Empreint d'odeurs familières, entre essences naturelles et parfums d'épices orientales, le patio, ouvert aux quatre vents venus de la mer, de la montagne, du désert et de la plaine, redevint havre de paix et les nombreuses galeries s'aérant sur de beaux jardins ombragés, se muèrent en terrains de jeux pour David et son fils, Léon Juda qui entrait dans sa onzième année.Période heureuse et contemplative durant laquelle le descendant de "RASHBAZ" eût tout loisir de méditer cette profession de foi énoncée par son ami Mardochée SERROR:

"L'Eternel t'a permis de poser les problèmes de la communauté, il permettra à d'autres de les résoudre!"                      
 
A SUIVRE....................

Printemps arabe anti-français, antichrétien et antijuif

Michel Garroté – Ah comme il est doux et magnifique ce printemps arabe ! Après les ténèbres de la dictature laïque, les peuples arabes sont – enfin – enveloppés du parfum de la liberté, éclairés par les rayons lumineux de la démocratie ! Quelle immense joie pour nous de pouvoir communier à l’islamisme modéré compatible avec le respect de la personne humaine ! Quel soulagement nous éprouvons tous de savoir que désormais, les peules arabes sont libre de voter pour la dictature théocratique, pour l’islam extrémiste, pour la charia ! Oui, quel bonheur de découvrir que lorsqu’un arabe vote pour la première, la seule et la dernière fois de sa vie, il vote pour l’obscurantisme mahométan, pour l’islam anti-français, antichrétien et antijuif !
Louange éternelle et haute gloire à toi Allah ! Oui, vraiment, Allah akbar ! Qu’Allah le Tout Puissant protège Nicolas Sarkozy, Bernard Henri Lévy, Stéphane Hessel, Edwy Plenel, François Fillon, Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Eva Joly, sans oublier les curés islamophiles et israélophobes, les chrétiens conspirationnistes et judéophobes qui lisent ‘Le Monde’ et même ‘Le Monde diplomatique’, que Allah les protège, car un jour, pour les remercier, nous les égorgerons tous, nous, les islamistes du printemps arabe !
A ce propos justement, Martine Gozlan (extraits ; lien en bas de page) écrit :
Probablement très remonté par la fête, devant le local du parti, à Montplaisir, avec ses filles enveloppées dans des voiles et des voiles colorés, devant la foule où on distingue une, deux, trois, têtes nues dans la foule (mais on nous prie de les noter), Rached Ghannouchi, aujourd’hui, s’est complètement lâché. Au micro de la radio Express FM, il a proféré cette phrase qui m’en rappelle un tas d’autres, ailleurs, hier et avant-hier, dans un passé vert pas vraiment rose : 
« On est devenus franco-arabes en Tunisie ! C’est de la pollution linguistique ! Nous sommes Arabes et notre langue, c’est la langue arabe ! ».
Martine Gozlan : Et là, franchement, je n’ai pas besoin d’Atmane ou de Farid pour identifier une dérive islamo-tunisienne à l’algérienne ! C’est en Algérie que l’islamisme hard s’est distingué en voulant virer le français, la langue du colon. Il est vrai que l’aile islamo-conservatrice du FLN, les premiers intégristes de l’histoire algérienne, avait commencé le travail en décrétant l’arabisation de l’enseignement. Le FIS a repris le flambeau. Aujourd’hui, Ghannouchi, dont on nous vend sur toutes les coutures le côté suave, s’est dépêché de reprendre les vieilles habitudes. La langue française, rien à faire, ça pollue.
Martine Gozlan : L’arabité, c’est sacré. Arabes, ils sont ! Oyez jolies berbères aux boucles rousses, Ecoutez, héritiers des phéniciens, promeneurs songeurs entre les ruines romaines, et vous, tous les Tunisiens qui avez tant mixé les cultures et applaudi les mélanges civilisationnels, qui avez accueilli sur vos listes électorales deux candidats juifs. Qui mettez tant d’espoir dans le retour des touristes français. « Pollution linguistique » : c’est venu du fond des tripes à la mode algéro-saoudienne, sauce wahhabite garantie. Il va leur en falloir de la sérénité, aux Tunisiens. Ghannouchi leur mettra une contravention pour pollution quand ils nous diront bonjour ?, conclut Martine Gozlan.
Michel Garroté
Rédacteur en Chef www.dreuz.info

UN PEU D' HISTOIRE A L' OCCASION DU POURIM D'ALGER

Haman, Premier ministre du roi perse Assuérus (Xerxès), avait décidé d'exterminer tous les Juifs de Perse le 13 du mois d’Adar. Mais grâce à l’intervention d’Esther, auprès du roi, le complot est déjoué et se retourne contre Haman et les siens. Ce sauvetage miraculeux est fêté tous les ans. La fête de Pourim est une fête joyeuse et populaire.

En 1541, Charles-Quint se présente devant Alger avec une flotte impressionnante, décidé à prendre pied dans cette terre d'Afrique pour y chasser les Turcs. Il mouille dans le port d'Alger qui n'est pas habilité à recevoir de tels bateaux.
C'est l'angoisse et la peur panique parmi les juifs d'Alger. Ils craignent pour leur sécurité et leur survie. Les synagogues ne désemplissent pas. On n'oublie pas que cinquante années plus tôt les juifs furent chassés sans aucun ménagement d'Espagne par Isabelle la Catholique. La situation semble désespérée.
C'est alors que se produit un "miracle". Une tempête d'une violence inouïe survient, détruisant plus de 150 navires espagnols. Les rescapés de cette armée, se réfugient à Bougie, avec le reste de la flotte, subissant le froid et la faim, avant de rejoindre l'Espagne *

Depuis cette époque, on commémore tous les ans, le 4 HECHVAN, ce sauvetage miraculeux, qui fut appelé le « Pourim d'Alger ».
Ce que ne savait pas Charles Quint c'est que la baie d'Alger était parsemée de petits rochers à fleur d'eau, invisibles à l'oeil nu, qui se trouvaient à l'entrée du chenal. Ce fut le piège "divin".
Ce qui était un avantage pour les corsaires d'Alger de l'époque qui pratiquait la Course fut, au contraire, un obstacle de taille pour une flotte de l'importance de celle des espagnols.
Fort de cette mauvaise expérience qui se renouvela au XVIII ème siècle, la France préféra débarquer à Sidi Ferruch, en 1830, au lieu d'Alger, de même que les Américains lors de la libération.

A l 'automne 1541, CHARLES QUINT lève une expédition , sous la direction du Génois, ANDRÉA DORIA, contre la REGENCE TURQUE. Elle est composée d' ESPAGNOLS, d'ITALIENS, de CHEVALIERS de MALTE, d'ALLEMANDS.
La flotte est composée de 516 VOILES, dont 65 GALÈRES et 451 BÂTIMENTS de TRANSPORT. Elle transporte 25.000 hommes de troupes de débarquement.
Le 19 octobre, les ESPAGNOLS arrivent devant ALGER.
Le 23 octobre, l' INFANTERIE débarque entre l'embouchure de l'HARRACH et la VILLE, sur la plage du HAMMA.
L'émissaire, envoyé par CHARLES QUINTà HASSAN AGHA, revient sans avoir obtenu la capitulation du souverain.
Le 25 octobre, toute la troupe débarque, ALGER est investie et l' EMPEREUR établit son quartier général près du MARABOUT de SIDI YACOUB, à KOUDIAT ES SABOUN (la colline du Savon) où fut élevé FORT l'EMPEREUR. La flotte bloque le port.
Le 25, dans l'après-midi, une tempête se lève et empêche le déchargement des subsistances et du matériel. Les soldats n'ont ni nourriture, ni tentes.
Un grand nombre de navires sont détruits.
Le 26 octobre, une TROUPE TURQUE, sort de la ville et enfonce les premiers postes mais elle doit se replier.
Une seconde tentative subit également un échec. La porte de BAB AZOUN se referme devant les attaquants. PONCE DE SAVIGNAC plante son poignard dans la porte.
La pluie, qui ne cesse de tomber, empêche l'utilisation des mousquets et transforme le sol en bourbier.
Le vent jette à la côte 140 navires et les équipages sont massacrés par les ARABES.
Privés de nourriture, les soldats tuent les chevaux pour les manger.
Le 28 octobre, CHARLES QUINT, conscient de sa défaite, bat en retraite avec le reste de son armée.
Le 30 octobre, la troupe arrive au CAP MATIFOU, où quelques navires se sont réfugiés.
Le départ se fait le 1er novembre.
La tempête reprend et la flotte doit faire relâche à BOUGIE. Là, les soldats sont accueillis par les KABYLES, alliés des ESPAGNOLS.
CHARLES QUINT ne regagne CARTHAGÈNE qu'à la fin du mois de novembre.

jeudi 27 octobre 2011

Israël a devant lui un long et bel avenir

Le 18 octobre dernier, j’ai écrit que les Israéliens sont les seuls à accorder suffisamment de valeur à leurs concitoyens, au point de libérer des criminels pour un échange.
J’ai également écrit que je partageais exactement le même sentiment que Binyamin Netanyahu, à savoir, je cite : « aujourd'hui, nous sommes tous unis dans la joie et la douleur. La mission de ramener chez lui Gilad Shalit sain et sauf a été menée à bien », avait déclaré Netanyahu ; « décision très difficile », en parlant de l'échange de prisonniers. « Là bas (dans les Territoires), on fête le retour d'assassins alors qu'ici nous sanctifions au contraire la vie », avait souligné Netanyahu.
Et, toujours pour ce qui me concerne, j’avais écrit que, une fois l’émotion passée, la libération de Gilad Shalit, ne manquerait pas, de soulever, quelques questions. C’est désormais le cas. En effet, je lis sur Guysen (extraits adaptés ; lien vers la source en bas de page) qu’après la libération de Guilad Shalit, pour laquelle Israël a payé le lourd tribut de 1027 terroristes, plusieurs dizaines d’adolescents ont décidé de se mobiliser pour qu’un tel évènement ne se reproduise pas. Ils ont lancé une pétition pour qu’on ne relâche plus de prisonniers, même s’ils étaient, eux, jeunes, retenus otages.
 « Si je suis capturé, je préfère rester en prison pour éviter que des terroristes soient relâchés », déclare David Lotan, adolescent de Rishon Le Sion signataire de la pétition.
« Ma vie n’est pas plus importante que celle de ceux qui seront tués si ces terroristes sont libérés ».
La pétition stipule que les signataires ne s’opposent pas à un échange de prisonniers, dans la mesure où celui-ci est conforme aux conventions internationales qui stipulent qu’un prisonnier de guerre doit être échangé contre un autre.
Les pétitionnaires demandent également une dégradation des conditions de détention des prisonniers détenus suite à des activités terroristes. « Une situation dans laquelle des meurtriers haineux profitent d’études universitaires et de bons repas est une disgrâce intolérable », peut-on lire.
La plupart des lycéens signataires dit vouloir servir en tant que combattants, certains disent même avoir déjà été acceptés dans des brigades d’élites.
« Je ne veux pas que l’Etat soit mis en danger à cause de moi », déclare Yohai Kadosh, 17 ans.
« Nous ne devrions pas compromettre notre idéologie à cause de menaces ». Le jeune homme, qui se destine à devenir combattant, se déclare pleinement conscient des risques qu’il encourt.
« Si je suis libéré, mais qu’un autre citoyen israélien est tué à cause de cela, ça n’en vaut pas la peine », ajoute Idan Zion, 17 ans également.
Beaucoup des adolescents à l’origine de la pétition pensent que libérer 1’027 prisonniers, dont des terroristes notoires, en échange du retour de Guilad Shalit était une erreur qui risque de coûter des vies à Israël (fin des extraits adaptés de la dépêche Guysen ; lien vers la source en bas de page).
Pour conclure, j’aimerais confirmer que la libération de Gilad Shalit fut pour moi source de joie et aussi source de douleur. En même temps, j’aimerais dire à quel point je suis, une fois de plus, admiratif devant l’héroïsme de la jeunesse israélienne. Je dirais même que l’on peut évaluer les chances de survie d’un pays en observant le sens du sacrifice de ses enfants. Vu sous cet angle, Israël à devant lui un long et bel avenir. L’on ne peut, hélas, pas en dire autant de l’Europe, et, notamment, de la France…
Michel Garroté – Rédacteur en Chef – http://www.dreuz.info/

LES PIEDS NOIRS ET LE FOOTBALL FRANCAIS

DAHAN/LIBERATI/BASTIEN/RODRIGUEZ

BASTIEN/ZATELLI/ZERMANI/AZNAR/

LOUIS LANDI (4eme a gauche) et JEAN PIERRE ALBA (3ème a gauche accroupi)



SALVA/JASSERON/PHILIPPOT/PONSETTI/SAMUEL




mercredi 26 octobre 2011

Maries toi dans toi dans ta rue, mon fils ! de Hubert Zakine

UNE COULEUR=UN OUVRAGE DE HUBERT ZAKINE

CANNES -1966
CHAPITRE  I

--«  Tu fréquentes une goy! Mais tu es devenu fou ou quoi! Tu veux que ton père y te tue! Et moi, par-dessus le marché! »
Richard avait pris son courage à deux mains pour annoncer à sa mère les sentiments que lui inspirait la petite Carmen Solivérès. Plus d’une fois, les mains moites et les lèvres sèches, le souffle court et la gorge serrée, il avait désiré entraîner sa «  mamma juive » sur le chemin de la confidence mais il avait imaginé l’effarement, l’inquiétude, les larmes peut-être de « sa douce » si douée pour le mauvais sang. Alors, il avait renoncé malgré la promesse faite à Carmen, la jolie Carmen, complice de cupidon, au regard de braise et au corps de liane. Chaque jour était un autre jour et « demain, le Bon D.... il sera grand! ».


Fils aîné d’une famille juive originaire d’Alger, il lui fallait demeurer le phare  dont la lumière éblouirait le ciel constellé d’étoiles de  son frère et de sa petite sœur. A lui de tracer le sillon. A eux d’ensemencer la terre. Il serait l’exemple à suivre, le MOÏSE des temps modernes. Aucun faux-pas  ne lui était permis, ne lui serait pardonné.
--« Mais, manman, c’est une pied-noir! Elle est née à Perrégaux! » se défendit Richard en espérant que l’appartenance de sa belle au triste cortège des « rapatriés » la disculperait aux yeux de sa mère
.
Lisette Benaim avait le don de clore les discussions qui posaient problème, laissant souvent son interlocuteur amusé ou désemparé. Richard  regarda sa mère, sa douce, sa « mamma juive » entrer dans la cuisine où elle élevait ses garçons les mains dans la farine et le cœur  en pays de nostalgie. Trois cadres accrochés au mur lui parlaient à chaque instant de sa ville natale, de la casbah judéo-arabe de sa jeunesse et du cabanon de la Pointe-Pescade. Images arrachées à la tourmente, souvenirs pastellisés d’un monde disparu qui savaient se faire oublier pour mieux s’éterniser dans sa mémoire d’exil. Parfois, souvent, elle s’asseyait sur un tabouret, le regard perdu dans une quête illusoire  d’autrefois. Alors, le temps ralentissait sa course, s’immobilisait et revisitait le passé, ses années d’enfance et de deuil, ses printemps lumineux et ses hivers pointillés, ses bonheurs dérisoires et ses chagrins étouffés. Un bol de café au lait dans les mains, la fumée  de ses marmites enveloppant sa solitude, elle n’était plus qu’une Algéroise en exil, déracinée au cœur lourd. Alors, par la magie de la mémoire, son environnement s’endimanchait de voisinage exubérant, sa maison de jadis résonnait de bruit et de fureur, de cris de joie et de disputes de bonne santé entre son mari et ses trois frères pour une belote de mauvaise foi. Et puis, le présent la rattrapait par la sonnette de la porte ou la sonnerie du téléphone. Elle poussait un soupir venu de la nuit des temps et s’arrachait à ces doux moments empruntés aux souvenirs.
Joseph Solivérès avait blêmi  en apprenant la nouvelle par son épouse. Sa fille, la plus belle fille du monde, la beauté personnifiée, croyait être amoureuse d’un juif alors qu’elle était promise depuis son plus jeune âge au fils de son meilleur ami Manuel Rodriguez natif comme lui de Perrégaux, la ville des oranges. Un ami rencontré sur les bancs de l’école communale, associé dans la vie et dans les affaires sur l’exploitation de l’Orangeraie, célèbre dans toute l’Oranie.
--« Regardes-moi, Carmen! Moi vivant, jamais tu épouseras un juif, un arabe ou même un martien. Je te tue plutôt! Ta mère et moi, on t’a promise au fils de Manu. Tu l’as oublié? »
Bien sur qu’elle n’avait pas oublié Sauveur, son frère d’amitié. Mais il n’était pour elle, qu’un ami d’enfance. Jamais l’amour ne s’était glissé dans leurs jeux.
La petite avait regardé son père droit dans les yeux comme pour y chercher une exagération espérée.
--«  Mais Papa, toujours tu disais, et maman aussi, que là-bas vous faisiez aucune différence entre les communautés? »
--«  Et on le maintient. Mes amis, y s’appelaient Aboulker ou Hamad mais jamais je leur aurais donné ma fille en mariage parce que les juifs y se mariaient entre eux, les arabes également et nous autres, çà nous venait même pas à l’esprit d’épouser une fille qui prie dans une mosquée ou dans une synagogue. Et pourtant, ils étaient nos amis! »
Carmen s’était tournée, alors, vers sa mère pour lire dans ses yeux un éventuel encouragement à défier l’autorité paternelle. Rosette Solivérès ne broncha pas. Au contraire, elle se blottit sous le bras protecteur de son mari et renchérit :
--«  Ton père, il a raison, ma fille! Sauveur, on le connaît. Il est de chez nous. C’est un fils de bonne famille.  Ce Richard! Comment tu dis qu’il s’appelle, déjà? »
--«  Benaim! Richard Benaim y s’appelle, et ses parents, c’est des gens très bien! Et puis d’abord, vous les connaissez. Le père, il est musicien, pianiste je crois! Et sa mère, tous les jours tu la rencontres sur le marché, alors! »
--«  Son père, il est musicien comme moi ch’uis toréador! C’est pas demain la veille qu’il passera à la télévision avec son orchestre arabe! » ironisa Joseph.
--«  A t’écouter, on croirait que tu considères pas les juifs comme des pieds noirs! »
--«  j’ai pas dit çà! Et ta mère non plus, mais un juif c’est d’abord un juif et après, seulement, c’est un pied noir! »
--« Et Enrico Macias, si c’est un pied noir différent, pourquoi vous pleurez comme des madeleines quand y chante? »
Devant l’agacement de son mari, Rosette Solivérès s’approcha de sa fille, lui prit le bras et poursuivit:
--«  Tu as raison, ma fille! C’est ton père qui s’est mal exprimé. Il a jamais voulu dire que les juifs, ils sont moins pieds noirs, moins beaux ou moins intelligents que nous autres. Jamais, il a voulu dire que les oranais, on est mieux que les Algérois ou les Constantinois; seulement, tu le connais, il choisit mal ses mots. Il veut dire tout simplement que tu dois épouser un garçon de chez nous. Un catholique pied noir; Oranais si possible. Perrégaulois encore mieux. Et Sauveur par dessus le marché! Tu sais, ma fille, pour être heureuse dans la vie, il faut tout partager avec son mari. Comment veux tu avoir des affinités avec un breton ou un Cht’imi ou un provençal?  Qu’est-ce qu’il comprendra de ta nostalgie, tu peux me le dire! Il t’enverra balader, un point c’est tout! Et tu veux qu’j’te dise: il aura bien raison! »
--«  A la seule différence près que Richard est né à Alger, que c’est un pied noir cent pour cent « tramousse et calentica » même qu’à Alger, ils disent « calentita », qu’il est juif et que je suis catholique mais je n’oublie pas que tu étais italienne et papa, espagnol. Çà vous a pas empêché d’être heureux et d’avoir beaucoup de points communs. »
--«  Hou, ma fille! Tu me fatigues, hein! Tu peux me dire qu’est-ce que tu connais à la religion juive? Tu sais les contraintes religieuses, les tables de la loi, tu connais l’histoire du peuple juif..... »
--«  Mais maman, j’épouse Richard Benaim, j’épouse pas le peuple juif! »
--«  C’est du pareil au même! Rentrer dans une famille juive, c’est adopter sa religion, sa foi, sa façon de regarder les autres, c’est des rites immuables depuis des millénaires. Epouser un juif, c’est épouser sa religion! » 
 A SUIVRE......................

EDIFICES RELIGIEUX ALGEROIS










IMAGES DE SOUSSE AU TEMPS PASSE










mardi 25 octobre 2011

TOMMY DORSEY ET SON OCHESTRE

                                       TOMMY DORSEY ET SON ORCHESTRE

L'HISTOIRE A L' ENDROIT

Or donc, nos télévisions, nos radios et nos journaux, depuis début 2011, nous ont rabâché, jour après jour, que les Tunisiens, les Egyptiens et les Libyens allaient bientôt connaître les délices de la liberté et de la démocratie. Et voici que le premier pays concerné, la Tunisie, au lendemain de ses élections, tenues hier, dimanche 23 octobre, se retrouve, au vu des résultats publiés, sous la coupe des musulmans intégristes.-
L’on se souviendra de Boniface, BHL, Hessel, Assange, Sarkozy, Juppé et Consorts qui, mi-figue, mi-raisin, n’ont cessé de nous répéter que tout irait bien, que les élections tunisiennes auraient un effet bénéfique sur l’Egypte, sur la Libye, sur la Syrie, sur le Yémen, sur la Planète entière et même sur la Lune ou plutôt son croissant.
Bénéfique, en effet, le slogan « Allah Akbar ! », hurlé des centaines de milliers de fois à Tunis, à Tripoli et au Caire, ce « Allah Akbar ! » que nos correspondants de presse accrédités sur place, nous traduisaient par « Liberté ! », comme si nous étions tous trop cons pour réaliser que « Allah Akbar ! » ne peut pas signifier « Liberté ! », même en français.
Le parti islamiste radical Ennahda, présenté à tort comme « modéré » dans nos médias, est largement vainqueur des élections à l'Assemblée tunisienne. A Sfax, deuxième ville du pays, il obtient 40% des voix. Ennahda est plébiscité par les Tunisiens de l'étranger, notamment en France ; ça aussi, c’est une bonne nouvelle.-Sur les 18 sièges de l'Assemblée dévolus aux Tunisiens de l'étranger, les islamistes en obtiennent huit.
Les islamistes radicaux d’Ennahda sont suivi par le parti Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) et le parti du Congrès pour la République (CPR), qui obtiennent chacun quatre sièges. Les deux restants reviennent au PDM. La victoire d'Ennahda n'étonne pas Radhia Nasraoui, candidate laïque, opposante historique à Ben Ali.
Elle évoque le manque d'expérience démocratique des Tunisiens : « C'est la première fois qu'ils votent. Les gens, même devant les bureaux de vote, ne savaient pas pour qui voter. Ennahda a beaucoup utilisé la religion et on sait que dans les milieux pauvres cela marche très bien ».
Elle reproche à Ennahda d'être allé trop loin, en menaçant les Tunisiens : « Dieu vous punira si vous ne votez pas Ennahda ».
Radhia Nasraoui pointe du doigt « les moyens financiers énormes, venant des pays du Golfe. Ils ont acheté des voix, offert de la nourriture pendant des mois ».
 Plusieurs observateurs ont aussi remarqué des irrégularités lors du vote. Ils ont vu des membres d’Ennahda « accompagner » des Tunisiens à leur bureau de vote.
Désormais, une immense burqa enveloppe la Tunisie.
Le monde arabe était au bord du gouffre. Il vient de franchir un grand pas en avant. Et nous avec lui.
© Michel Garroté, rédacteur en chef www.drzz.fr

Le député britannique : « La civilisation doit au judaïsme une dette qu’elle ne pourra jamais rembourser »

Andrew Roberts, membre du Parlement, discours à la Chambre des communes (Royaume Uni)Je voudrais m’adresser à vous aujourd’hui en tant qu’historien, car il me semble que l’État d’Israël a cumulé plus d’histoire au cours de ses 62 années que de nombreux autres pays de la planete n’ont eu en six cents.
Il y a beaucoup de choses surprenantes à propos de cette minuscule, héroïque, courageuse nation de la taille du Pays de Galles, mais le plus étonnant, c’est qu’elle a survécu à tout. Le lendemain même quand l’ONU a déclaré l’état d’Israël en 1948, cinq pays arabes ont attaqué, et depuis ce temps il ne cesse de lutter pour son droit à l’existence. Et c’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, à réaffirmer le droit d’Israël à la légitime défense, inhérent à tous les pays légitimes.

Du Maroc à l’Afghanistan, de la Mer Caspienne à Aden, 5.25 millions de miles carrés de territoire appartenant aux membres de la Ligue des pays arabes abritent plus de 330 millions de personnes, tandis qu’Israël couvre seulement huit mille miles carrés et abrite sept millions de citoyens, un cinquième de ce que sont les Arabes.
Bien que les Juifs de la Terre Sainte soient ainsi entourés par des Etats hostiles 650 fois la taille de leur territoire et soixante fois celle de leur population, et que leur tout dernier et grand espoir est de mettre fin à deux millénaires de persécution internationale, l’État d’Israël a d’une manière ou d’une autre survécu.
Lorsque au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’île de Malte a passé trois années terribles de bombardement et de destruction, elle a reçu à juste titre, la médaille George pour sa bravoure, et aujourd’hui, on devrait décerner une décoration similaire à Israël pour défendre la démocratie, la tolérance et les valeurs occidentales contre un meurtrier assaut qui a duré vingt fois plus longtemps.

Jérusalem est le site du Temple de Salomon et d’Hérode. Les pierres d’un palais érigé par le roi David lui-même sont encore actuellement déterrées juste à l’extérieur des murs de Jérusalem. Tout ce qui rend un État-nation légitime, l’effusion de sang, le sol labouré, deux millénaires de résidence continue, les accords internationaux, plaide pour le droit d’Israël à exister, mais qui est toujours refusé par la Ligue arabe. Pour beaucoup de leurs gouvernements, qui sont assez riches et auraient pu résoudre sur le plan économique depuis des décennies le problème des réfugiés palestiniens, il est utile de disposer d’Israël comme bouc émissaire pour détourner l’attention de la tyrannie, l’échec et la corruption de leurs propres régimes.
La vérité tragique est que cela convient très bien aux Etats arabes d’avoir les Palestiniens qui endurent le statut de réfugiés permanents, et chaque fois qu’Israël a mis en avant des solutions réalistes, elles ont été contrecarrése par ceux dont les intérêts visent la destruction d’Israël avant le véritable bien-être des Palestiniens. Tant le roi Abdallah Ier de Jordanie et Anouar el-Sadate d’Egypte ont été assassinés alors qu’ils tentaient de parvenir à une forme de compromis avec un pays que la plupart des gens sains d’esprit acceptent maintenant qu’il ne devra pas disparaître.

Winston Churchill en 1920, a écrit
« Nous devons aux Juifs, un système d’éthique qui, même s’il était entièrement séparé du surnaturel, serait incomparablement le bien le plus précieux de l’humanité, valant en fait le fruit de la sagesse et de l’expérience réunies. La contribution juive à la finance, la science, dans les arts, les universités, le commerce et l’industrie, la littérature, la philanthropie et la politique a été étonnante relativement à leur nombre infime. Bien qu’ils constituent moins de la moitié de un pour cent de la population mondiale, entre 1901 et 1950 les juifs ont remporté 14% de tous les Prix Nobel de littérature et des sciences, et entre 1951 et 2000 les juifs ont remporté 32% des Prix Nobel de médecine, 32% de physique, 39% de l’économie et 29% pour la science. Ce, en dépit de tant de leurs plus grands esprits qui sont morts dans les chambres à gaz. »

La civilisation doit au judaïsme une dette qu’elle ne pourra jamais rembourser, et soutenir le droit a l’existence d’une patrie juive est le strict minimum que nous puissions fournir. Pourtant, nous avons tendance à traiter Israël comme un lépreux sur la scène internationale, en le menaçant de boycott universitaire, alors que s’il a construit un mur de séparation uniquement pour se défendre, ce qui a jusqu’ici réduit les attentats-suicides de 95% depuis trois ans.C’est une honte qu’aucun haut membre de la Famille Royale n’ait jamais entrepris une visite officielle en Israël, comme si le pays était encore en quarantaine après six décennies.
Sa Majesté la Reine est sur le trône depuis 57 ans et aux cours de toutes ces années, elle a effectué 250 visites officielles dans 129 pays, alors qu’elle n’a pas encore mis les pieds en Israël. Elle a visité 14 pays arabes, de sorte qu’il ne peut pas être dit qu’elle n’a pas été dans la région. Bien que la mère du prince Philip, la Princesse Alice, soit enterrée sur le mont des Oliviers en raison de son statut de Juste parmi les Nations, le Foreign Office a ordonné que la visite sur la tombe de sa mère en 1994, doive être faite uniquement à titre privé. Les visites royales sont l’un des moyens pour conférer la légitimité des nations, et le Gouvernement de coalition devrait avec le Ministère des Affaires y mettre fin – de facto boycotter.

Après l’Holocauste, le peuple juif a reconnu qu’il devait avoir son propre État, une patrie où il pourrait toujours être à l’abri d’une répétition de telles horreurs. Le fait de faire confiance à la Civilisation occidentale de nouveau, n’allait pas suffire. Depuis, Israël a dû se battre pas moins de cinq guerres pour sa propre existence.
Il a été sur la ligne de front dans la guerre contre le terrorisme en luttant pour l’Occident, des décennies avant que le 9/11 ou le 7/7 ne se produisent. L’Islam radical n’acceptera jamais l’idée d’un État israélien, de sorte que la lutte est susceptible de continuer pour encore soixante ans, mais les Juifs savent que cela est moins dangereux que de confier leur sécurité à quelqu’un d’autre.
Très souvent, en Grande-Bretagne, en particulier lorsqu’ils sont confrontés à une écrasante majorité anti-israélienne qui est endémique dans nos médias libéraux et à la BBC, nous n’arrivons pas à nous demander ce que nous aurions fait à leur place ? La population du Royaume-Uni constituée de 63 millions de personnes, est neuf fois supérieure à celle d’Israël. En juillet 2006, pour prendre un exemple au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière du Liban, pénétrant en Israël, tuant huit patrouilleurs et en enlevant deux autres, et cet été là, il a tiré quatre mille roquettes Katioucha sur Israël, tuant quarante trois civils de plus.

Maintenant, si nous multiplions ces chiffres par neuf pour obtenir l’équivalent britannique, imaginez ce que nous ferions si une organisation terroriste basée au plus près de Calais faisait feu avec six mille roquettes sur le Sussex ou le Kent, tuant 87 civils britanniques, après avoir tué soixante-douze militaires britanniques lors d’une embuscade et après en avoir capturé dix-huit. , notre gouvernement ne reculerait devant rien, pour protéger les sujets britanniques dans de telles circonstances, et il aurait tout à fait raison. Pourquoi devrait-on s’attendre à ce que Israël se comporte différemment ?
Au cours de recherches pour mon dernier livre sur la Seconde Guerre mondiale, j’ai récemment visité Auschwitz – Birkenau. En marchant le long d’une rangée de cabane et le long de la voie de garage du chemin de fer où leurs aïeuls avaient été obligés de travailler, où ils avaient été affamés, battus, gelés et gazés à mort, il y avait un groupe d’écoliers juifs, dont l’un portait sur son épaule le drapeau israélien, une étoile de David sur fond blanc. C’était un spectacle très émouvant, car c’était l’indépendance souveraine qui était représentée par ce drapeau garantissant que l’obscénité de génocide qui avait tué six millions de personnes dans Auschwitz et d’autres camps – n’arriverait jamais plus au peuple juif, auquel le reste de la civilisation doit tellement.
J’ai dit au début que je vous parlais comme un historien et donc je déclare :
Aucun peuple dans l’Histoire n’a eu besoin autant du droit à l’autodéfense et à la légitimité plus que le peuple juif et Israël et c’est ce que nous demandons, nous les représentants de Initiative des Amis d’Israël, ici et aujourd’hui.

Andrew Roberts est historien et écrivain. Ses livres ont été traduits en néerlandais, finnois, français, allemand, hébreu, hongrois, japonais, chinois, coréen, norvégien, polonais, portugais, russe, estonien et espagnol